Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
instants philosophie

L’ontologie est en avant !

10 Février 2019, 09:43am

Publié par pascal doyelle

Augmenter la perception par les grecs, intensifier le corps par le christique, accélérer le sujet par le cartésien (et Kant, Hegel et la révolution), concrétiser l’autre et l’altérité par la phénoménologie et l’existence (y compris au travers de l’humanisation issue de la révolution et la personnalisation qui vient déployer l‘humanisation dans le concret de chaque vécu et chaque corps, y compris, encore, comme réalisations et matérialisations des intentionnalisations, via les technologies, les mass et micro médiations, etc).

On nomme donc ontologie non plus seulement la science de l'être en tant qu'être (partie de la métaphysique spécifique à l'être comme tel, et non seulement à l'universalisation, catégories, substantialité, acte-puissance, etc) mais l'analyse d'un "être" situé "ici", et qui débute par Descartes qui plante le sujet sur la surface du monde (l'étendue, mais qui est dite ici la surface du réel) ; depuis Descartes on analyse la structure du réel, passant du sujet tel que là et disponible au "lieu"  en, sur, par lequel il non "est" mais par lequel il ex-siste, sort de. Arc de conscience dans l'arc du présent. Mouvement dans le mouvement ; l'ontologique est pur et brut rapport-à. Comme on verra. 

Or tout cela n’est rien sans l’investissement, l’investissement structurel ; de même que le christique disait déjà que tout cela n’est rien sans l’amour, ce qui signifiait alors la confiance en l’intention, et donc l’intentionnalité, de chacun envers lui-même et les uns les autres ; aimez-vous les uns les autres, élevez-vous les uns les autres. On n’est rien sans la conversion ou sans le basculement philosophique ou sans l’illumination esthétique ou sans l’engagement politique ou sans la décision éthique. Bref sans la discipline, non celle de la volonté du conscient (celle du moi en somme), mais la discipline très aléatoire et exploratrice de l’intentionnalité. On a déjà dit que l’intentionnalisation prenait la suite de la « volonté » et tandis que celle-ci impose un système fort mais rigide (et donc quasi impossible, sinon comme contrainte des uns sur les autres), l’intentionnalisation ruse et prend mille traverses, sans cependant perdre son but ; c’est en cela que l’intentionnalisation exige une stratégie et non pas seulement de lourdes tactiques très limitées.

Le christique ou Rimbaud lancent la possibilité du point de vue, dont personne n’a encore aperçu la fin, le terme, la conclusion. Et pourtant ce faisant on recherche toutes les étapes conclusives ; par ex la transmigration du christique dans la révolution (liberté, égalité, fraternité, c’est la même structure). Et il faut tenir, se tenir du point éloigné ; c’est à partir de là que l’on perçoit. Rimbaud ne dit pas ce qu’il dit ; il indique le point à partir duquel il lui est rendu possible de manifester (tout ce qu’il donne à voir), et nous indique de nous tenir « là », sur ce point ; qui ne rentre en aucune de ses phrases et que seul chaque indiqué peut signifier, seul et de par soi.

Et ceci pour une raison tout à fait « simple » ; que si l’on est ce moi (et on est effectivement ce moi), celui-ci est perçu par l’arc de conscience que l’on « n’est » pas, mais que l’on ex-siste. Autrement dit le moi, que l’on est, est perçu sur un horizon ; il y a horizon parce que l’on place un signe sur le fond de tels autres signes ; on ne dit pas « table », on dit « la table » (qui est placée là dans la pièce ) ou « la table du salon », salon est l’horizon de table. Rien n’est en vérité placé abstraitement mais toujours dans son horizon ; et le moi, qui est une construction extrêmement complexe et qui donc doit se désigner par un label « Pierre » par ex, abstrait, lorsque Pierre se signe lui-même c’est en un horizon vague et à la limite de la détermination ou de la surdétermination, et finalement il se signe comme « ce corps-çi » (ce que nous apprend la psychanalyse c’est que ce corps-çi est extrêmement travaillé et parcouru de quantité de signifiants et en lui-même non accessible, puisqu’il est un de ces horizons sur lequel le reste apparait mais que lui n’apparait, sinon il cesserait d’être horizon).

