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instants philosophie

Orientation des choses et des êtres

10 Juin 2017, 08:37am

Publié par pascal doyelle

Lorsque s’invente et se découvre, à la fois, la structure de conscience autour de la méditerranée, il s’agit de faire passer cette structure dans le monde ; en lequel elle ne peut en aucune manière se présenter (elle est la forme qui présente le monde, la forme qui entoure le donné, et cette forme est le présent en ceci que le présent précède toutes les réalités). On a vu que toute la mise en forme culturelle est déjà acquise par quantité de mondes humains, séparés les uns des autres ; ce qui se produit autour de la méditerranée est l’anthropologisation nouvelle qui succède aux mondes humains, et outrepasse le phénomène de culture, et anthropologisation qui se donné comme acculturation généralisée (de a privatif, sans-culture, mais aussi de mise en forme à destination planétaire ; soit donc l'a-civilisation mondalie en sa forme) ; soit donc l’arc de conscience qui préexiste à tous les mondes culturels, qui n’a rien à voir avec le langage, la représentation telle ou telle, et aboutit au monde même donné « là ».

Les grecs pensent le monde, comme donné et donné en tant que « là » (l’être en dessous de tous les mondes, toutes les représentations, toutes les choses). Dieu et le christique interviennent dans le monde et annulent qu’il y ait un Ordre préalable ; le commandement ou l’exemple christique, inattendu, surprenant, déclenche qu’il y ait dans le monde (dés-ordonné alors) une intentionnalité. Mais de même les grecs par ce qu’ils nomment la pensée, l’idée, le système découvrent et créent la possibilité de sur-intentionnaliser (par dessus le groupe, le langage, le donné immédiat, et considérant que la pensée est réellement ce qui augmente exponentiellement notre possibilité, et individuellement cela, cette technique, cette machinerie qui soit décuple ce qui est déjà, soit crée, ouvre une nouvelle dimension). Les idées sont des intentionnalisations suractivées à propos du monde. Pareillement le christique ouvre que chacun soit lui-même la possibilité d’exister en plus de lui-même, de son corps, de sa propre vie, des intérêts faibles du monde, offrant le désintéressement, et l'hyper-intentionnalisation, ce qui veut dire le grand calcul qui parie sur non telle ou telle partie du monde ou de la vie vécue, mais sur le possible lui-même ; celui qui n’est pas, mais ex-siste. Dont on n’a aucune expérience mais qui réclame la foi (dans le possible pur), de même que l’on se perçoit soudainement au-delà de la mort ; selon un point-autre, par-dessus la vie,  qui annule que l’on soit seulement ce corps ; la dimension du sujet est ainsi ouverte.

Suivrons la méta-intentionnalisation, cartésienne et autres, et l'anti-intentionnalisation (Nietzsche, Heidegger, Sartre, Lacan) ; le tout explicitant la difficile localisaiton et rayon d'action de la structure. Tout l'ensemble est évidemment le même Pli et re-plis dans la forme de la même structure du même présent hyper-actif.

Par ces deux intersections (grecs et christique (et dieu)) on atteint la dimension ; qui revient à ceci que tous les contenus sont relatifs ; on peut produire autant de contenus que l’on veut (on n’est plus assigné à un monde, une parole commune, un langage, bref un Ordre) ; on peut désigner que le principe est la vérité en général et non telle ou telle vérité ; on peut assigner à chacun qu’il est Un par lui-même, ayant accès à sa propre décision et son propre possible (même si via le christique cela s'effectue premièrement par une "morale" mais d'un tel outrepassement et si excessive et autre qu'elle est la première éthqiue ontologique et l'instruction, la mise en forme de toutes les autres ; ça n'est pas une idée, vision, système particulier qui se place en l'an zéro, mais la structure même, hors de tous les contenus qui pointe dedans l'historicité (et la  crée), le monde et pointe dedans le corps). Il est donc une structure du réel qui intervient directement dans l’attention humaine et la décolle de toutes ses représentations, de son langage, de son monde clos, de son corps, de toute immédiateté et qui transporte notre attention dans la dimension unique ; c'est de là, de ce Bord introduit, du dehors, que l'on se voit, se pense, se décide ou désire ; elle est unique parce qu’il n’existe qu’un seul monde, une seule intentionnalité et un seul présent, et un seul Bord de la réalité ; tout le reste varie, selon les mondes séparés et selon les intentionnalisations créées par la structure rendue hyper-active depuis la méditerranée.  

