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instants philosophie

Avancer vers le Bord du corps

17 Février 2018, 08:53am

Publié par pascal doyelle

Il existe un Bord au monde et c’est le présent. Le présent est constamment et continument actif et chaque conscience est articulée vers et par le présent ; l’articulation est un arc, une tension qui sort de la cervelle vers le réel, sous l’apparaitre du donné là, du monde, des déterminations. 
Articulée au présent, seulement elle ne le voit pas puisque le « présent » ne se « voit » pas ; ce que l’on voit c’est le monde ou le donné, le corps ou le perçu, les signes ou les images. Mais comme quand même le Je est un rapport à « soi » on postule toujours une unité ; on a voulu que cette unité soit un quelque chose (que ce soit les mathématiques ou la pensée ou l’esprit ou l’âme ou l’identité, etc), mais il se trouve que l’unité n’est rien de tout cela et que n’étant pas du monde, de la détermination, l’unité est la forme (ce que pré(voit Kant) ; le présent est la forme du monde et l’arc de conscience est la forme du corps.
 
Evidemment ça n’est pas le corps lui-même, qui est un être-vivant et doué comme tel. Ce qui est le-corps pour une conscience c’est la surface, nouvelle, qui se crée de (se) regarder ; on place (se) entre parenthèses parce dès que l’on entre via la conscience on ne sait plus « où » elle est ; elle est l’énoncé, l’énonciateur, l’auditeur, la chose montrée, n’importe quel rapport. Puisque c’est de ce que l’on a conscience que l’on est. Et comme c’est un rapport on n’est pas ; on ex-siste ; on sort-de, on sort de ce rapport. Et il n’en est qu’un seul ; une seule sorte de rapport qui se nomme « conscience » (identique pour tous mais tous ça ne signifie rien, il n’est que des arcs de conscience un par un et exclusif et autres à chaque fois).
Lorsque la tension sort de la cervelle et, revenant, elle re-vient ; l’arc vient-à-nouveau et  vient-à-neuf (remettant les compteurs à zéro, non au néant mais au vide formel étincelant), il vient de l’en-avant, du donné « là » et couvre le corps de signes, et par là crée la surface-autre du corps, ce par quoi l’arc est la forme du corps (de signes, pas de langage exclusivement, mais de signes, l’activité de signifier est plus grande que les signes).
Évidemment quantité de systèmes (de déterminations) s’y intègre, mais la perception s’effectue dans l’immédiat présent et on ne sait pas ce qu’il s’y passe. L’immédiat présent est le gouffre par lequel tout surgit.  Le choc d’une œuvre, esthétique, poétique, une rencontre, une révolution, une vision mystique, un drame, un danger ou une urgence quelconque ; l’arc de conscience s’utilise afin d’intégrer immédiatement la réalité actuelle dans la masse de la cervelle, dans la mémorisation, dans les systèmes tissés par ces mémorisations, par cette mémorisation de « soi » qu’est le moi, la manière d’être de telle identité. L’arc de conscience est ce qui impose des ruptures, des désordres, des désorientations et des orientations, des possibilités ; et qui les impose à et dans la mémorisation.

Ce que l’on a nommé l’occidentalisation (ça a pris ce nom là, ça aurait pu se dérouler ailleurs et ici et là ça s’est effectivement approché ailleurs, hindouisme par ex), et ce qui distingue cette structuralité découverte autour de la méditerranée (que la forme qui produit des contenus, des représentations, des mondes humains, des cultures, est plus grande que ces produits, ces mondes), l’occidentalisation donc, la structuralité consiste à découpler l’acte de ce qui est agi, de ces identités ("la" pensée, "la" vérité, l'être lui-même, sont des opérateurs, tout comme dieu, le christique ou le sujet qui opèrent à vif et créent ce qu'ils signifient et sot augmentent soit intensifient la réalité par le réel injecté) ; par quoi on récupère une identité plus grande parce que cette fois non attachée aux contenus et qui par conséquent doit se dénommer (dieu, pensée et être, christique et sujet, altérité et structure) et s’élaborer (se créer comme forme en créant et en épaississant ce Bord sans épaisseur et qui doit, pour respecter sa nature même de Bord, de ligne, s’épaissir sans s’énormiser  et donc utiliser la pensée/vers l’être, l’humain/vers dieu, le sujet/vers la liberté, préserver sa forme contre ses contenus et produire des contenus tels qu’ils appellent la forme en et par chacun ; la philosophie, l’esthétique, l’éthique, le christique, la ; politique n’existent que si ça appelle les sujets, les arcs, un par un et ne les recouvrent pas, ne les écrasent pas en on ne sait quelle vérité ou image ou immédiateté ou facilité).  
Le christianisme, en tant qu’institution, humaine, a comme toute institution déliré énormément, mais le christ non ; il se peut que l’église se soit trompé mille fois, mais le christique est hors, hors champ : celui par lequel un champ s’est créé. On ne peut pas apprendre par cœur les philosophies ; il faut y exister. On ne peut pas aimer Rimbaud sans devenir-Rimbaud. Toute formule scolastique ou scolaire ou universitaire, tout cela c’est très bien, mais comme moyens ou en tant qu’outils ; ça ne vaut en réalité, dans le réel du face à face, rien ; c’est vous qui allez faire le boulot.  

