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instants philosophie

L’inauguration du réel unique

24 Octobre 2014, 07:00am

Publié par pascal doyelle

Exister sur le point de l’être, c’est non pas restreindre la vision à partir du moment tel que là, bêtement, mais c’est faire entrer tout ce que l’on a envisagé jamais en et par ce seul point.

Par cela se condense les trois perspectives ontologiques ; l’extensivité (l’universel), l’intensité (le sujet), et la densité (le moi en son corps).

Par le chas de l’aiguille tout doit s’étendre.

Les trois impératifs contigus

Remarquons la coïncidence dont on ne peut rein peser, rien supposer, rien interrompre ou relier.

Je suis le chemin, la vérité et la vie. Paroles du christ donc.

Non que l’on puisse en admettre quoi que ce soit mais sans grandement tirer le sens, on dira que la vérité est l’universel, le chemin est l’être libre, la vie est la densité du corps (soit donc le moi rétribué). Qu’il y ait une vérité consiste en son caractère formel ; l’être est, le sujet existe, le moi s’élabore ; valables partout et pour tous ; formules vides mais absolument précises. Qu’il y ait un chemin, et sous entendu des cheminements en ce chemin unique, on chemine sur la peau du monde, par-dessus le monde donné là, on explore, mais cependant le chemin reste uniquement celui-là et il faut pourtant et malgré tout le tenir. Qu’il y ait la vie, ce sera donc ce corps, le corps du moi, la matérialité, matérialisation d’un corps.

Et les trois, ensemble ; trois impératifs radicaux. Il faut tenir l’extensivité et l’universel, le sujet bien qu’il soit impossible et l’intensité, la densité et le corps du moi, soit donc l’incorporation. Parce qu’il n’est qu’un seul chemin, vérité et qu’une seule vie. (il est évident que cette architecture en trois impératifs est d’une difficulté sans nom, que les trois étages de la fusée doivent être maintenues ensemble, formant l’ampleur du réflexif pur qui eut lieu comme nouvelle anthropologie (sur) humaine, au-dessus de tous les mondes particuliers humains, langages et groupes, étages impératifs si la fusée doit décoller un jour …)

Les mystérieuses formules

Il faut s’habituer dorénavant à accepter qu’il existe du mystérieux dans le monde et en l’occurrence en cette historicité qui est nôtre. Mais le mystère est un puzzle et absolument pas quelques nébulosités ; le mystérieux est que "ici et là" ce qui doit être dit est exprimé et nommément exprimé ; non en raison de son caractère évocateur, mais en raison de la précision de ce que les énonciations surabondantes délivrent comme rapport à ce qui est, au donné, au là du donné, au réel, au corps.

Il tient à quelques phrases disséminées ici et là ; les phrases expriment des idées, mais les idées sont des rapports, des rapports entre notre être (la structure) et le donné. Il n’est donc pas étonnant en soi que notre être en tentant de définir son, ses rapports au donné là, et au « là » du donné (…) parvienne et en revienne au même statut, à la même positon. Notre-être est partout toujours constamment absolument identique à « cela qu’il est » (une structure vide et sans rien, nue et formelle, en quelque monde humain que ce soit et de quelque personnalité à quelque autre, deux gouttes d’eau parfaites) et cet-être identique est en rapport à un seul et unique partout identique réel.

La logique contre le relativisme habituel

Nous sommes infiniment éloignés, ce disant, du relativisme, de tout relativisme qui a cours habituellement et nous reprenons en ceci qu’il est une logique (et du reste tout ce qui est énoncé çi dessus est parfaitement logique, bien que les énoncés ne soient pas dégagés explicitement comme tel, cela viendra), et que cette logique est fondée en ceci ; que les grecs et les chrétiens et affiliés, et Descartes et les grands sujets et même (comme vu les sujets du doute) manifestent non pas des idées ou des positions exogènes, mais ont portés au jour notre être même et qui ainsi se manifeste scrupuleusement au travers de quelques phrases frappées,

ainsi évidement tout autant dans les mouvements considérables de systèmes intellectifs et surtout dans ces machineries intentionnalisatrices que notre être en sa réflexivité purement mécanique (la conscience-de formelle sans contenu aucun qui se donne sa finalité ontologique, l’être comme idée, cad rapport, qui se donne son être ontologique, le sujet exact et précis, et ce corps en ce monde en tant que moi dense et lourd à porter. Il est clair que désigner les machineries intentionnalisatrices c’est outrepasser ce que l’on nomme habituellement système de pensées ou idéologies, et que c’est exprimer par cela que c’est notre-être, cette structure même affleurant outrepassant les langages, les mondes humains, les corps, les groupes et les pouvoirs, utilisant tout cela afin qu’elle soit.

C’est cet-être qui pointe au travers des couches de signes, de déterminations et de corps, et qui a bâti son architecture ; qui a élaboré par dessus tous les donnés humains, l’architecture intentionnalisatrice (qui a pris dénomination de pensée, de dieu, de sujet, de grands sujets, de doutes et de matérialisations, soit donc l’objectivité des sciences et l‘objectalité du moi, et fondamentalement d’acculturation progressante et articulée à elle-même, puisqu’elle n’est pas articulée à un ou des systèmes de signes ou d’idées mais à un être qui crée ces articulations).

Le chat () de l'aiguille

(qui parait et disparait)

Or tout ceci est venu par le chas de l’aiguille. C’est par une extrémité exigüe, mais immanquablement puisqu’elle est la seule et unique extrémité, de même que de l‘humain il n’est qu’un seul et unique être (au fondement de tous les mondes). Par le chas de l’aiguille, par l’articulation exiguë de l’ici et maintenant, de l’ici même, en son point radical toujours très exactement unique, partout unique. Ce qui se réalise, se réalise donc parfaitement compte tenu que c’est un être réel qui avance dans le réel (dont ce monde, ou ces mondes humains ou ces personnalisations en ce monde humain rendu universel, par sa réflexivité acquise sur sa réflexivité même, ce redoublement par lui-même, sont des effets, des explorations, des expérimentations).

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