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instants philosophie

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5 Décembre 2020, 09:44am

Publié par pascal doyelle

Il faut constater que l’articulation, telle qu’elle s’est manifesté dans le monde donné, la perception, le vécu, les corps, a perfectionné, constamment, son efficace. Il fallait pour cela que la constitution des sociétés humaines, la foi ou la pensée (toujours en acte, on ne pense pas par personne interposée, il n’y a pas de pensée virtuelle), le corps, le vécu (qui s’organise déjà avec les épicuriens et les stoïciens), la croyance aux récits de soi des sujets s’établissent, s’instancient, marquent les corps un par un (que ce soit via le christique ou les romans) ; ça ne se réalise pas abstraitement du tout ; c’est porté par et dans un arc qui croit en ce qu’il veut (qui n’est donc pas seulement une volonté mais une intention, déployée, dépliée) et donc qui croit parce qu’il voit et croit en ce qu’il voit.

Sauf qu’il ne faut quand même pas délirer.

Et pour ne pas délirer il faut admettre les autres. Il faut accepter Platon, Aristote, Descartes ou Spinoza, Nietzsche ou Sartre, qui vous voulez et même alors un peu tout le monde ; tout le monde qui soit suffisamment cohérent. Cohérent en lui-même (en ce que un-tel suit une véritable ligne, même si on ne parvient à couler ses pas dans les siens) et cohérent par rapport à l’expérience ; à l’expérience de dieu, de la pensée, du sujet, du réel, et les divisions secondes.

Et au final et de toute manière on ne voit pas qu’il puisse en être autrement, vous êtes ou vous serez seul juge et seul correspondant de jugement ; alors on se fie au christ, à Kant ou Bergson mais à seule fin d’avancer dans la possibilité ; et si la possibilité est le réel, alors il est clair qu’aucune des expérimentations acquises, au fil de l’historicité, n’épuise cette possibilité et ce bien que l’on ait reconnu que le sommet indiscutable de l’approche de la possibilité soit celle christique … on n’est pas parvenu plus avant que cette avancée absolument effarante et pour le dire surhumaine. Mais de toute façon même de remarquer ce qui précède (que chacun, au final, sera seul juge) c’est cela même qui arrivera … On est toujours le seul correspondant ; on voit ce que l’on voit ou verra (puisque suivant Hegel du simple fait de percevoir ceci alors on est déjà au-delà, on voit quelque chose dans un horizon, etc). Il faut cependant, quand même, saisir, ne serait-ce que vaguement ou abstraitement, que la vérité ne sera pas ici ou là, en un point réduit, mais qu’elle est, bien plus probablement et raisonnablement, éparpillée un peu partout -ce qui veut dire aussi particulièrement concentrée sur quelques points, mais au moins une pluralité).

Et ainsi on trouvera ce que l’on pouvait trouver ; ça n’est pas que nous ne soyons pas libres, c’est que le système est celui, le système des libertés. Si vous lisez ceci ou cela, si vous aimez Rimbaud ou Baudelaire, Shakespeare ou Faulkner c’est que tout un chacun a accès, déjà, au dit système de liberté pure et brute, qu’il s’agit, ensuite, de décanter, de rendre de plus en plus subtile ou étendue, d’agrandir. Dans le représentation, dans les Œuvres (au sens strict ou large, une éthique par ex) on stagnera peut-être un peu, si on se limite trop, mais malgré tout ça va vers le haut. Dans la vie c’est tout à fait différent ; dans la vie on peut très bien s’effondrer.

La propédeutique, la prédisposition de l’espace et du temps du vécu ou d’une vie est fondamentalement cela même qui pour chacun est en jeu. Où trouvera-t-on cette antériorité de conscience ? Dans les schémas voire les facilités des médias du moment, à quelque époque que ce soit ? Ou tentera-t-on de remonter dans la capacité même et de percevoir, représenter tous les oublis et les labyrinthes et les entraperçus du pli réel, acquérant la structure même de l’intentionnalisation comme procédé et comme processus ; un procédé, une technologie (inventée par la nature, le donné, la réalité, la perception ou révélée par dieu, selon la pensée ou le je ou le sujet) s’acquiert d’évidence comme processus, devenir, de et par ses linéaments.

