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instants philosophie

Exposition de la dimension

19 Mai 2018, 08:02am

Publié par pascal doyelle

Tous pensèrent le divin et au sommet des pyramides humaines, de mise en forme culturelle, se devant de se situer eux-mêmes comme groupe dans le monde, les univers, furent-ils « clos », de chacun des peuples ne pouvaient pas ne pas penser le divin. De tout cela on ne sait plus rien du tout.

Pour la raison que l’on ne se vit plus dans un groupe collectif, dans une communauté mais de plain pied dans le monde donné là (par les grecs) et selon un vécu, une vie bien à soi-même, et encore plus individuelle depuis les années soixante du 20éme siècle (pour ceux qui se demandent ce qu’il s’est passé au milieu du 20éme, partout dans les pays développés, c’est l’affirmation  de la personnalisation comme réflexivité dans la réflexivité que constituait déjà l’historicité universaliste, universalisée, de la révolution, de l’Etat, de la technologie, et qui a consisté donc à imposer en plus de l’humanisation la personnalisation, la démocratisation en larges pans de la personnalisation ; en somme le spleen de Baudelaire devient la dépression de tous, de tous et chacun des mois.

Tous pensèrent le divin, autant qu’il nous est possible, mais le divin en tant qu’il justifie, explique le cycle du monde tel que donné là très particulièrement en chaque monde ; on est maya parce que l’on nait maya, sinon on n’y comprend rien. Par contre on peut penser quelque que soit son peuple selon les grecs, ou selon les mathématiques, de même que l’on va exister individuellement par le christique, du corps de chacun, un par un, que ce soit dans la révolution de l’individualité libre comme position universalisée, soit donc comme Règle, ou par la personnalisation accélérée par la pop culture et l’autre-acculturation du 20éme. Et on en est très content parce qu’alors plutôt que de subir l’universel humanisme (dont le communisme touchait à la caricature ; remplaçant le désir de chacun par le besoin générique et se rendant incapable de la réalité des sujets) on peut se jnouer de tout et laisser libre cours à son individualisation extrême.

Il se trouve donc que l’occidentalisation (toute la méditerranée en fait, y compris tous les Moyen-Orients) ne caractérise plus le divin par le cyclique mais par l’interventionnisme ; dieu est tellement Autre et Un qu’il ne peut pas laisser le monde en l’état et nous charge de le transformer ; juifs, musulmans, chrétiens ; il ne s’agit plus d’assurer le cycle et le bien tel que donné là, il faudra le porter et le produire dans le monde, la société humaine, le vécu de chacun et de tous. Comme dieu est autre que toute détermination (qui relève du monde) lorsqu’il parle, signifie, désigne ce sera, ne reprenant aucune signification du monde donné, il modifiera la réalité, la société humaine, le corps.

Ce point-autre a créé un creux, dans la réalité, et somme toute dieu manifeste l’intentionnalité et se signifie de cette intentionnalisation désormais ouverte ; qui peut tout mais à condition de ne pas se nier elle-même, et devant rester indéterminée, sans mélange due au monde. Et en vérité elle ne peut pas se nier elle-même … ce qui veut dire que toutes les effigies, les figurations qui croiront la représenter comme telle ou telle en seront pour leurs frais et déjà pris dans la structure mise au jour serviront de symptômes, de signifiants, d’effets enroulés dans (déjà) la cause première ; il n’y a pas d’intériorité, ou d’essence, des choses ni des êtres, des mois humains ; il n’y a rien qui s’oppose à l’arc formel tendu par le point-autre ; et ce point-autre, dieu à l’origine, puis l’être (l’idée et le un), puis le sujet et l’altérité peut être dit : le réel. C’est pour cela qu’il revient sous divers signes ; et qu’il se manifeste par son exigence. Puisque c’est un mouvement.

Un mouvement dans le mouvement. Lequel est traité pensera-t-on comme un point fixe « dieu », l’être, le sujet, mais si l’on passe outre la bêtise de l’interprétation rationaliste humaniste naturaliste et prétendument réaliste (cad qui n’a de rationalité, d’humaniste, de naturaliste et de réel que le nom, au profit d’une idéologie généralisée qui interprète tout cela), ni dieu, ni l’être, le sujet ou le réel ne sont définis comme figés ; en rien.

