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instants philosophie

De l’inconsistance et du seul mouvement

5 Janvier 2019, 17:03pm

Publié par pascal doyelle

On a donc remarqué qu’effectivement il n’est dans le monde, ou en quoi que ce soit, aucune stabilité définitive, et que tout se meut. De là on en a conclu que seul le présent est réel, qu’il constitue le Bord de tout ce qui est, fut, sera et qu’alors il, le présent, se dresse comme architecture de toute la réalité. Comme tel, comme présent, il est structurel. Et c’est cette structure qui devient. 
Il n’est rien dans la réalité qui puisse dépasser la forme, vide, que le présent instancie. Les réalités sont les images ou les miroirs du pli unique qu'est le présent. 

Et le réel lui-même, cette évidence « qu’il y a », le fait d’exister, est plus grand que toutes les réalités. Les réalités sont les déplis du pli unique. Qui est un mouvement, le présent, un rapport qui comme tel engendre des rapports (ce qui est composé ou consistant ne peut pas se dupliquer, ce qui est rapport inconsistant, non seulement peut, mais se duplique immédiatement, il est déjà rapport, donc le réel est un rapport). La structure du réel est intégralement positive et en-avant, et donc exigeante et dieu, la pensée, le sujet ou l’altérité sont des exigences pures et dures ; la structure du réel est non pas causée mais attirée en-avant ; le rapport mène structurellement de la distinctivité en toutes les distinctions. C’est pour cela qu’il existe un présent.


La finalité est d’obtenir le Rapport le plus formel et le plus distinct qui soit ; ce qui implique à rebours toutes les réalités dans toutes les distinctions, on ne peut pas séparer les distinctions (les réalités) de la distinctivité (du réel) : la forme de tous les contenus (qui ne sont donc des contenus consistants que dans l'inconsistance qu'ex-siste le mouvement).

La nature de ce Rapport absolu et terminal (celui qui conclut tous les rapports, toutes les réalités, les univers, les mondes, les choses, les êtres) est inconnu ; puisqu’il est un rapport, un mouvement, sa nature même est de se mouvoir ; le réel est plus grand que lui-même. Et sera toujours plus grand que lui-même en laissant sur place l’être (cad la détermination, les réalités) ; tout ce qui est pris dans l’être cesse ; ce qui insiste c’est la forme, cad la continuelle antériorité de la structure (le présent ou pour ce que l’on en peut expérimenter, l’arc de conscience). 
Si l’on continue de croire en l’image de soi, on ne comprend pas qu’en fait on ne se perçoit qu’à partir de la forme ; non pas comme image qui contiendrait notre identité, mais comme miroir (qui donc relève de sa propre dimension) ; il y a une identité, un corps et un passé et vécu et imaginaire, et inconscient, et conscient et raison et pensées, mais tout cela est non consistant ; c’est l’inconsistance qui existe, et c’est précisément de penser l’inconsistance (comme une structure d’un autre genre) qui caractérise la philosophie (dieu et la nation (juive ou musulmane) l’être et l’universel, le sujet et la révolution, l’altérité et l’exister).

 

L’occidentalité est la description du hiatus (qui se retrouve évidemment partout dans toutes les mises en formes culturelles dispersées au travers du monde et dans toutes les acculturations successives qui se constituèrent depuis la méditerranée et l’abandon des mondes pour le monde donné là et le corps de chacun ou le rassemblement universel, initialement celui des juifs), et sur ce hiatus on a élaboré toutes les possibilités de compréhension d’une part (soit actifs, dans tous les mondes qui précèdent la méditerranée, soit rétroactifs qui analysent le début, l’antériorité et ne perçoivent pas directement une organisation mais mettent en jeu cette organisation ; dieu met en jeu le sens du monde, le sens du monde n’est pas donné avec le monde tel que là, il est en-plus, soit donc la nation, comme invention ; juifs, islam, christianisme, grecs, etc)

et d’autre part ce faisant on a déployé, développé, déplié la forme, la forme de structure ; être, dieu, sujet, altérité sont les formes de la structure (et ils sont inimaginables avant qu’ils n’adviennent parce que leur structure n’est pas visible dans le monde, la détermination, les signes, etc). 
Sur cette description du hiatus (que nous ne sommes pas ce que nous sommes mais la conscience prise de tel ceci ou cela, la forme quels que soient les contenus) on peut élaborer et toutes les civilisations ont élaboré ; soit vers le devant en projetant un monde admis comme vrai, soit, dans la suspension de la vérité consistante remise à zéro, en retenant cette projection et interrogeant sa fabrication (les grecs ; comment construire un monde, cad un système, dieu, comment savoir « ce qu’il veut » à propos du monde, qu’il a créé mais que l’on doit aboutir, nous, comme nation, puis comme sujet dans un corps, christique, puis comme sujet et révolution). 

