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instants philosophie

Philosophie pas morte !

28 Octobre 2013, 16:07pm

Publié par pascal doyelle

Le jeu de rôle de la philosophie

On a cru un temps s’assigner de ce vide en la raison. Ceci étant fondé dans l’universalisation qui comblait le réflexif pur et simple par sa, ses constructions philosophiques.

De cela on ne sort pas, on ne peut pas sortir. L’universalisation est l’effet concret de la réflexivité (qui est « ce qui arrive à toute l’humanisation »), et ne s’en sépare pas ; la réflexivité est ce mouvement qui récupère toujours constamment tout ce qui est réflexif ; Platon nous est infiniment présent, Dieu ou n’importe quelle réflexivité, serait-ce bouddha ou Confucius, etc. Evidemment tout cela en son lieu et place (dans la compréhension de ce qui s’est formulé en tel et tel cas).

Rien de ce qui est, ne nous est étranger de ce point de vue là.

On ne sort pas de l’universalisation, même selon les contemporains ; il se trouve que l’on remplace la raison par le langage, le désir, l’inconscient, la vie, la force et puissance, etc. tout cela prend place en tant que substitue à l’universalité. Et là où l’universalité nous renvoyait à notre jugement (après tout il fallait juger de la vérité de tel ou tel argument), par contre nos modernes prétendent que ceci ou cela, n’importe quelle partie du monde, du donné, du vécu, est non seulement le discours qui décrit cet universel, mais qu’il montre la réalité, telle réalité « en dur » et de ce fait se flatte d’être ce discours incontestablement « vrai et réel ».

Ce qui est assez peu rationnel. De ce que les sciences décrivent effectivement des objets qui fonctionnent et sont tenus pour vrais et réels (en ce sens là et non en un autre qui extrapolerait ce qui est appréciable de tel objet isolément vers l’ensemble de ce qui est), on croit durablement tenir pour avérés des objets partiels que l’on énormisent et par lesquels on entend traiter ces ensembles que sont les sociétés humaines, les personnalités, les devenirs et l’historicité.

Cependant toutes les occurrences sont bonnes à prendre et les causalités qui nous conditionnent sont ainsi reconstruites, il suffit juste de ne pas mélanger ce qui s’en distingue. Il faut laisser la raison métaphysique là où elle s’est déployée, cartographier les renouvellements de l’objet spécifiquement philosophique, laisser se dessiner les destinations éventuelles ; les hypothèses diverses, toutes les argumentations sont prises dans un mouvement que l’universalité tentait d’identifier mais que les propositions modernes ramènent à des objets partiels.

Mais bien sur la philosophie ou les philosophes ne laissent pas les choses en état, en état de choses ; ils performent, ce qui veut dire transpercent la réalité, les réalités (enfin des discours que l’on prend pour les réalités surtout), et quand bien même ne le voudraient-ils pas, le réflexif en eux les poussent invinciblement de son principe propre ; il y eut donc d’innombrables percées, parfois hors de toute raison (mais peu importe puisque le réflexif est antérieurement à la « raison ») et souvent plongeant dans l’ontologie pure et réelle du dit ‘sujet’ (dont on ne sait toujours pas ce qu’il est, ni encore moins ce qu’il peut).

Il est donc faux de prétendre que la philosophie soit en difficulté (en quelque sens que ce soit) et enfin présenter que Stirner, Kierkegaard, Heidegger, Bergson, Nietzsche, ou Lacan, ne lancent pas des sorties hors de la philosophie ; ils réalisent au contraire la philosophie elle-même encore plus loin et plus profondément. En ceci que la philosophie a pris en compte l’atteinte absolue qui a transpercé l’humanité ; le méta mécanisme réflexif.

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