La mémorisation ce sont les choses. Les réalités, les mondes humains, les mois, etc, les œuvres par exemple. Mais on remarquera que l’on n’accède pas aux œuvres facilement ; ni esthétiques ni philosophiques ; parfois on est submergé et extatiques et on ne sait pourquoi, mais souvent et même alors il faut apprendre ; tout comme être en un monde humain suppose que l’on y soit né (et qu’il soit déjà, imprégnant, ce monde, notre corps, nos gestes, nos images, notre langage). Une œuvre, qui est créée par un-seul, un singulier, réclame d’autant plus que tout autre-chacun apprenne à aimer cette œuvre ; on de-vient Rimbaud, bien que l’on ne sache toujours pas pour-quoi, ni comment. Rimbaud se situe dans le Point antérieur, celui constitue le réel et les réalités. 
Dans la surprise, dans l’ajout que constitue la perception, l’inattendu (étant donné le danger et la multiplicité et le hasard « des choses qui arrivent » et à quoi une cervelle, organisée, ne peut pas répondre, il faut inventer ; non pas choisir mais inventer des solutions et de plus inventer sinon des problèmes du moins la reformulation des problèmes, souvent, dans le monde, cruciaux, vitaux, dangereux) dans l'inattendu on peut visualiser, et organiser la simple visualisation. On peut organiser l’inattendu. Soit donc entamer l’actualité et non plus se tenir du temps et du passé, de la mémorisation, du langage ou du groupe, du vécu ou du corps, de l‘héritage ou de l’ambiance du monde. Lorsque Roquentin sort du monde, il le Voit. 
Il faut alors fabriquer les cadres de cette actualité et de telle sorte que chacun puisse dans l’immédiateté reconstituer les choses, les êtres mais aussi et surtout que chacun soit capable de repérer l’acte même, le présent qui éclaire toutes les réalités, les intentionnalités, les intentions et les images ; le miroir, dans lequel apparaissent les images ; et que chacun se réfère à soi comme actuel et bel et bien « là », réel, existant, dans le regard-même et non pas « vu on ne sait de où » (de l'au-delà, du divin éloigné et regard aveugle, ou vu et subissant "les autres" pour Sartre : à l'inverse rappelons que le dieu unique inter-vient, lui, constamment pour changer le monde et le christique vous crée par le regard neuf, le christique est le renouvellement instantané). Non plus se référer à la mémorisation, et pour nous à la mémoire que sont les groupes humains, les mondes humains, mais se référer à notre expérience ; la pensée ou le christique (ou dieu, qui pousse les juifs à sortir de leurs conditions) demandent que chacun puise dans sa possibilité et que la possibilité même est justement ce qui « doit » être parce que cela « peut » être.
 
Évidemment il est possible de soutenir que l’arc de conscience fonctionne comme complément de la mémorisation (qui contient donc des tas de systèmes, innés et acquis, le langage, la capacité de percevoir, etc) et qu’il ne déploie aucunement une Dimension. Il servirait en ce sens à réinscrire dans des systèmes préformés des données, datas et rien de plus ; sauf que bien sur le système culturel est déjà lui-même opéré du dedans et modifiable, et donc on peut s’attendre à ce qu’une extériorité intervienne à cette fin de ne point respecter les systèmes mais les modifier, plus ou moins sensiblement, ne serait-ce que pour qu’ils s‘adaptent. Et cette modification intérieure aux cultures  est décuplée lorsqu’il s’agit du système d’acculturation, qui requiert l’expérience vécue, perçue, et dans tous les cas actuels et qui ne sont eux-mêmes compréhensibles que par … compréhension, attention, activité responsable d’elle-même et possiblement créatrice ; il faut calculer mathématiquement pour accéder aux mathématiques. 
L’hypothèse ici est que cette fonction vaut en et par elle-même et non comme faire valoir d’une mémorisation (autrement dit on préfère valider la transformation de tout système que la répétition continuelle des mêmes systèmes ; puisque de fait depuis la méditerranée, depuis 25 ou 35 siècles ça ne cesse de se révolutionner, on a pris en somme l’habitude ou adopter l’astuce de remodeler constamment, d’inventer) ; au sens où ne serait-ce que parce qu’aucune des mémorisations, des langages, des mondes n’existeraient si ils n’existaient pas pour-quelqu’un ou plus exactement pour un Point. 