Reprenant la fabrication de tout monde (quel qu’il soit), on s’attache alors à analyser « comment se créent les mondes », à analyser le hiatus (nous ne sommes pas cela que nous sommes c’est pour cette raison que nous avons un corps, un vécu, une société humaine, etc). (Dieu, pensée, corps christique, sujet, révolution, etc recommencent la mondanéité du monde, de la perception (toute esthétique, toute œuvre est un recommencement).
L’occidentalité fixe le mouvement et évidemment « ça n’est jamais ça ». Mais ce faisant, et à condition de faire, d’inventer, de créer, de bouleverser le donné, le monde, le vécu, le corps, la société humaine, l’esthétique, les éthiques, etc, et ce faisant donc on répertorie, on cartographie les déplacements ; être, dieu, sujet, altérité fonctionnent comme ces repérages ; ça dessine.  Et les déplacements ici même de se préciser et de se décider constamment. C’est bien pour cela qu’il existe une éthique propre à la structure.  
S’élever et ne jamais retomber. 


Il faut donc croire en tout, en toutes et chacune des positions ; toutes les positions possibles dont aucune n’épuise la forme, puisque la forme n’est pas déterminée et que ce que l’on définit (comme dieu, immanence ou transcendance, matérialité ou détermination, sujet ou corps, etc) est seulement signifié ; le signifiant renvoie au réel et le réel n’est pas la réalité, mais la forme des réalités ; soit donc le présent. Si toutes les positions sont de ce point de vue, qui est le seul réel, équivalentes, ça ne se fait pas sans discernement ; c’est le but. Discerner continue la distinctivité (de même que les grecs découvrent qu’il est possible d’intentionnaliser par des idées toute cette réalité qui n’était pas contenue dans le monde et le langage communs, d’inventer du langage dans le langage de telle sorte que cette invention soit relative à la perception, l’expérience de chacun tourné vers l’expression intentionnalisatrice).
 

Autrement dit on peut croire en tout ceci ou cela, en étant bien conscient que « ça n’est pas ça ». C’est plus grand. Beaucoup plus grand. Le réel est plus grand que lui-même. Et si le réel est inconsistance, cad mouvement, ce que tout montre et tout démontre, alors il existe en tant que rapport et n’en finit pas (ou donc, si l’on veut, si il se possédait lui-même il serait limité et donc ne serait pas un rapport, et alors aucun rapport, aucune réalité n’existerait).

Le réel lui-même ne « sait » pas « ce que » il est ; il n’y a qu’au bout que l’on commencera de savoir. Etant entendu que même « au bout » puisque le réel est pur activisme, mouvement formel, il se décidera encore comme çi ou comme ça au sens où il s’inventera encore… ce qui veut dire qu’encore il retentira à nouveau au sein de tous les mondes et se préviendra lui-même : il enverra et n’a jamais cessé d’envoyer ses émissaires dans les flashs rétroactifs.

Le ré-enroulement de l’Acte
 Autrement dit il est un présent non seulement parce que le Un de la fin de tout se crée, au fur et à mesure et change de visage au fur et à mesure des décisions,  mais il est un présent parce qu’à la fin des fins le Même Présent se re-Voit. Il est tel un processeur qui se réimprime de ce qu’il se produit, mais donc faut-il qu’initialement il se produise, qu’il puisse se ré-enrouler.  
Pour lui le re (le re-tour, le re-voir) est toujours le premier Voir, le re-tour est le premier Tour ; c’est bien en ceci que tout, absolument tout, est articulé. Si le présent est Articulation, alors toutes les réalités, qui sont les êtres dans l’exister, sont prises elles-mêmes dans l’unique et immense re-tour. 