Ce qui tint lieu d’horizon ultime fut donc dieu, l’être, le sujet, l’altérité ; ou si l’on préfère la nation, le monde (et l’homme comme universel), la révolution (des sujets) et enfin l’objectivité (ou les objectivités, des sciences aux mass et micro médiations).

Si vous ne vous y reconnaissez pas, c’est qu’in n’est pas perçu que vous vous considérez comme un corps-langage, un désir-objet ou un moi-vécu. Que ça constitue votre horizon ; soit donc des perceptions extérieures objectivistes (ou idéologiques ou psy) de votre être réel (qui n’est pas un être). Qu’il ne soit pas un être, veut dire qu’il n’est pas un corps ou un langage, un désir ou un objet, un moi ou un vécu. Et on vous l’a dit depuis longtemps déjà. On vous a dit que vous vous perceviez d’un point hors du segment naissance-mort. Et donc tout ce qui se trouve entre les deux, naissance et mort, est caduque : ça n’est rien du tout.

Ce qui se trouve entre les deux est sans intérêt parce qu’en vérité c’est du point qui perçoit tout du dehors que quelque réalité prend valeur, sens ou insistance. C’est comme ça. Inutile de prétendre ceci ou cela, il y a effectivement des tas de ceci et cela mais chacun ne vaut que de ce qu’il tire du point-autre qui perçoit tout. Rappelons que notre « être » est en structure activé par l’arc de conscience, l’intentionnalité qui sort de la cervelle, va dans le monde et revient sur le corps (créant l’autre-surface du corps), et que si il ramène, rassemble perceptions et qualités sensibles, et systèmes du vivant et mondes humains, tout cela n’est retenu que dans et par l’articulation intentionnelle (laquelle désigne par ex le futur, l’à-venir, le possible imaginé, ou alors l’ordre définitif du monde cyclique particulier de jadis). C’est de ce point externe (qui est inclus dans l’intentionnalité même, qui est déjà en elle-même distance et rapport) que l’on perçoit, désire, décide, imagine, pense, etc. L’intentionnalité n’est pas une partie entre autres de nos facultés, c’est la possibilité qui produit toutes les autres (et qui étant excessivement malléable, puisqu’indéterminée, peut se permettre d’intégrer tout système, du vivant, du corps, du langage, etc : le champ perceptif est dernier et possiblement conclusif, il remet l’atome et l’adn comme mémorisations fixées dans un autre champ, doté de ses propres règles, lesquelles étant formulées de signes, cad de rapports, peuvent plus facilement se modifier).

C’est pour cela que l’arc de conscience a pour effet, comme technologie, l’intentionnalité et que l’intentionnalité est rapports (et que donc le langage est un ensemble de rapports, tout comme les signes en général, ce en quoi l’intentionnalité transforme le monde, dans les deux sens ; le monde lui vient comme signes et le monde est transformé en signes afin de le découper pour le non seulement connaitre mais percevoir). Mais il ne faut pas s’arrêter à la phénoménologie, à l’intentionnalité comme si elle était l’horizon lui-même (et éventuellement situer un potentiel horizon comme l’être, ou l’Etre ou l’idéalité), mais bel et bien présenter que l’horizon effectif est le réel tel que donné là, horizon du monde et comme le « monde » est une idée (Kant) et non un réel, alors il faut dire que l’horizon effectif de l’intentionnalité est le présent.

Ce qui revient, aussi, à positionner le corps comme un tel horizon (ce que, à sa manière, décrit la psychanalyse, spécifiquement lacanienne, et que ce « corps » n’est pas le corps donné là, mais une autre surface, extrêmement biscornue puisque travaillée et même, dirions nous, créé par l’arc de conscience, un arc qu’un corps vivant supporte difficilement).

Que nous ne soyons pas un être mais une structure veut dire qu’en ciblant dieu, l’être, le sujet et l’altérité c’est cette structure qui est pensée, comme telle et que dieu, l’être, le sujet, l’altérité doivent être envisagés en mouvement (du reste on ne peut pas penser objectivement ou selon un rationalisme de l’objet, ces quatre extrémités de la réalité qui forment le réel, tel qu’il nous est, à tout le moins, accessible et expérimenté). Mais que si l’on croit que l’on « est », de quelque manière que ce soit (et c’est à tout le moins ce que relève Sartre, originellement et qu’il analyse, dont il est l’analytique) on se ment d’une part et on cesse de chercher et de se tenir de dieu, de l’être, du sujet ou de l’altérité.

