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instants philosophie

Le réel non visible des extases

15 Décembre 2018, 06:58am

Publié par pascal doyelle

Le christique on y croit ou pas, peu importe. Il s'agit d 'une forme qui s'est imposée historiquement, dans l'historicité même,  et qui origine toute la suite  : ou on croit qu’il signifie effectivement une autre dimension (qui n’est pas limitée par le christianisme)

ou on croit qu’il signifie une structure qui exprime, manifeste, inscrit et bien plutôt instancie, dans le monde, ce qui n’est pas le monde ni n'es notre vécu, mais la forme de ce vécu, et peut-être manifeste  la forme du monde (la forme de la réalité est le présent ou plus loin et ontologiquement l’exister, et l'arc de conscience est la forme interne à la forme externe qu'est l'exister).

 

Le christique crée du regard chaque sujet, individué, intensifié, intensifié sur et par le corps (du christ et de chacun, puisque c’est de votre mort dont il est question, et tout autant des intérêts du monde qui vous agrippent et vous dévorent et vous tombent vers le bas, tandis que « aimez-vous les uns les autres », veut dire « élevez-vous les uns les autres »). Descartes réaccélère l’intensité et ce regard il le prend en et par lui-même ; ce faisant le regard que Descartes jette sur lui-même devient-autre.

Le christique crée donc l’appel, non pas intérieur (il est tout objectif, cad hyper objectif, structurel, il pousse même chacun à exposer son être, puisque l’on n’et plus dans l’être, la détermination mais on existe selon le regard du dehors, du grand dehors, le christ est quand même le verbe, ce par qui tout a été fait)

et qu'il soit la forme du vécu veut dire qu'il n'y appartient pas, et qu'à partir de cette forme qu'il juge et décide et intentionnalise tout autrement le vécu ; de même la révolution modifie le regard même sur tout le passé et le possible.

non pas intérieur donc mais interne ; interne à toute la surface externe qui va se déployer, durant 20 siècles. Le tout est de déplier la forme du réel, ici comme corps ayant intentionnalité (qui crée ce même corps comme nouvelle surface, de même que les grecs créent le monde comme surface universelle unique). Le christique est non seulement la mise en forme d’un sujet relatif à son corps, mais la mise en abime du monde dans le nouveau champ perceptif ; avant il existe des catégories (esclave, libre, homme femme, pauvre, riche, etc), après il existe un par un des sujets jetés dans le monde donné là. Et ce monde est nommé explicitement comme celui de la mort (de l’exploitation et de la violence). Ou de la déréliction, l’abandon à la surface d’un monde horrible et insensé, sauf son intentionnalité renouvelée qui contient tout, c’est-à-dire qui contient le possible.

Le christique est un fait, structurel, qui concerne, à l'époque, chacun (chacun est ce-corps tel que dans-le-monde, unique et universel tout comme chaque intentionnalité-dans un corps est singulière) et manifeste non pas un repli mais un dépliement absolument fabuleux et strict (puisque l’on entre dans l’intentionnalisation très précise qui permet de distinguer et de se distinguer soi dans l’anéantissement qu’est le monde, "quelque réel regarde"), qui rend possible que chacun existe pour et par lui-même ; il existe un sujet non-fini qui fait appel constamment et continuellement à l’intentionnalité indéfiniment reportée (par-donnée, réacquise constamment) et qui n’est évidemment défini « ni homme, ni femme, ni esclave ni homme libre, ni riche ni pauvre » ; puisqu’il s’agit d’activer la structure telle quelle qui n’est pas dans le monde, mais qui ex-siste. Elle sera toujours en-plus ; elle ne rentrera jamais dans le monde (et donc il faut partir du fait que le monde n’est pas tout, il existe un plus, et ce plus (que l’on situait ailleurs) est ici défini comme Bord, Bord du monde, et en l'occurrence s'incarne, mais si il est un Bord du monde alors celui-ci n’est pas, il existe et comme de juste cet ex-sister est désigné ici comme présent, le présent est la structure de la réalité, qui est autre que cette réalité).