Rappelons ceci ; puisque la structure est à ras de la réalité (elle précède toute réalité, étant le présent), son moindre mouvement soulève le monde ; c’est bien ainsi que depuis la sortie des mondes particuliers, clos, autocentrés (très complexes et intelligents puisqu’ils ont inventé la mise en forme culturelle humaine, langage, représentation mythes, etc), et dès que la forme est apparue à elle-même sans monde et sans représentation (comme activisme de la pensée ou du sujet, christique, ou anciennement de la nation, juive ou musulmane, ajoutant à la mise en forme culturelle déjà acquise, une acculturation de second niveau, de seconde puissance), elle a commencé de bouleverser sans cesse les réalités, le monde, les corps, les perceptions, etc.

De là qu’il y ait eu révolutions sur révolutions. Humanisations qui cette fois est l’acculturation (l’absence de mondes particuliers et l’évidence d’un seul et unique monde donné là), laquelle acculturation n’est plus mise en forme culturelle (c’est déjà acquis) mais est réflexivité ; compréhension qu’en réalité on ne « reçoit » pas tel monde, telle vérité, mais que l’on fabrique, crée, invente des mondes, des acculturations, des personnalisations même et ce qui se dit alors comme « on invente ou découvre des idées, des systèmes d’idées » qui ne sont plus des mondes ; qui pour s’auto-organisés devaient se concevoir comme seul-monde, hors possible et liberté ; on naissait maya, mais ne naissant plus maya on ne sait plus ce que c’est, on est alors ce-corps (christique) dans ce-monde-unique (grec) formulant des systèmes ou des esthétiques ou éthiques, et prenant sur soi que l’on ait un-corps (aidé nativement par le regard de sujet-autre, qui crée mon âme de ce qu’il me perçoit, jusqu’à ce que Descartes intègre ce regard et formule la structure sujet ici même).
Etant entendu que l’occidentalisation est l’examen de la dite Articulation qui est neutre et vide mais vide parce que formelle (et non pas en aucune manière vide-néant, ça n’a rien à voir).  

Ce qui revient à la dénommer comme fonctionnelle ; elle est la fonction du ressort interne de cette immense surface qu’est le réel ; encore faut-il préciser que cette conception est-elle tout à fait relative ; c’est ce que l’on peut apprendre ici même, dans cet univers-çi ou cette partie d’univers ; on ignore tout à fait les possibilités de la structure ; de même qu’il était inimaginable que cela puisse prendre la formulation de l’être (les idées, la pensée de la pensée, le Un) ou du sujet (christique ou cartésien) ou de l’altérité. 
On dira qu’il est absurde de prétendre que tout soit vrai… Mais ce serait encore s’imaginer (imaginer) que le concept (de quelque ceci ou cela) puisse être adéquat à la forme qu’est le réel ou l’arc de conscience ; qui permet de faire défiler tous les concepts et images que ce soit, comment ne l’a-t-on pas remarqué jusqu’ici ? et qui n’est donc pas lui-même un de ses (propre) contenus ; il serait absurde que le contenu soit son contenu ou qu’il puisse exister un grand-contenu qui les contiendrait tous ; c’est une forme qui assume les contenus, qui sont ses déplis, ses distinctions. 
On croit en pensant telle idée, qu’elle consiste ; mais rien ne consiste. Les mathématiques elles-mêmes ne consistent pas ; le un, numérique, n’est rien que le rapport, à soi, de quelque objet. Le dit rapport est parfaitement vide et formel, et ne signifie rien de plus que ce rapport. Et puisque le sujet est le rapport, alors il faut trouver la formulation de cette forme ; ce qui est absolument possible puisque l’être ou le sujet ou l’altérité manifestent ce retournement. Elles sont en mesure de l’assurer puisque non pas pensés mais signifiés par un sujet qui précisément n’est rien que rapport et donc rapports. La pensée est prise dans plus grand qui est la signifiance rendue possible par l’intentionnalisation ; je pense donc je suis est incompréhensible mais admis significativement par tous et chacun ; faisant référence à un activisme instancié en chacun (qui précède pensée et langage et signe etc)