L’idéologie en question fut bien utile, mais juste et rien que « utile » ; utile pour tirer d’une configuration structurelle du monde et de l’humain et du sujet, pour en tirer tout le maximum de possibilités ; mais absolument fausse en elle-même est cette idéologie. Elle se trompe sur tout. Elle désinterprète totalement tout ce qu’elle touche parce qu’elle veut simplifier l’action sur le monde et le vécu ; c’est son but ; faire la révolution, imposer la science puis la technologie, l’individualisme et l’intéressement au monde, etc. Comme la structure qui s’impose historiquement est vraie et formelle, elle rend réalisable quantité de possibilités dans le monde, dans les vies vécues une par une, les corps, les sciences, etc.

Comme on a abandonné toutes les configurations antérieures, dieu, la pensée, le sujet, il ne nous reste que le rien ; ce qui veut dire le formel ; c’est pour cela que les sujets prendront la forme existentielle ou celle de l’altérité ; ils sont devenus, coupés de tout, Autres que tout. Ils sont Volonté ou Etre ou Existence ou Inconscient ; ils sont déjetés dans la plus complète étrangeté. Et s’ils se perçoivent selon la science c’est tout aussi absurde ; l’univers est, au moins, gigantesque voire au plus infini et même qu’il existerait des tas d’univers ; ou encore on doit se concevoir intégralement conditionnés par des systèmes, mille milliards de systèmes de langage ou d’inconscients. Etc.

Sauf qu’en plus on Voit tout cela. Du point pivot qui fut enclenché et planté dans le sol même du réel par Descartes ; Descartes situe à la fois le sujet et le sujet planté sur l’étendue. Et du haut de ce point on perçoit tout le reste, on aperçoit même dans la dimension du sujet dieu par-dessus et captant son regard, infinie de volonté bien plus que d’intellect (on est passé par-dessus la pensée puisque Descartes origine la pensée dans une structure de sujet ; c’est le sujet, cette structure, qui est premier ; à partir de Descartes on ne pense plus seulement on réfléchit et on réfléchit tel plan sur tel autre plan ; restera à définir quel et quel, Kant par ex ou Hegel ou Husserl ou Sartre de l’ensoi au pour-soi). Quand bien même mille milliards de systèmes nous conditionneraient, ce qui est évident, le petit reste en plus qui n’y est pas, c’est lui qui Voit. Et donc dans le devant de la perception c’est lui qui décide ; il existe une conscience parce qu’elle est un rapport à (soi) (en tant que rapport et non en tant qu’identité, rendant possible que toutes sortes de rapports prennent place et qu’il s’en invente indéfiniment), et cette conscience est un arc (incomplet donc) qui se lance sur le réel, donné là,  et revient en signifiant ; le signe est le signe d’un rapport ; on rapporte telle perception à telle autre et de complexité en complexités. Il est évident en effet (ou ça l’est devenu, a posteriori) que lancer un rapport (cad la possibilité d’un rapport qui donc se rapporte à lui-même) c’est rendre possible quantité de rapports ; si le rapport initial était déterminé il ne sortirait pas lui-même et serait non un rapport mais une relation. Que l’on ait voulu transformer le rapport en une relation (en lui appliquant un nom, un mot, une essence, etc) est de par le fait absurde ; dieu par ex ou la pensée (l’être, l’idée, le un) ne sont pas des relations mais des rapports ; qui rendent possibles quantité de rapports.

« Rapport » est donc « cela qui devait arriver ». en ceci que si toutes les réalités sont des relations, déterminées, avec un plus pour le vivant qui est déjà à lui-même son propre mouvement, il devait arriver qu’il existe un être qui ne soit pas ou plus ou pas seulement un être, mais un exister ; ce que l’on nomme tel est la propriété de cet-être qui est le rapport qu’il a Et donc qui n’est pas. Et qui s’autorise alors comme de juste, d’hypostasier, d’extrapoler la structure de son exister qui n’est plus un être ; soit on extrait cet exister soit on implique que cet exister était « déjà » prévisible dans la réalité. Autrement dit soit on suppose dieu (ce qui ne saurait être ni affirmer ni infirmer, mais objet de croyance uniquement), soit on suppose que la structure de la réalité est "divine" ; ou donc qu’elle est un Rapport à soi (ou le soi est le réel lui-même comme rapport et non un soi consistant ; c'est le mouvement qui se modifie, et non un mouvement-pour quelque chose quelconque ; toute chose est quelconque par rapport au mouvement). Dans les deux cas on part du principe ou du fait qu’effectivement il existe, réellement, un décalage, un hiatus, une rupture du donné ; il existe au moins un être (qui n’est plus un être) qui perçoit d’en –dehors.