Qu’il y ait eu cet immense mouvement de penser l’articulation de l’arc de conscience et du réel (l’un étant mouvement dans le mouvement du présent) et qu’il se traduise comme dieu intentionnel, être universel, sujet en accélération et altérité ontologique (philosophique) ou du donné « là » des objectivités du monde (Marx, Freud, les idéologies qui viennent combler l’énorme anfractuosité que la révolution des sujets a ouverte, les sciences ou les médiatisations), veut dire que tout cela fonctionne comme signes ou symptômes de structure et que la pensabilité de ce qui est doit se référer au mouvement de ce qui est, en tant que cela « « existe ».

 

On ne pourra jamais être, l’être se tient dans le monde donné, le point est en dehors ; il est le Bord (non pas un monde caché dans le monde, un double monde, mais le bord, la limite et cette limite on a dit qu’elle s’instanciait pour nous comme présent ; il n’y a pas de repli intérieur, toute st externe et jeté « là », le pli qui existe produit toutes les réalités qui sont prises dans le mouvement et l’arc de conscience est la re-prise sur ce mouvement) ; on se perçoit à partir du Bord, et c’est bien cela, sans doute, le plus étrange, c’est que c’est un Bord. Il n’y a rien « avant ». On se tient sur le Bord et le Bord avance. Et on existe à partir de « là ». Et donc on avance.

Et toute l’aventure consiste à « épaissir » ce Bord, à identifier ses plis. Dieu, l’être, le sujet ou l’altérité sont de tels plis ; il en est d’autres (dont on n’a pas idée, parce que personne n’avait l’idée de dieu ou du sujet avant qu’ils ne surgissent non comme objets, mais comme champs, champs à partir du Bord plier ou déplier comme dieu, l’être ou le sujet ou enfin l’altérité).

Le champ est ce qui permet que des objets apparaissent. A partir de la révolution, qui inscrit dans l’histoire la structure, les mois sont rendus possibles ; et l’humanisation, à fondement universel, parvient à la personnalisation (ce qui est une réflexivité à l’intérieur de la réflexivité qui était devenue comme humanisation ; la révolution n’a pas imposé la raison, mais la capacité de jugement de chacun, ce qui est extrêmement différent).

Dit autrement : on ne sait pas de « où » l’on perçoit. On perçoit d’en-avant ; c’est bien pour cela que l’on réside dans le présent, dans le présent qui-vient ; on est arcbouté, techniquement arcbouté (de par cette technologie inventée par le donné, qu’est l’arc de conscience qui sort d’une cervelle et revient sur l’autre surface du corps), on est arcbouté dans, sur, par et pour le présent, « ce qui vient ».

D’aucuns diront que l’on perçoit d’en arrière ; cad que l’on interprète le donné à partir de ce que l’on sait, dans des systèmes déjà répertoriés (conscients ou inconscients). Ce qui est évidemment vrai, mais le champ perceptif ne consiste pas seulement à repérer ce que l’on sait déjà, ce serait bien plutôt l’inverse ; il est des systèmes de repérages, afin qu’au travers de ceux-ci on se focalise sur ce qui dénote, ce qui sort du connu et que l’on puisse n’en pas mourir ou simplement s’organiser mieux de par la communication du groupe ; afin que l’on repère ce que l’on ne sait pas et que l’on puisse y répondre (en cas d’action ou de danger ou de coordination avec le groupe, ou autrui, etc). L’adn répond au donné, mais le champ de perception attend l’inattendu. Le champ, même chez les vivants, suppose une potentialité du réel ; on ne sait pas ce qu’il va arriver.