Dans la surface du dehors, l’externe, le monde de l’abandon, dont la salvation, la possibilité, le réel est uniquement très exigu, localisé dans l’intention (alors dénommée morale ; ce qui veut dire l’intentionnalité) ; qu’allez-vous ourdir, créer, inventer  pour, sur le Bord du monde, renouveler la réalité d’abandon par le réel de stratégie qui rend à nouveau possible toutes réalités nouvelles ? Si on ne le veut pas, le réel n’existera pas. Non au sens où le réel n’existera pas tourné vers lui-même (ce regard, ce visage, cet intentionnel entraine toutes réalités), mais au sens où ne le décidant pas on s’en exclura soi-même… C’est par ceci que l’on est jugé, de par sa propre décision, son décisionnel individuel.On sera jugé en ceci que l'on s'est déjà soi-même jugé ... Or par décider et vouloir il faut non ps s'en tenir à cette volonté consciente limitative, mais comprendre l'intentionnalisation dans ses indéfinis prolongements de passés et d'avenirs possibles. D'y atteindre la racine, l'origine, la source ; celle qui dans chaque présent revient sans cesse à la même place ; comme présent. 

On a été projeté dans la surface du dehors, et dans cette externalité qui n’est pas une extériorité (qui supposerait un être, un sujet clos face à son objet fermé, du désir vers son objet imaginaire qui réaliserait, rendrait réel l’imaginaire du moi, qui conférerait au moi une réalité par son objet) et n’étant pas une extériorité donc elle ouvre sous la forme de la moralité intentionnelle la capacité de se sauver.

« Se sauver ».

Il faut bien mesurer l’ampleur de ce qui, pour nous, parait une fadaise ou une contrainte ; elle fait effectivement peser sur l’intentionnalité d’une part qu’elle peut faire n’importe quoi et se perdre et d’autre part qu’elle n’est pas la « libre volonté » ou « le désir spontané » mais qu’elle est, telle quelle, sa propre loi en tant que Loi : un être qui est libre ne fait pas « ce qu’il veut » (au sens d’arbitraire), et il ne fait non plus selon sa volonté cohérente et faiblement organisée ; ce que libre veut dire c’est extension du rayon d’agissements dans l’extension du champ de perceptions (c’est bien pour cela que outre la morale et l’universel, le christique et la révolution, il s’agit des esthétiques et des éthiques (individuées) et des politiques tout comme des morales et de l’universel, de l‘idéel de connaissance et de philosophies qui démultiplient les sujets ; il y a quantité de systèmes afin qu’il y ait quantité de sujets, chacun manifestant l’inépuisabilité de la forme-qui-ne-se détermine pas, parce qu’elle crée des déterminations).

Il ne s’agit pas de s’organiser autour de quelques idées ou concepts clos (rationalisés et qui laisseraient inchangé le je, l’acte même de prendre conscience) mais que chaque idée ou champ soient à chaque fois un ensemble d’intentionnalisations possibles pour chacun et pour l’acculturation en général et que donc chacun assume l’universel par ex parce que passant au travers de l’universel chacun se rend capable d’élever l’intentionnalité ; mais universalité qui ,est toujours singularité (qui se nomme Platon ou Rimbaud, Rimbaud  ne dit pas « n’importe quoi », n i même ceci ou cela  mais manœuvre des quantités invraisemblables d’intentionnalités (de là qu’il magnifie et expulse la démultiplication et la concentration et la concaténation, des sursauts et empilements et accumulations intérieurs, du sens,  et internes, de l’in-sensé).

Et selon la même logique qui ne passe pas seulement par l’universel (en lequel il faut convertir son intentionnel à l’universelle pensée, ayant fondation métaphysique), mais plus encore par le christique et la soudaine angoisse qui nous dissout et transforme non la pensée mais l'intense intentionnalité ; "que veut-on ?" et "que veut-on vraiment ?" "qu'est-ce que vouloir ?" . Non pas que l’on mourra, mais que l’on se saisit d’un point hors de la mort, et que donc l’on est saisi. Si l’on est saisi (tout comme l’on voit le monde en un instant dans l’universel et que l’universel augmente par ses mille idées, la perception du même monde), c’est par quoi et par où ? Qu'est-ce qui vient du-dehors comme surface-autre du présent qui avance ?  

La loi interne (et externe) est structurellement d’élever et de passer dans la grande stratégie intentionnelle (ce que Nietzsche nommait la Volonté, toujours Autre et Heidegger l’Etre, absolument Autre, pour l’un surhumain pour l’autre inhumain, sauf que Sartre et Lacan ramène l’ampleur dans la précision et la délicatesse des intentionnalités possibles réelles, non imaginaires ; il s’agit d’œuvrer techniquement dans le mécanisme, la structure de l’intentionnel).

