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instants philosophie

Le devenir du penser articulé (au réel)

22 Décembre 2014, 12:07pm

Publié par pascal doyelle

L’ensemble de la pensée a donc intégralement réalisé tout son possible ; croire en attendre uen « vérité » c’est ne pas comprendre que ce qui se réalise est un être, une structure, et qu’alors ses résultats se produisent comme autant d’explorations ou d’inventions ou de créations ; chaque fois les cheminements s’ouvrent sous les pas.

Ou donc ; ce qui fut découvert n’est pas un contenu super essentiel, qu’il suffirait d’appliquer de but en blanc dans le réel.

Ou alors ; cet être est à lui-même sa propre certitude formelle, et n’attend pas de ces résultats qu’ils le confortent ou non ; son réel est structurel. C’est cette certitude que manifeste la philosophie qui a à charge de montrer voir d »montrer cet être et sa structure ; si on la nomme ici « conscience-de » il faut voir qu’il s’agit tout autant de la Pensée (comme grecque) ou de la réflexivité chrétienne ou du réflexif pur cartésien ; tout ceci extrait, développe, invente, élabore la structure de réflexivité (qui_ n’appartient plus à aucun monde humain particulier et qui s’étonne voir s’effraie du monde unique donné là). Globalement la philosophie théorise un être qui se crée au fur et à mesure (dans tous les domaines qui lui reviennent ; éthique, esthétique, politique, idéel, mais aussi acculturation et humanisation (fondée entre autre sur l’universalisation) ou personnalisation (comme continuation de l’humanisation, sans quoi celle-ci n’aurait pas de sens du tout, elle se condamnerait à un « homme générique »).

Cet-être est indépendamment

On comprend donc que la philosophie n’est pas cet-être ; qui mène son propre devenir, mais comme dans tous les cas depuis les grecs il s’agit de cet-être, il use de tout le réflexif à sa disposition ; de sorte que non seulement il peut tout à fait reprendre à son compte les réflexivités qui furent inventées par tous les autres mondes humains furent-ils particuliers (en réalité tous les mondes humains un par un, tous séparés, sont aussi les effets de la réflexivité, sauf qu’ils se bâtissent à chaque fois par synthèse unique, singulière et incommunicable les unes avec les autres, tandis que les grecs systématisent le réflexif lui-même, ils ont extrait notre-être de ses mondes particuliers et atteignent donc l’unique-monde, soit le donné-là, et ce par la transversalité aberrante et insupportable du « là » du donné ; l’être).

Le moi dans sa difficulté d’être

Aussi doit-on considérer que lors d’un moi, cet-être se cherche et cherche via son moi à résoudre ses problématiques ; tout moi est la difficulté d’organiser son être ; ce qui se signifie comme incorporation ; permettre que la forme de conscience-de soit admissible en et par un corps. Rien n’est joué, du tout et en aucun sens que ce soit qui puisse être prescrit ; les mois inventent leur idée-image du corps et rien ni personne ne peut s’interfacer ; tout peut aider à cette fin, mais rien ne peut remplacer l’activisme de conscience sur un corps. De là que les mois soient malades littéralement et malvenus en leur corps même (dont l’idée-image est infiniment étendue et complexe, évidemment, puisqu’elle n’existe pas encore ou si peu).

La structure préexistante

Or comme cet-être est en lui-même structurel quelles que soient les résolutions toujours forcément partielles (puisqu’à chaque fois Une Conscience est obligée de s’engager dans la résolution en augmentant l’objectivité vers l’hyper objectivité, ce que l’on nomme « penser »), toute articulation au réel est enregistrée comme avancée dans l’être donné là ; ce qui revient à dire que l’être, depuis le début, ne désigne pas une station éthérée, mais le Rapport. Et ce rapport peut être travaillé de toutes sortes d’ouvrages ; cela reviendra toujours à l’articulation unique au réel : que ce soit via des systèmes métaphysiques (antérieurs à Descartes) ou ontologiques (postérieur, lorsque le réflexif même du sujet fondamental est en jeu, repris par les grands sujets, touchés au vif de l’être, du corps, du moi).

La vérité est que depuis lors nous sommes toujours et constamment assujettis au réel. Que l’on ne peut viser que cela, parce que lorsque l’on cible c’est intentionnellement et que l’articulation au réel est l’intentionnel lui-même ; le cycle de l’intentionnalisation débute ave et par la pensée grecque, qui cherche à maitriser la capacité d’intentionnaliser par-dessus les groupes et les langages, le corps et la perception (de même que l’éthique, esthétique, politique, idéel, acculturation et personnalisation, même en ses prémices).

Le monde unique en-deçà des mondes humains synthétiques particuliers, n’est pas seulement le donné là (tel que la vérité, mais aussi l’œuvre esthétique ou la conduite et conscience de soi éthique ou la mise en forme politique du groupe atomisé, ou l’idéel des mathématiques puis des sciences l’expose ou le recherche), le monde unique et donc universel est le donné là, la matérialisation (qui est autre chose que la matérialité seule) et surtout structurellement puisqu’il est un donné là, il est le « là » du donné, soit donc le réel. Ou l’être.

La séparation de l'étant et de l'être (comme DimensioN)

La grande, énormissime séparation consistant dans le découpage cartésien ; l’être est l’étendue. Le sujet ou la volonté ou la « pensée » au sens insituable cartésien, relève d’autre chose que l’être en tant qu’étant ; la recherche par les grands sujets, de Kant à Lacan, sera donc de définir ce qui est en plus de l’étant, de l’étendue, du monde, et de comprendre que c’est non uniquement le donné là mais le « là » du donné.

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