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instants philosophie

Initialisation

24 Août 2019, 09:04am

Publié par pascal doyelle

La philosophie, et ce contrairement à tout ce qui se croit et se prétend, n’est nullement attachée à un contenu exclusif, qui serait « le savoir » ni donc à un anti-savoir ; en somme on ne peut pas dire que la réalité est l’idée gigantesque de l’être (qu’il soit l’être grec ou dieu scolastique) et on ne peut pas dire qu’elle soit la Volonté nietzschéenne ou l’Etre de H, ou quelque figuration que ce soit. On ne peut pas qualifier le réel ; on désigne sa position.

Dépassement donc de la philosophie par elle-même ; elle n’a fait que cela, depuis le début. Elle est la discipline qui surgit afin de comprendre la restructuration de l’humain autour de la méditerranée, lequel bouleversement est l’émergence dans le champ de perception de la structure de conscience (l’intention-dieu, la cohérence des intentionnalités-idées/systèmes). Ce par quoi on ne se confie plus au contenu de conscience mais tel que l’on se saisit comme producteur de contenus (production qu’il faut comprendre comme liberté/dieu/christique/sujet et comme universel/pensée/être).

C’est pour cela qu’il n’existe que quatre auto-positions du réel comme tel (si nous survivons il y en aura d’autres, la Possibilité de la forme, qu’est le réel, est non finie) ; dieu (l’intention), l’être (la mise en forme des intentionnalisations sous la formulation de l’universalisation des intentionnalités), le sujet (le retour sur lui-même de cet être qui n’est pas un être déterminé), et le réel (soit donc l’altérité qui emplit notre horizon depuis deux siècles).

Depuis des lustres encore beaucoup s’attachent à tel contenu exclusif ; qu’il se présente comme savoir ou anti-savoir revient au même, parce que par anti on prétextera tel ou tel donné, supposément anti chrétien, anti idéaliste, anti humaniste, anti ceci ou cela. Or si les savoirs en question, auxquels on s’opposent vigoureusement, étaient vraiment leurs caricatures (un humanisme figé, une rationalisme froid, un monde donné étal et un vécu plat, si plat) on pourrait peut-être éventuellement les retourner en anti-savoirs plus vivants et plus démonstratifs ; mais d’une part les savoirs en question sont des se-savoir (cad des mouvements) et d’autre part cette idée du plus-vivant-que-vivant est doublement absurde ; il n’y a pas d’état idéal du donné, du vécu ou du corps, et fondamentalement le vivant et le donné sont des rapports eux-mêmes et non des consistances ; on ne peut rien fondé de global, d’universel, de Un, sur les réalités, qui se dispersent comme le sable dans la vague du temps, cad du présent.

On ne peut fonder que sur le mouvement pur, et dieu, l’être, le sujet et le réel sont ces descriptions du mouvement.

Le se-savoir, qui n’est pas un savoir, est la connaissance du mouvement comme mouvement. C’est en cela que la scission, la distinction, la rupture est fondamentalement ce qui existe. La rupture n’est pas ce qui arrive « à » quelque chose, c’est la rupture, le décalage, l’articulation qui seule existe et devient, au travers des déterminations et des distinctions.  Seul ce qui est formel peut devenir sans périr, la forme du présent est non temporelle ; le temps, qui est, réellement et effectivement (selon l’être qui est relatif à l’exister) est dans l’instant présent unique (dont on ignore les possibilités internes). Si le donné n’était qu’un là inerte, si il n’était qu’une détermination toujours de fait limitée, ce que l’on nommait le fini autrefois, d’une part évidemment cela nous déprimerait structurellement, mais de plus comment le réel pourrait-il n’être que fini ? Ce qui est fini, et n’est que tel, s’effondre. Continuellement. Est destiné à disparaitre.

On a vu que si la réalité est le prochain néant sans aucun souvenir et ayant tout absorbé dans la vacuité froide de la dispersion des galaxies et des soleils éteints, à quoi toute cette dépense d’énergie servirait-elle ? Plus personne ne se souviendra non seulement de vous, mais de Rimbaud ou d’Einstein ou des grecs. Néant total. On pose la question, chacun y répondra.

C’est ce qui arrivera si effectivement le néant et l’étirement de l’espace dispersait définitivement les galaxies ; cette logique s’inscrit fondamentalement dans la réalité en tant que décrite autrefois comme finie.