Le problème est que si on suppose cet en-dehors, alors cet en-dehors devient le fondamental… parce que ça ne se rencontre nulle-part ailleurs et que ce qui détonne est en-plus, et l'en-plus est le réel de tout le reste. Il existe un présent par lequel tout passe et tout arrive. Sitôt que l’on comprend que l’arc de conscience est un rapport on saisit qu’il est incomplet, sinon il ne serait pas un rapport mais une identité. Se pose alors la question ; pourquoi existe-t-il  « nécessairement » un être en plus, un être Autre dans la réalité ? Parce que toute réalité est déterminée sauf cet-être qui est un ex-sister ; il existe nécessairement un être libre.

Dès lors, si on ne peut pas coller une identité à ce rapport (sous peine de le perdre et de le rendre impossible),  et si on veut continuer d’extrapoler sur dieu, la pensée, le sujet, l’altérité (ce qui veut dire garder une logique ontologique sur le décalage, plutôt que de le bêtement considérer comme état de chose donné là), alors il faut commencer de supposer dieu, la pensée, le sujet, l’altérité (ou équivalent) selon cette logique étrange qui admet la réalité comme non là, ce qui veut dire comme rapport et donc comme mouvement, qui signifie présent ; non pas au sens où ce qui se réalisera ce sera l’aboutissement du mouvement (aboutissant à un être-tout, figé, fixé, inerte, ou simplement complet, satisfaisant, satisfait, heureux) mais au sens où ce qui devient c’est le mouvement lui-même. Et ce qui sera, ce sera un hyper mouvement … 

Ce qui revient à dire que l'altérité est la logique qui crée du Un et que le Un est la distinctivité  en tant que constitutive ; en tant que mouvement et rapport. 

C’est bien en ceci que du christique on peut continuer ; le christique voulut instancier le divin comme un rapport ; ce qui veut dire ; le divin devient dans la mesure où nous devenons. C’est la nature même, sa qualité, sa qualification, sa capacité qui est en cause ; on ne sait pas ce que veut ou ce que peut la structure, le rapport ; si elle était une identité il serait éventuellement possible de la penser, mais elle est outre, au-delà de la détermination et si des déterminations la traduisent elle se signifie au travers ; et c’est cette signifiance que l’on doit recueillir ;  et elle ne se recueille en aucun texte ou discours ou science ou connaissance. Si cela se passe, si cela arrive, c’est dans, par et selon l’arc de conscience celui-même ; tout peut l’y aider, (l’éthique, la politique, les esthétiques, les idéels et discours, etc) mais ce sera afin qu’existe, dans cet arc, le réel, qui veut dire l'actualisation du réel (puisque le réel est l'actualité de structure). On dira « par et selon l’arc » mais non pas « pour » l’arc de conscience ; il est un rapport et non une identité et ainsi il fait jouer le réel sur le réel, mais non pas lui-même sur lui-même. « Lui-même » n’a pas de sens selon le réel ; selon le réel il signifie, il porte et n’est pas. Et donc c’est bien en ce mouvement d’altérité que ce rapport trouve son "être", en tant que structure et qu'il est le plus distinct et distinctif. Or ça n’est pas une plaisanterie : l’altérité est réellement et durement Autre.

Ça n’est pas une autre image dans le miroir, c’est un Autre miroir. C’est bien par ceci que la pensée, le christique, le sujet, et l’altérité (celle ontologique qui voulut s’imaginer par Nietzsche et Heidegger et s’analyser par Sartre et Lacan), par ceci donc que l’on est loin, très loin de saisir ce qui est en question. On croit comprendre mais en vérité on en est à cent lieues, parce que la forme de la réalité, soit donc le réel, est hors champ de tout ce qui dans la réalité se présente et qu’alors on ramène, par mille et une hypocrisies, mais aussi erreurs, l’Autre miroir à une image déterminée et donc déjà intégrée et intégrante dans le même-monde habituellement platement donné et tout ce qui est donné, de ce qu’il est déjà repéré, est déjà humanisé et donc faux ; faux au sens qu’il ne s’agira jamais qu’une approche plus ou moins lointaine.