Et y compris que cette fonction ne vient pas non plus se loger en une synthèse ; la conscience de Jean-Pierre n’est pas celle  « de » Jean-Pierre  (comme si Jean-Pierre existait en lui-même) mais c’est Jean-Pierre qui est remodelé sans cesse par la conscience qui l’existe ; il est manifestement faux de prétendre que J-P ne peut pas comprendre Paul ; ils parlent du même monde, du même corps, de la même expérience générale et particulière ; ce que l’on ne sait pas c’est comment Paul ou J-p se projettent et donnent « sens » à toutes les matières données ; ce sens échappe mais il échappe aussi à l’un comme à l’autre chacun pour lui-même ; non par manque mais par excès en quelque sorte, autrement dit parce que l’on existe ce « sens », ce possible, ce réel, qu'il est tout notre corps se déplaçant et couvert de signes, qui donc n’est pas lui-même défini au sens strict ; puisque, comme tout présent, il est en cours de réal-isation. Et que le tissage que chacun opère sur lui-même réfère au présent, à la structure du réel et non à une essence (qui existerait on ne sait où) et à la structuralité des réalités. Structure qui cadre parfaitement avec les explorations et descriptions sartriennes (la philosophie décrit hyper-objectivement la mise en forme du réel). 

Les systèmes culturels sont une catégorie mais le système d’acculturation est celui qui s'ajoute à toute culturalité particulière ; historiquement, il est en plus. On a créé des mises en forme culturelles, les mondes humains,  et puis ensuite on s’est rendu compte que l’on produisait des représentations et c’est cette prise de conscience (de notre être comme structure d’inventions) qui se définit comme acculturation et si il existait mille mondes humains diversifiés, il existe une seule acculturation généralisée ; celle qui suppose un seul monde, réel, et un seul corps, unique à chaque fois par la forme de l’arc qui vous rend tel que vous-même, tel que vous-seul.  
Etant entendu que les systèmes culturels ou les systèmes d’acculturation réclament donc l’activité voire l’activisme des consciences, une par une, que ce soit la pensée ou le christique ou le sujet ou la révolution (et le statut de citoyen), ou les esthétiques et les éthiques, et n’existent que comme mémorisations (l’une reposant sur le trésor du groupe partagé et perçu comme monde donné là, territorialement pour ainsi dire et l’autre sur la transmission d’un découvert, d’un hiatus, d’une possibilité et qui produit une historicité et non un temps cyclique, qui impose dieu, la pensée, le sujet ou l’altérité) et ce sera donc en tant que  mémorisations-pour-des-sujets ; sélectivement comme les grecs (celui qui pense est sujet de la pensée, sous condition de penser donc, et ça l’augmente, extensivement) ou instantanément  comme le christique (vous êtes déjà devenu infinis lorsque vous en prenez conscience, sans condition aucune, par le christique, et le regard l’accélère, intensivement). 
Pareillement on ne comprend les esthétiques ou poétiques que sous la forme du sujet qui ressent, perçoit, imagine, veut, décide, en bref intentionnalise. Ce sont des mises en forme qui lui sont données, offertes, et qui l’appellent, lui, en tant que sujet (si il n'était qu'un moi il n'y comprendrait rien) ; les mois, depuis la moitié du 20éme, reçoivent la forme de héros qu’ils réclament (et ce jusque dans la téléréalité, et auparavant via la pop-rock ou la SF, et auparavant encore selon le cinéma et les dieux et déesses), tout comme auparavant la dérpession touché Baudelaire ou Flaubert, ça s'est généralisé. Oeuvres qui sont destinées à l’appeler ; on crée esthétiquement afin de tirer chacun via le Bout qui signifie ; via l’arc qui s’attache soudainement à telle Œuvre et par ce fil éduque, met en forme, formalise l’attention, l’intention, l’intentionnalité, la stratégie (esthétique, éthique, politique, idéelle, philosophique, humanisée ou personnalisée). Toute œuvre se tient sur le Bord et tire sur le Bout de notre être (qui n’est pas un être mais ex-siste) et ne nous donne pas un contenu mais un Point.
  