Mais la loi du réel est la Possibilité, de même que le néant est tout aussi réel que l’être, et que l’être est distribué comme être-spécifique (déterminations) et exister doté de poches de réalités, d’êtres déterminés, pareillement le structurel, la dimension qu’est cet exister est donné telle quelle dès le début et tout autant que tout le reste. Dit autrement : il n’est pas pensable de concevoir le devenir infini des réalités (qui aboutissent toujours, et de structure, dans le néant) et si la réalité ne peut pas se supporter elle-même, c’est que ce qui se porte soi-même se tient et ne peut se tenir que de soi. C’est ce que l’on nommait autrefois infini. 

Ça ne veut pas dire a priori (ni a postériori du reste) que « ce qui se veut » a créé le donné, la réalité, mais que l’on tient les deux bouts de la ficelle ; d’un côté la réalité de déterminations et de l’autre l’instant unique de structure qui, comme son nom l’indique, structure la détermination. Et on précise, ajoute ici que la forme structure continuellement toute la détermination et que constamment l’exister, le structurel s’informe et non seulement décide mais se re-décide et se modifie afin de toujours s’élever encore plus haut.

Et on désigne sa position parce que, aux dernières nouvelles (Husserl et Sartre), notre être n’est pas une détermination mais une structure et la dite structure intentionnelle ; par structure il ne faut pas entendre un bloc ni une mécanique mais un rapport ; c’est le rapport qui est structurel. Il s’agit on l’a dit, que l’arc de conscience est une tension qui sort de chaque cervelle dans un Corps, vers le donné là du monde et crée de la sorte d’une part un horizon (et non plus vit dans son milieu de vivant) et d’autre part crée une autre-surface du corps (sur laquelle cela s’écrit par des signes, qui sont des rapports, des langages par ex).

De sorte qu’en tous les cas, tous, il est des contenus mais pris-dans et pris-par une forme, qui n’est pas mais ex-siste et s’impose comme tendues (selon les quatre formes, tels des ponts ou des possibilités) vers le donné tel que « là ».  

La finalité des quatre formes est de produire en chaque arc de conscience l’articulation fondamentale. Chaqu’un. Que chacun parvienne à concevoir, admettre, percevoir, éprouver les quatre formes du réel, l’une ou l’autre ou les quatre. Que cette formulation devienne son corps et que peu à peu ce corps agisse de la surface externe vers la surface interne (ce sont deux surfaces, raison pour laquelle ça n’est pas une « intériorité » mais une « interne »). Que cela se retourne. Mais les deux surfaces se retournent toujours, l’une vers/par l’autre. Que l’une surface s’entame comme l’autre surface. Et que l’on comprenne alors, puisque ce mouvement de glissement est porté à nos yeux depuis les grecs et depuis dieu/le christique.

Qu’il ne soit plus un vivant (dont l’ancrage ou la densité ou le centre de gravité des intentionnalités resteraient seulement axé selon la vie en lui) mais qu’il devienne un existant, soit donc le pur et brut mouvement.

On ne parviendra nullement à stabiliser la forme, le rapport cad le mouvement ; cessant d’être mouvement il cesserait tout court… De là que l’on prétende que l’absolu est un mouvement indéfiniment réel (indéfini au sens où l’on ignore « où » il va et lui-même ne sait jusqu’à quel degré il peut s’élever ; il est digne de dieu, du divin de n’exister qu’en tant que mouvement, formel, indéfiniment progressif ; un être fixé et figé, objet d’adoration, est absurde, et de fait le christique et le dieu monothéiste ne disent pas qu’il Est mais il dit « je suis » ou « celui qui sera » ou « celui qui est en cours d’être », autrement dit qui Ex-siste).

A propos du christique que ce mouvement ait pu être dit et annoncé, reste stupéfiant et on ne saurait en aucun cas l’expliquer. Rien de ce qui était alors n’y prédisposait de même que rien ne prédisait le christique (sinon dans l’AT évidemment) : le christique est intégralement à rebours de quasiment toutes les sociétés et les institutions humaines, et outrepasse même la pensée grecque (qui sera repris intégralement dans la Nouvelle Structure anthropologique).

