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instants philosophie

La pointe de la pyramide réécrit le réel

30 Mai 2014, 15:19pm

Publié par pascal doyelle

Nous sommes sortis des mondes humains clos, jetés dans l’historicité, égarés par le libre pur qui s’agite au travers de chaque moi, chaque personnalité nouvelle (toute personnalisation est nouvelle pour elle-même), sans repérage qui tienne. Mais tout cela est bien.

Le langage conserve encore l’ancienne régulation, la vie du groupe dans son monde immédiat formant système de parole qui régule tous les échanges (entre soi, éventuellement d’autres groupes, ou en interne à telle tribu entre classes, échanges avec le donné, les choses et les êtres, tout cela parlé et formant cercle, cycle, expression perçue à même le donné),

Mais il surgit une rupture radicale qui interrompt el langage, les peuples, les mondes, les cultures, et ceci est d’une pyramide se tenant sur la pointe.

Si les mondes antérieurs cherchaient à réunir une base donné là et à élever peu à peu jusqu’au sommet une synthèse de tous les éléments rassemblés, il se trouve que soudainement cela s’inverse.

Il existe deux pointes acérées ; l’idée de l’être (qui n’est pas une idée au sens habituel) et le sujet (qui est encore moins idéel). Le sujet est une pointe plus fine encore que ‘l’idée de l’être. Mais déjà l’être réécrit le langage et les peuples et les mondes, et plus encore ayant assuré l’être durant 20sicèles (via les grecs, les chrétiens, la renaissance), le sujet a commencé de récrire le donné, ce qui veut dire par exemple son propre corps, sa cervelle, son identité, son moi, etc.

Il apparait que la pyramide reposant sur la pointe, subit une densité de l’être, d’une part et une intensité du sujet d’autre part.

Il faut admettre plusieurs compostions ; il est tout à fait possible de recentrer la pensée grecque sur dieu, et il est tout à fait certain que même les sujets en révolte contre la pensée de l’être (jusqu’à Hegel en gros) participent eux-mêmes du semblable, de l’identique devenir ; ce qui revient à dire que l’on ignore encore ce qui a bien pu se passer par les grecques, que l’on ne sait pas ce qui nous est arrivé.

Soit donc il faut décréter les caricatures, les critiques faciles et les jugements à l’emporte pièce, qui se soumettent en fait la plupart du temps à quelques intérêts momentanés et choisissent leur faire valoir, qui ira de son Spinoza, et puis de ses présocratiques, et puis de son idéalismes ou qui entendra déconstruire. Tout cela est tout à fait bien ; mais c’est la même structure qui fut lancée 25émes auparavant qui continue d’user, d’utiliser, d’épuiser les mondes, les humanisations, les personnalisations.

Il est clair que ce qui fut inventer, découvert est au-delà et par-dessus les systèmes, les idées, les raisons de toute sorte, au-delà de la science et des rationalités, des peuples et des engouements partiels ; le mécanisme mis au jour pousse à être tout ce bel ensemble. La pointe de la pyramide continue d’écrire et de réécrire sa propre trace. Elle est indépendamment de ce qu’elle dit mais à ceci près ; que par elle tout peut être épuisé, mangé, dévoré. Et donc elle n’est pas rationnelle ou irrationnelle mais déploie toute la rationalité et l’idéel mais aussi la plus terrifiante ir-rationalité ; étant la puissance même cad le potentiel pur.

Ceci en plus de la densité de l’être et de l’intensité du sujet (de tous les sujets qui apparurent, remplacés par des mois), il est un être virtuel (le mécanisme est toujours déjà instruit de son possible) et un être potentiel (de ce qu’il va réaliser effectivement dans le monde, dans le réel).

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