On a dit déjà que les avancées de structure concernaient la structure du réel ; jusqu’à se resserrer autour du je, qui paraît la pièce minimum de l’architecture et pièce minimum qui contient déjà pourtant en elle-même toute la potentialité, puisque la forme est un rapport et que n’étant pas composé elle vient tout de go, lors même qu’il est difficile d’en saisir les tenants, puisqu’elle est, par hypothèse, l’alpha et l’oméga il est clair qu’elle s’aimante de la toute finalité de tout ; nous n’en viendrons pas à bout avant que tout soit réalisé.

Il y eut donc une élaboration du pli, de l’articulation qui au travers des signes a redirigé le regard, l’intentionnalité, passant de dieu, de la pensée au christique (qui les rassemble) et au sujet qui l’actualise ici même dans l’instant suspendu cartésien ; qui n’est pas seulement une démonstration mais une monstration, assurant à chacun en son propre je ; le réel est objet d’une démonstration qui est une monstration puisque « le réel » n’est pas un uni plan, tout étal et sans rebond, mais une articulation, un pli, un retour, et en l’occurrence avec Descartes un re-tour, un nouveau tour qui renvoie encore l’origine ici même, comme dieu, la pensée, le christique, puisque c’est toujours le Commencement qui re-commence, c’est lui, le commencement, qui est en jeu, c’est le commencement qui devient, qui s’élève ou se re-élève encore à nouveau plus haut ; à chaque fois il re-part mais d’une possibilité encore-plus haute.

Ce qui emplit toute la rumeur c’est le monde, les vécus, les relations et les échanges, et les corps. Les véritables plis sont rares ; mais aucun vécu, relation, corps, ni monde n’existeraient sans le pli initial. Et ils sont rares mais rendent possibles quantité de sujets. C’est bien la logique miraculeuse (cad divine, de création continuée) de l’exister et de l’arc formel ; puisque formels leur possibilité est non finie.

Il y a, il y a eu, il y aura (peut-être, étant donné les conditions prochaines, de fin de toute cette génération de vivants) ou il y a et aura ailleurs et en d’autres temps, quantité de sujets.

Nous nous situons donc dans la propédeutique. À vrai dire il ne peut se présenter qu’une propédeutique étant donné qu’ensuite c’est à chacun de s’orienter, se désorienter, décider, intentionnaliser, percevoir et percevoir en tant que corps. Puisque la perception est cela même qui est soudainement augmenté par le langage. On apprend à parler, les signes, extrêmement tôt ; le monde, le donné est immédiatement transfiguré par les signes. Ce qui veut dire puisque nous n’admettons les signes et le langage que portés par une conscience, qu’en nous surgit une conscience empruntée, implémentée, intégrée et ce qui vient immédiatement c’est cette position de la perception tenue d’un point tout à fait autre ; décentré, distancié, extrême (tout ce qui se promeut de signes se cale sur un bord et donc une extrémité, un extrémisme.

Et cet extrémisme est la forge de notre être, qui n’est pas un être mais une structure, qui continue la structure de forge.

Et cette structure s’implémente instantanément pour ainsi dire, en ce corps. Et le crée. Étant une structure, poreuse, perméable, souple, malléable, elle absorbe tout ce qui lui en vient. Et y compris l’autre conscience qui s’adresse à cette structure et lui parle, lui envoie des signes, lui envoie des consciences. Parce que recevoir les signes, c’est intégrer de la conscience et même lors qu’il s’agit d’une transmission individuelle, c’est le rapport tout entier qui bascule et nous transmute ‘de l’autre côté’. Et donc il s’agit de l’autre face, qui demeurera peut-être un angle suspendu, une station fixe, mais il adviendra, plus ou moins (ou pas vraiment), que malgré l’entortillage (que notre conscience est née dans la distance d’une autre intentionnalité) cette conscience-ci, la mienne, deviendra la mienne précisément.

