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instants philosophie

Le devenir monde

18 Juillet 2014, 10:25am

Publié par pascal doyelle

Il ya donc quelque d’autre que la vérité qui s’est réalisé, et quelque chose de bien pire, en un sens ou de fabuleux en un autre sens. Ça dépend comme on le prend.

Ce qui se dessine en inverse de tous les déboires et désespoirs des grands sujets mais aussi dépressions des mois ou encore révoltes fondamentales ou individuelles, c’est le côté fabuleux. La noirceur (de Sade à Artaud ou aux diverses dégradations du moi qui nous affectent tous plus ou moins), mais tout autant le massacre. Il est bien visible que l’histoire, notre historicité est emplie d’exploitations, de destructions, de massacres.

Autrement dit ce qui est arrivé à l’humain (qui se vivait en chacun des mondes particuliers, en un plus ou moins isolement) n’est pas du tout ce qui a été épinglé comme rationalité, comme humanisme, comme moi idéal, personne humaine. C’est autre chose, qui a décuplé indifféremment le massacre ou la dépression, l’exploitation ou la folie. De même qu’il y eut réellement et effectivement la raison ou la liberté, l’humanisation et la personnalisation.

Tout cela est étal, complet, est un possible réalisé, de fait.

Cependant il n’est pas vrai de dire que la raison ou le bien ou la liberté fut utilisée afin de pourvoir au mal, à la destruction ou dégradation ; ils existent tout simplement tout également, tel possible radical a engendré la destruction ou/et la création. Du reste l’outrepassement des règnes naturels (que l’on détruise ou que l’on crée hors du donné naturel) est une invention humaine. Ce qui s’utilisait jusqu’alors afin de créer des mondes réglés, particuliers à chaque fois, c’est libéré ; ainsi les échanges furent libérés, et battent leur plein, et de cela le Sens s’est libéré… il s’est dégradé diraient-ils, mais en réalité non ; il a proliféré, qui s’en plaindra ? qui ne se satisfait pas de la multiplication du sens ? parce que c’est dans la multiplication que chacun trouve son moi. Dira-t-on que cela ne mène nulle part ? Mais alors passons nous d’être un moi, une personnalité… on ne peut pas obtenir les avantages et dénier les inconvénients.

C’est ce qui se voit par la révolution, quelles qu’en soient les modalités (il est des tas de variantes de l’Etat et encore plus de la démocratie, dont on ne connait pas encore l’essence, rappelons-le ; par ex que doit penser, penser la démocratie de l’économie ? c’est la question même pour ce moment), la révolution, unique, partout, d’essence identique, et que l’on ne peut pas du tout remplacer (par une quelconque idéologie, parce que la révolution unique impose un monde complet qui est réel doué de vies réelles, qu’aucune idéologie ne peut bouleverser sans araser l’humanisation même et plus encore sans annuler la personnalisation qui vient en-plus de l’humanisation et qui sont deux registres différents), la révolution unique qui au lieu de « ce qui n’est pas autorisé est interdit » à « ce qui est n’est pas interdit est autorisé », cette révolution c’est ce que l’on cru qu’elle permettez enfin au donné, au naturel, à l’humain, aux personnes de se lâcher, d’être eux-mêmes (alors qu’auparavant notre réalité était organisée par le groupe, la hiérarchie, la mythomanie, un Sens électif) ; c’est ce qui se voit puisqu’elle n’est pas établie sur la seule raison ; on en dit pas vous allez être libres en vous conformant à la rationalité ; il est dit ; vous aurez la possibilité de vous conduire, vous-même, librement et rationnellement ; il faut que cela vienne du dedans, intérieurement ; ce qui est avouer que notre être est autre que rationnel, mais qu’est-ce qui décide de la raison ?

Le vrai ici est que notre être n’est pas notre nature humaine qui se réfléchit et se rationalise, mais qu’il est un être antérieur à la raison, qui est précisément celui qui se décide pour la raison ou non. Et puisque l’on y songe, y réfléchit on voit bien qu’il ne se décide pas exclusivement, ou même si peu, pour la rationalité, mais que par contre il invente un monde, des micro mondes dans la démocratie, des personnalisations, outrancières ou raisonnables, des folies ou des idéologies diverses. Que l’essentiel de sa réalisation ce sont « des réalisations « , bien au-delà de la rationalité ; et que ce monde inventé, le monde des mois, qui s’est décuplé au milieu du 20éme, partout ou qui tend à se déployer sur la planète (la mondialisation n’est pas seulement l’entreprise capitalistique, ce qu’elle est, mais, est aussi le devenir monde des personnalisations, qui réclament qu’il y ait surplus de signification et non pas un Sens monolithique, soit traditionnel, soit dictatorial).

De la multiplication insensée des significations on pourrait chercher à produire une ontologie directe (cad une ontologique qui ne passe plus par la médiation d’un sujet, qui ne se distancie pas, qui veut penser la réalité là) et élaborer une pensée des différences, de la profusion. Ou à l’inverse une ontologie directe qui cherche à retrouver l’ambiance qui tendait à produire une Vérité ; demeurant à ce principe de l’universel et de l’humanisation seuls, alors que depuis il y eut le sujet (Descartes) et la personnalisation ; aucune vérité ne peut s’imposer à ce qui est structurellement existant ; la structure est ce qui produit des vérités, et qui est elle-même, structure, la vérité formelle.

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