Autrement dit il ne s’agit nullement de l’occident, mais de l’occidentalisation ; la mise en route du processus de la structure vide, formelle, qui s’incarne de fait dans la pensée, grecque, le christique, l’Europe, la révolution, et qui cherche de cette manière le système formel (celui qui est fondé sur les schémas explicites de vérité comme principe général et de liberté individuée de chaque arc structurel ; tout le reste en découle).

Tous les contenus que l’on voudra peuvent être conserver (et du reste va se multiplier l’attention à toutes les formes de monde humains en tous sens), mais il est clair que la formalisation du système qui dispose de la vérité comme principe et qui dispose de la liberté comme activisme remplace immanquablement toute autre détermination ; et donc n’est pas lui-même une détermination, un monde parmi les autres mais le monde même (tel que donné universel, et donné « là », comme être-exister) et la structure antérieure (à l’humain, comme arc structurel de conscience formelle). Tout ce qui suivra devra donc dégager les paramètres du réel, de la dimension qui contient les réalités, les mondes, les corps, les pensées, les représentions, langages, etc.

C’est littéralement ce qui eut lieu durant 25 siècles. Il faut lire la pensée, dieu, le sujet ou l’altérité (Nietzsche, Heidegger, Sartre, Lacan) mais aussi la révolution, l’humanisation, la personnalisation, la science et le droit, les esthétiques par ex qui nous apprennent la forme que doit prendre notre attention à exister, comme la description gigantesque qui réclame tant et tant d’explorations puisque ce qui est décrit c’est la forme antérieure à tout monde, à tout corps, la dimension qui n'apparait pas mais dont la moindre tension engendre quantité d'effets, étant à la racine antérieure de tous les mondes tous les corps. Et que cette forme supporte toute espèce de réalités et toute la possibilité ; on a découvert et inventé, à la fois, la structure antérieure qui a ouvert le Possible comme tel.

On ne sait pas de où vient ce Possible pur et brut, si le présent signifie, indique, oriente, dirige vers une dimension qui s’étendrait selon son exister propre, ni jusqu’où, on ignore où cette structure en présent conduit ; autrement dit ce que prédispose toute décision de notre part (il se peut par ex que l’on joue son âme de décision en décision, aussi bien individuellement que collectivement, et de toute manière si ça n’est pas notre « âme » c’est le jeu de cette structure et ce qu’elle éprouve qui sera plus ou moins augmenté ou plus ou moins dégradé ici même, dans ce monde ; veut-on vivre pour rien, pour le néant et la déchéance, et bien allez-y ; veut-on étendre la possibilité la nôtre et collectivement et bien décidez-en) ; et on ignore d'autant plus que le réel, cad tout et antérieurement à tout pour ainsi dire, est ce qui est en cours, en cours d’exister ; nous existons sur le Bord et c’est là que ça se décide.

Et pour cela il existe un Présent, qui s’utilise à cette fin inconnue, mais aussi inconnue soit-elle depuis la méditerranée nous avons à et nous avons de fait inventorié la dite structure (dieu, pensée, sujet, altérité et peut-être non pas selon une suite historiciste mais toutes les configurations à la fois, reliées entre elles ) et de cette manière peut-être encore avons-nous commencé de découvrir la dimension, et cette dimension on en a obtenu une cartographie, point par point sous divers sujets nommément ; Platon ou Aristote, Plotin ou St Thomas, Descartes ou Lacan, dessinent les limites, les bornes observables de la réalité et du réel ; de l’actualité du présent brut tel que « là ».