Comprenons bien qu’il existe, de toute apparence, des avancées de structure qui dépassent et anticipent, par on ne sait quelle mesure selon le réel, et tout ce que l’on dit ne peut être compris qu’au-dedans du Mouvement. De ce, de ces mouvements, hyper réels.  De même qu’en son ordre on ne peut pas aller au-delà de Descartes ; en somme on précise ceci ou cela à propos de Descartes, on commente, et c’est tout. Il existe des points de rupture qui s’appartiennent. Mais non en cela que Descartes était génial à un tel degré mais simplement qu’il a montré, là au-devant, le sujet dans son réel, cette structure affleurant ; ne parvenant évidemment pas lui seul d’en faire le tour. Beaucoup seront requis afin d’avancer alentour du réel brut découvert, comme le rocher profond.

Et ce qui apparait, ce qui a causé autrefois le dépassement des mondes particuliers (par l’intention nue et claire de dieu et l’universel de l’être, soit donc la mise en cohérence des intentionnalités possibles à propos de la réalité), cette structure en plus de tous les contenus c’est réellement ce qui a déroulé l’historicité depuis 30 siècles ; ayant pris appui sur son émergence au-dessus de tous les mondes, toutes les représentations, tous les discours, c’est l’ensemble de l’anthropologisation qui fut démontée et remontée. Pièce à pièce (puisque la forme, structure de conscience intentionnelle est vide).

C’est donc le réel brut qui surgit et s’impose. Rappelons que le réel est toujours d’une brutalité extrême. Ce qui ne signifie pas d’une violence qui se répercuterait mais d’une rupture ; le réel nait de ce qu’il se suppose. S’il ne supposait pas il ne naitrait pas. Et il y a un présent que le réel se tire de sa propre mécanique d’exister, « volonté » qui alors n’est plus structurellement assujettie au passé mais à « ce qu’elle veut », par définition... Mais  brutalité, ontologique, qui explique ou manifeste la non humanité (qui n’est ni l’inhumanité ni la surhumanité bien connues), la non humanité de ce qui est « Le Réel » et par quoi l’exister, cad le présent doivent être nommés comme Dimension. Et on peut dire qu’il y ait un présent signifie qu’il y a Exigence.

Et donc tout dépendra, pour nous, pour chacun, de notre exigence. Et que si il conçoit celle-ci comme une facilité, une spontanéité, ça n’étirera pas notre être aussi loin que son existence le souhaitait, le supposait, le supposait et le supposera toujours (ce qui est la formulation christique probablement fondamentale). Puisque nous sommes articulation, il faut s’articuler de par soi, sinon ça n’est pas de jeu, ça réduit la possibilité ; la possibilité dépend réellement de non pas ce que l’on veut (immédiatement ceci ou cela) mais de la stratégie (qui est toute différente que le conscient, l’intentionnalité n’est pas la « pensée », on pourrait même dire qu’elle est le Corps).

Cette histoire de structure

Ce que Descartes expose c’est une structure, réelle, et effectivement « là ». Et en aucune manière une « idée ». Même l’infini dès lors n’est plus une « idée », raison pour laquelle il semble, semble, faire appel à la démonstration de dieu, mais qu’en réalité il n’en est rien. L’infini est la structure du sujet et non pas « une idée qu’il a » (la volonté est le sceau, infini, de dieu en nous et non pas « la-pensée »).

Comme il montre là au-devant le monde comme étendue (rendant impossible qu’il soit pensé avec des discours), de même il montre le sujet, comme source formelle, antérieure à la pensée ; on a quitté de fait la transformation du donné en idées ; mais non pas refus des idées, bien plutôt pli des idées dans le champ du sujet. Des moyens en somme. Qu’il faut utiliser comme tel et non pas s’y réfugier comme substitution au réel, aux réalités. Croire que Descartes est « métaphysique » est une aberration ; il est ontologique et expose la structure du réel ici même tel que là. Et telle qu’éprouvé par chacun.

Le discours métaphysique (depuis les grecs et jusqu’aux scolastiques, ou les chrétiens théologiques) est dépassé par Descartes et se déploiera (à part les redites de Leibniz et Spinoza) comme réflexivité de la structure sur elle-même ; y compris Hegel qui expose les phénoménologies d’une structure et la laisse nue et sans plus rien, sauf sa forme : Husserl et plus loin encore Sartre.

