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instants philosophie

Histoire de la philosophie : Descartes

16 Octobre 2013, 09:39am

Publié par pascal doyelle

La pensée philosophique se produit donc en tentant de formaliser ce qui arrive à l’humain ; la réflexivité (grecque, chrétienne, politique, esthétique, éthique, idéelle, d’humanisation ou de personnalisation à ses débuts de souci de soi, à entendre en tous les sens du terme).

Comme théorie elle se nomme « pensée », et adopte intégralement qu’elle soit réflexivité ; et philosophie elle est réflexivité de /sur la réflexivité. Elle recherche ce qui est actif, accélère ce qu’elle repère et évidement crée elle-même du réflexif. Elle est fondamentalement un accélérateur absolu, puisque si la réflexivité est « ce qui arrive » à l’humanisation, (qui se sépare des mondes particuliers, pour un monde unique, universel, des groupes et des langages, dépassant le langage et dissolvant les groupes), la réflexivité est ce qui ne s’attache à rien, aucun contenu, dont elle est justement la réflexivité, cad le rapport renouvelé.

Elle tient son unité d’abord de l’universalité en tant que pensée générale, et se nomme ontologie ; l’être ne tant qu’être et pensé en une fois complète. Puisqu’elle s’incruste ensuite dans la réflexivité chrétienne, cette ontologie se super-pose, pour ainsi dire, en dieu et en ce retour de dieu vers nous ; qui libère en chacun la conscience pure (non nommée comme telle). Toute conscience est libérée par rapport à elle-même et toutes sont réunies en une seule indéfiniment réelle. Ce qui n’a pas du tout l’effet d’une concentration mais d’une dispersion elle-même indéfinie. De même que la vérité comme principe et non comme contenu (« ceci est la vérité » est remplacé par « il y a de la vérité », on ignore laquelle mais ce principe est certain), et produit quantité de vérités relatives à leur principe.

Il se produit une redistribution intégrale de tous les systèmes (qui se fondaient sur la pensée uniment), ce que provoque Descartes en dé-montrant , en le montrant , que notre être est Un. Il est Un très étrangement, et quasiment insituable (la pensée est à la fois le doute-cogito-infini-étendue-corps, tout comme l’imagination, l’image, l’entendement, la volonté, le sentiment, etc, on ne sait pas trop en réalité et ceci Descartes le remarque explicitement ; c’est un ensemble insituable, un dispositif de dispositifs).

On le sait ; la preuve de Descartes n’en est pas une ; parce que c’est autre chose qui arrive soudainement. Ça n’est pas de l’ordre du discours de la pensée, de la vérité seule. Il faut comprendre que ça installe verticalement ce qui pour la pensée métaphysique se dessinait horizontalement ; le sujet cartésien plante son drapeau ici même et maintenant (sur l’étendue du monde, le monde comme étendue). Il outrepasse n’importe quel discours, d’une part, mais aussi en même temps il impose que l’être de l’homme n’est nullement assujetti par une conscience indéfiniment réelle ; il existe un ramené ici même de ce qui ne se saisissait auparavant que de et en et par dieu ; dieu était l’opérateur absolu de tout ce qui est et nos consciences n’existaient, ne se libéraient que de et par dieu (puisque dieu est le retour-christ, vers nous, pour nous). il se trouve donc que l'être de l’homme est lui-même un tel opérateur.

Les questions se posent alors ; qu’est-ce que dieu qui est si singulièrement autre que toutes les idées approchantes de dieu jusque là ? Qu’est-ce que ce monde étendue, en quoi consiste-t-il puisqu’il n’est plus pensable par des idées mais par les mathématiques ? Qu’est-ce que cet être-soi qui apparemment est en lui-même et par lui-même une activité, un activisme qui vaut en et par soi ?

Dans tous les cas, ça n’est plus la pensée uniment pensable, qui se déroulait (quitte à se heurter à l’universel pur comme résolution supposée mais non prouvée de l’universalisation, ou à dieu comme outrepassant la possibilité du discours mais offrant à celui-ci une plus grande pénétration dans le donné du monde et des consciences assujetties-libérées), mais il existe une définissabilité de l'infini, du monde et du "soi", dont on ne sait plus rien. mais de même que la vérité bien qu'inconnue était certaine dans son principe, de même le sujet, ignoré, est sa propre certitude vide.

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