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instants philosophie

Le corps vivant

18 Novembre 2017, 09:38am

Publié par pascal doyelle

Affect et Réel

C’est uniquement par faiblesse de la tension que la structure dite d’occidentalisation essaiera constamment de renouer avec l’ancienne logique-de-monde, qu’elle s’évertuera à faire-monde, à reconnaitre son groupe et sa parole partagée, cyclique, ritualisée, et  elle cherchera à renouer les fils déchirés lors même qu’elle sera tirée, tractée par la pensée, ou par dieu ou selon un sujet.

L'interruption du monde que provoque la structure de l'attention accélérée. La pensée, grecque, vient interrompre instantanément la vie comme elle va et abolit le groupe humain. Comme dieu qui ne cesse de venir briser l’unité juive et tel le christique qui attire de son cœur interne bien au-delà des églises et institutions humaines (qui comme telles reçoivent de toute manière constamment les mêmes contraintes et pressions que n’importe quelle institut humain). Mais de même le sujet bien au-delà de la révolution réalisée cherchera lui-même encore bien plus que son statut de citoyen ou de salarié ; convaincu par ex qu’il existe des droits individués bien plus fondamentaux que les droits dit « de l’homme » (passant du générique « humanisation » au réel qui se nomme individuelle structure ; les droits individués contre les « droits de l’homme »). Mais aussi interruption du monde et du groupe humain (qui se resserre constamment sur lui-même) au nom et par chaque moi, tout purement, nettement ; c’est bien en ceci que Céline et autres martèlent une si puissante inhumanité ; ils n’obéissent plus à l’humain universellement présenté mais explorent toutes les concrétisations, les densités, les plus obscures et pleines du vécu et du corps. C’est toute la masse de densités qui remonte en nous, quitte à nous forcer à oublier l’universel et l’idéalité (de l’amour universel ou personnel, vers on ne sait plus quelle sorte de sentiment éprouvé, d’épreuve affective).

Dieu, pensée et sujet  tirent de fait en l’autre sens, assignés à leur exister structurel ; vers le splittage et l’exigence de la forme sans contenu, et n’admettent pas l’union naturelle ou spontanée mais supposent la ré-union différenciée – la distinctivité, et non la fusion ; la vérité est que l’on existe exclusivement sous le rythme de la séparation, de la division et qu’il ne peut plus être question de réconciliation mais uniquement de co-ordination, dûment articulée, spécifiée, analysée, décortiquée, et donc annuler qu’il y ait quelque bonheur rêvé et que l’on soit sous l’empire du désir ou des déjà mortes satisfactions et du bonheur périmé. Que l’on n’ait plus pour seul Bien que l’intentionnalité pure et brute qu’il faut rendre subtile et encore plus distinctive ; impossible de faire-monde et immédiateté et du reste et ni l’historicité, ni les mois n’y parviennent parcourus des soubresauts violents ou de douloureuse angoisse.

Puisque désir, bonheur ou satisfaction figent, tandis que l’intentionnalité permet de relancer la totalité de tout, de tout ce qui fut intentionnalisé, l’intention est le renouvellement, le re-devenir ré-instancié (c’est en ceci que Nietzsche veut se substituer au christique, et prendre sur lui le renouvellement déjà instancié par le christ, et croit en sa puissance de renouveler le renouvellement).  

C’est la division qui est venue au monde par dieu, la pensé et le sujet (d’abord christique puis cartésien) et ce afin d'augmenter le degré d’intentionnalité et le coefficient d'interruption du monde, du donné, du vécu et du corps  ; que l’unité de l’ensemble des arcs soit non plus naturelle et immédiate dans une unification donnée d’un monde déjà là et cyclique, ni naturaliste (de type communiste ou libéral, dans lesquels le substrat insistait comme besoin ou comme désirs) mais de coordination ; obligeant à réfléchir, à dérouter la satisfaction (le bonheur auquel nous condamnent libéralisme et communisme, au sens où « ça n’est pas de ce bonheur là dont on attend ») et signifier l’insatisfaction.

