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instants philosophie

L'occidentalisation, comme on dit

11 Avril 2014, 18:53pm

Publié par pascal doyelle

Il serait peut-être bon de remettre au gout du jour la ruse de la raison. Comme en ceci nous n’admettons pas que l’occident et l’occidentalisation soit uniquement limités à la « raison », et que nous prenons au pied de la lettre que les grecs ont mis au jour non pas tel ou tel rationalité, mais cela qui est antérieur à la rationalité, à la raison, et qui consiste en notre-être, l’être de tout humain, sa structure.

Structure qui n’est donc pas uniquement repérable en « raison », mais essentiellement en pensée, grecque et puis toute la pensée qui suivit, en esthétique, en éthique, politique et puis via les religions secondes (fondées sur le dieu judaïque), donnant une acculturation universelle qui reprend l’intégralité de la pensée grecque (ce qui est surprenant en soi, sauf si l’on admet un concept plus grand qui puisse les réunir). Puisque cette religion en sa racine entame le processus de réflexivité pure et simple, et admet aisément en elle toute la réflexivité, pensée grecque compris, et enfin produisant universalisation et humanisation (jusqu’aux révolutions qui n’en forment qu’une) aboutissant à la personnalisation comme base fondamentale de toute processus civilisationnel (nous dirions de toute l’a-civilisation, de l’absence de civilisation localisée, particulière, mais de l’affirmation de l’unique civilisation humaine (qui par ailleurs les reprend toutes, toutes les particulières, comme on verra).

Une des ruses de la raison ou de la pensée, ou donc pour nous de la réflexivité déchainée (délivrée des ondes particuliers en lesquels cette réflexivité pensait, tout à fait positivement, élaborer la synthèse de son monde donné ; créant quantités de peuples et de civilisations, chacune Une), une des ruses va consister à utiliser une forme « transportable » (si l’on peut dire puisque c’est d’un Etat ‘fort’ et d’un être humain générique, qui peut s’imposer d’en haut) de la réflexivité en d’autres terres qu’occidentales ; le communisme. Le marxisme est en quelque sorte un manuel à l’usage d’exportation qui va coloniser les peuples et les engager dans l’occidentalisation.

Evidemment ce disant on ne pense pas une seconde à « l’Occident »; il se trouve que la réflexivité a été expurgée, réduite, ramenée par les grecs … ça aurait pu surgir ailleurs (bien que bien sur il y eut chez les grecs « quelque chose » de déterminant dans la culture particulière même de ce peuple). Mais ce qui va contre aussi que ce soit ce peuple là, c’est la réflexivité se retrouve partout dans tous les peuples ; il existe une esthétique de tel peuple africain, des mayas ou des chinois ; des mathématique avant les grecs, de la pensée avant la philosophie, etc. Et ce qui nous permet de repérer tout cela, toutes ces créations pures, c’est qu’ayant, grâce aux grecs isolé la réflexivité, on sait dès lors reconnaître l’esthétique de telle tribu, groupe humain, hors de ses rituels, de ses codes, de ses mythes (et que par ailleurs on sait ou commence de comprendre l’articulation extraordinairement intellective de telle mythologie vivante, encore vivante ou jadis).

Les grecs ne créent pas la réflexivité ; elle est, partout. Mais ils isolent son ressort. Et toute la réflexivité se retrouve alors elle-même, partout également. Il s’agit donc juste d’une systématisation du ressort. C’est cela qui dépasse intégralement n’importe quel « occident ». La réflexivité n’est pas plus grecque qu’elle n’appartient à Descartes ou à l’idéalisme allemand, mais n’est pas non plus limité aux sciences, à la philosophie qui simule la raison, s’étend jusqu’aux esthétiques, pénètrent les éthiques, au-delà des religions, et bien évidemment au-delà des groupes, des langages, des mondes particuliers, comme en un autre ordre des diverses mafias ou intérêts de groupe restreint ; toutes sortes de stagnations, de fixations, de réactions culturelles ou politiques, de caricatures de cette énormité dont il faut dire à « décharge » qu’il est parfois difficile de saisir à quel degré d'être, au-delà des divisions, la réflexivité nous pousse.

La division ajoutée et non pas soustraite

C’est que la réflexivité n’est pas là pour apporter la « paix », mais la division, la séparation, ce qui signifie les distinctions en sa dimension propre. En sa dimension propre qui est que ; les distinctions, les divisions sont acquises (et non pas soustraites), en ce qu’elles s’énoncent dans la réflexivité ; ainsi il y a quantités de vérités lorsque la vérité devient un principe universel. Ou donc il existe quantités de libertés, lorsque le libre se sait et se respecte lui-même (partout où il s’exerce).

Si la réflexivité, son ressort, est commune à tous et toutes, aux peuples et aux mois, il ne faut pas voir en cela qu’elle puisse nier les vérités ; autrement dit, le christianisme ou l’islam ou le judaïsme ne se sont non pas affadis mais maximisés en et par la pensée et le réflexif. Cela est clair. Telle ou telle croyance, rituel, etc, sont par la vérité comme principe, cela même que la vérité reçoit comme vérités (étant entendu évidemment que les conditions de vérité (principe) et de libre pur (conditions du sujet) soient admises ; qui irait là contre ??

Et si le réflexif est notre-propre-être il n’a pas pour but ou plutôt pour effet de réduire ce qui fut ou qui lui est « différent » (que pourrait-il exister qui lui soit différent si il est notre-être ?) mais de magnifier la réflexivité partout où elle est et telle qu’elle est ; ceci à condition que l’on ne puisse plus croire immédiatement que tel énoncé est « en soi » vrai, mais que cet en soi puisse trouver dans la réflexivité les raisons de son être propre. Il est dans la structure du réflexif de s’appliquer, de faire être, de promouvoir ; de tenir serré et exprimer ce qui est, humainement y compris. Il permet d’extraire ou de produire des raisons en plus (en quelque occasions ou croyances ou réalisations humaines ou naturelles que ce soit).

De même il ne viendrait à l’idée de personne de juger (officiellement c’est entendu, officieusement il ya de la marge, inévitablement) un tel de ses choix ; pourvu que ses choix admettent tous les choix qui admettent tous les autres. (C’est cela le système formel unique de la philosophie).

Par ailleurs il faut le dire ; si le ressort de notre être est le réflexif, cela signifie ; notre être est l’acte de conscience. Et l’on ne sait pas du tout ce que c’est. On peut le décrire ici et maintenant pour ce que l’on en constate, et le constatable est partageable (chacun comprend instantanément ce que dit Descartes ; on le sait, mais on ne connait pas intégralement ce que cela comporte ou surtout porte). On ne sait pas ce que « cela » est. On peut ainsi supposer toute croyance que l’on voudra ou désirera, à condition que cet-être ne soit pas contredit (puisqu’alors tout s’effondre, immédiatement et en un immédiat quelconque).

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