Si il est une telle incertitude, qui se concrétise en plus de la réalisation statistique (il est certain que statistiquement apparaisse le vivant, par ex, même si ça n’est pas « écrit » ; aucune loi ne peut prédire exactement où la vie naitra), de sorte qu’il existe un champ perceptif non écrit et qu’il existe un hasard général de rencontres (où et quand le préhistorique rencontrera-t-il le lion ?), cela veut dire que « le réel » est indifférent, qu’il soit déterministe ou hasardeux ou champ perceptif, adn, atome ou signes (d’une intentionnalité), il supporte toutes les formulations ; et donc il peut y apparaitre un être dont l’être est une structure, cad n’est pas un « être ».

Et un être qui n’est pas un être, est un rapport, ce qui veut dire une conscience ; « conscience » signifie « qui se rapporte à soi » et à soi comme rapport ; ça n’est pas un quelque chose qui se rapporte à soi comme quelque chose, mais un rapport qui se rapporte à soi comme rapport, cad qui se-sait ; pas en tant que Pierre ou Vincent ; il n’y a pas une conscience parce qu’il y a Vincent, mais Vincent parce qu’il existe comme arc de conscience (ce que Sartre traduisait et amplifiait comme ; Vincent n’est pas Vincent mais ce qu’il fera de Vincent, ce que le je fera du moi qu’il est, et ce que le je fera de ce que les autres ou le monde ont fait de lui). Mais si Vincent se veut autrement qu’il ne l’est, s’il veut percevoir son renouvellement dans le regard de telle autre conscience, tomber-amoureux, si il emprunte le regard d’un cinéaste ou si il reçoit un récit, une narration, c’est que le je (actuel) n’est pas le moi (systémique). Que le système (de ce qui est, et il existe des tas de systèmes entrelacés) que le système donc n’est pas le présent, et que dans le présent il se lève une instanciation absolue, cad formelle, qui veut que si l’on re-commence à nouveau tout ce qui est, c’est par là que ça se passe.

Ce que signifie que l’on soit par-donné ; peu importe le passé ou les erreurs ou les échecs ou les fautes ou les faiblesses ou les doutes ou les impossibilités, on re-commencera. On recommencera parce qu’intentionnellement il faut que l’on ait confiance ; la confiance est le roulement qui entraine ; il vous serait impossible d’initier quoi que ce soit qui tienne la route, si vous vivez dans une société hiérarchique et dure ; la confiance crée (reprise par Kant, on ne peut pas soutenir une socialité qui ment, tout se défait).

Mais si je me perçois d’un point-autre c’est celui que structurait le christique originellement et que Descartes impose comme source de la pensée, de l’imagination, ou plutôt que Descartes et Kant ne pouvaient pas placer exactement (Descartes ne définit jamais la pensée, qu’il présente au fond comme un « ensemble « , un dispositif, qu’il retrouve dans l’image ou l’imagination, la perception ou la raison, et même plus certainement il identifie notre être à la volonté, seule semblable au sceau de dieu en nous, et indéterminée) et il faudra Husserl et Sartre pour situer que l’intentionnalité est la structure générale, universelle mais et une et singulière à chaque fois, qui produit tout, au sens de tout le champ perceptif et toute la signalisation, les signes, les langages, etc,

et que ce point-autre n’apparait jamais dans le champ (puisqu’il le crée), alors il faut non seulement toujours un horizon désigné (dieu, l’être, le sujet, l’altérité) mais aussi ce point-autre est la ressource illimitée, indéterminée, tout à fait Autre et qui nous cloue, nous déchire le corps, le vivant que nous sommes en lui instillant des ruptures incompréhensibles ; et sans repérage dans le monde, le vécu ou le corps, et qui doit être à soi-même le repère ; le christ, Descartes, Rimbaud, Nietzsche, qui l’on veut qui se tienne d’en haut, de la grande stratégie.

Aussi la structure, l’arc, l’intentionnalité se crée sa propre cartographie. Dieu et la nation (l’alliance, le contrat, l’intentionnel), le sujet et la révolution, l’être et l’universel, l’altérité et la matérialité (la matérialité du monde, en sciences et technologies par ex, en idéologies, communiste ou libérale, en médiatisation et selon les images et le vécu).

Tout cela s’instancie au plus loin mais aussi au plus proche et concerne tout, absolument tout. Dieu ou le christique ou la révolution initie littéralement et effectivement tout le possible à tel moment. Et qui plus est, dès lors nous sommes situés dans la structure même, et donc tout ajout relevant de l’historicité, est en plus et s’instancie, s’implémente dans le structurel ; à dieu on ajoute le christ, on ajoute la révolution, etc.

