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instants philosophie

Le non-temps

15 Octobre 2015, 08:19am

Publié par pascal doyelle

Le Un (soit donc que le réel soit insécablement entièrement là) s’est ainsi déroulé très bizarrement, si l’on tient encore le Un pour une sorte d’unification monolithique ; mais le Un est le couteau, la lame, la vague déferlante, la rumeur sourde déchirant tout selon l’indéfinie procession des uns (étant formel et sans contenu, le un, le présent, l'exister peut indéfiniment se multiplier). Un ne signifie pas l’objet « un » mais l’opérateur qui délimite toute réalité et dont on peut dire ; il réfléchit.

La réflexivité du Un dans la réalité est le présent ; et en ceci que tout subit la loi d’unicité stricte. Le Un étant purement formel (le présent ou le point sont formellement existant) il est indéfiniment démultiplié. Au sens où « ça n’a pas de fin ».

Que cela n’ait pas de fin, signifie ceci ; c’est au-dedans des uns qu’intégralement le Un se renouvelle (par le Bord du monde ou le Bord de la ou des réalités). De même que l’être est tout le dépôt, les mémoires incessamment accumulées, et que l’exister est l’en-plus de tout l’être ; l’exister est à jamais en plus de tout le reste. Le Un, l'exister s'ajoute indéfiniment en lui-même. Sans doute peut-on considérer tout l’être (tout ce qui est déjà, et dont soit dit en passant il ne demeure que des résultats), mais d’un autre point de vue il n’existe à proprement parler que l’exister ; il n’existe que le seul présent.

La question est, à la fin (la dernière question) : jusqu’où avance-t-il ? Si l’exister est le présent (et l’être reflue dans ce présent), le présent est la dimension même (de tout ce qui est, fut, sera).

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