C’est d’autant plus requis (que ce soit une Dimension et non une fonction) que fondamentalement n’importe quel système n’aura d’utilité réelle que s’il est maintenu sur l’horizon. C’est parce qu’il y a un monde ou donc parce qu’il y a un point (un sujet) dans un monde (sur un horizon) ; et l’horizon n’est de fait et de fonction jamais compris dans n’importe quel système. Jamais. Croire que l’on maintienne tout dans un horizon « clos » c’est admettre qu’il ne se passe jamais rien ; ce qui est faux. C’est par là que les sciences, lorsqu’elles se prennent les pieds dans le tapis (non lorsqu’elles opèrent scientifiquement mais lorsqu’un-tel pense les sciences et y « croit »), reprennent le même vieux système de la connaissance comme close et fixée voire figée. De cette science totale et achevée personne n’en connait quoi que ce soit. Kant nous dit qu’elle est impossible ; aucun objet sur l’horizon ne détient l’horizon et le « monde » comme un tout est impensable ; c’est qu’il n’est nullement question de monde, mais de forme ; le présent est l’unité, formelle, des mondes. Les arcs de conscience sont les actes des corps, images et langages. Les arcs, bien plus grands que tout cela.   
Et ça n’empêche rien ; cette ignorance de la Connaissance totale n’empêche absolument pas que nous soyons nous-mêmes, notre corps, notre vie, nos décisions, etc ; parce que ça n’a rien à voir ; c’est un autre système (ouvert celui-là ou donc formel) qui se charge du réel. L’être, la connaissance sont des moyens et utilisés par un autre-système, tout à fait formel ; celui que dessinent déjà Descartes du sujet-infini ou Kant du sujet-disparu sous la barre du monde ou Sartre du sujet structurel de conscience. Mais c'est aussi le sujet de la pensée ou christique, qui prennent appui antérieurement. C’est tout à fait autre chose que la connaissance qui fut réalisée.
C’est ce système là que l’on a créé et secondement des systèmes esthétiques, éthiques, politiques, etc ; tous systèmes ouverts du moins dans leurs principes ; et il y eut tant de systèmes, de formes parce que la dite cohérence antérieure touche à la structure même qui existe avant tout, en avant de tout. Et donc on peut et on a effectivement tiré quantité de systèmes qui dépendent, en étoile si l’on veut à partir d’un centre qui est le Point originel (sans lequel aucun effet, aucune système n’existerait). Et ce point originel (qui n’apparait nulle part puisque c’est celui à partir duquel le reste apparait) c’est celui qui se tourne et se détourne en chacun et qu’aucune image ne peut représenter puisque c’est le miroir même.  Du point d’une Œuvre vous Regardez, qu’elle soit éthique ou christique ou esthétique ou politique ou imaginaire. Et les Œuvres, y compris les révolutions et les esthétiques, en ce sens fonctionnent bien mieux et plus efficacement que les sciences et les étatismes très lourds. C'est effectivement que les mondes sur-humains, sur-culturels se sont élaborés. On est éclairé pleins phares via quelques œuvres, esthétiques ou révolutions, ou éthiques et trajectoires qui tissent sur la surface du réel les possibilités structurelles qui chaque fois soulèvent les réalités, le donné, le corps, la perception. 

