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instants philosophie

Le point unique de tout Réel

30 Octobre 2014, 08:59am

Publié par pascal doyelle

L’être comme seul présentement, et ceci sur le mode du ; reconduire à nouveau et à neuf, ce que l’on est déjà, reprendre et relancer le même monde, le même moi, le même sujet, redécouvrir ce que l’on sait sans le connaitre, et par ce savoir se pousser à être.

Il n’est donc nulle part et en aucune manière une unité à « ce qui est ». Puisque de toute façon la réalité est divisée indéfiniment et que le réel est ce qui explose toutes les réalités ; chaque point réel, chaque ici et maintenant. Ce qui explose la réalité, mais aussi donc ce qui l’expose.

Parallèlement il n’est aucun point de quelque réalité que ce soit en qui l’être, le réel, le « qui-est » puisse manquer. Partout où cela est, le réel, le « qui est » existe. Chacun est, où qu’il soit, instantanément articulé à « ce qui est » (ou donc se trouve dans le « qui est », à preuve chacun est lui-même acte et activisme profond, chacun est-déjà en acte).

Il n’est aucun point de la réalité qui soit séparé de l’exister pur et simple. Où que l’on soit on peut accéder à « ce qui est », mais en considération de ceci ; «ce qui est » est un acte, qui se traduit par « qui est ».

Ça n’est pas une personnalisation qui est sous-entendu par le « qui est » ; si le « ce qui est » est un « qui est », c’est au sens de mécanisme imperturbable qui existe. L’être est un mécanisme ; le mécanisme unique partout parfaitement identique dont aucun, aucune conscience, cad aucun être ayant un rapport à (soi), n’est séparé. C’’est un mécanisme « qui est » et cela nous est instantanément accessible d’être pour chacun là où il se trouve, puisque chacun est en son ici et maintenant dans l’ici même.

Autrement dit l’être même est l’acte. La perfection ne peut pas demeurer figée et sans devenir ; la perfection est le devenir ; elle est ce qui outrepasse son être même, qui outrepasse même son propre être ; la perfection, le parfaitement réalisé est ce qui existe encore en plus que ce qu’il est.

L’être qui serait seulement « cela qu’il est » définitivement et à jamais, cette idée surnaturelle n’a aucun sens, ou plutôt elle a un sens selon l’espérance humaine mais n’en a aucun en considération de ceci ; que seul ce qui est, existe, et il n’existe que le présent, le présentement. Chacun est déjà toujours au point même de l’existence qui ne se quitte jamais.

Si l’on cesse de vouloir comprendre que chaque ici et maintenant est absolument « e qui est », on remplace le réel par une sorte de réalité, plus ou moins complète et plus ou moins organisé autour du seul réel. Mais de toute manière quoi que l’on pense, imagine, croit, désire, décide, se représente, ce sera toujours à partir du seul point qui est et que l’on en quitte jamais, puisque lui-même, ce point, ce chaque point, ne se quitte jamais. C’est objectivement que ce qui est, est chaque ici et maintenant, ou donc plus largement l’ici-même (le ‘qui est’).

Rappelons ceci ; de ramener tout ce qui est à l’ici et maintenant (à chaque ici et maintenant ; j’écris ceci en cet ici et maintenant, vous le lisez en votre ici et maintenant et bien qu’ils soient absolument, absolument distinctes, c’est le Même…), de tout ramener à cet ici même, ça n’est pas réduire à. C’est au contraire devoir tout faire surgir de cet ici même.

Il est des vérités, il est des sujets, il est des mois, il est des mondes humains et des mondes naturels (et probablement des quantités de mondes naturels), mais tout cela repose sur un seul Point.

De même, si l’on e tend conscience comme étant déjà pleine d’on ne sait quoi, on s’engage dans ces circuits qui tournent en tous sens, reviennent vers eux-mêmes, s’engrossent et accouchent indéfiniment. On suppose que conscience équivaut à « conscient » (et ce sera toujours tel conscient déterminé, identifié, qui se prend pour un moi ou pour un surhomme ou un immortel ou ange ou démon, etc, tout ce que l’on a pu inventer), mais conscience n’a pas de sens, de contenu, d’identité.

Conscience est purement un mécanisme vide et fabuleusement actif ; elle est l’activisme même. Il n’est rien de plus actif, ce qui signifie de plus extensif (pensée, grecque), de plus intensifs (sujet, cartésien et autres grands sujets), de plus dense (moi et personnalisations en un corps, incorporations parcourues en tous les sens possibles d’un tel-monde).

C’est donc en cela que nous sommes engagés, bien que de toutes nos forces nous résistions et tentions de revenir à une identité, telle ou telle, personnalité ou nation, ou religion ou diverses sortes de signes amalgamés.

