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instants philosophie

L’historicité explicite

12 Mai 2018, 08:12am

Publié par pascal doyelle

Il y eut donc des configurations qui en maintenant ouverte la structure (de l’arc de conscience arcbouté vers, sur le réel et emportant ainsi les réalités situées dans ce champ réel), des configurations qui permirent que s’inventent toute l’humanisation qui eut lieu depuis la méditerranée (depuis 3000 ans, du dieu un tout-autre, et y compris le Moyen-Orient). 
Les configurations de dieu (le un tout-autre, ce qu’il faut lire comme Autre que tout et donc un ; sous entendu « il va créer du un » et comme ça ne suffit pas pour le Un, il va exiger encore plus de un ; dieu va nous demander de continuer le créé, et même l’exiger), 
de la pensée (l’être, l’idée et le un), 
du christique (un tout-seul, absolument seul ; qui comprend qu’il ne peut pas exiger le un, mais qu’il lui est possible de par son infinie liberté de nous rendre capable du un, et ce un par un, et de tout par-donner) 
et du sujet (Descartes, un par un), 
de l’altérité 
– du monde ; science, Marx, Freud, etc, 
– et du non-sujet (Nietzsche, Heidegger, Sartre, Lacan, qui est quand même un sujet, au sens qu’il est le réel sujet structurel, sans contenu, formel, vide). 
Toute la pensée de l’altérité se tient du sujet, cartésien, rendu à son simple regard qui déroule au-devant la réalité ; il enquête sur lui-même (sa structure, Kant par ex ou Husserl, son passé, son devenir Hegel, il s’analyse par Sartre et Lacan et se décortique de pied en cap) et il réenroule le monde, les causalités, les réalités et toutes les objectivités à partir du point-sujet rendu abstrait. 

Soit donc l'augmentation de la perception (grecs), l'intensité de l'existence (christique), l'accélération du sujet (Descartes et suivants), le regard tout à fait exetrne jeté sur tout ce qui est et existe (y compris notre être, que Sartre et Lacan analysent structurellement). 

