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instants philosophie

Transcendance de l'arc

28 Novembre 2020, 09:06am

Publié par pascal doyelle

Assignement et assujettissement

On se demandait ; est-ce réaliste ? Mais on ne promet rien d’autre que ce qui eut lieu, et précisément il s’agit de comprendre ce qui eut lieu.

Croire que l’état actuel, celui de nos mois, est la finalité et le résultat réel, est tout à fait insuffisant. Ils sont des effets et le moyen pour le sujet de déployer encore plus de force, de précision, de détail, de réalité.

Or concernant la force, la précision, la réalité il ne s’agit pas du monde ; le monde reste là où il est ; en tant qu’effets.

On comprendra mieux et immédiatement (si l’on veut) en mentionnant le christique ; sa toute faiblesse est la force. Dieu, la pensée, le sujet (le christique initialement), le réel imposent les exigences les plus hautes, et les plus précises. Ou en évoquant la philosophie ; il ne s’agit pas de penser n’importe comment, pas même de seulement penser logiquement : sortie d’un certain cadre, désormais universitaire et surtout scientifique, la « logique » ne peut pas s’appliquer telle quelle ; elle s’utilise sur des rapports, vides, non sur des rapports qui sont un réel effectif, qui ajoute « ce qu’il est » justement au rapport qu’évidemment il manifeste de fait ; une conscience c’est « une » conscience, mais c’est surtout une « conscience », qui par ailleurs est forcément « une », étant un rapport, ce qui ne veut pas dire qu’elle soit « tous les rapports », c’est évident mais peu clair au fond. C’est que si la conscience est tous les rapports on se situe dans le conscient, or ce que l’on nomme conscience est non un état ou un être mais une dynamique, un rapport disions-nous.

La philosophie expose, impose l’assujettissement à la vérité, cad à la cohérence (sinon on ne comprend plus rien, ce qui veut dire que l’on ne peut plus distinguer, plus percevoir, percevoir le monde mais percevoir aussi et surtout les intentions et les intentionnalités les unes des autres). Il apparaît donc que cette rigueur aboutit à une plus grande liberté ; on aura encore-plus d’intentionnalités ensuite qu’auparavant. Cette procédure vaut pour dieu (qui distingue les nations, cad les intentions), pour le christique (par qui on se distingue soi, entre mille autres possibilités), pour le sujet donc et pour le réel (et l’irréel lacanien, le ventre absorbant qui mâchonne névrotiquement ou dévore psychotiquement le réel).

C’est également pour cela que la pensée, l’universel, l’universalisation et bien qu’elle soit convoquée dans ces quatre partitions, tissages élevés de dieu, de la pensée, du sujet et du réel, n’y suffit pas. Le champ de la cohérence est plus grand que l’universel, bien que la cohérence implique l’universel, évidemment ; le sujet cartésien est hors la pensée mais tout le monde, chacun est un ‘sujet’ … Et qu’il est requis une description de la structure même ; celle qui existe originellement ou antérieurement à ou comme dieu, la pensée, le sujet ou le réel. Ou donc si la conscience n’est pas le conscient mais l’arc de conscience, c’est une unité faible, très faible, fragile mais souple et malléable, ce qui est toute la puissance concentrée en un rapport, très simple et plus qu’immédiat, instantané ; un presque rien du tout. Un rapport. Et évidemment du point de vue de ce rapport il n’existe rien de plus puissant, puisqu’il s’agit en tant que rapport de la potentialité elle-même.

Mais de même que l’être n’est pas la question, mais le possible, pareillement dire qu’il est, le rapport, la potentialité même ne signifie presque rien ; on ne sait pas « où » il va et « où » il est, sauf que l’on a dit qu’il s’saisissait, pour nous, dans notre expérience, du présent (et par hypothèse pour cet univers-ci en tant que le présent va le dérouler ; tout se déroule, littéralement, dans le même « instant » unique, le présent fonctionnel ou le présent dimensionnel, au choix).

Si la détente de l’arc de conscience est à ce point sensible, dû à sa petitesse et donc sa plasticité, sa souplesse, alors l’arc ne revient que secondement au conscient ; c’est en ceci qu’il va falloir privilégier les stratégies et non pas les tactiques ; évidemment l’arc est apparemment destiné à régler les problèmes, tels qu’ils perturbent la vie, ou la survie des premiers temps. D’élaborer des tactiques. Mais qui ne sait pas que l’efficacité humaine, dans la résolution, tient justement en la coordination des tactiques en stragies bien plus vastes et donc collectives ?