Et encore une fois ; plus ou moins. Parce que l’on n’attrape jamais la conscience et nous devenons la structure que l’on est en abandonnant qu’elle soit celle qui voit ; elle s’instancie toujours d’un Autre ; dieu, la vérité, le sujet, le réel. Au sens où elle n’est jamais vue, par quiconque y compris nous-même (sinon il serait aisé de la manipuler, étant composée, déterminée comme ceci ou comme cela elle appartiendrait au monde ; or si elle est un ressort qui anime les contenus elle ne peut pas et ne doit pas, en l’occurrence, devenir un tel contenu ; elle ne le doit pas et de toute façon elle ne peut pas « convertir » sa structure structurante en un structuré). De sorte que son accès est exclusivement intuitionnel.

Et si nous sommes atteints dès l’orée de la vie alors tout le champ se construit d’une seule traite, de A à Z ; la conscience (des autres, qui nous parlent, nous signifient et ensemble de signes qui se meuvent d’un seul flux), cette conscience -autre (en général) que l’on emprunte comme de l’unique véhicule, c’est celui-là que l’on récupérera à un moment ou l’autre (à l’adolescence) et en lequel on prend notre position, mais celle-ci n’est pas découplée, séparée, scindée ; le découplage qui s’effectue lorsque l’on réintègre consciemment la structure de conscience est une position de manœuvre, d’opérativité qui, on s’en doute, permettra une accélération, une concentration, une intensification du flux de champ.

Rappelons l’étrange structure de conscience ; le moi se fixe sur les contenus mais il ne sait en vérité jamais « où » est la conscience, qui regarde, quelle intentionnalité ; c’est bien en ceci que l’on s’intéresse aux contenus et non à l’intentionnalité (de même que la philosophie crée et organise les pensées, les idées, et ensuite commence à se demander « mais qui pense ? », engageant la réflexion sur le sujet lui-même et ce qui dans le sujet agit, son mécanisme intentionnel).

C’est bien ce qui arrive multiplement dans le passage de l’enfance à l’adulte. Une pluralité d’expériences de modifications du champ. Parce qu’au fond et hors de réels dommages (traumatiques ou réels ou irréels, fantasmés dans l’héritage parfois bizarres des parents, du passé, etc), au fond ce en quoi on ex-siste depuis le début, soit le champ originel de chacun, c’est d’abord et avant tout non pas ceci ou cela qui nous vient (une expérience particulière qui est toujours particulière) mais c’est la mise en forme elle-même, la structure de conscience même, de sorte qu’effectivement on sera en mesure toujours de re-venir à la structure en-soi (qui ne peut pas cesser, sinon tout champ s’effacerait) ; et (re-venir) parce qu’étant un rapport, de ce rapport on « vient » toujours originellement et à la source même (rien de ses effets n’atteint le rapport, qui est la cause sauvegardée non de telle ou telle détermination, une « idée » de soi, mais de la forme même du champ an tant qu’intentionnelle). Le rapport est parfait en son « imperfection » même ; un objet, une chose peut être imaginée parfaite mais un rapport est non-parfait en ceci qu’il relève d’une plus grande perfection, celle de la possibilité. De même la liberté n’est pas faire-valoir de la raison (choix entre A et B), mais bien évidemment originelle et dotée donc d’une cohérence (et d’une souplesse et malléabilité) bien plus grand que la raison ; elle crée, C ou D ou E comme d’autres solutions au choix. Et bien plus encore ; il n’y a A et B qu’eux-mêmes originellement produits par la liberté, dans le champ de l’arc (qui est bien plus puissant que d’exclusivement produire de l’universelle raison, il crée de l’universelle intentionnalisations dans TOUS les sens possibles, à tel et tel moment, augmentant même la possibilité du possible, par-dessus tout moment localisé).

Évidemment le moi, dans son identité, ne remarquera que les habitudes héritées, les causalités qui sont innombrables (personne ne songerait à le nier), mais en vérité on obtient surtout du flux des signes qu’il soit ce flux précisément, l’inscription en un corps, qui n’en peut mais, de l’attraction de conscience qui lève dans la cervelle le mécanisme, le ressort, le saut de conscience (qui n’attendait que cela ; l’arc de conscience existe en une cervelle, on ne sait pas « où » il va).

