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instants philosophie

Du présent-seul

26 Décembre 2014, 13:22pm

Publié par pascal doyelle

Du présent-seul, comme limite entre l'être et le néant.

Ayant quitté à tout jamais la logique de synthèse des mondes particuliers (créant en chaque monde incommunicable une synthèse du donné là, localisé, en son langage et ses échanges et ses perceptions propres),

Il arrive le moment du surgissement de notre être tout nu et sans rien ; on nomme cela les grecs ou les chrétiens (n’oublions pas que nous devons tout aux juifs et au monothéisme, mais que le christianisme est une réflexivité interne au monothéisme et du reste on ne peut pas dire qu’il ne nous propose strictement un monothéisme mais autre chose ; en somme et remarquons le si l’on suit les évangiles et saint augustin, « cela » commence ici et maintenant, dans l’ici et maintenant éternel, ou donc atemporel).

Le surgissement nu de notre être ne dévoile pas une idée de soi en plus des autres et pour tout dire ne dévoile pas une idée du tout, mais met au jour une structure ; c’est faussement que l’on prend la pensée grecque pour de la « pensée », c’est en réalité une élaboration intentionnelle qui se prend soi et soi seule à témoin et entend se saisir de la réalité dans sa cohérence telle qu’elle apparait à quiconque (de quelque monde que c e soit) ; elle propose donc autant le monde unique donné là (et dont le « là » est nommé tel ; l’être, le réel) et autant la monstration de notre être en acte ; les idées sont des rapports et les systèmes sont des machines intentionnalisatrices qui accélèrent toute humanisation nouvelle (qui ne se clôt plus sur un monde particulier mais s’arc boute sur le donné là).

Notre être affleurant au sein du monde donné là, c’est d’une part ce donné là lui-même qui va nous revenir mais aussi le « là » du donné (qui permet la pensé de l’être, du réel) et tout autant le surgissement de notre-être tel quel, que l’on nomme généralement sujet (qu’il soit la pensée, la réflexivité chrétienne et affiliés, le sujet cartésien ou les grands sujets qui suivront de même que le sujet s’absentant de la science ou le sujet ignoré des mois).

La formule dernière de l’être est que le présent est l’être lui-même, et que donc « ce que sont les choses et les êtres » part du et revient au présent seul. Il n’est rien d’autre qui sépare le néant de l’être sinon le présent.

Au travers de toutes les essences des choses et des êtres, au travers des réalités, il est, existe la coupe transversale du présent. Ce qui nous est le plus proche, ici même, est « ce qui arrive ». c’est aussi ce qui est le plus pli, la limite vers le néant. Chaque présent est infiniment proche du néant.

Puisque le néant existe tout autant que l’être. L’être qui existe immémorialement, si l’on peut dire, tout autant que le néant, de sorte qu’il faut avancer que ce qui « règle » tout ce qui est (néant et être) est le possible ; autant dire que cette logique ne régule rien, ou donc que le néant est absolument libre d’être le néant et que l’être est absolument libre de se déployer ; et de fait l’être est ce qui lance toutes les réalités possibles.

On remarquera que si l’être lance toutes les réalités, il n’en est aucune qui puisse revenir, remonter dans l’être lui-même ; il n’existe qu’une seule forme de l’être, et les réalités sont internes à cet être.

Et le réel de l’être pour nous est le présent. Nous existons donc dans la coupe transversale de tout ce qui est, sur le fil de ce par quoi il y a quelque chose, sur le fil qui est la limite de l’être et du néant.

Si ce qui existe était un quelque chose dont il faudrait suivre ou retrouver le sens ou l’ordre, nous serions perdus, égarés à jamais, puisque de toute manière rien de ce qui est déterminé ne peut absorber la détermination, rien de ce qui est pensé n’est l’acte de penser, rien de ce qui est décidé n’est l’intention.

Ce que l’on nomme pensée, n’est pas telle ou telle pensée, tel ou tel système, telle ou telle idéologie ou idéomanie, ni aucune synthèse ou monde particulier. Ce que l’on nomme pensée est depuis le début la pensée structurelle par-dessus les pensées limitées (celles de tous les langages) mais aussi par-dessus les pensées limitatives ( celles qui se créent pourtant de la pensée même), parce que c’est l’organigramme des pensées qui est recherchées, l’architecture qui est encore par delà les pensées limitatives (elles-mêmes conquises au dessus des pensées limitées, au-dessus du langage et des groupes humains). Ainsi les grecs inventent l’archi, l’architecture intentionnelle même qui n’obéit à aucune monde particulier, aucun groupe et aucun langage, de même que le christianisme invente l’hyper, l’intensité qui surprend tous les vécus et toutes les consciences de soi enfermées en chaque vécu, et on comprend bine que cela entraine tout autant la pensée (puisque la pensée s’élabore dans des vécus), et qu’alors il sera loisible à la pensée, à la réflexivité chrétienne de tout reprendre de la pensée.

Or puisqu’il ne s’agit nullement des grecs ou des chrétiens (qui initient bien plus grand qu’eux seuls, et qu’ils le savent et qu’ils le disent, nommément … il faut lire littéralement ce qui est énoncé ; on ne pense pas philosophiquement sans l’être, on ne saisit pas le christ si l’on n’en est pas saisi, on se comprend pas Descartes si l’on ne s’accorde pas à la méthode qui dévoile et recèle notre-être), mais de la structure de notre être, il se continuera encore mille fois d’achever immémorialement sa structure. Notre être est purement formel, et cela seul qui est formel devient (tout ce qui est déterminé périt, disparait, s’efface, la structure épuise les mondes, les formulations, les humanisations, les personnalisations).

Et on voit immédiatement ce que cet archi et cet hyper et cette extensivité (de la pensée universelle) et cette intensité (du réflexif du sujet, par Descartes), c’est précisément ce dont nous coupe notre « moi » qui dans sa formulation objectale et objectiviste ( objectalité de la constitution psy des mois et derechef des psychologies qui formalisent cette identité naturalistes, celle des marchandises, de la caricature naturaliste des libéralismes et des communismes, et de l’objectalité généralisée de l’image idée qui nous prive de l’idée image qu’est le moi, et objectivisme des sciences et des étatismes, qui oublièrent leur essence de démocratisation, rendue stagnante et figée, etc), qui dans sa formulation objectale (d’ignorance du sujet) et objective (d’absentéisme du sujet) éloigne de nous

que nous soyons tout cela.

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