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instants philosophie

Le Je agissant ou non (l'âme en puissance)

19 Novembre 2013, 16:57pm

Publié par pascal doyelle

Âme s’utilise de ceci que quelquechose peut être gagné ou perdu.
Ame qu’il faut tout de suite préciser comme « structure agissante » ; et ce faisant on ne réfère pas à l’âme communément représentée, mais en tant qu’illustration. On ne parle pas d’une « âme » spirituelle, au-delà du monde, etc ; personne n’est certain qu’une telle âme spirituelle puisse exister ou qu’elle ne le puisse pas ; on n’en sait rien et cela relève de l’éventuelle croyance, dont on ne s’entretient pas ici.
Ame est utilisée afin de peser son être possible. Il se peut que durant un vécu il y ait ou non une âme agissante ; c’est un enjeu. On peut passer à côté ou ne pas être, tout simplement, ou si peu que cela compte pour rien, ou ne se compose que d’immédiatetés, de corps et de langage, d’un mélange de corps et de langage (et dans le langage d’être la proie des autres, de subir, mais cela porte vers la psychanalyse ; en quoi et comment sommes-nous qui nous sommes ? Et quel est le sujet de l’inconscient qui est nôtre vraiment ? Etc).


Mais il est question de remonter la logique chrétienne de l’apparition de soi ; en cela chacun a de fait une âme, par définition pour ainsi dire.
On ne la perdra pas donc, elle ne sera pas « non réalisée », mais elle existera pourtant avec ou sans notre accord, notre consentement ; et c’est en vérité ce qui est en jeu. Il est possible de ne pas se l’accorder, de ne pas s’y accorder, de lutter contre « ce que l’on est ». D’accéder moindrement pour ainsi dire ou à l’inverse d’autant plus ; c’est de proportion dont il s’agit ; est-ce que l’on s’investit à fond ou pas ou à demi ou juste pour voir ou imaginairement ou à la marge ou jusqu’au cœur, centre de « ce que l’on est » ? Quel sorte d'imaginaire de soi, est-ce valide, en quoi les tours et retours sur soi ou son propre vécu valent-ils ?


C’est pour appuyer qu’il dépend de notre décision que cela soit(décisions très étranges et désordonnées invraisemblables ou donc : orientante ou désorientante, on ne sait) . Ou non. Que cela soit plus ou bien moins.
Ceci pour reprendre aussi l’incompréhensible calcul, stratégie chrétienne du devenir soi. De même que les grecs nous en apprennent quantités sur la pensée universelle, de même les chrétiens, la pensée, la sur-pensée chrétienne qui se fonde sur le devenir-soi de notre être.
Il se produit de croire en jésus, pour celui sur qui cela opère (et ceci d’un point de vue purement technique encore une fois ; il ne s’agit pas de croire ou non, mais de comprendre pourquoi cela eut lieu et ce que cela comporte et engage de notre être, chrétien ou non, croyant ou non), sur qui cela opère il se crée à partir et en cette Foi ; Saint-Paul est la pierre d’angle de tout l’édifice. Cette foi crée notre être ; et il est hors de question de douter que cet édifice intellectuel, existentiel, d’hyper acculturation, nous a formés, formulé, formalisé… tous.
C’est donc de chercher à comprendre ce qui nous est arrivé de passer au travers de l’aiguillage absolu que le devenir soi chrétien, tout aussi réflexif que le devenir universel grec, nous a provoqué à être. C’est en cette seconde source d’être que l’on s’engage ; il faut comprendre pourquoi et en quoi le christ fut (et donc étant réflexivement) est encore la révolution décisive, égale dans sa performance à celle grecque.

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