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instants philosophie

L'humanisation comme dépression généralisée

4 Décembre 2013, 18:43pm

Publié par pascal doyelle

L’historicité générale consiste donc à passer des mondes particuliers (qui se fondent comme synthèse du donné là immédiat tel que parlé-échangé, dans la transmission, essentielle, du groupe limité et configure un monde-langage-groupe, qui Est la vérité, de fait et manifestement), à la réflexivité, qui se prend soudainement comme sa propre fin ; elle est de « refuser de se laisser faire » par quelque donné, monde, langage, groupe, etc.
La philosophie est la réflexion sur ce qui arrive généralement dans l’humanisation, et la discipline qui tente de penser « ce qui agit » dans toute réflexivité, quitte à accaparer quelque peu le ressort super essentiel de la réflexivité ; la philosophie réfléchit parce que son objet est justement la réflexivité…
Les universalités qui en ressortent ; esthétiques, politiques, éthiques, idéel (science et philosophie) ; se mêlent indissolublement à l’autre part de réflexivité qui s’en prend cette fois non plus au monde (et à l’humain en général, l’humain générique, la pensée universelle, le monde unique du donné, etc), mais à notre-être et en est appelé tel, cet être, par le dieu qui fait-retour ; le dieu qui remplace la Loi (laquelle demeurait extérieure à notre être, celle du dieu juif, Saint Paul est la conscience radicale de ce passage) par l’amour, la relation intentionnelle.
Le dieu du retour vers-nous, crée littéralement notre être ; il est le dépassement de tout monde donné, de toute conscience prise (pardon), de toute division selon le monde et la chair (toutes les consciences sont réunies en uen seule qui les regardent et les maintient si elles se réservent à être dans la foi en jésus, en ce qui est un non-corps, un hors-monde, etc).
Les deux réflexivités sont indépendantes de ces deux manifestations, grecque et chrétienne (et affiliés) ; au point que le mouvement général part en tous sens et déploie intégralement son devenir .
Il est ainsi parfaitement indifférent et même dans la logique impérative de la réflexivité qu’il existe quantité de philosophies différentes et divergentes ; cela n’a aucune importance ontologique en soi (par contre les divers devenirs marquent tous de leur radicale attitude au sein de la Même position réflexive ; il est un ‘sens » du devenir de ce qui est pensé et de ce qui pense, ça avance vers).
De sorte que sciences ou sciences humaines, psychanalyse ou révoltés ontologiques (tels Nietzsche ou Heidegger), réalisent de plein champ la réflexivité dans tous ses états.


Notre-être est ainsi l’objet propre de la philosophie en tant qu’elle veut à tout prix identifier ce qu’il est. le monde humain unique (grec, chrétien, moderne, contemporain) en est l’ensemble de ses effets. Les effets non de la philosophie mais de cet être lui-même en tant qu’il ne veut plus se laisser conduire par des synthèses abusives.
Il ne se caractérise pas, donc, par sa raisonnabilité (tout comme il n’a pas pour finalité le bonheur en et pour lui-même, le bonheur est un effet non une finalité), mais plutôt par sa sauvagerie, sa brutalité ; il est cela même qui éclate les mondes humains, les acquis de l’acculturation grecque et chrétienne(et affiliés), et jusqu’aux personnalisations, aux mois qui réalisent à leur manière une synthèse immédiate (qui consiste à se considérer soi comme vraiment « soi », ce qui est en partie un acquis absolu et une absurdité de bricolage inconséquent).


Mais non raisonnable il n’est pas pour cela non rationnel (puisqu’il l’a produit) et encore moins irrationnel ; la réflexivité est l’exigence de cohérence (elle ne se laisse pas faire, par quoi que ce soit, et veut maitriser les éléments, esthétiques, éthiques, politiques, vécus, etc). C’est cette cohérence qui est originellement la « raison » mais évidemment d’une plus grande ampleur que la raison seule.
La difficulté en tout cela n’est pas de remplacer la raison par la réflexivité, la vérité par la liberté voir le libre pur, la volonté par l’intentionnalité, etc, mais de saisir que raison, pensée, théologie, sciences, révoltes et démocraties, etc, en reviennent au réflexif comme agissements. Que le mouvement est impératif et que l’on ne peut pas s’en séparer, l’abandonner ; puisque toute pensée, sentiment, action, activité n’est réalisable que dans et par la cohérence (invraisemblable, exigeante, activiste) que réclame notre-être. Et qu’à moins de cesser d’être, on ne peut pas lui échapper.
Autrement dit l’humain ou la personnalisation (les mondes culturels et les personnes, les mois) rechignent à subir l’impératif et l’exigence.

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