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instants philosophie

En équilibre sur un pied

16 Mars 2016, 16:02pm

Publié par pascal doyelle

Il n’existe que le présent, et il vaudrait mieux dire : le présent est l’exister même. De sorte que rien, pas un iota de réalité n’est à distance de l’absolument présent.

Il est arrivé à l’humain qu’il soit percuté en une fois par la verticalité intégrale du pur présent. Il fallut élaborer la dimension de ce présent et dès l’abord commencer de créer son architecture. Soit donc de comprendre l’activité du pur présent selon ce principe ; ce qui est, est intégralement là. Ce qui signe la cohérence absolument exigée ici même, ici et maintenant. Et cela ; tout autour de la méditerranée qui prend pour loi que l’absolu est non pas au-delà mais ici-même ; soit comme exigence monothéiste et ensuite christique (il n’existe qu’un divin, il est tout-Autre et Un, et se nomme « je suis qui je suis » ou « je suis qui sera »), soit comme exigence grecque onto-métaphysique.

Que tout soit rassemblé ici même. En quelque points de vue interne à ce principe non seulement métaphysique mais ontologique, ce qui a lieu, a lieu ici et maintenant ; que ce soit de se convertir au Corps du christ ou que ce soit de rassembler ici même tous les éléments du monde en une fois. Ce qui s’invente alors c’est ce qui se Crée. Et ce qui se Crée est l’architecture de notre attention à exister (étant entendu que l’exister est le réel même, et que le moindre fourmillement de la structure engendre des effets indéfinis, puisque la structure est le Bord du monde, le « ce qui se tient antérieurement au monde »).

Le retournement grec (on se retourne sur tout le donné là, en en extrayant le « là » de tous donnés), le renouvellement monothéiste et christique (l’inscription en un Corps est évidemment fondamental, de même que la suréminence du Un exclusif qu’est dieu, ou la communauté des convertis, ayant relancer leur être par leur exister) instancie à la racine même de tout ce qui est et de plus de tout ce qui peut être ; le pouvoir-être de la structure investit l’attention (la potentialité, la puissance, la Possibilité, la virtualité antérieure logée dans la forme de conscience, en un seul arc sans rien, d’où le renouvellement constant depuis 25 siècles).

Inventions de technologies structurelles, d’une part (que l’on considère comme produites en effets de l’arc formel de conscience, ou révélations de l’absolu, si l'on est croyant), et création, toute droite, verticale, sans soutien, de par soi, tirant de son acte même sans causes, dressée, création de l’architecture de conscience (qui ne se fonde sur rien, cad sur l’être comme formule abstraite et constructiviste ou sur la conscience de (soi) comme réflexivité originelle, radicale, extrémiste, activiste) ; ceci en équilibre sur le Bord du monde, de toute la réalité (de toutes les réalités) ; par ceci l’exister a outrepassé l’être.

Il est dans l’être, un point ultra suréminent qui outrepasse l’être. Le présent est non ce qui résulte mais ce qui engendre toutes les réalités. Et arcbouté sur ce présent l’arc de conscience a commencé d’architecturer sa potentialité. Toutes les descriptions philosophiques, toutes les expérimentations esthétiques poétiques, politique, éthiques, mais aussi chacun des Corps qui reçoivent de plein fouet l’arc de tension de la conscience de (soi) (dans le rapport à (soi), le « soi » est le rapport lui-même, non un des contenus de ce rapport), toutes les instanciations acquises par la suspension de l’être par l’exister et sa structure, architecture exposent, montrent, avancent sur le Bord.

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