Ce qui change c’est que l’on va créer des réalités qui auront force de structure. Le statut de citoyen est une création de structure et renvoie chacun à lui-même (et aux autres en tant que chacun ; ni homme ni femme, ni riche ni pauvre, ni esclave ni homme libre ; liberté égalité fraternité traduisent le christique). Pareillement les esthétiques, éthiques et idéels imposent que l’on perçoit  et que par « percevoir » on ne saisit pas seulement la perception d’un objet-signe mais que cette perception soit intellective et qu'une oeuvre soit réflexivement ou si l'on préfère réflection, reflet qui renvoie au Miroir impossible ; on perçoit afin de comprendre, de situer et de se situer et de situer les autres ; il y a une médiation, ce qu’autrefois on nommait la pensée (les grecs créent la pensée pour outrepasser le langage commun et la vision commune des réalités, du vécu et faire appel ainsi à l’auto-expérience individuée de perception qui augmente les distinctions, perçues, vécues, hors du champ du groupe clos sur lui-même).

Le déploiement et le développement de la médiation rend possible que la structure, qui ne tient pas dans le monde, le donné, le vécu et le corps, puisse se soutenir dans la réalité ; que donc le réel (qui entoure le monde et le corps, soit la forme du présent et de l’arc de conscience prenne pied dans la réalité. Mais elle se soutient dans la réalité en ceci que les méta-réalités en question, les réal-isations soient portées par et pour des sujets ; esthétiques, éthiques et politiques et idéels renvoient à et par des sujets. Si l’on veut imposer une esthétique universelle outre que cela n’a aucun sens, c’est ce que le nazisme ou le communisme projetèrent pour le monde ; ou ce que telle ou telle religion ou, en moindre mesure, tel ou tel rationalisme ou idéologie, comme l’économisme ultra libéral, tendent à imposer. La médiation, le règne de la médiativité signifie le renvoi à chaqu’un en lui-même.

Sous-entendu ; du Un on ne voit pas le bout. Puisque c’est à partir de ce Bout que l’on perçoit, ressent, pense, imagine, image, décide, veut, intentionnalise. Tout ce que l’on supposera du Bout se tiendra à vrai dire au-devant du Bout (du corps, du moi, du vécu, de l’existence) et si on en peut pas s’empêcher de signifier cette extrémité, il ne faut jamais perdre l’idée, le principe que l’on ne s’en saisira jamais et que peut-être, avec de la chance ou de la jugeote, on en sera saisi.

Et ceci est fondamental ; que le Bout de notre existence se tienne du Bord de la réalité, que la forme entoure la réalité et le vécu et le corps est la Supposition, univoque mais insaisissable ; et c’est seulement de la supposer même obscurément que l’on en est saisi.  

Ce que l’on va lancer dans la réalité, dans le vécu et l’éprouvé, c’est le surinvestissement (autrement dit ce que l’on signifiait par « amour », sur-capacité de (se) projeter et (se) est entre parenthèses puisque précisément on existe en plus de ce moi ou d'un point quelconque, un corps ou une identité, existe en plus en cette sorte de sujet sur-étrange, le sur-divin, celui de Rimbaud ou de Nietzsche par exemple, qui sont au fondement christique, au moins historique pour ceux qui ne croient pas. Il est sur-étrange et sur-divin puisqu’il existe de et à partir et vraisemblablement pour le Bord, pour l’extrémité et par l’extrémisme.

Rappelons que le Bord du monde, le Bout de l’existence de chacun (celui insituable), le présent et l’arc donc sont la forme du réel qui entoure les réalités. Autrement dit nous sommes sans cesse à la limite de passer dans la perception de structure du réel ; celui qui regarde toute la réalité, tous les vécus, tous les corps. Presque que d’y passer, mais sans jamais franchir. Puisque c’est de là que l’on perçoit (vraiment).

Et on perçoit vraiment de ce point extrême et externe en sorte que toutes les autres perceptions en sont dénivelées. 

C’est ainsi que le sujet lacanien, le sujet inconscient perçoit lui aussi d’un point retiré, retranché. Que Rimbaud écrit à partir de l’extrémité et il écrit parce qu’il perçoit ; ça n’est en aucun cas et en aucune manière limité à l’écriture (qui s’utilise comme moyen, les signes disposent du regard mais c’est le regard qui aligne les signes) ; l’arc de conscience est hors norme et hors manifestation, et sous condition de son orientation et désorientation (il doit quitter le monde, le vécu et le corps, puisqu’il n’y existe pas) il peut commencer d’user de toute manifestation.

