Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
instants philosophie

Le Présent explose les réalités

22 Janvier 2015, 10:47am

Publié par pascal doyelle

Il ne faut donc pas s’attendre à la réalisation d’une Vérité.

Parce que la vérité ça désignerait un contenu qui serait alors à la fois commun à moi-même et au monde, à l’homme et à cette réalité, cet univers par ex. un tel contenu n’existe pas.

Ce à quoi l’on assiste c’est à une dispersion invraisemblable (parce qu’elle n’a pas de sens, elle est le sens, elle ne va nulle part, elle est ce qui est, est intégralement là), qui donc contient tout aussi bien l’apparition de l’homme ou sa disparition, tout comme les dinosaures, ou les pumas, ou la civilisation maya.

Ce qui est n’a ni Ordre (sinon tout serait réglé), ni Sens (sinon tout détail s’orienterait de par soi vers une finalité), mais pourtant « cela » (le réel) est.

Le plus bizarre est encore le principe du christ (qui devrait désigner un super hyper contenu vers quoi tout tendrait) et qui s’énonce ainsi ; c’est déjà commencé.

Par quoi l’on voit que « ça n’a pas de sens, parce que c’est le sens ». ou encore ; ce qui est, est le sens, cad la perfection. Sauf que ça n’est pas du tout la perfection à laquelle on s’attend.

Ceci rejoint totalement ce que par ailleurs on avance ici ; il n’existe que le présent. Ou plutôt le présent est l’exister. « Ce qui est », l’être, est le présent. Partout où que l’on soit il n’est que le présent. C’est uniquement par recomposition que l’on imagine la simultanéité de « co présents ». Il se peut que cela existe, mais pour chacun il n’en est que celui-ci, en lequel ceci s’écrit et cet autre en lequel ceci est lu. On ne peut pas rompre le temps ni l’espace, puisque c’est le point à chaque fois qui « est ».

De cette manière étrange qui consiste à n’être qu’une seule fois, à chaque fois et incommunicable pour ainsi dire d’un point à un autre point. Sauf en ceci ; que chaque point (espace temps) est le Même. Et donc connaissant ou =sachant ce point-çi, je sais ou connais tous les autres ; ils sont tous parfaitement identiques.

On remarquera encore ; toute conscience, comme être formel, est parfaitement identique à toute autre. Il n’est aucune différence entre une conscience et une autre ; ce sont deux gouttes d’eau parfaites.

Que tout soit dispersé selon tous les points, que le point est cela seul qui demeure, que l’être est la « ponctitude » des réalités, alors chacun est absolument existant dans l’unique rapport qui existe ; le présent du point. Soit donc l’acte qui est en-deçà de tout croisement espace et temps. Espace et temps sont relatifs à un être qui est articulé à la présence même, la présence de l’être.

L’être est « ce qui est », or n’existe que le présent, et chaque conscience est parfaite identiquement dans son instant unique qui est le Même partout pour une conscience qui est la Même pour toutes.

Ceci fonctionne donc comme la radicalité de ce qui existe. N’existe que l’existence, que l’exister pur et simple. Et c’est cela qui épuise tous les mondes naturels ou tous les mondes humains ou toutes les personnalisations (que nous sommes). Il existe une vague « transversale » qui déploie la totalité de ce qui apparait.

De même la matérialité ou la détermination est toujours à chaque fois la mémorisation incrustée pour ainsi dire ; cette pierre, cette table, ce rayonnage et ses livres, cette cervelle ou et Adn, ce sont des concrétions dont la réalité, la nature est de mémoriser et retenir dans le présent actuel. La matière est la mémorisation que pousse le présent ou qu’il entraine. Et c’est ici aussi que la mémorisation et la matérialité sera détruite ou transformée ensuite, ou même totalement anéantie (dans sa qualification et peut-être même dans sa quantité d’énergie absorbée).

Autrement dit le présent est un gouffre. Mais inversement il est aussi « ce qui apparait » ; ce qui brode et tisse à nouveau constamment en épuisant la détermination. Et ça n’a pas de sens ou d’ordre, parce que c’est l’exister qui conduit la machine et qu’il constitue la « substance » insubstantielle pour ainsi dire) ; il dispatche les réalités, les mondes naturels et humains, les choses et les corps.

En somme le présent (le point) est à chaque fois le Un, le point-Un qui absolument identique partout, expose toutes les différences apparescentes. Ce qui paraissait résultant ou simple fonction, est en somme le plus actif et c’est « ce que l’on ne quitte jamais », ce dont on est la conscience ; le présent, le réel actuel.

Commenter cet article