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instants philosophie

Le corps différé des mois

14 Mars 2015, 09:37am

Publié par pascal doyelle

On ne peut pas imposer l’universel aux mois, aux corps (du reste c’est la faiblesse de l’universel d’être dans l‘impossibilité d’amener à l’individué), aussi les corps, les mois, les consciences-en-un-corps, essaient-elles de passer non pas outre mais au-delà de leur corps, du corps de leur moi (en lequel corps donné là inerte d’un point de vue ontologique, en ce sens que les finalités de conscience sont absorbées par et dans les fian lités exclusives du corps, ça n’est pas tant qu’il y ait des finalités du corps mais que cette finalisation soit exclusive et éjecte les autres finalités). Et ce en inventant de soi une image de corps.

Cela veut dire que ça ne passe pas autrement que par les nerfs. Ça s’incruste probablement bien plus essentiellement qu’on le croit ; puisque les idées sont des intentionnalisations et que donc les intentionnalisations sont des fibrillations du corps.

Or le corps est engagé parmi les autres, et c’est un cercle que l’on ne peut pas rompre, et qui se joue bien au-delà du conscient, de ce sur quoi, pourtant, on avait fondé les nouvelles sociétés ; sur l’appréhension consciente. Mais comme le conscient est seulement périphérique, le cercle intérieur (des échanges) qui prend appui non du conscient mais d’un plus grand calcul, trouvera continuellement les tours et détours pour cerner le conscient et l’universel.

Notre être de conscience est articulé au réel, et c’est tout. Et toutes les autres articulations sont internes à cette articulation instantanée ; tant que l’on ne parviendra pas à atteindre l’articulation au réel, les articulations internes seront des symptômes ou le deviendront ; on pourra jurer sang et os de l’universel, de la vérité, de dieu ou de l’humanisation, ça n’atteindra pas structurellement le nœud interne.

(Rappelons que le nœud interne, l’articulation est dite interne et non intérieure, parce qu’évidemment le rapport au réel est purement vide et hors contenus, et que cet « interne » est en réalité un externe absolu, radical, on ne sait pas ce qu’est le réel, il est seulement le positionnement « là » ; « là » il y a le réel, et les autres rapports se supportent, comme dit l’autre, de cette articulation imprenable (sinon elle ne serait pas rapport au réel mais rapport à telle ou telle réalité, déterminée.)

Mais dans le même temps, l’universel ou dieu ou l’humanisation s’interposent. De toute manière ils sont impératifs ; il faut articuler au plus loin à chaque fois. Toute articulation basse entraine ou est tout simplement une minoration de notre être ; une dégradation. Parce que la tension entretenue par l’universel, dieu ou l’humanisation si elle cesse ou ne se maintient pas, se rabat sur les pauvres finalités ; les finalités à la portée. Ce qui veut dire « là » dans le donné immédiat ; le corps physiologique reconnait si spontanément ces finalités données là, qu’il finit, ce corps inerte (inerte ontologiquement alors même que le corps de notre espèce est hyper actif), par récupérer toute la finalisation intentionnelle. Et il n’est pas assuré du tout que d’agiter dieu ou l’universel ou l’humanisation soit la garantie de bien être saisi de l’articulation majeure, unique, essentielle, archi des grecs ou hyper des chrétiens ou méta de Descartes (et suite) ; ils peuvent n’être que des symptômes.

L’articulation majeure est installée dans le corps. (Rappelons que l’arc de conscience se produit dans les cervelles, mais on peut tout aussi bien dire par tout le corps … sauf que c’est différé sur le corps et instantané dans la cervelle). Aussi tout moi est infiniment à proximité de sa « conscience » ; mais tout moi ignore qu’il est « conscience » puisqu’il croit qu’il est ce moi, personnel et essence destinale (il aurait un « sens » et ce malgré que tout lui démontrerait qu’il n’est pas de ce Sens présupposé ; le sens présupposé est en fait un bricolage, et de plus ce sens se visualise en fonction des autres ; ce qui fait-sens c’est ce qui parle de, aux, par, vers les autres, qui détiennent le monde, les objets, les relations même ; les autres échangent le monde, si on n’entre pas dans les échanges, on perd tout, il faut donc conformer sa signification à « ce qui se dit », cad ce qui s’échange).

Or l’articulation majeure est la pointe extrême de conscience (qui ne tient que de cela et dont tout le reste est fonctions dans le grand calcul qui échappe, qui se-sait mais dont on n’est pas le conscient), et le jeu, le grand jeu est ainsi de pré-voir l’articulation majeure ; ce qui s’intuitionne en quelques figures ; de la pensée et de l’universel (la révolution par ex, pour nous, ou la vérité pour les grecs), de dieu et de la foi (comme conversion de « naissance-mort » à «au-delà du seul vécu »), du sujet et de la méta-conscience qui se diffère et cherche bizarrement son être dans l’étrangeté et le corps.

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