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instants philosophie

Le soc qui creuse ce qui est

27 Octobre 2014, 10:53am

Publié par pascal doyelle

Si l’être est ce qui est, et qu’effectivement il n’existe à strictement parler que le présent, dit le Présentement, alors tout commence toujours ici et maintenant constamment, dans l’ici même incessant. Parce que le présent est « ce qui ne cesse pas ».

Toute chose composée se dissout. Tout est toujours totalement différent de toute autre. Même un point sans rien est absolument distinct de tout autre point ; il n’est rien qui puisse réunir ce qui est, existe séparément, parce que l’exister est cela même qui est.

Et on ne sait pas en quelle mesure, en quel sens il faut comprendre ce « qui ne cesse pas ». Le plan qui se dresse au travers de tout, de toutes les déterminations, de tous les univers ou mondes, qui sont tous réductibles au moment absolument existant (cad existant tout court), qu’est le présent, le présentement de chaque point, on ignore ce qu’il … est.

Cette dimension de l’actuellement présent en lequel chacun est-déjà-toujours-instantanément, réel avec le réel même, est une dimension. Elle est même autant que l’on en puisse juger La dimensioN même. La dimensioN qui contient les autres ; enfin celles que l’on connait par l’empirie, espace, temps, présent, passé, futur, étendue ou durée, mais aussi déterminations et matérialité, conscience-de et forme pure de la structure (la conscience-de ne contenant rien, est formelle, elle n’est pas composée, au sens où elle surnage en plus de toute composition, et non pas au sens où elle contiendrait toutes ces compostions , ni au sens bien sur où elle les exclurait, elle ne contient durablement ni n’exclut en quoi que ce soit aucune détermination ou composition ; elle les traverse, réellement, elle traverse via la matérialisation, le corps, le moi, les mondes humains).

Cette dimensioN que l’on sait instantanément, le présentement de chaque point, ce retour -absolu-radical qu’est notre être de conscience-de, est l’être lui-même. En personne, pour ainsi dire.

Il ne convenait pas que des distances et des complexités indénombrables nous séparent de l’être, il fallait bien qu’il soit là, non pas seulement immédiatement là mais instantanément là. Déjà là. Qu’il soit inscrit en cela même que nous sommes, et nous sommes non pas cette réalité humaine ou cette humanisation ou cette personnalisation, mais cette structure qui constamment réarticule tout donné.

La proximité de l’être, de « ce qui est », de « qui est », n’est pas une « proximité », elle est inscrite dans le revers lui-même de notre structure, elle est formellement en notre être même. Ou plus exactement, le présentement est dans cette antériorité à tout, laquelle antériorité ne se dit que de cette manière ; ontologiquement, cad philosophiquement.

Pour cela depuis le début loin de poursuivre on ne sait quels objets plus ou moins amenés par les critiques, comme illusoires ou idéologiques ou inobjectifs, la philosophie se situe en cette antériorité, réfléchit littéralement la position de notre être-structure via, par, selon, pour, alentour, au-devant et dans l’en-plus de l’être même ; dans l’ici et maintenant de la cohérence radicale.

Aussi faut-il assumer intégralement le devenir pris. Assumer Notre Pensée. Depuis les grecs, puis les chrétiens et affiliés, depuis Descartes et les quatre qui explorèrent la possibilité marquée par Descartes (Leibniz, Spinoza, Kant et Hegel et les idéalistes), il faut suivre les grands sujets remontant dans la structure même du sujet fondamental (inexistant mais réel) cartésien, et poursuivre encore les conditions d’existence matérialiste, la matérialisation en et par un Corps que sont tous et chacun des Mois, secondés par l’objectalité de leur constitution et l’objectivisme des sciences (le sujet ignoré des mois se doublant du sujet absenté des sciences, qui sinon ne parviendraient pas à leur scientificité, jusque et y compris dans les philosophies du doute, du non humanisme, analytiques, ou les philosophies d’ontologie directe, telle Deleuze ou Badiou).

Parce que c’est une seule et même réflexivité qui creuse ce qui est et épuise ce qui se peut. Une pure structure vide et formelle, soc qui arrache la réalité jusqu’au réel.

Morale provisoire (….)

Plus « raisonnablement ». Le moment présent qui se répète dans l‘indifférence, qui est admis comme vague résultat de tout le reste, simple paramètre secondaire, serai en fait l’arc même de ce qui est. C’est ici et maintenant que cela commence, sans cesse, que se cela se lance, à nouveau, qui supporte le poids de l’exister et nous instruit déjà de la radicalité totale, fondamentale, de l’exigence pure et simple, de l’impératif qui bien qu’impératif et puisqu’étant le seul et unique (il n’y a rien d’autre) ne peut pas nous écraser de sa contrainte … il n’est pas une contrainte parce qu’il n’est rien d’autre ce qui veut dire ; un, qu’il est déjà tout entier en cours de réalisation (il ne faut pas s’astreindre à une quelconque morale ou exigence abstraite qui se surimposerait, ce qui serait absurde , rien ne se surimposant à « ce qui est », et on retrouve là l’innocence fondamentale ; on est déjà tout ce que l’on est), et, deux, nanti de ce savoir que déjà l’exigence emplit entièrement « ce qui est », elle correspond fondamentalement à ce que l’on peut être ; on doit être ce que l’on peut être, parce que l’on sera ce que l’on doit.

C’est la parole, la fulguration énigmatique de Descartes ; dieu sait déjà qui nous sommes, non que nous ne soyons pas libres… mais justement il sait déjà très exactement notre liberté… et c’est cette logique là qui est la plus extravagante (que l’on admette dieu ou non, c’est cette hypothèse logique qui est fondamentalement à éclaircir).

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