Arcboutée sur le Bord du monde, ayant quitté tous les mondes, l’occidentalisation est l’élaboration du Bord, élaboration qui dresse l’architecture de l’intentionnalisation, du présent, du réel. Laquelle élaboration est vide, ce qui, veut dire non pas le « néant » comme cela fut avancé ici et là (on ne sait pas ce que veut dire « néant » pour la raison que le néant n’est rien), mais signifie la forme vide ; et on connait deux formes vides l’arc de conscience et l’exister ; l’intentionnalité et le présent.

L’occidentalisation en forme l’ontologie et l’éthique fondamentale et est littéralement la manière d’utiliser l’attention, l’attention tout bête, toute simple à ceci ou cela, bien que, évidemment cette attentionnalisme sut prendre une extensivité, avec les grecs, une intensité avec le christique et le sujet, une densité avec l’humanisation et le moi, la personnalisation, qui s'attache exclusivement à l'immédiatement vécu et coordonné, par la révolution, et que cette élaboration se nomme métaphysique en premier temps et ontologique en second, à partir de Descartes.  

Et comme c’est bien du Bord de toute la réalité dont il est question, toutes les explorations sont requises,  qui ne parviennent pas encore, toutes rassemblées, à un début de commencement de l’analyse du réel très exact, ne parviennent pas encore à l’analyse et à la compréhension du Bord de la réalité ; étant entendu que l’on se situe alors, tous, antérieurement à tout monde ou donné, vécu ou corps et qu’interroger le bord c’est plonger dans l’ontos pur et dur du réel (et que cela ne se résoudra pas si aisément) ; et on a vu que si l’extensivité de la pensée est grecque (elle pense le monde selon sa résolution de l’universel, du procédé de l’universalisation, qui tire des données immédiates des règles universelles, des idées qui sont des relations, des systèmes qui rapports), l’intensité est christique et celle du sujet qui concentre dans sa décision, sa volonté, son intentionnalité tout le poids et la perspective du réel, pour nous extensivité et intensité (qui sont conservés) se développent en densité ; en ceci qu’il s’agit d’incarner, d’incorporer l’universel et le sujet dans le donné tel que là ; soit comme humanisation soit comme personnalisation.

Depuis le début c’est une seule trame qui courre ; depuis le début on cherche et expérimente les affects adéquats ; ceux universels des grecs, ceux d’intensité et de conversion qui traverse tout ce corps-çi en fonction de l’Autre-corps, pour et par le christique (mais aussi l’étrangeté cartésienne qui découvre le monde, la réalité folle et autre intégralement, absolument existentielle de la Méthode du doute, qui bouleverse toute l’intentionnalité du sujet, et le crée comme sujet), et l’affect devient crucial lorsque précisément la structure qui se déploie de plus en plus atteint l’individualité, le moi ; lequel est non seulement bouleversé mais décuple la possibilité affective elle-même ; il ressent des tas de trucs qui ne possèdent pas de « nom », qu’il invente et découvre à la fois ; on est loin des sentiments idéalisés, non seulement grecs mais aussi ceux qui précédèrent la réalisation universelle (corps qui avaient en vue l’horizon universel assuré ensuite par la révolution, offrant à chacun de posséder son propre corps ; ce qui n’avait pas lieu auparavant, sinon structurellement dans le christique) ; la chute de ces sentiments idéels, grecs, ou idéaux, christique ou courtois, idéalisant l’amour, antérieurs à la révolution, se produit comme romantisme et dépressions et délires et morcellement ou mégalomanie du moi mais aussi démonte littéralement que « amour » ou « désir » soient si simples … (bref non seulement le désir qui tournent en sado ou maso ou toute autre variante peu claire, mais aussi toutes les prolixes inventions mentales de la personnalisation, qui essaie tant qu’elle peut de s’échapper, de se contourner, de s’expatrier, de se détruire ou annuler son identité ; parce que la structure en un moi n’a pas d’identité, elle est une singularité, une structure pure et brute, très brute, une lame aiguisée qui veut s’affuter plus encore et expérimente à tour de bras ses possibilités, non humaines ou non psychologiques).