Cela veut dire qu’il n’est aucun possible possible, pour ainsi dire, sans respecter ce qui du système formel fut découvert et inventé (on ne peut pas toucher la dimension, qui n’a rien du monde, puisqu’elle lui est antérieure, sans inventer, créer, manifester en inventant les schémas que la forme antérieure peut prendre dans le monde donné, non seulement les représentations et les organisations du monde donné, mais aussi les formes de liberté et de conscience qui peuvent se restructurer ; il est adéquat qu’une forme, un être formel, sans rien, sans détermination puisse devenir et se modifier en « profondeur », dans sa formalité même, on y reviendra).

Le système formel oblige à tenir impérativement toutes les possibilités découvertes et créées, en une seule fois ; de maintenir tout l’arc de cercle que les arcs de conscience dessinèrent depuis le début et spécifiquement depuis dieu, le un tout-autre, et la pensée et l’universel et l’humanisation, et le sujet et la révolution et la personnalisation, et l’altérité, cette exploration fascinante du dedans de la forme, de la dimension (par Nietzsche, Heidegger, Sartre, Lacan, pour citer les plus fondamentaux, d’une part selon l’ontologie de l’altérité, N et H, et d’autre part selon l’analytique de notre structure, S et L, que l’on ne peut plus nommer « notre être », puisqu’il n’est pas, là, de contenu ou d’identité mais un activisme et un activisme sacrément forcené, les mois le savent bien, qui subissent la proximité quasi instantanée du sujet déchainé en eux, dans leur horizon, leur désir d’être, leur décision d’exister).

Il faut donc considérer comme totalement tel que cela se donne, se prête, se manifeste les déhanchements de l’arc de conscience, ses tangentes sur le Bord de la réalité, qui n’admettent aucune autre loi que la sienne, mais qui admettent vraiment cette loi comme une loi, la pensée, dieu, le sujet, l’altérité sont des puissances exercées qui analysent fondamentalement leurs déroulements dans le monde ; au sens effectivement d’expérimentations qui se déploient les unes suivant les autres et souvent les unes par les autres (Nietzsche n’est pas sans ignorer le christique, Lacan Descartes, Hegel Kant, etc).

Il est absolument faux que par ex Descartes ou Kierkegaard exposent le versant « subjectif » comme tendrait à le faire accroire les développements académiques, analytiques au sens anglo-saxon, qui visent une scientificité, que peut-être ces analytiques atteignent ; cela n’est pas ce qui est en jeu. La pensée qui admet Descartes ou le christique et qui semble étreindre le grand écart, respecte au contraire totalement ce qui eut lieu et entend rendre la cohérence de ce qui eut lieu ; l’objectivité des sciences ou de l’analytique anglo-saxonne peuvent bien s’avérer, au sens propre, réellement d'être vraie, l’hyper-objectivité de Plotin, du christique, du sujet ou de Nietzsche manifeste, elle, le seul lieu de réflexivité qu’une seule discipline, extrême, extrémiste, activiste, prend en charge ; la philosophie.

L‘hyper-objectivité philosophique ne nie en rien quelque objectivité que ce soit, quand bien même serait-elle prétention, ce sont les objectivismes qui nient la validité de la pensée hyper-objective, qui éprouve, perçoit, expérimente l'activisme ici et maintenant de la structure se saisissant ou étant saisie de son rayon, animant sa tangente sur le Bord de la réalité, et qui n’est ni subjective, ni objective et nous entretient, seule, du lieu unique ; celui de l’exister, de l’exister en dessous de toute réalité, de tout arc structurel de conscience, de toute intentionnalisation.

