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instants philosophie

La pauvreté de l'économisme

11 Septembre 2015, 17:38pm

Publié par pascal doyelle

Le déplorable état des mois, l’état larvaire dans lequel ils se contentent, se satisfont et avec difficulté encore, vire souvent au cauchemar pur et simple, c’est qu’ils sont dans l‘impossibilité de recevoir d’autres finalités que celles assujettissantes du réalisme plat et de son inertie ontologique confondante.

Le réalisme est le remplacement qui a substitué comme adaptations, la raison à la pensée, le naturalisme au christique, le moi au sujet. Le réalisme s’est systématisé et a annulé les prolongements structurels qui auraient dû investir le donné, le monde, le vécu ; soit donc la perception du donné, la politique du monde et l’éthique hyper individuée du vécu.

Soit donc, répétons ; une réflexivité accrue qui ne se serait pas épanchée bassement, faussement dans les finalités prétendument « naturelles et spontanées », par quoi le naturalisme nous ordonne de nous identifier comme moi immédiat. Déversement d’images de soi et d’objets fétichisés, d’un prétendu moi, intégralement produit industriellement.

Si le naturalisme du moi a échoué, ne parvenant qu’à instituer des identités bricolées et livrées au grand n’importe quoi, c’est que le réalisme soit donc la substitution de la pensée par la raison, du christique par le naturalisme et du sujet par le moi, a échoué.

De même on nommera économisme l’idéologie du corps ; au lieu de créer un système économique augmentant les finalités réflexives et structurelles, et laissant ce système dans l’impensé et la facilité d’une prétendue naturalité, qui dispense de réfléchir les perspectives (qui interroge les sociétés privatives qui décident des investissements engageant l'avenir global ? Ces décisions sont laissées dans l'impensé de l'imbécilité), et donc abaissant les finalités vers l’immédiat, c’est l’absence sidérante d’intelligence et de compréhension qui gouvernent, si l’on peut dire, un navire aveugle, au gré de la stupidité et de la bassesse.

Pauvres finalités donc d’un pseudo système économique qui n’a pour base et référence que le corps du moi, un corps appauvri et morne, houellebecquien pour ainsi dire, s’effondrant puisqu' annulant qu’il soit une articulation réflexive, pour le condamner à une réflexion du donné bêtement « là » sur lui-même, et sa cohorte de sciences, bénis oui oui, qui ne peuvent absolument pas d’elles-mêmes soulever quoi que ce soit du sujet, de la pensée, du christique (rappelons que l’on nomme christique non pas l’église elle-même, qui n’a rien à faire ici, mais la création structurelle, par un christ, d’un point de vue radicalement Autre qui resitue chaque conscience à la fois en et par delà son vécu ; le christique est une technologie hyper inventive qui a bouleversé et soulevé la réalité par un Réel articulé).

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