On s’accrochera encore ici et là à la définition d’un contenu (la volonté de Schopenhauer ou de Nietzsche, l’Etre de H, le vitalisme, l’économie, l’inconscient, le désir, etc), mais peu importe parce que c’est la forme de structure qui est apparue là sous nos yeux et que l’on ne peut pas penser adéquatement la forme vide du réel (et de notre « être ») sans élaborer l’outil requis  (la volonté par ex est un signe ou un symptôme du « sujet Nietzsche »). La forme dont Kant, entre autres, cherche la spécification. Mais étant une structure, réelle, on ne peut que « tourner autour », comme de n’importe quelle chose existante.

Sauf  que nous ne sommes pas des choses (et donc pas des corps-langage, cervelle-cognitions, moi-désirs, etc)  nous ex-sistons ce rapport existant, et que son « contenu réel » est notre décision, ce qui veut dire l’orientation intentionnelle du flux et notamment sa mise en réseau, ce que le christique nomme le Saint-Esprit (depuis le début le souffle de dieu produit les réalités, les choses et les êtres). Ou la Révolution.   

La présence en nous de ce rapport est tel que rien de ce que nous sommes, en termes de réalisations effectives, n’apparait sans le champ purement intentionnel et posé là au-devant, dans le monde, le donné ; c’est de la surface que nous naissons, du dehors, de l’externe champ étrange. De même que le christique crée les âmes par l’externe regard non fini du sujet. Ce qui se nomme autrement l’actualité, l’actualisation du possible qui vient au-devant, en avant, dans le présent qui avance vers nous. Ceci est la possibilité absolue, formelle, de structure qui affecte invinciblement le corps (puisque l’on a un corps uniquement par l’intentionnalité qui nous arrive expressément d’en avant ; là où nous sommes nés, c’est au-devant et peut-être est-ce cela même qui nous revient exceptionnellement de et dans la Dimension, à voir).

Il ne sera pas, jamais question de posséder cette structure, ni même d’en concevoir la transformation en objet mental ou idéel ou imaginaire ; puisque c’est la structure qui rend possible la représentation, l’idée ou l’imagination et comme de juste la perception même, toute perception (c’est parce que pris dans et par une intentionnalité qu’il existe, pour nous, une perception). Or la structure est saisie du réel et non l’inverse. Il est dans la structure même de l’arc de conscience intentionnel de dépendre de plus grand que lui-même. Que serait une affirmation de « soi » là où il est un sujet et non un « soi » ? On admet donc que le sujet, en chaque moi, est plus grand que n’importe laquelle des déterminations du moi. Le moi est une partie seulement du possible de chaque arc ; moi absolument nécessaire et il vaut mieux qu’il soit heureux, ce qui veut dire entouré des conditions (sociétales et générales) adaptées, mais aucun moi n’est son sujet.

C’est pour cette raison (révision des évidences) que le christ vient en personne ; afin de créer des personnalisations qui soient des sujets pris dans et par son regard, son intentionnalité, de telle manière que le regard soit non terrestre et puisse se déployer comme hors monde, et donc en plus du monde ; il y a un intérêt plus grand que tous les intérêts du monde, du vécu et du corps, qui dispersent le sujet et provoque l’affrontement et la haine. Un intérêt et donc une stratégie plus fondamentale. Et que toute révolte face à cette éducation, élévation est déjà une hérésie, cad une perte dans un « soi » bizarre et effondré. Remplacer l’autre regard par ceci ou cela du monde, telle imagination ou telle image, c’est en quoi consiste l’effondrement.

Ce qui revient à dire que l’on est toujours dans le marécage de la détermination, sauf à saisir le secours d’un point-autre qui n’y appartient pas. Mais en même temps tout enfoncement dans le marécage se tient toujours de ce point-autre qui est inaccessible, et inaccédé (sauf à croire qu’il est déjà perdu). Et pour cela le christique ne condamne jamais ; il remet les péchés, les erreurs, les égarements, sous condition d’être saisi du secours (à quoi il faut un minimum se prédisposer, sinon on ne l’aperçoit même plus). Le christique a permis de relancer constamment le sujet et ce renouvellement est déjà en lui-même le sujet ; cad l’intentionnalisation, peu importe les intentionnalités.

Croire que l’on sera libre parce que l’on est « soi-même » est un égarement ; il n’y a pas de soi-même, ou plus exactement il y a un soi-même et l’on est ce soi-même, mais précisément nous ne sommes pas de l’ordre de l’être. Lorsque Nietzsche présuppose la Volonté, il s’illusionne mais il ne peut pas seulement se vouloir lui-même, il lui faut être voulu (cad ne pas « être »). Sauf que ce contenu « volonté nietzschéenne » est une sorte de mélange de détermination et d’indétermination qui a pour but explicite de nier la structure vide et formelle ; qui veut croire en son être déterminé à partir d’une détermination qu’il oppose à l’autre (quel que soit cet autre). Mais c’est former un petit cercle dans le grand cercle imprescriptible.  