Evidemment cette hyper-objectivité cessera de considérer que de dieu on s’y instruit en tant qu’il est exclusivement le Dieu d’une croyance, de rituels, d’un ordre humain et sociétal, cessera d’admettre seulement que la pensée est l’éternité qu’elle prétend, et l’horizon exclusif de toute humanisation ; cessera mais c'est pour avancer que c'est bien plus que l'objet d'un rituel ou bien plus et plus cruellement l'éternité, étant ce présent fabuleux et absolument Autre, seconde après seconde.

Ce qui se voit quand même très évidemment de ce que l’humanisation, à fondation universelle, et légitimement, c’est vue outrepassée par la personnalisation, qui ne peut pas seulement se satisfaire de l’universalisation (réclamant la psychanalyse, l’existentiel, la sauvagerie des sujets et des mois fondamentalement déchainés et hors des gonds, toutes leurs littératures et images et imaginaires, y compris le rock et la pop, entre mille autres manifestations du un livré en un corps activiste). On cessera de considérer le christique comme étant le Christ lui-même ; mais de soutirer tout ce qui dans le christique envahit tout l’espace intentionnel et crée, produit, engendre cet espace intentionnel lui-même et évidemment sa temporalité absolument récalcitrante (et pour cause le sujet est non seulement le temps, mais le présent comme exister unique et radical, à la racine même, antérieure à tout, antérieure également au moi lui-même ; on est Autre depuis cet instant là, depuis cette mort sur la croix, de fait ; aucun grec ni aucune religion serait-ce du dieu un tout-autre, ne parvient à cette intensité structurelle, inutile de chercher, ça n’existe pas à ce degré d’hyper-intentionnalisation-là).  

Hyper-objectivité ça n’est pas pour succomber à on ne sait quelle irrationalité, ou infra ou supra (infra les ontologies brutales, et valides comme telles, de N et H ; ou supra d’un retour du divin, de la religion, etc) mais c’est afin d’indiquer que si on ne peut pas assigner « raison » à « exister », ou le conscient à la structure de conscience (qui outrepasse ce que « conscient » comporte, Sartre et Lacan interviennent à point nommé), c’est parce qu’il faut indiquer, orienter toute l’attention vers la cohérence très-étrange de la structure, non seulement de l’arc de conscience mais de l’arc du présent.

Hyper-objectivité qui serait incomplète si on en excluait les autres-civilisations ; il est hors de question de bannir qui ou quoi que ce soit ; c’est seulement que la capacité que l’on en a est trop faible, pour l’instant, d’admettre le zen, l’hindouisme ou la fourmi qui rêve ; pourquoi le rêve serait-il abandonné à l’inexistence ? L’occidentalisation sera donc la machine, hors tout contenu, qui permît d’extraire la structure ; laquelle est la racine. Elle n’est pas à la racine, comme se greffant sur une réalité qui serait substantielle, mais elle est la racine ; il n’y a rien d’autre avant … et après. Par exemple ça ne conflue pas vers le bien, le beau, le vrai ; ce sont le vrai, le beau et le bien qui s’utilisent pour susciter, alimenter (selon leur mode et leurs moyens) chaque arc structurel ; ça n’apparait qu’à un sujet. On ne peut même pas prétendre que le « sujet » pourrait s’incarner en une vérité, un peuple ou une œuvre ; ça n’a rigoureusement aucun sens.

Mais cela signifie que le sujet, cad ce qui s’active en chacun de ces (étranges) corps, n’est pas un subjectif ; c’est un réel objectif, et donc un hyper objectif, qui est, littéralement, ce que l’occidentalisation produit, invente et crée ; l’occidentalisation crée des êtres individués hyper objectifs ; et en crée en quantité ; la nature même de ce « sujet » implique, comprend qu’il soit en nombre indéfini ; la forme ne s’incarnant jamais telle quelle dans le monde, la réalité, le vécu, non par manque et défaut mais parce que sa forme est autre et que c’est cette altérité qui est vécue, désirée, imaginée, perçue, décidée, pensée (qu’elle soit mal vécue par la plupart des mois est quand même assez net ; on souffre, point).

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