Et nous sommes de toute manière instantanément projeté vers l’horizon ; il n’est aucune stratégie limitée. Certes toute stratégie limitée acquiert une efficacité qui paraît faire défaut à l’illimité stratégie … mais il est en vérité, dans le fait même, impossible de constituer une stratégie, une conduite coordonnée sans qu’elle soit, par exemple, une religion. Pour la raison qu’il n’existe à dire vrai qu’un seul rapport et que tous les autres en découlent ; il est instamment impératif de sertir le rapport-même dans l’unité d’une conception, représentation, véridicité ; dont le groupe faisait office jusqu’à ce que chacun sorte de tout groupe, toute communauté et soit en mesure de se rattacher à une vérité, qui est dite telle ‘vérité’ parce que justement on ne l’est plus, on l’a, on la possède, on la saisit objectivement, hors de soi, hors de l’immédiat.

On a vu que l’enjeu majeur fut de détacher l’activité d’intentionnalité (dieu comme intention, les idées comme intentionnalisations, le retour vers soi comme christique et cartésien), et il en est résulté un encadrement général et généralisé du monde, du vécu et relationnel, du corps et de la perception ; et un encadrement non pas extérieur mais intérieur ; qu’il y ait des sujets qui se tiennent. Qui pussent tisser et tisser non pas des relations immédiates (les mondes et les représentations immédiates ont disparu) mais des relations médiates ; dieu vient en creux de tout bien qu’il soit également loin au-devant, la pensée perçoit inversement et le sujet (christique ou cartésien) n’y va pas sans sa liberté et son égalité. Si on nomme ceci ou cela (dieu, la vérité, le sujet) c’est afin d’être encore/en plus tout autre chose/tout autrement. Sartre en décrivant le regard d’autrui veut-il que nous le subissions ou que nous sachions en user ?

On a vu donc que l’on n’Est pas mais que l’on actualise un champ qui n’existe que là-maintenant, mais ici le maintenant est le présent lequel est la source, structurelle, de tout ce qui est. Soit donc nous sommes absolument arc arc-bouté dans l’activisme de cette actualité ; le présent dans toute sa compétence est cela même qui doit être élaboré. Il y a un présent afin que vous vous y décidiez.

Pareillement il est inutile d’opposer le conscient et l’inconscient qui sont tous deux pris dans le mouvement, lequel étant un rapport n’est pas assigné à un être, ou à une quelconque substance (laquelle n’existe pas, il n’existe que des choses-mouvementées). Et s’il existe un mouvement alors il n’existe, à proprement parler, que ce mouvement et ce mouvement se rend à sa disposition, de sorte que la structure s’est immédiatement concentrée dans le donné tel que là, le monde (créé par dieu ou ordonné selon la pensée), le vécu et le relationnel (tables de la loi, nation, et agape, amour divin, cad séparé mais in/conditionnel de l’Alliance qui s’incrustera encore plus loin avec le christique et par chacun, chaqu’un), le corps et l’individualité. Il y eut immédiatement une concentration réaliste, tandis que par ailleurs un noyau d’irréalité, de cette irréalité désertant le groupe, la communauté, tenait refuge dans le psychique ; ce qui impliquait également que parfois l’irréalité envahisse le groupe, lorsque cèdent les digues qui orientent structurellement. Dieu, le corps individuel (le corps du christ, littéralement, est cela-même qui atteint au visible de l’invisible, la présence de la structure et ce non seulement pour celui-là, le un tout-seul, mort sur la croix, mais pour et par chacun et donc pour tous les chaqu’un), la pensée, la révolution par le couple liberté-égalité découpent le possible possible et le rende accessible dans le réel même (elle crée ce réel).