Aussi la liberté s’entend-elle toujours comme décalage et comme c’est si difficilement tenable, on finit par figurer cette liberté, vite éliminée comme telle, puisque s’y tenir c’est comme de saisir l’eau liquide. Et elle doit donc se configurer selon un plus grand projet… Qu’il s’agisse de l’universel (philosophique ou idéel), de l’esthétique et de l’œuvre, de l’éthique ou de la politique (et de la révolution) ; de l’épreuve ontologique concernant notre ex-sister ; la liberté étant structurelle et forte, très forte, et puissance pure, son investissement, contrairement à toute l’enluminure que l’on nous promet de nous écraser sur une seule vie, un seul vécu, cette liberté donc s’instancie comme créatrice de formes et d’hyper contenus ; cad de contenus qui contiennent la forme de sujet. Qui n’existent que pour et par des sujets et dont le but, la finalité est d’éduquer, d’instruire, d’informer tout arc de conscience. Une œuvre ou une révolution n’existent que par et pour des sujets.

On aboutit alors au champ de perception pyramidal… il faut admettre que les découvertes, au fil des 2500 ou 3000 ans (et au-delà, mais manque de temps pour rassembler) sont toutes vraies ; peut-être ne sont-elles que les champs d’expérimentation de cet arc de conscience (mais même alors Platon ou Rimbaud nous montrent effectivement ce qu’il y a à tenir de la réalité et du réel) mais peut-être sont-elles, ces découvertes, réellement les possibilités du champ dimensionnel ; celui qui se tire du présent hyper actif qui perçoit l’universalisation, le champ de perception esthétique, celui qui se projette universellement comme révolution, celui qui s’initie à l’ontologie réelle selon telle ou telle verticalité … Et le champ personnalisé ; ce que voient les mois selon leur invention, l’invention en quoi consiste un « moi » ; n’êtes-vous que votre héritage, d’adn ou social ou culturel, n’avez-vous pas inventez votre « moi » ? Comment avez-vous outrepassé votre être par votre existence, question sartrienne par excellence ?

Et donc on ne comprend pas encore suffisamment qu’il y ait, au-devant, un champ de perception embrayé. Pyramide d’axe horizontale qui vient-vers-nous. Par le présent.

Par ailleurs on voudrait juger de la réalité du vécu et de l’éprouvé selon la densité du monde, sa détermination si prégnante, si immédiate, mais la formule structurelle de la réalité, en tant que Réel, ne se retrouve pas du tout en ces concrétisations ; c’est au contraire parce que structurelle et définitivement autre que l’on perçoit et que l’on a Créé, ces déterminations et ces pis et replis et ces re-tours, ces nouveaux tours.  

Pour basculer dans la structure il faut y croire, et surtout élaborer une stratégie. Hors celle-ci rien n’apparait et on continue, bon an, mal an, de croire en la satisfaction selon une densité du monde, du vécu ou du corps. Mais elle revient, la stratégie, même contre nous, si la structure est la dimension en laquelle tout existe, la performance, la possibilité de structure qui fut réellement ce qui a pu remodeler la réalisation humaine, au minimum, et dont on peut tenir et réunir les fils (et les fils du père) les plus éloignés et les plus puissants, de percevoir la pyramide de perceptions, des champs de perception, lorsque dieu ou Platon ou Kant ou Fellini ou les Beatles tissent cette cartographie exogène ; il y eut des quantité de sujets …

Il est quand même bien évident que tous ces efforts, implantés par tous ceux-là, dans la texture du monde, du vécu et du corps, appellent une initiation, une initialisation, ouvrent la perspective de toutes les perspectives et que tout est perçu du même plan qui n’est pas dans le monde mais qui, issu du présent, attire tout ce qui est. Pourquoi avancer de si loin sinon ?

Et si le point qui soutient en avant de tout, l’ensemble non exhaustif des fils tissés, cela forme des trajets, qui sont des trajectoires, à la surface du réel comme surface réelle, non illusoire, puisque rien sans elle ne serait effectué.

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