 Totalement inimaginables sont ces positions de structure, puisqu’il faut attendre que telle structure intentionnelle vienne à tel ou un tel,  et non représentables, puisqu’on ne va les percevoir que du sujet tel qu’il les signifie, ce qui implique que l’on se positionne sur l’horizon réel (de là que l’horizon est toujours effectivement nommé ; l’être, le corps, l’étendue, le nouménal, la Volonté, l’Etre, etc) et qui ne peuvent qu’être signifiés, signifiés parce qu’un sujet existe et que lui seul possède la forme, l’arc adéquat qui reçoit cette signifiance pure et brute et formelle, puisqu’elle puise à même la structure du réel, à savoir que le monde ou le corps ont un Bord. C’est parce qu’il est un corps vivant arcbouté en arc de conscience dans l’arc du présent qu’il y a un signe.  Et il est un corps vivant, ce sujet, puisqu’il opère la distinctivité requise qui explose l’altérité (et son indéfinie séparabilité) qui rend possible des unités (formelles) dans l’unité formelle du présent.

Et c’est cette brutalité qui au cours du temps, de la continuité du Même présent parvient à se distinguer. Si l’on se contente de ne juger du christique ou de l’être ou du sujet ou de l’altérité ontologique comme d’illusions non concrètes, on ne comprend pas que structurellement il y eu révolution(s) et l’on continue de croire benoitement que la réalité n’est que pensable objectivement au rythme des pauvres objets et des pauvres concepts et encore ne sont-ils que des concepts rabougris, des concepts issus de la raisonnabilité, du naturalisme et du prétendu réalisme (qui n’est pas fichu d’expliquer pourquoi il existe, au moins, un être qui n’est pas un être mais une conscience, cad une structure non déterminée, ce qui existe comme rapport-à-soi n’est pas déterminé, ça n’est pas un soi qui a rapport à soi, mais le rapport qui est son propre rapport à « soi »). 
Cette pauvreté insigne du rationalisme, ne saisit pas que ce qu’il nomme « pensée » n’est pas la pensée mais juste l’imagination que « de la pensée il y a ». Ou ce qui revient au même ; la « matière » est une pure imagination lourde d’une prétendue consistance de la « matière » ; puisque l’on n’a aucun accès direct à la matière ou quelque réalité compacte mais seulement au travers d’un discours auquel on supplée par une imagination que l’on affecte du poids du corps, et que par ailleurs « matière » ou « énergie » que sont-ils sinon des mouvements ? Ce qui veut dire pris dans le présent qui les pousse en avant.


C’est donc ne pas voir que l’être et l’universel, dieu et la nation ou  le christique et le corps ou le sujet et la révolution ou l’exister et l’altérité (soit donc le réel comme évidence, et évidente surface en avant de toutes les autres qui sont des pliures dans la surface (toujours) première), que toutes les étapes sont les non pas effets de la cause mais la cause elle-même qui se crée en-avant ; c’est ce que veut dire « le réel est plus grand que lui-même » ; ce qui vient en plus n’était pas contenu dans le donné mais dans la forme du donné ; la forme se réfléchit et en tant que miroir elle crée, via des images (ou des mots, etc), des miroirs ; les effets de ces miroirs sont des réalités ; mais ils n’ont de « substance » que pris dans les flux de miroirs, de déplis.  
Etant supposé que c’est dans la réflection même qu’ils se créent, comme miroirs, via les images, les mots, les signes ; via ce qui transmet des rapports.