Mais indirectement, puisque le « directement » c’est vous. Votre regard, intentionnel, lui-même. C’est lui qui se montre dans l’œuvre et non pas quelque chose qui gigoterait. 
Éblouis on détourne toujours le regard. On ne peut pas exploser le plafond de verre, au-delà duquel on est censé ne pas être en mesure d’exister. Or pourtant s’il y a des Œuvres c’est que précisément quelques-uns se sont employés à outrepasser la réalité en ramenant le réel de manière à ce que la réalité, le donné, la perception, le corps, l’existence s’utilisent par l’exister afin d’étendre le réel, de dimensionner la structure même : on y reviendra. Et c'est ce Point en dehors que l'on "perçoit" en ne le percevant pas.  Il n’y a aucune autre raison aux Œuvres que de déplacer la ligne du présent qui n’a, lui-même, aucun autre recours que la volonté, la décision, l’intentionnalité, le regard de chacun, de chaque’un. Ce qui donne des "images retorses", qui nous regardent et non pas qui montrent ceci ou cela (et bien que n'importe quel ceci ou cela soit de fait le Regard même). 
On ne sait pas ce que désigne l’arc dimensionnel de cette structure de conscience et on ne sait pas ce que cela produit dans le monde donné ni sur ce corps. Le corps, et le corps de chacun, en est absolument bouleversé ; on voudrait fixer cette altérité, qui peut se transformer en altération du corps vivant, la fixer en quelques signes ou choséité ou image ou identité, mais le mouvement qui l’affecte est de structure et non de détermination ; et en général toute conscience de moi fixe le mouvement sous la forme d’autrui (ce qui est insuffisant). La détermination est prise dans le mouvement, et on ne peut se débarrasser du mouvement sans cesser soi-même d’être, d’ex-sister. Aussi a-t-on pris le parti de cartographier et repérer le mouvement en tant que mouvement et non plus de croire le figer. Et l’occidentalisation est l’opération de ce repérage du mouvement même(contrairement aux jugements caricaturaux qui trainent partout ; on juge des fixités parce que l’on est occidentalisé et que l’on croit, soi, avoir saisi le mouvement, mais depuis le début c’est ce qui est tenu) ; tandis qu’avant l‘occidentalisation on expatriait le mouvement comme au-delà (à la fois fixé et mouvant mais se mouvant dans le divin).C’est bien en ceci que l’occidentalisation avance dans la précision de définir le hiatus, le décalage ontologique qui nous produit, le surdivin tel qu’agissant au centre même de la réalité, comme splittage qu’est l’acte réel.  
 L’arc structurel de conscience fonctionne comme un miroir placé au-devant dans le réel au milieu des réalités et son unité, formelle, produit sans cesse de nouveaux signes et images et crée constamment de la structure, des plis et replis, puisque n’étant attaché par aucun contenu, plis et replis sur le pli qu’elle est dans le pli du présent. On sait, on a commencé de savoir en dépliant la dite structure ; ses effets structurels (dieu, la pensée, l’universel et l’être, le christique et le sujet, les œuvres, la révolution, etc) mais aussi sa structure interne (soit se prêtant aux effets susdits soit en analyse interne de son intentionnalité et de son corps, Sartre et Lacan). Et surtout elle est éprouvée, mise à l’épreuve et reconstruisant le corps en une nouvelle surface ; chaque moi est cette recherche.

La structure (du réel, du présent, de l’arc de conscience) ne subit pas la réalité (la détermination), comme si elle était un pis-aller ou un effet mais en use afin que la surface du réel pur et brut, l’inépaisseur, s’étende et pour qu’elle s’étende l’inépaisseur passe de brute (le présent qui largue toutes les réalités dans toutes leurs effectuations en nombre infini) à subtil
(en ajoutant dans la réalité une extension du réel ; l’arc tendu sur le présent, sur l’originel, sur le Bord ; en créant de l’infini dans l’infini, une autre sorte d’infini dans l’infini étendu, et on peut commencer de penser que le réel est précisément de créer infini sur infini ; du reste comment pourrait-il en être autrement quant au Réel, le réel ne peut qu’infiniment se déployer ; c’est bien parce qu’il est dès l’abord infini qu’en lui, dans le réel, se crée de l’infini, des infinis en plus, le réel est le système de redondance intégrale).
Elle invente des mises en forme culturelles, et puis ensuite l’acculturation généralisée (au-delà du groupe, du langage, des mondes, vers le monde et le corps donnés là), et dans cette acculturation généralisée (qui se rend réelle, historiquement, c’est l’historicité même et non plus le cyclique de chaque monde précédent) il se produit des sujets, bien drôlement fagotés, ayant en vue le sur-divin, comme nouvelle catégorie. 
La typologie « sujet » était autrefois chaque groupe humain dans son monde de formule culturelle, outrepassée par l’acculturation atteignant le monde, unique, et puis les corps eux-mêmes, un par un ; la forme du divin en soi, séparé du monde, puis la forme du divin incarné ou l’universelle pensée grecque, et se prête comme sujet soudainement, cartésien, et en définitive la typologie « sujet » se révèle pour ce qu’elle est ; comme activisme de la structure en forme de conscience et elle ne peut pas être déléguée, ni dans le divin, ni dans la pensée (et encore moins dans tous les autres contenus), et l’individué n’est ni le divin, ni le subjectif, ni l’universel,  et est ainsi le surdivin, la forme extrêmement étrange du singulier brut, qui commence ici même, par chaque arc en un corps à la fois.  
 

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