C’est tout entièrement depuis le début que l’on, moi, je paraît sur la scène de la représentation (qui pour une part tire vers l’inconscient et de l’autre part d’une seule ligne vers la structure, qu’elle soit celle du sujet ou de dieu ou de l’universel). On ne peut pas dire qu’en tous les cas nous ne soyons pas prévenus ; chacun aura entendu parler de dieu, de la vérité, du sujet (et de la liberté et de l’égalité), du réel ; ensuite c’est à chacun de voir, ce qu’il en fait. Ou rien du tout.

Est-ce pour rien que l’on vous en aura instruit de l’une ou l’autre façon et que vous connaîtrez la supposition de dieu, de la vérité, de la liberté et du réel ? Bien sûr que non.

Chacun a déjà expérimenté, perçu, l’antériorité, de structure. C’est seulement que l’on se sera précipité en ceci ou cela du monde, du donné, du vécu, du corps. Lorsque que le christique prétend qu’il existe avant tout et après tout, c’est vrai (que l’on y croit ou pas) ; de même Platon ou Descartes ou Nietzsche. On peut admirer une œuvre, de loin, mais tout indique qu’elle n’est saisissable que si l’on en est saisi, par quelque Bout que ce soit.

Donc on sait. On sait où cela se passe puisque c’est via cette voie toujours étroite que l’on y est engagé, jusqu’à l’extrémité, étant entendu que dans le rapport c’est immédiatement et instantanément que s’instancie tout entièrement et en une fois tout le rapport lui-même (sinon il n’existerait pas). Reste à voir comment et à quel degré cet engagement, cette toujours déjà active prédisposition (toute perception et a fortiori toute représentation qui est seulement une partie de la perception) à quel degré donc on y reconnaîtra dieu, la vérité, le sujet et/ou le réel et la puissance ;la potentialité brute ou épurée au plus haut possible atteignable en une vie et qui soit accessible à cet arc de conscience, le vôtre, chacun étant appelé selon sa propre capacité … Quels que soient les effets de structure (de structure et non seulement de monde, de vécu ou du corps) cette décision interne au champ

(qui pourtant occupe toute la vision ou visibilité et qui en logique habituelle ne devrait pas être en mesure de se ré-investir dans le propre champ qu’il est, mais comme il est un champ, un rapport, alors il peut devenir à lui-même non plus son obstacle mais sa seconde, troisième, quatrième, etc, possibilité)

cette décision interne au champ est suréminente ; elle vient d’en haut, ou d’en-avant, ou existe dans la puissance ; les actes sont les aboutissements du réel-en-puissance. Le réel est toujours déjà encore en puissance par rapport aux réalités, qui seront donc renommées réalisations ;

Et lorsque, enfant, nous sommes jetés quasi immédiatement dans le champ intentionnel créé par les signes du langage et donc de l’autre-conscience, ce qui nous arrive c’est « l’esprit du temps » ; à comprendre d’abord comme « ce qui se passe, comment ça s’organise, comme cela se comprend » d’être conscient et d’être conscience de (soi) ou de « soi » (cad de la fonction absolue et formelle «conscience » et de telle ou telle identité ; esclave au cœur de Rome ou chevalier cartésien, ça n’est pas le même statut, mais on peut très bien se nommer Spartacus, Jérémie et prophète, etc).

On sait, d’une manière ou d’une autre, à quelle époque, station, étape du réel on se trouve ; la structure se met à jour instantanément. Parce qu’elle s’inscrit immédiatement dans le monde… Par la nation juive, la pensée et la cité, l’empire, le droit et l’État romain, le christique, le regard et le Corps, la communauté en esprit, le sujet, l’infini, l’étendue et les sciences, la révolution et son transcendantal, kantien ou effectivement historique, le moi et ses libérations et son monde de mass puis micro médiations. Il transparaît immédiatement un diagramme selon le monde, le relation, le vécu et le corps, qui s’implémente dans l’arc de conscience et celui-ci a, selon, accès à telle ou telle part de réalité, de réalisation.

En un sens, et en un sens précis, tout vient en une seule fois totale ; la structure emplit intégralement tout le réel du champ, et en un autre il lui faut se distinguer de façon autonome que ce soit selon dieu, la pensée et l’universel, le sujet et le réel. Même si effectivement il y eut toute cette historicité qui témoigne des acquisitions, et que nous en sachions quelque peu sur la structure, celle-ci est fondamentalement étrange, mystérieuse, Autre ; rappelons qu’antérieurement à dieu, l’être universel, le christique et le sujet, la puissance du réel qui s’impose comme Existence brute (fin 19éme, et 20éme, lorsque les mois sont livrés au monde donné « là »), il nous était impossible d’imaginer ces Faits majeurs de structure ; dieu, la pensée, le sujet, le réel permettent de lire à neuf tout ce qui est et de retraduire dans la réalisation les avancées de structure.

