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instants philosophie

Notre-être déboule dans le monde

26 Décembre 2013, 14:25pm

Publié par pascal doyelle

Notre-être déboule dans le monde

La philosophie a donc mis à jour notre être et avance sans discontinuer sur la piste de sa représentabilité ; représenter notre être s’effectue en séparant tout ce qui est.

Séparation là où les mondes particuliers, chacun à part soi, entretenait une synthèse (ce qui apparait est tout, localisation dans un monde donc, et ce qui apparait est vrai tel quel, et est repris dans la parole laquelle est échangée et est échanges, dans un groupe qui forme la validité de ce qui est parlé ; le groupe remplace ce qu’ensuite on nommera la vérité, comme soit « ceci est la vérité » des religions ou enfin comme « il y a de la véirté » qui s’impose la vérité comme principe non comme contenu, sous entendu « elle est mais on l’ignore », permettant de remonter dans les conditions de la vérité).

Dans la mesure où la philosophie acquiert notre-être, on remarquera que rien ne remplace la philosophie ; il n’est aucun discours, théorie, résolution qui puisse s’y substituer ; toute autre théorie se limite à son objet, extrapole sur la science ou sur la psychanalyse ou même sur tel auteur plutôt que tel autre (Spinoza aurait « plus » raison que Descartes, et autres du même genre).

La caricature essentielle qui devait contraindre la philosophie au silence serait sa fatuité à énoncer tout ce qui est. Ce qui est quand même un contresens flagrant ; elle a ouvert le gouffre que rien ne referme et démontre par sa pluralité qu’elle Est ce gouffre. Que donc elle manifeste de façon certaine, indubitable, notre-être non comme Vérité (telle ou telle) mais comme structure ; vide et formelle ; qui résiste à n’importe quelle sorte d’idées, de systèmes et qui les épuisent tous et est en soi expérimentation du nœud.

Il est donc un trou, béant, que rien ne comble et une sorte de désir sans objet ; et aucune résolution qui serait extérieure à ce tourbillon mental. Suspension du désir donc, qui n’a pas, aucun, objet. Par la philosophie on sort instantanément du désir (des petites envies comme des désirs d’être ou toute sorte d’appel d’air très communs ou trop profonds ainsi que de l’idéomanie qui traite notre être comme un néant, un manque, un moins que rien, etc). on ne s’appesantira pas sur la faconde qui veut nous convaincre à tout prix du manque à être et du néant de "qui l'on est". on veut se saisir objectivement ou dans un discours limité de notre être, limité et limitatif ; surtout que l'on ne s’imagine pas être réellement ! Ce serait trop d'angoisse pour nos pauvres petites personnes psychologiques, ça annulerait nos petites envies, ça ne meublerait plus les images dans le déversoir globalisé.

Si le désir n’a pas d’objet c’est qu’il est ; il ne désire rien parce qu’il ne manque de rien. Il est d’une part et il devient, et un point c’est tout. Ou ce qui revient au même ; dans la mesure où l’on peut mener la cohérence d’un énoncé, cet énoncé est parfait. Autrement dit la perfection est. Ou encore : ce qui est, est. Ou bien ; ce qui existe épuise tout ce qui peut être.

Que l’on ne comprenne pas encore exactement en quoi ce qui est, est parfaitement, mesure aussi notre désir ; tant que l’on s’imagine désirer on ne sait quelle réalisation, révélation, surabondance qui n’est pas, on ne percevra pas la perfection de ce qui est telle qu’elle est. On la remplacera par une pseudo perfection issue de notre imagination (cad de l’intentionnalité en état de manque qui se trompe sur elle-même).

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