Ce qui se traduit dans l’historicité se concentre comme révolution ; liberté, égalité, fraternité. Dont on voit bien qu’aucune société de parvient à mener bien loin l’efficacité ; de sorte que, a contrario, toute société finit dans le marasme et l’immédiateté, n’ayant pas su maintenir la structure du réel, et se laissant envahir par les réalités (ou les désirs comme finalités appesanties vers le bas ; autrement dit le capitalisme n’est pas un système, mais l’envahissement d’un cadre structurel, celui de la révolution, par toutes les immédiatetés du monde, du vécu et du corps telles que précisément ce cadre, étant réel, les rendît réalisables ; le cadre tient mais envahi, noyé, immergé par le monde, le vécu et les corps, le tout étant dépourvu de colonne vertébrale courre à son effondrement ; intérieur, depuis longtemps, et extérieur et définitif, qui s’annonce : la réalité, la planète en l’occurrence, mais aussi les corps, ne peuvent pas supporter la puissance de la structure de conscience activée).
Autrement dit il fut élaboré l’architecture capable de la structure de conscience activée autour de la méditerranée, mais la suite de cette architecture n’a absolument pas du tout trouvé le chemin et s’est perdu dans les sables du monde, du vécu et du corps. 
Tandis qu’auparavant on produisait un monde de représentations – formé en un système de monde, chaque fois différent, maya, égyptien, etc – la découverte de la structure permit d’aboutir au monde donné là (grec) et au corps de chacun (christique) jusqu’à l’historicité révolutionnaire qui installe la structure comme cadre général de l’humanisation et de la personnalisation. 
La structure n’est pas dans un monde, et donc lorsqu’elle pointe son nez dans le donné, par les grecs et le christique, c’est non pas un monde entre autres mondes qui se crée mais le regard qui transperce et perçoit le donné tel que là ; l’amour du monde grec et l’amour christique de chaque corps ou âme, une par une ; rappelons que ce qui se nomme « amour » c’est la loi que le réel est plus grand que lui-même. Ces deux sorties signifient que la structure est effectivement réelle, et qu’elle est effectivement active sur le Bord et que étant sur le Bord elle a affaire objectivement et hyper objectivement aux réalités et au réel, sa structure, et que puisqu’elle est ce Bord elle n’est pas (comme tout ce qui est en tant que monde, vécu ou corps) mais elle ex-siste et fondamentalement active et n’étant que activisme pur et brut elle est la révolution ; la révolution incessante qui secoue l’humain depuis la méditerranée.
Ethiques, esthétiques, poétiques, récits et narrations, politiques et idéels (connaissances), tout cela se tient au-devant de nous puisque nous existons sur le Bord. la vérité par exemple se contient en tant que principe et non en tant que contenu et donc crée des contenus de toute sorte ; la vérité comme principe produit des rapports continuellement et ces rapports sont contenus dans le rapport originel ;  il est impossible de figer ces mouvements dans des définitions ; si « conscience » pouvait se définir elle serait une chose déterminée et ne serait pas conscience-de ; étant un rapport elle existe comme rapport et échappe donc à tous les rapports que celui-ci peut produire. 
Sans doute l’objet, d’étude, ou l’idée,  apparaissent comme fixes ; mais ils se tiennent en eux-mêmes parce que se manifestant dans l’intentionnalité ; c’est elle qui confère la fixité ; de même que le moi est un signe sous lequel on range les significations afférentes ; ça ne veut pas dire que tout s’effiloche dans le flux mais que le flux est une structure seule stable ; en tant que mouvement. Pareillement le moi n’est pas faux ou non étant, mais pris dans un mouvement, un rapport plus réel que ce moi ; au sens donc où, généralement, l’être est mais cet être est pris dans l’exister et c’est l’exister qui fait-être l’être ; et ce non au sens où l’exister doit porter un être qui sera, lui, réellement réel, mais au sens où par l’être l’exister agrandit ce que l’on peut nommer son cercle. 
Autrement dit via l’être, les choses, les déterminations, les rapports se crée un point de plus en plus réel et déployé ; il faut imaginer une pointe qui se démultiplie en réalités qui se déploie en structures de plus en plus précises, précisées, découpées, distinctes en un mot. 
Et donc c’est le mouvement que pense la pensée, philosophique mais aussi de tout domaine investi (religion, esthétique, éthique, politique, etc).  
Ce faisant on était en mesure d’entrer dans la structure de conscience ; chacun n’existant que par cette structure et chacun étant seul habilité à y pourvoir (rien d’extérieur ne pouvait organiser le dedans de la structure puisque cette structure ne possède aucun dedans, sinon celui perçu par chacun ; on se décide à tomber amoureux mais c’est au sens où l’on existe et crée la possibilité structurelle de ce désir ; on ne peut pas en décider extérieurement, on en décide parce qu’on l’existe et on l’existe parce qu’on le voit, ou plus exactement parce que l’on en est vu ; il n’y a rien ni personne d’extérieur au tomber-amoureux, parce que l’exister lui-même est son externe en propre et comme il est « le réel », il n’y a donc rien qui lui soit autre, mais cela veut dire que toute l’altérité est dedans, dedans cet externe, donc n’est pas dedans… Si on en décidait extérieurement ce serait une partie et qui serait déterminée, et n’inventerait rien. Et si il s’agissait seulement de causalités, de même ; le tomber-amoureux vient en-plus et c’est à partir de lui que l’on Voit, rétrospectivement, et non pas selon le passé qui causerait l’avenir. A partir de lui, cela veut dire à partir de ce qui n’est pas mais existe et donc ex-siste ; c’est bien pour cela que la « conscience » est un arc, une tension, vide, formelle, qui re-vient du donné vers la cervelle.