Si il n’y a pas de « substance » mais un arc qui s’instancie comme corps, inconscient, conscient, conscience c’est que dans la réalité il n’existe pas d’être ; la réalité est constituée de soubresauts, et sur cette incertitude mouvementée de l’énergie sous les choses qui se tiennent secondement ; c’est qu’en dehors du mouvement rien n’est, la réalité (des choses) est bâtie sur la réalité mouvementée et dans l’apparition généralisée (substantiellement dispersée) il existe cet arc de conscience qui tisse des signes. Et qui croit, imaginairement, que ces vides qui s’agitent « sont ». C’est une imagination, l’être est une imagination, sauf que, quand même, de vouloir le définir et d’y atteindre crée quantité de cheminements, d’intentionnalisations ; de même que le christique rend possible quantité d’individualités ; de même le tomber-amoureux du moi l’engage pour peu qu’il ne s’y abîme pas dans la venue de son isolement (tôt ou tard) et de sa condition dite humaine et surtout anéantissant sa personne en tant que personne.

L’arc de conscience qui crée son propre champ, lequel est fondamentalement poreux, perméable, malléable, ouvert, étant un rapport et puisqu’il se constitue de signes (et attrape ceci et cela ; de la perception du vivant, de la communauté, du langage, etc) s’insère dans un corps, qui est marqué de cette rupture que sont les signes (version lacanienne) et sous-entendu (version philosophique l’arc de conscience (puisque l’on considère que le langage ne « crée » pas la conscience mais que la conscience est un dispositif interne biophysique (ou autre, cad métaphysique ontologique mystique, ce que l’on veut entendre) qui lui rend possible qu’il y ait des signes, des langages et même des langages personnalisés, les œuvres, des éthiques aux esthétiques). Cet arc étant un rapport il implique une non substantialité des réalités (ce corps relève des atomes, etc, et cette pensée revient à une intentionnalisation).

Remarquons que si il est intentionnalité c’est qu’il fonde son existence sur et par et dans et peut-être pour le mouvement ; ceci est, réellement, effectivement, pleinement, la réalisation du mouvement ; ou donc le vrai réel, le vraiment réel ne se trouvera nulle part ailleurs que dans le seul mouvement. La forme (que ce soit la chose qui est basée sur une agitation ou le champ intentionnel) est le réel ; de ceci l’étrangeté confondante de la présence de ce ‘réel’, à savoir que tout ce qui est se situe dans un acte (faute d’autre mot) non visible (le présent ne se 'voit' pas mais ce qui fait-voir) ; on voit bien les choses et les êtres et même une image de soi, mais qu’il y ait image veut dire que ça n’est pas le ‘soi’… le soi est celui qui voit, et non ce qui est vu . Qui voit ? L’acte de conscience n’est-il donc qu’une simple toile blanche sur laquelle ce que l’on est, les images, les vécus, le corps se projettent ? Et les images, les vécus et le corps seraient le vraiment réel ?

Mais on ne pourra pas, jamais, cesser d’interroger la forme des choses et des êtres, le « ce en quoi » ils prennent place. Et il ne s’agit pas tant d’y répondre que de poser la question, afin que du flux des discours et des représentations ne soit pas évacuée la forme du réel (dieu, la pensée, le sujet, le réel). Que le flux ne soit pas empli de choses et d’êtres.

C’est donc cet appel par-dessus le donné, l’identité, l’essence, les substances, les déterminations ; l’exister, en quoi sont les déterminations mais qu’aucune ne peut prétendre intégrer, qui est la finalité.

Et curieusement on peut dire qu’elle se répond elle-même et que le désespoir qui nous possède vient de ce que l’on croit devoir ou pouvoir saisir matériellement ou substantiellement la forme des réalités et des êtres (et de soi) alors que manifestement c’est toujours et ce fut toujours à partir de la forme que tout le reste (le désirable supposé, imaginé) est saisi, perçu. Nous étions depuis tout ce temps déjà dans la forme de la résolution. C’est juste que l’on ne comprenait pas et que l’on n’a jamais compris et que l’on ne comprendra jamais, excepté que l’on sait dès lors cette incompréhension .

« Et la lumière brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas comprise »

On attendait encore une chose ou un être ; alors que tout cela se produisait à partir de la puissance, de la potentialité même.