Puisque notre être n’est pas un être (une partie déterminée du monde déterminé) mais une source structurelle (dont chaque déplacement produit des effets et des effets en cascade, puisqu’étant la racine tout mouvement implique tout ce qui en découle) ce que l’on intentionnalise crée d’autres surfaces (tissées par des signes et des images et des représentations) en ajoutant au monde donné là. Ce qui peut contredire l’atome ou l’adn, ou les systèmes donnés dans la réalité, mais qui surtout permet d’englober, d’envelopper ces systèmes, cet atome ou cet adn dans le champ de perception ; l’acquisition est, du point de vue du monde, la précision de la perception, et l’arc de conscience de ce point de vue est, via les signes, une actualisation constante de la perception ; ce dont le donné là peut (se) percevoir. De là que l’on ait créé les esthétiques et les poétiques et les narrations et éthiques, politiques, idéels, etc. étendre le champ de perception n’est possible que si ce champ se-sait lui-même, se sait comme structure (qu’il nomme dieu, l’être, le sujet, l’altérité).

Si le réel est un rapport il est donc infini puisqu’un rapport ne cesse pas, et ne cesse pas son activité, jusqu’au comble de l’activisme, et c’est la raison pour laquelle on ne peut rien retrancher du réel ; il avance de la détermination de réalités en nombre infini au Un terminal lui-même toujours en activité et qui reprend sans cesse tout le donné déterminé, continuellement. La finalité est celle-ci : le Un terminal en se reprenant de toute l’ampleur du déterminé, veut porter plus loin encore sa précision, sa distinction, son intensité, il veut augmenter son ampleur.

Autrement dit le mal ce sont seulement de petites possibilités, et le bien les plus grandes. Mais par les plus grandes il faut commencer alors de comprendre, ce qui ne peut se faire que d’observer les extrémismes ontologiques ; dieu, l’être, le sujet, l’altérité. Il faut voir comme l’on bascule des petites au grandes ; et que cela implique un abaissement ou une élévation, ontologiques, vers le néant et la dissolution indéfinie dans la détermination (qui ne parvient jamais à l’indistinction, parce que l’indistinction n’existe pas) ou, donc, vers non pas le Un unitaire et massif mais vers l’articulation de plus en plus distincte.

D’un côté que cela tombe vers le néant, cad ce qui ne cesse pas de se disperser (cela qui s’engage dans la dispersion de la détermination, dans l’indistinction toujours plus épaisse et lourde, ralentie) et de l’autre côté que cela revient toujours vers soi, mais puisque le dit soi est un rapport ce retour non seulement se fera en se modifiant, mais il doit se vouloir modifié et modifier ; le Un terminal est le grand chambardement de toutes les déterminations, mais en élevant ces déterminations, ce qui veut dire en créant et recréant incessamment (et il est donc des Révélations, littéralement). Le Un terminal c’est le miroir au-dedans duquel existent toutes les déterminations, et plus il s’élève, plus se distinguent les réalités, et pour nous, les corps.

Le miroir ne nous quitte jamais, il est cela même qui (se) travaille (étant un rapport il s’élabore comme rapports, comme réalités) et œuvrant il pousse à la distinction, et originellement il se tient dès le début comme Bord-se-dépliant de la réalité ; plus le Un se tisse sur le Bord de tout, plus il existe des réalités et des réalités distinctes. Les réalités et le Bord sont concomitants, et le réel sera toujours infiniment en avant.  

On savait depuis le début que l’infini serait inépuisable, on entre donc dans le ressort lui-même. Mais on ne peut pas activer le ressort indéfiniment, sinon en empruntant mille voies du monde, il finira par ressembler au monde lui-même et s’y effondrera. La tension, le ressort doit, de par soi, se mesurer, se maitriser, se régler ; dieu, l’être, le sujet ou l’altérité ont pour finalité de représenter la structure afin qu’elle s’identifie comme telle, et ne puisse se confondre avec le monde, le donné, le vécu ou le corps.

Commenter cet article