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instants philosophie

La démocratie incomplète

8 Décembre 2013, 11:26am

Publié par pascal doyelle

Si il est important que la liberté soit l’être-libre, c’est que par cette manière ce qui semble se tenir de soi et indépendamment, (je fais ce que je veux, la liberté valide toute décision ce qui signifie presque exclusivement tout désir, et le glissement de la définition de notre être d’être-libre à être de désir est fondamentalement un égarement), ce qui parait exister de par soi, par « être-libre » il est possible voir impératif de réunir le libre pur à sa notion qui est aussi sa structure antérieure ; à savoir que le libre est réflexif.
Il est clair que réduire l’humain et en l’occurrence ce qui a pris la suite de l’humanisation (fondée sur l’homme générique, l’animal raisonnable, la généralité) , réduire la personnalisation à un conglomérat de désirs et pulsions, un animal psychologique, objet de la découpe (objectives) de divers sciences, et du découpage subjectif de la conscience imaginaire que l’on a de soi, c’est anéantir, dresser un barrage envers et contre que l’être-libre étant réflexif, pense.
Il pense signifie qu’il est sa propre Idée ; alors qu’on veut le convaincre qu’il est un corps-langage ou un moi-désir ou un conscient-inconscient.
Livré à ces représentations tronquées, il lui est impossible d’exiger cela même qui le constitue comme être libre (sans trait d’union) ; d’exiger ce qui lui est pourtant connu et reconnu constitutionnellement. Que chacun ne puisse plus exiger que la constitutionnalité (du contrat social) soit appliquée, applicable, est une aberration. Est le recouvrement par des masses de découpages objectives et de découpages subjectifs d’un fait majeur radical ; que le libre est l’utilisation universelle de la liberté.
Que chacun n’imagine pas, ne pense pas, n’obtienne dans la cervelle aucune identification mentale à l’idée de l’universalité du libre pur et simple, est précisément l’occupation de cette idée par autre chose.
Le moi, que chacun ait une personnalisation (ce qui provoque le consumérisme, entre autre), est absolument novateur et radicalement légitime ; ça ne s’est jamais vu en aucune manière en aucune civilisation, humanisation. Ce qui tient au statut réel proposé par l’Idée constitutionnelle ; « est interdit tout ce qui n’est pas autorisé », supplanté par « est autorisé tout ce qui n’est pas interdit ». ce que signifie que ma liberté s’arrête là où commence celle des autres, qui comprend en outre et en plus que « celle des autres » est « la liberté de l’ensemble des autres » ; du bien commun.
Or cela affirme ceci ; en toute société suffisamment organisée, il est une part communiste et une part libérale et que la confrontation des deux fut à la fois une excuse et un prétexte d’ignorer l’essence même de la démocratie ; une démocratie est de fait complexe et tend vers plus encore de complexité. Et oui, il faut, en démocratie, réfléchir, penser, méta-organiser pour ainsi dire. Elle est forcément et par essence (elle n’est pas « naturelle ») construite et réflexivité absolue.
Et comme on ne désire, (de désir et de pauvre liberté), que la facilité, on simplifie ; ce que l’on nomme habituellement populismes de quelque bord que ce soit. Les propositions politiques sont en deçà de la qualité requise par la complexité intrinsèque puisque n’est pas intégré, coordonné, le message, le sens, l’intelligence de ce qui constitutionnellement est dans le texte même élaboré.

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