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instants philosophie

L’utilisation de la cervelle par autre chose qu’elle-même

4 Février 2015, 14:57pm

Publié par pascal doyelle

Notre réalité est tout ce que l’on veut que l’on peut découvrir dans le monde donné, là, déterminé de diverses manières (déjà qu’il y ait une pluralité de diversités, que ce soit un dispositif de dispositifs, langage, corps, cervelle, relations humaines, culture, etc, incline à imaginer cette complexité comme engendrant des variabilités, et des inconséquences, mais peu importe ici),

Mais notre être est un. Il est la fine pointe de conscience, qui s’ajoute à tout le reste, et revient constamment vide et nu, en plus, tendu vers le donné là, vers plus précisément le réel.

Ou donc, conscience est conscience de quelque chose, on le sait, mais le point d’attirance que produit ou crée constamment ou potentiellement constamment cette conscience est situé « là » et « au devant », autre et comme un point externe qui serait l’horizon ultime, celui qui recule sans cesse.

On implique ici que le point externe que crée l’aimantation de l’acte, l’activité de conscience qui surgit constamment de la cervelle (elle se tend continuellement de la cervelle en arc réflexe, automatique, mécanisme farouche vers le donné là et depuis les grecs vers le « là » du donné, les grecs ne désignent pas un au-delà du donné, mais le là lui-même, le réel, l’être, la formule abstraite voir logique du « là », le un en lequel seront rassemblés ou assemblés tous les éléments, de quoi que ce soit ; les mathématiques systématiques par ex, l’œuvre esthétique exclusivement esthétique, devenante, de sa racine d’objet vivant)

L’activité de conscience donc crée un point externe tout là-bas, d’une cervelle qui s’échappe à elle-même et n’a plus rapport à sa masse, ses mémorisations, mais au réel donné là, le là du donné, ce « en quoi est le donné » ; ce qui est la position du réel (qui n’a pas besoin d’être connu, mais seulement positionné ; il est autre, quoi qu’on fasse ou pense, aucune action et aucune pensée n’atteindra tout ce que le réel est, mais le réel comme tel, comme principe effectif, le réel est « là »).

L’utilisation de la cervelle par autre chose qu’elle-même

Ce par quoi en somme la cervelle est elle-même usée, devenue moyen d’une dimension en plus, toujours constamment en plus (puisqu’elle est formelle, et se produit vers le réel, que la cervelle ne cerne évidemment pas ; là devant il se passe des choses incontrôlable et la conscience sert à repérer et agripper les dites choses, et même les provoque, puisqu’elle tisse des intentionnalisations piochant ici et là, des perceptions, des images et imaginations, des signes et des mots, du corps et de toute rencontre, répercutions, probabilités, bref de tout et n’importe quoi …

Ou donc, cela revient à ceci ; il est possible à la structure de conscience de fixer soudainement le réel. Comme ça. Au hasard, dans la probabilité des possibilités éventuelles, quelque marque fixe et sert de point de départ ou de renouvèlement, ou d’indicible ou d’impossible, peu importe ; il se peut même que la simple répétition du même, évidemment, invente. Parce que le même est dit, perçu, imagé en un autre point de réel et que de point de réel il n’en existe pas deux identique. En ce sens la structure de conscience qui pointe une marque, et tisse une possibilité, use de la nature unique de chaque point de temps et d’espace, ça se délocalise, sans cesse, puisque la conscience est arc bouté au réel (purement vide et formel, simple position « là », immanquable à chaque fois et formidablement orchestrée et reprise par cette articulation dans et hors de la cervelle à la fois ; la conscience, cette structure, ce mécanisme fou, est parfaitement adéquat à ce réel…)

En un sens c’est parfaitement et indifféremment la probabilité des chocs possibles qui engendre et s’enroule hors de la cervelle ; quand bien même ce point tissé externe, neuf et tout beau ou abominable et torturé, serait ensuite repris dans la masse de l cervelle (tombant dans l’oubli et le figé ; le figé, de le cervelle, n’est pas le fixé, de la conscience qui repère un « truc », une astuce, un raccourcis, un court circuit, une répétition engendrante, une possibilité virtuelle (qui était, a été toujours possible) ou une possibilité réelle (présente quelque part dans le monde, qui n’apparaissait pas).

La conscience comme telle (conscience de quelque chose, mais qui est surtendue comme une vers le réel, si elle n’était que son quelque chose, elle ne tisserait pas sur et par des points dans le réel), est elle-même dans le un, mais un Un tout à fait étrange et incompréhensible ; le présent. Ou plus exactement le présentement, le point, le point qui se tient, toujours et sans aucune cesse, au-devant : le présent est la forme qui correspond à notre être, puisque notre être s’est constitué de lui.

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