Il fallut se créer comme un, un formellement (puisque l’on est dans l’externe ; le christique ne vous enferme pas, il vous élève, élevez-vous les uns les autres, comme je vous ai élevés). Et sujet ouvert donc qui n’est pas un  être, qui est une forme ; laquelle s’incarnera par des myriades de sujets réels, peu importe ou plutôt au travers des identités, puisque la forme transperce oui mais est originellement cela qui rend possible que sujets réels il y a.

Il faut mesurer la puissance de la forme (de la structure de conscience, simplement formelle) que les réalités n’atteignent pas, mais qui peut se permettre, à la source dans la forme de la réalité et du vécu, toujours pur et brut présent, de produire quantités de réalisations, de réalisations, qui ne manquent pas la réalité donnée, qui embrassent singulièrement, pleinement et un par un, toutes les déterminations possibles ; non seulement celles existantes, mais celles qui n’existent pas encore, puisant dans les possibles, dont on prétend ici qu’il s’agit de la Possibilité même ; ce qu’autrefois on nommait infini, et que l’on peut dorénavant tout à fait préciser et délimiter ; on en approche, on en approche tellement proche que l’on sait dés lors que l’on est positionné sur et par cette limite, sur le Bord ; il ne s’agit rien moins que du Bord de l‘infini, au sens où l’infini est le présent tel qu’il agit ; non pas que le présent soit (plus loin) l’infini, mais au sens où l’infini est ce présent, c’est le présent qui permet de définir l’infini (plus concrètement qu’auparavant) ; on ne se réfère plus ainsi à l’infini comme d’un totem ou un signe infini ou un concept limite, mais on part de la clarté potentielle du réel tel que « là », tel que "là" il arrive, et il arrive depuis que l'on a instancié dans historicité la pensée, le christique, le sujet, la révolution, l'altérité ; qui développent des formulations de la forme unique sans déterminations.

Et si ça n’est plus un concept (oublions totem et signe), et que l’on acquiert de la sorte une plus grande précision (et de notre point de vue d’actualité pure et brute, en tant que le présent est la forme des réalités et que la forme dite est en elle-même le de/venir ; seul ce qui est formel devient, les réalités, elles, s’épuisent), et si ça n’est plus un concept, c’est que le concept doit être dépassé par l’idée de structure. On peut bien se demander de où peut-on tenir cette « structure ». Mais  que signifie cet écart extraordinaire, que signifie Descartes ? Vers quoi nous porte l’élaboration kantienne des conditions de la pensée, du sujet, de l’esthétique ? Ce dessin des limites est incomparablement précis et délimite la structure ; et sa structure qu’il faut entendre comme de fait dynamique (cette structure est un rapport) ; son activisme, mais son activisme originel, cad là où il s’active et s’instancie ; là où il produit dans le corps des effets (et des effets que Lacan juge insupportables, par ex ; sous la forme de « un corps ça ne supporte pas la puissance du langage », qui découpe le corps donné, mais cela revient à l’altérité du regard sartrien, des autres et pour Lacan de soi sur soi-même, lorsque le soi est non pas le moi, qui est pris-dedans, mais est le rapport lui-même, qui prend tout le moi et le corps et le champ de perception).

Que le concept soit dépassé par la structure c’est ce que dit Hegel par ex ; les contenus dans la dialectique virevoltent et ne demeure que la structure (vide) de l’esprit (qui déploie ses phénoménologies) et comme elle est vide elle renvoie, à nouveau, vers tous ses contenus. Or elle est vide, selon l’être, la détermination, l’universel, la représentation, la réalité  – mais elle existe formellement.