On n’est pas son corps ; on repose apparemment dans la spontanéité de notre être, mais en vérité on est toujours perçu. Du dehors. On ne sait jamais de où ou de qui vient le regard, mais on existe toujours dans le regard (d’autrui, de l’autre, de l’Autre, de Dieu, de la vérité ou de la réalité, on se présuppose ou on est présupposé) ; lorsque j’énonce une phrase et que je prends un mot pour un autre, je l’entends ; je m’écoute mais celui qui écoute n’est pas celui qui parle ; on est spontanément dans et par l’altérité. Et cette altérité comme on a déjà vu est par exemple l’universel (ou dieu ou le sujet ou le réel) ; l’universel parce que si l’on existe comme rapport tout rapport nous institue déjà d’abord dans l’universalité du rapport ; tout mot est universalisation. C’est seulement parfois que l’on désigne tel tabouret ; en vérité il y a ce tabouret mais uniquement pris à l’intérieur du tabouret-en-général.

Pour le moi il ne sait jamais de où il est perçu ni qui ; son moi est une partie du champ, et l’unité du champ vient du sujet mais le sujet n’est pas ; il est et n’est que la structure du champ ; il vient d’en avant. Aussi le moi ou le sujet ou l’universel seront toujours « perçus » ou perceptions d’en-avant. Assignés à la vérité, à dieu et l’intention absolue, ou le christique et l’intention personnelle, ou le sujet et sa propre position ; sur l’étendue du monde et selon le non-temps de la suspension de l’être, par l’exister du je, antérieur à toute la pensée, toute la représentation, la perception ou la folie ou le rêve ou le corps, puisqu’il s’agit non pas d’une essence avant les essences mais du champ qui se crée dans le présent, par le présent et son arc.

Le moi de ce point de vue est toujours « fou ». Puisqu’il se prend pour un être, une identité, alors qu’il existe sous un regard structurel, qu’il ne sait pas localiser ; mais le sujet, lui, va prendre le taureau par les cornes et définir que dieu, la pensée, le sujet ou le réel imposent le regard, par quoi le moi s’en sort, se sort de lui-même. Sans doute existe-t-il quantité de regards mais un seul ou une orientation est fondamentale et définitive ; le regard de tous les regards (et ça peut être la vérité, ou l’historicité comme révolution(s), qui n’en manque pas, de révolutions de toute sorte). Ou donc cela veut dire ; que lui-même le sujet, est plus grand que lui-même ; le moi qui se croit être est assigné, assigné aux déterminations mais le sujet est hors-de-soi ; les déterminations sont fixées et perçues par l’autre-conscience (on ignore laquelle, la sociétalité, autrui, fb, le cinéma, les parents, etc) ; le structurel, dieu, vérité, sujet ou réel n’appartiennent à personne et n’appartient à rien ; tout est effet de cette cause, ce qui veut dire que même si toutes les réalités ne sont pas directement effets effectifs (sauf si on croit en dieu ou au cosmos grec) il n’empêche que toutes les réalités étant données, le champ qui se crée de chaque conscience va vers l’avant et tire à lui tout le reste. L’aimantation des réalités s’effectue par l’avant ; qui tracte les déterminations au moins en tant que champ.

Revenons au moi ; si il est perçu (et qu’il ignore de où vient le regard) alors ce regard extérieur pense, à sa place, à la place du moi. Comme du regard qui, si vous êtes femme, vous assigne votre être de femme ; mais cela vaut pour tous, tous les mois, quel que soit votre détermination ; et si vous ne vous conduisez pas selon tel statut ou tel rôle, vous vous sentirez mal, mal-être tout à fait troublant et en vérité réellement profond ; le moi qui se croit un-tel, doit s’assigner à cette identité, sinon il ne perd pas seulement telle ou telle qualification (ou qualité) mais il perd … le regard lui-même, cad tout.

Évidemment c’est la grande affaire sartrienne (sous entendu en finalité ; non pas être ce que je suis, parce que ‘qu’est-ce que je suis ???’ mais admettre que je vais devoir faire quelque chose de ce que les autres, la vie, le monde font de moi) mais aussi lacanienne ; de « où » cela regarde ? Ou, plus objectivement, de où cela voit ? C’est vu, c’est dans la visibilité mais pas la mienne … et pourtant je suis pris dedans.

