Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
instants philosophie

La mondialisation comme effet

26 Octobre 2013, 10:37am

Publié par pascal doyelle

Ce que l’on nomme mondialisation, soit le dépassement des Etats, de la formule étatique, est l’effet d’une désorganisation fondamentale du monde ; il n’est de réel que le privatisme de tout ce qui existe humainement (et naturellement de par le fait). Cela revient à ; ayant inventé la liberté, l’être-libre qui est à lui-même sa propre justification, tout et n’importe quoi est validé de par soi.

Ce qui équivaut à agir, décider, désirer, sans intelligence. Il est clair que si l’intelligence n’est pas de fabriquer, d’élaborer, mais de réfléchir, c’est un monde sans réflexion (ce qui ne signifie pas que l’on n’élabore pas quantité de processus divers, mais que rien n’est coordonné, rien n’est régulé).

Ceci revient à un égoïsme tout terrain ; aussi bien dans l’organisation ou les métaorganisations, mais également dans les objets mêmes de nos désirs.

Que l’on ne réfléchisse pas du tout, (et que donc il n’est aucune coordination, et donc aucune démocratie à un certain niveau, que l’on atteint rapidement du reste), signifie que le vide ainsi créé par le libre, est immédiatement rempli, rempli par des immédiatetés ; par de pauvres désirs et de pauvres stratégies, sans envergure, qui s’accumulent et ne mènent nulle part, s’effondrent et s’anéantissent.

Or cela seul qui puisse remplir le vide du libre (qui valide tout et n’importe quoi, sans coordination, et sans esprit, sans compréhension) est l’intellect ou l’entendement ou le savoir. Ce ne sont pas les connaissances ; elles se développent selon leurs objets et ne remontent pas dans la matrice, le logiciel de base. Et le plus étonnant est que les constitutions des pays, des Etats, comportent, elles, cette intelligence ; raison pour laquelle les constitutions, cela même qui définit les contrats entre citoyens, ne sont pas réellement appliquées. Il n’est aucune volonté d’appliquer les constitutions, et la puissance, la richesse se retirent des Etats, du droit, de l’esprit commun.

La mondialisation est donc d’outrepasser les Etats et les droits et les constitutions. Ou donc la dérive de tout Etat qui se transforme en étatisme ; l’Etat devient le contenu de l’Etat ou identique à la société civile, et oublie qu’il a pour fin, pour essence autre chose que lui-même ; l’essence de l’Etat est la démocratie. En réalité l’essence, la méta-essence du monde humain est la démocratie. Dont on ne sait pas ce qu’elle est au sens où on ne sait pas jusqu’où et comment elle peut exister.

La démocratie qui est le pouvoir sur soi-même ; le pouvoir pour chacun d’agir sur et par son vécu, son monde. si ce pouvoir s’accumule diversement en quelques uns, l’efficacité démocratique (qui est que « on ne se laisse plus faire par une distribution anormale du pouvoir », et qui contient que chacun réfléchisse et ait l’intelligence de son devenir), ces pouvoirs, ces méta-pouvoirs étouffent la réalisation ; ils imposent des finalités tout à fait immédiates et non pas réfléchies, et utilisent la Richesse (comme richesse de tous et de partage, suivant en cela l’universel qui est le partage du vrai, du bien et du beau, etc, mais surtout qui Est le Partage lui-même).

Dans la mesure où le privatif fixe tout ce qui est dans le monde, il atteint à la racine le vécu lui-même ; il remplace qu’il y ait en et par chacun une source vive, et en symbolisant cette source, la représentant, en la soumettant à autre chose qu’elle-même ; puisque cette source ne peut en réalité se représenter par rien, elle ne peut exister que de et à partir de soi ; toute représentation de la source qu’est chacun est un mensonge, et une exportation hors de soi. c’est se livrer aux autres, à tout autre, quelle que soit cette exportation elle s’inscrit hors de soi rendant impossible que l’on s’atteigne.

Commenter cet article