Hegel n’en dit mot, il passe sous silence la structure, cad hégéliennement la « négativité » et c’est là même que se distingue la structure de conscience de Sartre, la conscience mi impersonnelle mi personnelle ; dans une incertitude fondamentale (qui du coup devient certaine...). Et ce que voit Lacan sur-le-corps, comme effet effroyable de la structure, c’est l’effet de l’arc de conscience, lequel étant formel, coupe le corps, l’identité qui est élaborée et imaginée sur le corps, sur non le corps donné auquel on n’a pas énormément d’accès (et qui dit seulement que « tu mourras », que l'on ait un corps signifie que l'on n'est pas ce corps)  mais sur l’image du corps, qui vient à partir de l’externe, qui se-voit, est-vu ; de l’externe qu’est autrui par ex, Sartre, ou l’Autre de Lacan qui est à la fois autrui et plus qu’autrui, la sorte de langage objectif, de signifiance généralisée, ça se signifie donc ça nous prend, qui vous-voit, qui ne tu-toie pas, qui vous-voie. Cela signifie qu’il est une ambigüité absolument fondamentale…

Et c’est celle de l’attention de conscience ; lorsque l’on voit, qui voit ? Ce qui entre et sort de la conscience entre et sort tout aussi bien objectivement que subjectivement ; de même que le tableau nous observe et que la musique nous entend ; une intentionnalisation (de quoi que ce soit) porte à la fois l’aperception subjective et l’objectivité manifeste totalement reculée on ne sait où (l'horizon recule toujours) ; et ce même au sens où une détermination subjective est déjà elle-même prise dans l’acte de conscience et se donne pour objectivement perçue ; l’entrelacs qui enferme l’acte de conscience est aussi l’entrelacs qui rend possible la variabilité de l’intentionnalité ; c’est à cette fin qu’elle est apparue, apparue selon et dans sa fonctionnalité ; la vérité est que toute perception est construite, et c’est cette construction qui est réelle ; ou donc lorsque les grecs ouvrent la pensée (d’un monde unique universel, situé sous les mondes humains divers et variés) ils libèrent l’intentionnalité qui n’est plus attachée à telle communauté, ni tel langage ; autrement dit l’expérience ne se réfère plus au commun savoir partagé et narré ou représenté entre tous, mais déploie ou rend possible le déploiement de la perception individuelle, de la possibilité de créer des intentionnalités qui échappent à toute habituelle systématisation ; mais évidemment pour se conserver comme expérience propre, et le champ perceptif ainsi ouvert doit lui-même élaborer ses repérages ; et avant tout son repérage autonome, pourquoi peut-on penser en dehors du langage commun ? pourquoi peut-on créer esthétiquement en dehors de tout rituel ? Pourquoi la signifiance comme processus généralisée prend-elle une telle ampleur au travers de toutes ses révolutions idéellesesthétiquespolitiques, etc ? 

Lorsque le christique fait prendre conscience que la mort est à chacun sa propre mort et qu’il existe au moins un-seul qui perçoit cette individualité de structure et qu’elle est de fait signifiée par le Même regard, et qu’il existe une seule intentionnalisation possible (il n’existe qu’une seule forme « avoir conscience de », il se dégage instantanément une structure de fait de l’individualité de sujet ; autrement dit non pas qu’il y ait un sujet individuel (il y a et il se crée dorénavant un tel sujet individuel) mais il existe une individualité qui se nomme objectivement « sujet » ; de là que ce sujet prend le nom d’un-seul, et qu’il soit exemplaire, et antérieur à tout (le verbe, ce par quoi tout est créé) ;  il existe un seul et même sujet et ce sujet est une forme qui expérimente mille milliards de sujets, autrement dit de trajets composés de trajectoires, de tissages sur les corps.

On pourrait dire, et sans forcer du tout, qu’il existe alors, à partir du christique, mille milliards de manières de pécher, de s’égarer, d’éprouver ; ce qui revient toujours au même, l’erreur, la folie, l’expérimentation, raison pour laquelle on sera pardonné, (il existe un seul-pardon, un seul en-plus, un seul en-avant) : si on garde et préserve l’intentionnalité à la source. Pourquoi croyez-vous que tout cela se met en place ?

Or donc on aboutit à ceci que la forme de « sujet » s’impose comme la référence, vide et formelle, du réel. certes on a été perçu par un seul, mais celui-là nous a rendu notre regard interne, un par un. Nous a rendu le regard qui n'appartient ni au monde, au vécu, ni à la mort.  Et que cette forme se double d’une autre ; que le réel est le présent, en lequel prennent tous les mondes (ou tous les univers, si il y a lieu, on n’en sait rien).

