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instants philosophie

Les anglo-saxons  et les français : de la Révolution

6 Décembre 2018, 09:37am

Publié par pascal doyelle

Il faut comprendre que les français réfléchissent (historiquement et structurellement) et qu'ils créent le dynamisme de la liberté (anglaise, quoi que franchement Descartes est celui qui lance ontologiquement la liberté....) de la liberté donc et de l'égalité ; sans l'égalité la liberté devient puissance du monde (les empires anglais et US), avec l'égalité la liberté devient puissance de l'esprit ; les empires disparaitront, l'esprit non. 
Et c'est seulement avec l'égalité que la liberté trouve son idéal ; la fraternité. Le pays est chrétien, il a intégré, et vécu et rendu réel dans la réalité, l’impossibilité (qui dans le christianisme est situé « ailleurs »).

Ce qui revient à dire que liberté-égalité-fraternité est juste et très simplement le "aimez-vous (élevez-vous) les uns les autres, comme je vous ais aimés (élevés)". Dire que c'est impossible, c'est que justement c'est le seul possible ; le possible même au contraire des possibilités ; et les anglo se débrouillent très bien avec la réalité et les possibilités qui ne sont pas le possible-impossible, de même qu'ils s'arrangent avec l'inégalité, de même les anglo se vivent moralement et les français se vivent politiquement, lorsqu'ils sont en forme, en forme de peuple (ils ont inventé la nation, qui était aussi Israël) mais aussi en tant que sujets réels, en tant que la forme de leur subjectivité est in-formée par le possible effarant. Sans le Possible impossible on retombe dans les possibilités, le monde ; sinon on retombe, dans le monde. Autrement dit la mort (l'exploitation, l'humiliation et la violence).

Tournez sur votre cul tant que vous voulez, il n'y a aucune autre équation.

De là que commencer par « nous le peuple » ou « déclaration des droits de l’homme et du citoyen », ça n’est pas indifférent. Ça engage comme une subjectivité pour le premier et une objectivité pour le second intitulé. Les allemands indiquent « quelque chose » sous l’étiquette du peuple (parfois passionnant, parfois dangereux). Il y a évidemment une objectivité des libertés, individus anglo-saxons (ils sont égaux en liberté, mais l’égalité n’entre pas en dialectique, dynamique ; le champ des individus libres est le monde, la frontière repoussée ou l’extension de l’empire sur les mers ; et ils admettent donc l’inégalité, du mérite, qui est aussi l’inégalité récupérée de l’aristocratie qui s’est débarrassée du roi, pour assurer son pouvoir). Evidemment « nous le peuple » est une subjectivité objective, mais la « déclaration » est une objectivité subjective ; les intitulés animent une limite qui est différent ; constater une objectivité des libertés dans le monde (US, anglais) et considérer que l’on peut être sujet dans et par l’objectivité, dans et par l’universalité ; ce qui est une tâche in-finie, mais qui structure fortement la liberté subjective et la transforme, la renforce comme liberté, et implique ceci ; une organisation de la réalité, humaine, qui supporte, adhère, pousse, maintient les libertés et requiert une très précise, très concertée organisation de la société ; acceptée par tous sous condition de sujets. Le régime de libertés seules impliquent tôt ou tard, leur concurrence, leur inorgansaiton de structure.

De sujets libres et égaux ; l’égalité s’utilise afin que les libertés se déploient ; il faut organiser la société afin que tous s’élèvent et non pas attendre que quelques-uns réussissent ceci ou cela ; l’ensemble es sujets doivent s’élever, afin que chacun puisse s’élever. C’est bien pour cela qu’est exigée une méta-organisation, une organisation réfléchie et qui consiste en la réflexion, la réflexion dans le regard de chaqu’un.

Et on en peut pas non plus faire-peuple-allemand ; la nation n’est pas un peuple naturel, de langage ou de coutumes ; c’est une divisibilité indéfinie de sujets qui se-décident, politiquement, pas naturellement. La politique en France est idéelle et idéalisme, cad exigeante.

L’égalité-liberté importe une objectivité en définitive très dure dans « liberté » ; et totalement insituable ; ça n’est pas d de ce monde ; de là qu’il y ait une littérature (avec 4 ou 5 génies par siècles), et que l’on soit porté à objectiver non pas un « quelque chose » de nébuleux, ni une subjectivité (qui est en ce cas un point de vue-sur) mais que pour nous l’objectivité doit élever la subjectivité ; le libre doit se rendre capable de l’égalité, la verticalité (du sujet) est l’horizontalité des sujets.