Devenir cartésien de l’inconsistance

Et l’être n’est que supposé et juste et seulement imaginé entre les deux signes du rapport ; il n’y a rien qui « est ». Ce qui « est » en fait existe et c’est cet exister qui est cartographié. Son déplacement. Et il ne cesse de se déplacer à partir du moment où, comme autour de la méditerranée, on a cessé d’y croire pour le faire exister ; les grecs s’aperçoivent qu’il nous est possible de créer des signes (en plus des signes du groupe) et les juifs comprennent qu’il leur faut faire-nation (rassembler ce qui était épars) et les sujets saisissent qu’ils veulent la révolution. Ce qui pour tout corps veut dire qu’il y aura une origine-autre du corps (le corps n’est ni homme, ni femme, ni esclave ni libre, ni riche ni pauvre, mais tout à fait autrement) ; il sera suscité, ce corps-autre, par un regard puisqu’il doit se conférer à lui-même son unité potentielle nullement réalisée et qui n’est pas. 
Mais lorsque Descartes, ayant intériorisé ce regard, le christique, intériorisé de manière inimaginable (cad qui invente une nouvelle forme insoupçonnable) lorsqu’il se positionne de par soi, comment opère-t-il ? Sans doute admet-il se tenir de dieu (de l’infini qui n’est pas une « idée » ou plutôt qui est l’essence même de toute idée), mais il se positionne sur l’étendue, sur l’étendue du monde  et ce dans un corps-donné ; dont il est l’autre. Il est autre que lui-même et devient ce regard qui jusqu’alors se situait au-devant ; tout est alors,  existentiellement (la méthode de Descartes en est emplie) : ce qui prendra la forme du monde kantien, de l’historicité hégélienne, de l’Etre de Heidegger, de l’existence, du corps lui-même, de retour, de Lacan. La structure peut ainsi, puisque déjetée sur le côté, dans l’altérité du regard qu’elle jette sur elle-même, de son « lieu », nouménal, se rassembler dans tous ses états, kantiens, dans ce qui lui parait maintenant des états, autant d’attitudes et de positions qu’elle occupait précédemment, hégéliennement. Soit sur le monde, Kant, soit dans l’historicité, puis selon la matérialité ou l’économie ou enfin dans cette transversion énigmatique nietzschéenne d’une Volonté mais qui serait « autre », ou encore selon l’être mais cette fois tel que « là », un « là » plus éloigné que l’étendue cartésienne (et donc imaginé).

Ou enfin selon l’existence, vécue et ensuite selon le corps lacanien, et par-dessous selon l’exister ; le « là » lui-même mais formel, et enfin selon la nature même de l’exister ; le présent. 

Tout ceci nous jetterait dans l’incompréhension, puisqu’il n’est plus d’unité qui ramènerait au conscient un donné là, traduit en idées, système, finalité ; sauf à suivre les linéaments du mouvement.

Et c’était bien ce qui avait lieu si l’on se plongeait selon dieu, le christique, la pensée ou le sujet abyssal ; en un sens Nietzsche et Heidegger veulent transmettre l’abîme du sujet, puisqu’ils comprennent Descartes, à tort, comme explicitant la conscience alors que Descartes ouvre indéfiniment l’arc de conscience ; de sorte que ce qui les gênerait ce serait plutôt l’indéfinitude du sujet cartésien, mais comme il est impossible de se passer de l’indéterminé, N et H préfèrent imaginer un « sujet-autre » nommément autre (volonté ou être) alors que le sujet cartésien est déjà à lui-même son autre et son autre le plus infiniment éloigné ; y ajouter c’est redescendre, c’est vouloir à tout prix fixer dans le monde ce sujet de structure, et le trouver dans des dérives possibles d’énergétique ou de vitalisme ontologique abscons ou dans le peuple et le langage illusionné, voire racialisé, puisque l’on n’y sait plus où est la réalité ayant abandonné le réel qui ne se prête que via le structurel). 
Il n’est plus d’unité qui soit de l’ordre du conscient (aussi de Nietzsche à Lacan, et y compris Sartre, on a raison de regarder transversalement) puisqu’il s’agit depuis longtemps de l’arc intentionnel. Plus d’unité sauf à y repérer que c’est le réel, l’expérience instantanée du réel, instantanée qui opère toujours un retour immense, un immense re-tour (l’instant est le présent qui engendre tout et ne s’aborde pas sans l’ensemble des détours de structure, N et H croient trouver une autre solution et nient toutes les autres, mais Descartes ou le christ ou St Thomas ou Plotin re-prennent, avec eux, ceux qui les précèdent, N et H auront beau se chercher des précédents en réinterprétant une origine mythique) le réel qui remonte vers nous et passe au travers des dénominations, (qui ne sont plus des idées, de toute manière Hegel les a toutes mangées et digérées) ; lesquelles renvoient au sujet, cad à la structure en forme de sujet (lequel est totalement mystérieux, sauf que nous l’existons, c’est de là que nous percevons, pensons, imaginons, intentionnalisons en un mot). 

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