C’est que le mécanisme (la conscience-de, la conscience de (soi), qui n’a pas de « soi » justement mais n’en est pas moins Une, puisqu’elle est structurellement) n’a pas de représentation ; il les emprunte, emprunte telle ou telle identité.

Ce qui serait désespérant, sauf que d’une part ce mécanisme ne s’oppose pas du tout à ce que vous soyez le moi que vous êtes (il faut bien qu’il se rétribue d’une idée image de (soi) ) et même ce moi est l’occasion que votre structure puisse s’exister, et que d’autre part puisque vous n’êtes qu’en partie ce moi-là, il vous est possible d’être plus qu’un tel moi ; ce que nécessairement vous êtes, déjà. Un moi est cette idée-image, pourquoi on voudrait congédier le sujet en lui imposant d’être une image-idée (lorsque l’image prend le pas sur l’idée de « soi) ). Idée-image ou image-idée sont deux versions, deux lectures ; selon que l’on prend par un bout ou l’autre.

Rappelons que le moi n’a aucune représentation « physiologique » de son corps (il n’est pas son corps, comme un animal est le sien, parfaitement), et que donc le moi superpose à ce corps ignoré (à jamais) une image-idée ; dans laquelle il se propose son identité (son moi qui tient du conscient et de l’inconscient de ce moi, chaque moi se « double » d’un inconscient, de même que tournant et retournant la pièce de monnaie, il tombe toujours sur la même face, alors que l’autre, pile, est passée dessous).

Rappelons de plus que toute la difficulté de concevoir, comprendre ce que c’est qu’un « moi » (qui n’est absolument pas du tout simple à saisir, puisque tout moi est infiniment proche de, dans, par la forme même de conscience-de ; il n’est rien d’autre que des mois pour porter le mécanisme conscience-de), toute la difficulté est que le moi ignore la conscience ; la conscience (on le re-re-dit ) n’est pas le conscient. Autrement dit en un moi, la conscience vagabonde … elle ne se situe pas. Rien ne peut la situer. Elle est ce qui situe mais elle-même n’est pas située et n’est pas même située par elle-même ; c’est toute l’invincible conception que l’on doit saisir (et dont dans la vie on est saisi).

Si l’on se demande par ailleurs puisque la conscience n’est pas le conscient, ce que donc elle peut bien être, c’est qu’il faut prendre tout à rebours ; la conscience n’est pas une origine temporelle ou causale ; elle est une origine rétroactive (c’est en cela qu’elle est pur activisme). La conscience-de tient donc (existe) parce qu’existe le corps, le monde humain, le langage, le conscient, l’identité d’un moi, et que rétroactivement la conscience survient en plus ; autrement dit tout réfléchit inversement pour la conscience-de… On ne trouvera pas l’origine causale de la conscience dans le donné puisque ce donné cause l’être séparé de cette conscience qui en retour produit ce que l’on nomme l’humain, le langage, le moi, l’acculturation, etc.

De même on ne trouvera pas la vérité comme si un contenu quelconque (toujours quelconque par rapport au Rapport absolu et radical qu’est ce rapport à (soi) qui définit ce que « conscience » est), comme si un contenu pouvait surpasser cet être qui engendre précisément les vérités, mais on a vu que la philosophie ne se contentait pas de subvenir à quantité de vérités, mais qu’elle était la compréhension de ce rapport, du retour-sur ; qu’elle forme le système formel antérieur aux vérités, aux sujets, aux mois. Qu’elle est le système antérieur à la vérité comme principe, à la liberté comme principe, au corps comme principe (grec, chrétiens, sujet fondamental cartésien impossible, grand sujets, mois).

Ou donc ; il ne peut pas exister un système de vérité, et pas même un système des vérités (entre elles), mais il existe mieux que cela ; il existe le système formel lequel distribue trois sortes de réalisations (de réal-isations) ; la pensée, le sujet et le moi. Il est encore possible de bâtir des système de vérité(s), ou que l’on se veuille encore comme Sujets (bien qu’il soit impossible, cela importe peu et que dorénavant ce sont les Mois qui dirigent le monde), et tout cela est encore possible (et donc vraiment engendrable) parce que notre être qui s’est inventé/dé-couvert par les grecs et les chrétiens (et affiliés) est en lui-même réflexif pur et que tout ce qui s’engendre par le réflexif se retient lui-même ; la pensée grecque pense encore, le et les sujets s’existent encore, les mois prolifèrent.

Par contre il est devenu impossible de retrouver ces mondes humains qui existaient selon leur synthèse chacune particulière ; bien que dans tous les mondes humains (puisque la synthèse est une réflexivité évidemment) soient disséminés de la réflexivité (éthique, esthétique, idéelle, politique, etc).

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