De même on n’admet, au fond, que les grands hommes ; un roi, un chef mais de grande classe, panache ou volonté claire, conquérant ou roi-soleil ; Louis XIV, Robespierre, Napoléon, De Gaulle ; et ça finit évidemment mal, souvent, quant aux petits chefs ils sont balayés ; et ceux qui narguent le peuple… ou le trahissent, à tort ou à raison, avec les royautés … ou avec les allemands ; les anglo-saxons nous ressemblent le plus, bien sûr, et on est très déçu toujours parce qu’ils nous trahissent, les anglo-saxons rusent et pensent à leur empire ; les anglo-saxons n’ont pas la mystique du chef, et encore moins du führer allemand ; parmi les sujets libres on ne peut pas « incarner » la totalité, puisque la totalité ce sont les individus réunis librement et également sous un seul drapeau, la nation ;  la nation ça n’est pas une identité ethnique ou religieuse (et donc elle sera laïque) mais une identité politique, cad tout sauf une identité mondaine, elle est littéralement « surnaturelle » ; à la limite (et on se situe toujours sur le bord de tout, de l’histoire y compris), le seul chef admissible c’est le christ, la fille aînée de l’église à l’origine, il y a longtemps, ce qui est très  pratique parce que ce chef-là n’est pas dans le monde, c’est arrangeant  ; et on n’imagine rien « au milieu «  du cercle du pouvoir, rien en peut remplir le centre ; ça doit être vide (ou il n’y a pas de centre, le centre est partout et la circonférence nulle part).

De là qu’il y ait profusion de sectarismes ou de religions aux US et que la France a été et soit restée, avec difficultés, durant les guerres civiles de religion, catholique ; le christique est une configuration extrêmement complexe qui ne simplifie rien et qui comporte aussi son hyper idéalisme, et qui perçoit on ne sait de où, la réalité, le monde, les vécus.

Mais du fait de la liberté (qui au fond a toujours affaire au réel, comme structure, mêlant et élevant le subjectif à une objectivité ; la liberté universelle n’est pas imaginaire, et est plus grande que le concept, plus grande que Hegel si l’on veut) du fait de la liberté il s’agit somme toute d’élaborer une universalité non pas qui vaudrait en elle-même, ni donc de se perdre dans le marais des subjectivités qui tombent dans le monde ou dans l’imaginaire d’un « peuple en soi », la nation n’est pas le peuple imaginaire ; subjectivités objectives anglo-saxonnes, qui ont elles-mêmes affaire aux réalités, aux possibilités réelles, elles ne sont pas folles du tout et même puisque fondées sur l’individualité, elles sont scrupuleusement morales et les subjectivités anglo-saxonnes tentent sans cesse de faire-communauté (John Ford et le peuple introuvable) ; ils ne portent pas la nation comme une mystique supra historique et comme volonté générale qui s’entend pour décider du possible et non pas qui s’entend pour prendre le monde ; de là qu’il y ait la place pour les communautarismes, chez les anglo-saxons ; le monde est ouvert à la pluralité des libertés, mais en France non.

Parce qu’il faut qu’il y ait égalité des libertés afin que les libertés entrent dans le dynamisme, la dialectique de l’égalité, et que donc le subjectif s’élève, comme subjectivité, comme sujet, en l’objectivité, l’universalité ; et donc en un sens ils peuvent se lever, comme un seul homme, ils sont les « mêmes » ; les mêmes sujets, rien ne peut se faire sans les sujets et les sujets font tout ; ils créent une autre dimension, imposent dans la réalité une structure de dynamisme non pas externe et dans le monde, mais interne. Et la dimension transhistorique, par-dessus les possibilités du monde, et requérant la Possibilité impossible, la dimension arrive « par surprise ».

Et il est impossible de définir ce qu’est le peuple ou la volonté générale ou la Possibilité transhistorique et supra mondaine, et aussi l’insaisissable liberté ; celle qui ne peut s’incarner dans les possibilités du monde, mais veut toujours s’élever par et au travers de l’universel, de l’objectivité ; on y lutte par mais aussi dans l’universel ; une liberté qui use de l’universel pour non plus explorer le monde donné, mais exiger les possibilités impossibles est beaucoup plus acérée et contrairement à ce qu’il semble, précise quant aux réalités ; elle oblige la r »alité à des distinctions que la liberté mondaine ne perçoit pas ;

elle perçoit seulement son rêve hollywoodien par ex, son happy end, et considère que le monde est « tel quel », voila, donné là, que le monde a toujours été monde, et que l’on doit faire avec dans une sorte de naturalisme ou de religiosité, qui peut l’exploiter à fond ou qui ne peut pas se modifier dans son être, la liberté est « dedans », pas en-dehors ; la religiosité n’est pas le christique, le christique est celui qui est le surdivin, le dieu en plus, qui vient ICI, dans le monde (et ça n’a rien à voir avec el surhommes sauvage, déchainé, le surdivin est sa propre loi mais il est la loi, il crée les règles de son impossibilité, le catholicisme a du lutter contre les hérésies et les protestantismes ; sitôt que l’on sort de la règle universelle, ça prolifère (c’est amusant mais ça part dans l’imaginaire ou le monde), le catholicisme s’assujettit à l’universel et à la liberté et l’égalité, idéelles pour le coup, en ceci qu’il élève la réalité et le vécu vers le réel et le possible indescriptible, mais alors ce qui n’est pas de ce monde, doit se décider (de là que le grand homme n’est pas un mystique qui élucubre, mais un décideur qui sait le réel et l’organise ; Louis XIV organise, comme Robespierre qui canalise la violence, comme Napoléon, code civil par ex, comme De Gaulle).  

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