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instants philosophie

Le Présent est "ce qui est", est l'agissement

11 Janvier 2015, 14:13pm

Publié par pascal doyelle

De ce qu’il n’existe que le présent, mais qu’il contient tout le reste.

Et le reste est vraiment un « reste ». Ce qui veut dire que le monde, le moi, le corps, les contenus ou les mondes humains, l’historicité ou les systèmes sont des restes. Ce dont le présent est la Cause.

Dont il est clair qu’elle n’appartient pas. Non seulement elle n’appartient à personne, mais elle n’appartient à rien. Le présent est absolument indépendant de quoi que ce soit. Ce qui est, est le seul présent. Il n’y a rien d’autre. Mais on ne sait pas où il aboutit.

Il est tout autant « ce que l’on ne quitte jamais ». Rien ni personne n’existent en dehors de son présent. Ce qui est le plus proche l’est à ce point qu’il précède tout le reste.

C’est sur le présent qu’est écrite la pensée ; ce qui est cohérent veut ici et maintenant réunir, rassembler les éléments et ce que l’on simule comme éternité est le rassemblement dans un seul présent de tout ce qui est. Comme ce qui prévaut alors est la spécificité radicale de notre être et que celui-ci est la conscience-de, étant un Rapport, ce qui lie et lit, relie et orchestre « ce qui est » est dénommé « pensée » puisque la pensée est la technologie qui va prendre en charge que par les idées (cad les rapports), on puisse augmenter considérablement la disposition du monde, des données et du donné là, de l’information et des corps, ainsi que convertir notre être en sa pré-disposition purement libre au monde, à tout monde, à tous les mondes, aux données qui sont immédiates et par les idées créent, provoquent révèlent les différences cachées dans les langages et la perception et les corps, et par cette architecture généralisée (de cette technologie qui impose à chacun de se créer comme intentionnalisation par dessus les groupes et les langages), de libérer notre être spécifiquement et seul réel.

La disposition du monde (par-dessous tous les autres mondes) et la prédisposition de notre être (qui se produisant de lui-même ne se trouve pas tel quel dans le donné, le passé ou la réalité et doit se créer, créer comme intentionnalisation spécifique qui n’appartient à rien sinon absolument à la seule articulation réelle de tout ce qui est ; le présent) situent la recherche et la compréhension de la vérité et de la pensée, de liberté et du sujet, du moi et du corps ; de leurs conditions de possibilité. Et ceci pour l’unique raison que c’est notre être, le seul réel, qui est extrait du monde, exposé et déployé. Et qu’alors toute réflexivité remonte dans les conditions de sa présence ici et maintenant, dans l’ici-même du donné, ou donc du donné là ou enfin du « là » du donné lui-même.

Il faut donc appuyer sur la prédisposition ; puisqu’il est structurel et cela signifie formel, note être ne trouve pas dans le monde ou le corps ou le moi ou quelque monde humain que ce soit, un contenu qui lui sied. Il est obligé de travailler le contenu et de le plier selon sa structure et de plus d’inventer les contenus qui puissent le recevoir. Les idées viennent au faîte de l’intentionnalité comme outrepassant le langage et les contenus, et en ce recueillement de son être, en l’exploitation, l’utilisation de sa possibilité, c’est son activité, son activisme et son actualité et actualisation qui sont appelées ; pour cette raison on ne peut pas philosopher sans y être.

Rappelons que le réflexif est ce qui structurellement apparait (par les grecs et la pensée, par la chrétienne et affiliés en ceci qu’ils opèrent une réflexion à l’intérieur du monothéisme, et ce sans appartenir ni aux grecs ni aux chrétiens, puisque cela se continuera ensuite autrement) en diverses réalisations ; esthétiques, éthiques, politiques, idéels et que la philosophie est la discipline qui réfléchit sur « ce qui est arrivé » et isole, extrait, détoure notre être, soit donc par l’idiosyncrasie qu’est la pensée, puis qui sera la réflexivité chrétienne, puis la restructuration intégrale cartésienne, etc. mais alors par réflexif il faut aussi intégrer la pensée chrétienne et affiliée ou la pensée humaniste ou la pensée hyper individualiste (ou celle des grands sujets), puisque la Cohérence qui est cherchée et active est la compréhension plus large que seulement raison objectiviste ou objectale. Cohérence qui ne cède rien sur la raison, mais étend sa possibilité, et désigne une archi (grecque) ou hyper (chrétienne ou mystique) objectivité.

C’est tout autant et plus encore la Cohérence qui se veut par les grands sujets (de Stirner à Lacan en passant par Schopenhauer ou Heidegger et évidemment Husserl qui désigne enfin « ce qui agit » de son nom même ; conscience, et bien qu’Husserl s’engage en un idéalisme, il suffira de Sartre pour indiquer comme la conscience est avant tout structure vide et non pas « investie » par un Sens préalable).

Ce qui unifie tout cela est le devenir qui apparait sans rien, le réflexif comme cause (et non le réflexif comme moyen d’une nature humaine ou moyen d’une raison ou moyen d’un contenu quelconque) et ce sans plus aucun monde, parole, langage, immédiateté, qui s’est débarrassé de tout monde particulier et assume à la fois notre-être (parfaite structure vide et formelle identique en et par chaque conscience-de) et le donné là (le monde en dessous de tous les mondes humains particuliers). En une fois.

Cela formant la pensée (cad la considération de la position de notre-être dans-l’être, et non pas seulement la « raison » qui réduirait en objets ce qui est ou dont l’Etre serait le « gros objet des objets », la pensée étant tout à fait distincte de la raison).

L’architecture générale ne se fonde pas par les contenus, seraient-ils massifs (les universalisations, esthétique, éthique politique, idéel, ou les universalités, le vrai, le bien , le beau, ou les agissements, l’humanisation fondée sur l’universel et la pensée, et l’Etat, ou la personnalisation, le singulier et le sujet, et l’acculturation qui crée des corps), mais sur la pointe externe qu’est notre être, en tant que conscience-de ; laquelle se tend puis se plante dans le réel, (dont l’étendue monde, l’étendue contenant des corps), et par ses points d’attirance dans le donné là et le « là » du donné, attire à soi et pense.

Aussi de même que l’être est ce qui est au plus proche et déjà là, pour chacun, en tant que l’être est le présent (cet activisme effarant et effrayant), autant le point d’attirance est en chacun ce qui re-lie sa cervelle au donné là, et au là du donné ; l’être réel effectivement présent.

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