On reconnaitra aussi que l’universel ne suffit pas pour réformer l’humain, même sous le coup de l’humanisation de raison, du « liberté-égalité-fraternité » et qu’autre chose, une autre sorte de dimension est en jeu ; et c’est cette autre dimension qui est explorée et explorée à partir du point qui seul peut la manifester, l’individuer, et imaginer, poétiser au sens fort et impénétrable ; analysée, et analysée en tant que vécue et non pas théoriquement, vécue, l’humanisation expérimente et chacun y invente de sa relation dite humaine et personnalisée, qui entre quasi immédiatement dans la dispersion et la dissolution psychique et tout autant affective (la structure est une terrifiante présence formelle) , et éprouvée, éprouvée dans le fait : dans le fait d’un Corps, de son individualité vivante.

Mais on ne peut pas échapper au Bord puisque c’est à partir de lui nous nous penchons sur l’ontologique et à partir de l’ontologique instancié ici même (depuis Descartes ou dont Descartes manifeste la position si l’on préfère) que nous percevons le donné, le monde, le vécu et le corps. C’est toute l’apparescence de la réalité et du corps et du vécu qui se retrouve lentement cul par-dessus tête. Si ce devenir ne tenait qu’au contenu intentionnel, tout l’ensemble serait balayé depuis belle lurette de ses propres contradictions (l’universel et la connaissance ne tiennent qu’une partie de la réalité) ; mais la progression, au travers de dieu, de la pensée et de l’être, du sujet et de l’étendue, de l’altérité, de l’existence (Sartre et Lacan) et de l’exister décrit scrupuleusement l’architecture susdite du réel même ;  scrupuleusement parce qu’il n’est aucun autre réel sur lequel s’arcbouter, il n’y a nulle part d’autre où aller, où s’avancer ; la pente est très exactement suivie, d’élévation ou de dégagement ou d’abaissement ou de bassesse ;  on ne peut pas ne pas être la tangente du Bord du monde, du cercle du réel qui entoure les réalités, puisque l’on n’existe que de, par et pour cette division.

Cela signifie, donc, que l’on ne se fie pas du tout à la rationalité des contenus, mais à la puissance de l’architecture ; étant entendu qu’elle est instanciée, pour chacun, immédiatement dans le monde et instantanément dans la structure de chaque arc, acte de conscience, que l’architecture est plus cohérente que les cohérences secondes de la détermination du monde ; que l’architecture est installée, instanciée dans le faisceau de conscience, d’attention, de décision, d’imagination, d’intentionnalisation telle quelle. Que cette architecture c’est cela même qui est appelé par toute Œuvre ; œuvre esthétique, poétique, philosophique, mais aussi idéel (de connaissance) ou éthique ou politique (la révolution fut un idéal en soi et valant pour soi ; à raison puisque la révolution est l’historicité même, pareillement les années soixante qui révélèrent le devenir interne du moi comme prototype de sujet concret). Toute œuvre étire l’arc structurel et attire l’acte de conscience à l’extrémité du bout de la réalité, sur et par le Bord qu’est le réel. Tout cela exige l’architecture, dont on a dit déjà qu’elle était archi-texture, celle du corps.

Qui dit texture veut dire par là qu’il soit tissé de signes. Autrement dit de rapports. Puisque cet arc de conscience est lui-même un rapport et qui plus est le rapport unique, la racine articulée conscience-dans-le-présent ; le rapport de cet être qui n’est pas un être mais est le rapport dont la nature est de se rapporter à soi comme rapport. On ne voit pas à vrai dire de quoi ce rapport pourrait être le rapport sinon de lui-même comme rapport ; tout autre destination le pousserait et l’enfermerait dans telle ou telle détermination et donc ne serait plus du tout qu’il soit un rapport. Et comme son identité est non ceci ou cela mais est ce rapport lui-même, et donc qu’il est vide, cela lui évite de se confondre avec quelque contenu que ce soit ; il reste donc et restera le rapport du rapport parfaitement vide, ce qui signifie formel ; il ne peut pas être, il ne peut qu’exister mais exister est antérieur et plus grand que être. De sorte que jamais aucun contenu ne remplira la forme ; et que donc elle n’a pas de correspondance avec quoi que ce soit du monde ; or il n’est à proprement parler que de la détermination, il n’est que le monde ; donc ce qui sort, s’extrait, s’ajoute en plus du monde est une forme.