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Et tout est externe et pour Sartre le moi est au-dehors, de même Lacan situe l’intériorité dans une autre sorte de sujet. La finalité de cet externe est lui-même non pas une sorte de super-méga interne, mais un exister encore-plus externe ; autrement dit on aboutit au Bord, sur ce Bord que l’on augmente et intensifie (grecs et christique), que l’on accélère (Descartes et suivants) et que l’on exporte comme tel ; comme externe. Et donc comme et selon les pensées de l’altérité (Freud, Marx, les sciences, et les redimensionnements de l’ontologique que sont Nietzsche, Heidegger, Sartre et Lacan). Ce qui non pas va anéantir l’idée ou la vision de dieu ou de la pensée ou du sujet, mais ce qui permet (sans affirmer dieu, la pensée ou le sujet) de préciser à quelles conditions le réel est structurel (et que ici même ou ici et maintenant on explore le décalage qui peut-être, sait-on jamais, conduit vers dieu, la pensée, le sujet ou tout autre considération supra réelle, dont, ici, on n’a pas idée du tout). Si tout est externe veut dire : il y a une réalité. Mais on perçoit qu’il existe une réalité à partir du Bord. Et de plus et par ailleurs dans cette réalité quelque chose d’encore plus Réel ex-siste, sort-de. La question du statut de ce qui dans la réalité apparait est évidemment le cœur de tout. On y reviendra. 
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Si Lacan anéantit l’intériorité, ce serait plutôt qu’il la relativise ; une intériorité qui est toujours une identité supposée (cad imaginée ou imaginaire) existe effectivement et réellement, sauf qu’elle est elle-même symptôme et effet, et ceci d’un sujet réel ; pour Lacan c’est le sujet-inconscient. Il existe effectivement un sujet réel en acte qui se tient de l’inconscient et dont le conscient est tout relatif. Il est clair que l’on ne peut en rester là, à admettre un « sujet inconscient », et que l’on sera amené à positionner ce sujet-là (qui existe effectivement).
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Il s’agissait ainsi d’élaborer l’architecture du dedans de structure ; ce que réussirent Descartes, Kant, Hegel, Husserl, Nietzsche, Heidegger, Sartre, Lacan ; du dedans au sens de « sa position sur le réel  et son positionnement, son orientation, son degré d’inflexion sur ce réel » ; il s’agit du dedans de la structure (pas du dedans du moi, du « sujet » substantiel, de l’universel, de la pensée, etc, et cette structure c’est celle examinée par Sartre et Lacan). De la mise en jeu, en forme, en dimension de la structure qui est le Bord du corps, du vécu, du donné, du monde. 
Et ce qui est vécu, par les mois, c’est la totalité, et c’est l’ensemble de toute la manifestation telle qu’elle se déroule à l’extérieur du regard, de l’intentionnel qui est exposée ; des mass médiatisations à la psychanalyse, des musées et immenses collections d’images, de couleurs, de signes, de sons à toute espèce d’affect éprouvé, vécu ; tout est au-dehors, devant le regard formel nu et sans rien. De même que Hegel expose instantanément la totalité des deux phénoménologies ; tout l’itinéraire de la conscience et tout le savoir dialectique de la négativité. Tout l’être, toute la réalité et tous les devenirs, les possibles réalisés dans le donné sont effectivement, dans la réalité même, rendus réels ; de sorte que nous sommes situés à la limite même du Bord. 
Ayant épuisé la totalité des réalisations, il reste la forme même de toute réalité ; soit donc la structure, tout aussi bien celle de chacun, en tant que moi, que la forme du monde humain ; on a instancié le cadre universel général mais nous avons seulement développé l’humanisation intérieure à ce cadre général, quitte à tout infléchir vers le bas et délaissant les grandes finalités, succombant aux limitées tactiques  ; laissant en friche que le cadre général (installé par les révolutions, toujours la Même) devienne structurel. Le structurel qui donc rétrograde … Il se perd dans un monde qu’on lui prétend donné, naturel, réaliste, et qui se referme comme un piège. On a infléchi toutes les intentionnalités sans maintenir la structure réelle et encore moins avons-nous sur-développé cette structure ; croyant que la pensée est la raison, le sujet le moi et dieu ou le divin la naturalité ou la réalité telle que là ; or nous ne sommes pas à la maternelle, c’est du réel même dont il est question ; ce par quoi et pour quoi il est impératif d’ex-sister, pas seulement être là bêtement.  
Parce que la Stratégie, la Grande stratégie, celle de dieu, la pensée, le christique et sujet, de l’altérité conduisaient une immense ambition ; que cette métaphysique et puis cette ontologie de la structure du réel, non pas de la réalité ou des réalités mais du réel en tant que tel (antérieurement à quoi il n’est rien, et présent dont on ignore absolument « où » il va certes mais parce que l’on ne sait pas « où » est le présent ; ce en quoi tout existe nous l’ignorons) que cette Grande stratégie n’aboutisse qu’à cette humanisation et puis cette personnalisation est un scandale. 
 

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