Et cela signifie que sortant de tous les mondes clos, ou cycliques ou particuliers, précédents, on est jeté de but en blanc dans le caractère formel du monde (soit l’être grec) et du corps (le sujet christique) ; il n’y a rien d’autre que le monde et le corps, sauf la forme. Et on atteint instantanément (c’est cela le plus impressionnant) la forme de ce qui est réel ; qui sera ensuite mille fois déplié par tous les sujets et toutes les révolutions.

Le monde est une idée (Kant, indéfinissable en soi) et le corps nous n’en avons pas de perception intérieure (donc tout est construit dans la phénoménologie, dans l’intentionnalité et le corps est l’image qui re-vient vers nous). Nous nous tenons sur le Bord.

Le monde et le corps, et ce puisque si l’on abandonne le monde cyclique de la communauté entre-soi qui se parle (et pense) ensemble dans la régularité des échanges (de toute sorte) on tombe de fait, immédiatement dans le monde (grec) et instantanément en ce corps réel (christique) et selon ce monde et ce corps (et les dits échanges eux-mêmes se libèrent : esthétiques, éthiques, politiques, idéels-connaissances, etc) ; ce que chacun perçoit.

Soit donc l’exister et l’arc de conscience ; les deux plis, l’un dans l’autre, de la forme, dont la modulation sera l’arc de conscience dans l’arc du présent.  Puisqu’ils tissent une trame de variations de la forme ; la forme des réalités est le réel (comme position) et le réel est le présent et dans le présent il est une augmentation grecque, une intensification christique, une accélération cartésienne et suivants (y compris la révolution), une densification qui positionne dans l’épaisseur le corps et le monde cet arc intentionnel, non plus selon l’universel et les idées, ni selon la moralité et l’intention de renouvèlement, mais selon la détermination concrète des corps et des sociétés humaines.

L’arc de conscience dans l’arc du présent consiste à actualiser, à rendre réel (toute la détermination n'a de raison d'être que dans l'exister), à rendre réelle la forme même qu’est le réel, et on peut se demander en quoi cette opération, qui est une performance, une performativité du réel, est-elle acquise ou non ; ce qui se nomme salvation ; comment peut-on être sauvé ? Dans votre fors intérieur (comme on disait jadis) en quoi votre croyance (selon l’ancienne formulation) est-elle sincère (selon cette inquiétude surabondante)? Autrement dit en quoi votre conscience n’a-t-elle pas cédé sur son être de structure ? Sur son ex-sister ? De où sort-elle et comment se tient-elle de cette  sortie ? La sortie par laquelle le reste, tout le reste, que vous ayez un corps, une vie, un vécu, un monde, un universel, une pensée, par laquelle tout le reste existe. La vérité ne se trouvera pas dans les causes, ou le passé ; rien n’y sera expliqué, parce que c’est en-avant. De sorte donc que tout le reste, tout le passé, tout ce qui est, du verbe être, est infernal. Littéralement. Et qu'il n’est qu’une salvation : en-avant.

C’est parce que vous n’y êtes pas et que vous ex-sistez que tout parait ; d’un point-autre. Quelle dimension accorder à cette altérité de structure ?

C’est bien pour cela que l’on oublie aussitôt ce que l’on a vu dans une œuvre… parce que l’on n’a pas vu « quelque chose », on a vu dans, par, selon le point de vue externe. Et que l’on a existé ce point de vue un quart de seconde.  

Par contre on se souvient infiniment de toute ex-stase métaphysique (grec) mystique (christique et autre) ontologique (cartésienne et suivants) existentielle (d'altérité imaginaire ou analytique). Elle a transmué la structure de votre arc.

Et ex-stase au sens technique, technologique, étant du ressort de la technologie qu’est l’intentionnalité, ce mécanisme (au sens de structure pas de déterminisme) ouvert, vide, formel, comme l’est le présent ; on ne tient pas le métaphysique, le mystique, l’ontologique (qui révèle l’élément autre dans la métaphysique, le Un est ici même le sujet) et l’existentiel (qui investigue dans le cœur de l’ontologique, Nietzsche, Heidegger, Sartre, Lacan, etc) sans profondément explorer le faisceau même de l’intentionnalité (tout comme le christique en créant le sujet d’un regard-autre impose qu’il y ait, qu’il existe une construction intentionnalisatrice de soi et que le regard -autre soit celui-ci par lequel on voit et qui nous voit).

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