C’est bien de ce que rien n’est en nous naturel, que l’affect est le centre vital de l’arc de conscience ; on ne peut délimiter aucune réalité en nous qui ne soit travaillée par l’intentionnalisation ; non pas que tout soit situé, physiquement, dans l’intentionnalité, mais bien que l’apparaitre des choses, et donc de notre « être », est effectivement, dans l’effectivité cela même qui existe ; ou donc l’être n’est pas, ou plus exactement il est secondement, pris dans le mouvement (le mouvement qu’est le présent, en tant qu’exister) ; et ainsi ce qui apparait est parcouru de profondeur, puisqu’il n’existe que cela, de l’apparescence. Lorsque Platon nous entretient des idées, ça n’est pas une fixité puisque les idées c’est cela même qui accélère considérablement notre perception, notre attention, notre concentration… Cela signifie que ce que vous pensez, ce que vous vous représentez non seulement influe sur ce que vous percevez mais aussi sur ce que vous ressentez. Et qu'il s'agit d'élaborer la stratégie de cette intentionnalisation.

Le corps vivant

Les étatistes et les objectivistes (les psy ou les socio) adorent que vous soyez effet de causes extérieures ; parce que selon cette extériorité ils parviennent à se placer, à placer leurs discours, qu’ils prennent pour la réalité (ils confondent ce que l’on connait de la réalité et la réalité elle-même et effectivement on ne connait la réalité que dans des discours et des systèmes, mais le seul et réel accès au réel est votre arc de conscience ; aucun discours n’a accès au monde tel que donné là).

Ce qui a accès au donné là, à l’horizon du monde, au monde comme horizon, et ce sur la surface du corps (où donc ailleurs que là ?) se révèle comme perception et donc comme affect ; de même que l’arc de conscience précède tout ce qui vient (représentation, langage, image, neurones, etc) pareillement le corps est toujours déjà vivant et perçoit ; c’est son taf, son boulot, ce pour quoi il est fait ; autrement dit le corps, tout corps, est déjà lui-même un retour… Un animal est un retour ; s’il ne l’était pas il n’y aurait aucune séparation d’avec le milieu et donc ne serait pas un corps. L’arc de conscience qui crée une autre-surface du corps, est alors lui-même déjà embouteillé, emmanché, engrené dans le retour que son corps est-déjà.

Encore une fois, mise au point ; que l’arc de conscience vienne avant n’importe quel système (du langage par ex) et que le corps vienne avant toute disposition de la cervelle, ça n’est pas étonnant ; c’est fait pour cela ; l’arc de conscience et la perception consistent à passer outre le « milieu intérieur » afin d’accéder au milieu extérieur ; si un corps perçoit c’est afin d’oublier son unité et si l’arc de conscience regarde, pour ainsi dire, à l’extérieur c’est afin de court-circuiter la cervelle (et tous ses contenus, et conséquemment de répondre au donné là immédiat et non plus de reposer sur son acquis). Cet arc ou ce corps exposé ne peuvent pas « tout » ; dans la mesure où une telle remarque ait quelque sens, mais c’est ce que l’on entend constamment « on n’est pas libre » ; évidemment que l’on ne peut pas tout, on peut petit à petit et surtout on peut ici et là ; c’est, littéralement, cet ici et là, cet ici et maintenant qui tient l’arc de conscience et il est constitué à cette fin ; sauf que bien sur il s’agissait pour les grecs et pour le christique de déployer l’ensemble du possible, l’ensemble de cet ici et là tel qu'actualisé dans le présent brut et de livrer, délivrer toute sa puissance ; à savoir que tout nait et re-vient au présent.

L’ensemble de toutes les possibilités de cet acte, actuel pour le dire, c’est très exactement le processus de l’occidentalisation (dont on a dit déjà qu’il n’était pas « l’occident » mais bien plus vaste et de toute manière en ce moment même est devenu, ce processus, la planète même). L’occidentalisation est la mise en œuvre de l’acte d’attention en tant qu’il dispose effectivement (cad dans la réalité du monde ou dans le réel de la structure) ; la pensée métaphysique (jusqu’à Descartes) ou la réflexivité ontologique (depuis Descartes) s’utilisent à cette fin ; préciser l’acte, l’action, l’activité, l’activisme qui consiste à tout vouloir ici même et intégralement. Intégralement non dans l’ordre de la réalisation (on ne peut pas conclure sur la détermination du monde, du donné, du vécu ou du corps), mais intégralement dans la dimension de la Possibilité ; tout ce dont il est possible de prendre conscience ici et maintenant et ce sans supposer qu’il « manque » une part « au-delà » ou « ailleurs » ; tout est là, l’être est donné totalement, ou depuis l’ontologie et Descartes c'est le réel qui est ici même, l'exister qui est appelé et amené de son déroulement intégral (qui ne passe plus même par le seul universel, ni la métaphysique de discours, mais par l'arcboutant sur le "là" du monde et du corps, nommé pour cela non plus métaphysique mais ontologique, l'accès même au réel).