Il faut bien saisir que le Bord, qui est inaccessible et que l’on ne peut que supposer, ce qui veut dire sup-poser, étant hors déterminations dès qu’il se meut entraine et pousse au-devant telle réalité, telle réalisation ; c’est pour cela que prenant le moi, son propre moi, son vécu, le Bord du réel les tord, les distord. On n’invoque pas en vain la puissance de structure ; dont on a dit que « puissance » signifie potentialité, Possibilité. Non telle ou telle possibilité (qui serait du monde ou du vécu) mais la possibilité ontologique même ; identifier cela même qui origine, ce qui existe antérieurement ; c’est de toute manière ce que la pensée, la réflexivité (étendue aux mystico-logiques de toute espèce) mais aussi le point esthétique ou éthique ou politique veulent actualiser, acter ; ce qui consiste donc à non pas s’évader du monde, du vécu et du moi et du corps, mais à les assumer jusqu’au plus grand effort et récupération et remémoration mobilisables.

Et non seulement les mémorisations (en quoi consistent les réalités, les réalisations ; les choses sont des mémorisations de présents réalisés) mais également ramener à ce point le maximum des positions, des positions ontologiques, perceptives, intellectives accessibles, celles ayant accès au réel, à la forme qui entoure les réalités, les vécus et les corps. Cela même qui se cherche au travers de dieu, de la pensée, du sujet et de l’altérité, soit donc au travers des ré-articulations ontologiques de structure.

Il ne s’agit donc pas d’une partie du monde ou du vécu que l’on élèverait en comparaison des autres parties du monde, mais du point qui se dégage et avance sur le Bord. Et ça n’est pas non plus une faculté spéciale, l’intellect ou la sensibilité, l’imagination ou la volonté, mais bien « cela » qui existe antérieurement à toutes les facultés spéciales et que se nomme intentionnalisation, intentionnalisation comme processus (et non comme tel ou tel contenu, ce que croyait encore Husserl, Sartre détourne l’idéelle conscience vers cette conscience-en-et-par-un-corps, perçu de l’externe, des autres, sans intériorité, et Lacan surenchérit non d’une intériorité mais d’une structure interne, absolument charpenté sur le corps) et intentionnalisation qui consiste en la forme du corps, de sur-perception qui crée des intentionnalités qui sont des rapports et ne reposent pas du tout sur les intentionnalités mais sur la forme de l’intentionnalisation (tout comme le christique signifie qu’il faut croire-en et que la foi, l’intention vaut en et par elle-même sans obligation de résultats, ni d’œuvres, d’autant qu’elle nous vient d’au-devant, de l’Autre).

C’est donc une autre surface qui est démontrée par tout ceci ; ni parties du monde, quelles qu’elles soient, ni faculté telle ou telle, mais ce qui doit se dénommer comme dimension ; la dimension dite structurelle (de l’arc de conscience intentionnalisateur ou du présent comme acte et actual-isation).

Et on entend par telle partie du monde qui permettrait de comprendre les autres, ou toutes les autres, aussi bien ce que l’on nomme raison ou idée ou théorie ou mathématiques ou ce que l’on voudra. Il existe donc un point externe et la pensée de/sur ce point est localisée très exactement et bien qu’elle ne le sache qu’à demi, par la philosophie ; parce que la philosophie part justement du point Autre ; l’être, l’idée des idées, le un ou le dieu unique et autre ou le christique et son regard ou le sujet (Descartes Kant ou Hegel) ou l’analytique de cette structure (Husserl, Sartre, Lacan ou Nietzsche Heidegger qui en extrapolent l’altéritérisation ; la Volonté et l’Etre manifestent l’inhumanité et le hors monde).

Si la philosophie s’y avance c’est bien parce que sa finalité, de structure et non de contenu, n’est pas limitée à la pensée (ou que par pensée il faut entendre bien plus que l’interprétation rationaliste, ce à quoi du reste la philosophie nous a habitué ; jamais aucune philosophie ne s’est contentée d’une description rationnalisante et objectiviste).

Et bien qu’elle ne le sache qu’à demi ça n’a pas empêché la philosophie d’en dresser l’architecture ; qui n’est lisible qu’ici et d’en faire la théorie, la visibilité ; visibilité de ce qui n’a ni apparence ni apparaitre et qui en se constitue que des plis et replis de ce mouvement, de ce pli arc-ticulé au présent (qui est lui-même un mouvement et rien que). Ce qui veut dire que depuis que la philosophie pointe le réel (comme être, idée ou un, comme dieu ou comme christique ou sujet ou comme altérité ontologique de N et H ou analytique de Sartre et Lacan), on y est. On a atteint, déjà, le réel, et c’est le réel, la forme qui entoure la réalité que l’on déploie.

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