Ça n’est pas parce que le réalisme rationaliste naturaliste depuis la révolution s’est concrétisé dans tous les sens et qu’il prétend occuper tout l’horizon, qu’il faut oublier les devenirs précédents et ce surtout afin de ne pas croire que le dit réalisme naturaliste est l’horizon clos de toute l’historicité ; les réalités déterminées

(en quoi le réalisme naturaliste rationaliste est le plus efficace, de sorte qu’il peut facilement croire qu’il s’agit non seulement de la réalité-même, mais surtout qu’elle ne consiste qu’en cette efficacité et cette détermination, alors que véritablement l’historicité découvre au moins plusieurs variations du pli du réel, variations que l’on tâche de distinguer, de différencier)

les réalités déterminées donc sont des effets de structure ; celle-ci est encore toujours plus vivante, ce qui veut dire existante ; et elle s’est démultipliée, via la démocratisation totale des années soixante, en chaque moi. Lesquels relèvent chacun de leur sujet. Mais aucun sujet ne survit sans l’universel, sans la révolution, sans la pensée, les œuvres ou l’activisme divin (pour ceux qui croient, et le sens même de la ‘foi’ n’est pas du tout remis en question mais réinterrogé, le plus intégralement possible).

Nous sommes donc depuis le début portés dans le champ unique de distinctivité de la structure et instamment mis à jour, depuis notre naissance, de qui se crée dans le champ de l’autre conscience, ce qui veut dire de la-conscience-même, de l’intentionnalité telle quelle (peu importe à ce titre les boires ou déboires particuliers, les bricolages du moi qui fait-avec ce qu’il trouve, son héritage d’adn ou de sociétalité, de toute manière le splittage, la division qu’inaugure, en ce corps vivant, qui passe au trépas et devient illico presto existant, qu’initie en nous la division (du langage pour Lacan, de l’arc de conscience ici) va crucifier la vie en nous… et la remplacer par l’existence, et ceci sous condition d’acter cette existence le plus loin possible, à savoir en usant des acquis d’historicité (à quoi sert tout ce qui précède et est écrit ici, et qui suivra, on verra jusqu’où)

De sorte que l’on s’orientera toujours vers l’avant ; la structure crée les réalisations, son champ intentionnel est son champ d’expression (ceci est mon corps, ceci est la cité, ceci est la nation, ceci est la révolution, en chaque fois unique valant pour toutes les fois). Conscience veut dire mise en scène du corps dans le monde, suivant les multitudes de représentations et activités et actions possibles. Cette mise en scène peut sembler artificielle de bout en bout ; elle l’est, mais récupérant pour sa part la capacité inventive (tout moi est déjà une invention qui fait-avec ce qu’elle trouve mais instanciée dans la forme-conscience, qui est toujours universelle, étant un rapport, et donc ’abstrait’ si l’on veut) et ce qui existe (cad sur-existe si l’on veut) c’est l’activisme de conscience qui prend en charge ce moi-là ou cet autre (et cela arrive à chacun d’une manière ou d’une autre, sur la piste duquel mouvement sidérant s’acharnait Sartre, voir Flaubert, Genet, Mallarmé, Baudelaire, etc) ; comment cela se rend-il réel ?

Et y compris en et selon cette psychanalyse (et ses dérivés), valant pour le coup en chaque analysant ou souffrant ou difficultueux, bref possiblement tout le monde. C’est cette articulation qui fait-problème, parce qu’elle le problème de tous les problèmes, étant originellement notre structure, notre rapport, notre, de toute façon, non évident rapport (un rapport n’est jamais évident ; nous sommes naturellement problématiques).