Le grand système ontologique

La différence entre la métaphysique (qui est annulée par Descartes et dont l’annulation est actée par Kant) et l’ontologique (qui débute par Descartes) tient en ceci que le système de base est restreint à la pensée (grecque) tandis que le système de réflexivité est hyper étendu (et se continuera par Kant, Hegel, Husserl, H et N, Sartre et Lacan). L’ontologique est dit réflexif en un autre sens que celui grec ; il ne s’agit plus de trouver ou retrouver l’unité de l’être, cad de l’idée de l’être (et qu’il soit ainsi marqué dans sa cohérence ; cohérence qui implique que tout énoncé soit compréhensif et compréhensible dans l’ensemble, réflexivement établi, et dont cette première réflexivité tire son utilité et son efficience) mais de faire-retour sur cet être-çi, sur ce sujet et sur son installation, incrustation dans, sur, par le réel (figuré par Descartes de deux manières ; dieu et l’infini / le monde et son étendue) ; réflexivité de retour donc sur une structure réellement là.

Et évidemment que soit conservée l’exigence grecque ; que ce retour sur cet-être décrive cet être-çi, cette structure mais … en cohérence ; même Nietzsche est tenu, réellement, par une cohérence, sinon ça n’aurait aucun sens et serait illisible et surtout ne pourrait pas être écrit … Il faut bien prendre en compte que même dans les tempêtes de "l’irrationalisme" c’est la forme rationnelle qui est retrouvée, jamais perdue ; on abomine les fondements de la pensée ou de la raison, mais au nom d’une vérité et d’une vérité nouvelle et tout autant organisée ; ce qui signifie ceci que les tempêteurs use de la cohérence afin de trouver les distinctions au-dedans et alentour de cette structure qui est littéralement posée là sur le sol ; sur le Sol.

Appliquer l’exigence de cohérence, et ainsi l’exigence tout court, à quelque intention que ce soit, est la suprématie de la mise en forme sur les contenus ; non pour les plier, mais parce que c’est via l’exigence que les contenus apparaissent ; on ne tombe jamais sur une consistance paisible ; c’est parce que Platon veut les Idées que le monde apparait, sinon ne nous resterait que le monde donné là immédiat ou le monde commun de tel ou tel groupe pris dans son langage ; le sgrecs ont inventé du langage, cad des rapports nouveaux. C’est ainsi par sa révolte interne que l'on a outrepassé l’universel et déployé le corps, le corps rimbaldien ou nietzschéen (etc), explosé la clôture de la réalité raisonnable ou humaniste, comme si il n’était que l’être, dénudé les fils de la raison ou de l’humanisme, de même que furent dépassés les groupes humains et leurs mondes isolés, immédiats et de synthèse unifiée, par la révolte interne qui explose cartésiennement ou nietzschéennement ou céliniennement (etc) dépassée la réalité aplanie de la raison, humanisme et naturalité. Et que la structure continue dans le brouhaha sa restructuration de la réalité et de sa propre capacité formelle ; il n’y a pas seulement des réalisations en plus mais aussi des corps tout à fait autres en plus ; opérant de nouvelles distinctions mentales qui sont des différenciations, physiologiques, des perceptions et des affects (démultipliant les Œuvres, éthiques ou esthétiques, révolutionnaires ou psychiques dans les mois eux-mêmes durement éprouvés.

La division instanciée de tout est ainsi l’effet universel et ontologique de la structure avançant au travers de toute l’historicité. Soit elle tombe dans les immédiatetés et la dispersion indéfinie des intérêts et des images que suscite cet arc en chacun, de sorte que l’on se retrouve piégé dans son propre fantasme et même dans le signe de son corps littéralement, soit elle parvient à se restructurer sur son insatisfaction native et fondamentale.

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