C’est ce parcours que balisent Sartre mais aussi Lacan qui décrivent les intrications de tout regard supposé, ou le dénoyaute (comme Lacan lorsque la pratique le met à nu et, enfin perçu, le regard est soudainement privé de sa puissante domination ou d’une partie de celle-ci à tout le moins, desserrant le coinçage). Sartre insiste-t-il pour que l’on se soumette ou que, prenant conscience, on n’en soit plus le jouet ?

Dit autrement on cesse d’être assigné aux déterminations (tenues dans le regard-autre extérieur, puisque jamais nous n’accédons ’directement’ aux réalités-mêmes, il faut qu’elles soient liées dans un champ) mais nous ne nous en libérons qu’en s’assujettissant au sujet … comme l’on voudra, à dieu, à la pensée-vérité-universel, au christique-sujet, au réel. Soit donc, en passant d’un assignement donné (perçu on ne sait de où ni de qui) à un assujettissement qui nous crée en tant que sujet (lequel est toujours forcément plus grand que lui-même et autre que le moi, mais cette fois salvateur ou libérateur ou révolutionnaire ou poète ou créateur ou simplement ce je dans le moi).

Entre l’assignement (durant un temps nommée aliénation) et l’assujettissement, le choix est vite fait, ou il devrait. Parce que le sujet est beaucoup, beaucoup plus grand, plié, articulé, et ouvre en vérité sur l’ensemble de toutes les intentionnalités possibles, celles qui furent et celles qui seront et celles actuelles qui se dessinent. La version mitoyenne consiste à n’intégrer que telle ou telle capacité, Nietzsche par ex ou la poétique exclusivement de tout le reste, une idéologie, la science et rien que la science, etc, une spécialisation en quelque sorte, qui ne voit plus que si notre être est non pas un être de déterminations (aux domaines réservés) mais un mouvement, le rapport de tous les rapports, alors l’ensemble des possibilités sont toujours activées ou activables.

(on ne garde pas « aliénation » parce que cette idée, majeure, prétendait somme toute qu’il existerait « notre vraie nature » recouverte et oppressée par tel ou tel ordre injuste ; qu’il y ait injustice, c’est certain, mais non pas une véritable nature de nous-même, pour ainsi dire ; il ne faut pas attendre de la révolution, de jésus ou de la vérité qu’ils effacent notre réalité et idéalement, au contraire ; jésus, la vérité ou la révolution ou une psychanalyse constatent l’effectivement réel de notre état tel que là ; c’est tout autrement autre chose et pas du tout idéal ; le christ n’est pas une idéalité, en rien - c’est le jugement porté sur le christique qui l’a caricaturé à son niveau, selon sa mesure de réalisme naturaliste « nature humaine » etc, ça n’est pas du tout le contenu du christique ; le révolutionnaire idéaliste croit qu’il réussira un monde rêvé ici-bas, c'est sa motivation mais non son action... ou une vie de bonheur ou une vie réussie ou une publicité racoleuse … le christ non, il le dit tel quel, lui seul échappe au et permet de se sauver du monde trompeur qui est tout de ténèbres).

(deuxième ; la ‘castration’ est ce qui assure dans l’inconscient que l’on s’assigne à l’ordre du signifiant … mais soit en mode très strict et on se perd dans des dédales, soit en mode relativement égalisé … Il faut qu’il y ait du signifiant en ordre, sinon qu’est-ce qui arrive ? On n’a plus de regard stabilisé, puisque le signe n’existe qu’intentionnellement et dès lors le réseau intentionnel se laisse facilement envahir, du dedans (du corps qui souffre d’être coupé par le signifiant ou l’intentionnel) ou du dehors (de l’exister, brutal, d’autrui, de la vie, etc). On sait encore moins de « où » il y a un regard et donc on perçoit (ou désire) n’importe comment (et/ou on s’angoisse à mort).

(trois ; c’est pour cela que ce qui était nommé aliénation, autrefois, a dérivé en refus d’ordre et donc décuplant les objets, publicitaires, petits idéaux de poche, et désir pour ces petits désirs négligeables et négligés, au deux sens, et en conséquence de quoi au lieu d’aboutir à des sujets il en résulte des mois dépenaillés).

(quatre ; l’assujettissement n’est pas opposé à l’assignement en un ordre, il est en plus ; le christ vient en plus de la loi ; le sujet en plus de la pensée ; la Constitution est une logique, de même que le droit ; le réel en plus du sujet).

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