Rappelons ; il y a de la distinctivité afin que le possible grandisse (non pas que le monde se réalise seulement, mais afin que le monde, le vécu, le relationnel, le corps soient l’occurrence de la possibilité toujours plus grande ; lorsque la révolution décentralise le pouvoir, elle renvoie chacun à son jugement sur sa vie, le bonheur, l’entreprise, la science ou la citoyenneté, etc, augmentant la capacité de conscience afin qu’il s’engendre encore plus de capacités ; le réel est plus grand que lui-même c’est son sens effectif).

Il est clair, quoi que l’on en ignore l’intégrale possibilité,

(intégrale possibilité, à savoir ; si la forme de l’arc de conscience est dans l’arc du présent comme architecture, ici, du réel-même comme architecture (et architexture du corps vivant devenu existant)
architecture active qui déroule, déploie au moins toute notre réalisation, humaine,
et peut-être toute la réalité (au moins cet univers),
et ce sans préjuger au-delà de l’expérience de structure,
celle que l’on a intégrée ; en bref on ne sait pas ce que la structure-sujet peut comporter, à supposer qu’elle soit dimensionnelle et non pas fonctionnelle ; fonctionnelle elle consiste en ce présent (et cet arc de conscience dans l’arc du présent) qui déplie toute la réalité (le présent produit l’univers, la conscience crée l’humanisation),
et dimensionnelle lorsque ce présent existe en lui-même ou par lui-même et en tant que dimension/contenant tout le reste,
sous quelque mode que ce soit, comme absolu, sacré ou comme un-tout-autre, divin distinct)

il est clair donc que chaque moi, étant as-signé par son sujet (lequel se produit dans le champ créé par l’intentionnel dans l’actualité même) est dans l’implication de chacun, l’implication d’élever son devenir, que chacun soulève, élève l’implémentation de la structure, et ce en se soutenant des avancées obtenues au fil du temps ; dieu, pensée, sujet ou réel, les œuvres ou les champs ouverts de perceptions ou pour nous la révolution et notre statut sociétal de citoyen (qu’est-ce que veut dire « citoyen »?).

Nous y sommes déjà engagés, de par notre constitution même de structure de conscience, aussi plutôt que de freiner le mouvement et nous réfugier dans un contenu, toujours second voire secondaire, qui glisse continuement vers le particulier (il quitte le champ universel pour se ramasser en une chose, un objet de désir, une satisfaction, immédiate, du corps, un ressenti, phénomène d’addiction qui semble en lui-même sa propre densité), bien plutôt donc devrions-nous approuver et ainsi accélérer l’implémentation de notre conscience dans le temps, selon le temps, la temporalité du présent.

Et la stratégie non-visible, celle arcboutée selon le temps (que déroule le présent) organise une suréminence de l’intentionnalité (le secret du temps est bel et bien là). Tout se passe comme si, oui, effectivement, nous y sommes, dedans, depuis l’enfance, ou, historiquement, « cela a déjà commencé » , mais s’y adonner, s’y reconnaître, s’y prédisposer, selon l’éloignement, le lointain, l’horizon et non pas le proche, accroît cette instanciation (dieu), cette augmentation (pensée et universel), cette intensification (christique et sujet), cette concrétisation (révolution et réel). C’est bien la capacité et ce pour quoi il existe une liberté : qu’elle puisse accroître le réel déjà acquis. C’est ainsi dans l’accroissement que l’on se dirige, à l’aveugle puisqu’il s’agit d’une zone, du réel, qui dépend, structurellement, de l’intentionnalisation, et cette aveuglette, pour ainsi dire, dépend de notre attention, de notre capacité, de comment on manœuvrera le vaisseau.

Le plus difficile à concevoir est que, puisque nous ne nous situons pas, disant cela, dans tel domaine bien circonscrit (la raison, en l’occurrence), alors il faut saisir que le réseau fondamental de l’intentionnalisation est cela même qui est en jeu ; on ne peut pas vouloir un ceci ou cela (mais le réseau lui-même) et cependant on ne peut pas non plus vouloir n’(importe quoi n’importe comment ; la vérité est que le seul exemple si totalement ample de l’intention, de l’intentionnalité est celui christique, qui engage bien au-delà de toute limitation sans pour autant se perdre dans la vacuité (ou l’immédiateté en quelque sens que ce soit, y compris l’immédiateté des idées, concepts ; folie pour les sages).

 

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