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instants philosophie

Proclamations du devenir humain et personnel

1 Janvier 2022, 09:42am

Publié par pascal doyelle

Les juifs inventent, reçoivent, se voient assujettis, transformés en sujets, sujets non pas en eux-mêmes d’abord mais d’abord d’une Intention infinie, qui de tribu les créent en nation. Ils subissent l’absolue volonté d’une Intention et dans cette libération, se produit le rassemblement des volontés, d’une nation intentionnelle, qui ne manque pas de se proclamer face aux autres nations, qui viendront. Pourquoi cette Intention ? Que veut-elle ? Que signifie « une intention » ? Une intention formelle, vide, mais exigeante et donc exclusive ; puisque ce qui est intentionnel est unique. Ils n’y comprennent rien, c’est difficile de se représenter, dans le monde, le donné, les réalités déterminées, toutes, une « intention » qui est, forcément, hors du monde (à preuve elle dit qu’elle a tout créé ; tout est hors d’elle, tout est au-devant d’elle, et elle n’apparaît ni ne peut apparaître dans le monde donné ; il est la Vie (ce qui veut dire « ce qui ex-siste ») et ce qu’il crée ça n’est pas un monde donné mais des rapports, choses ou êtres ou donc notre liberté (le rapport qui a rapport avec (soi) comme rapport et non comme être) ; liberté et égalité et fraternité, comme on dira plus tard ; mais alors qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce qu’il veut ?

Les grecs créent la pensée, la démocratie, la science, l’esthétique (valant pour et par elle-même, dégagée des rituels et du groupe, puisque de toute façon il s’agit d’un univers grec divisé, de cités jalouses) et supposent soudainement un universel, qui s’étendra bien au-delà. On peut formuler, intentionnellement, consciemment (ne se référant plus à la communauté de paroles), formuler des rapports de telle sorte que l’attention se fixe de l’un à l’autre rapport et donc en cohérence (sinon se raconte n’importe quoi n’importe comment, non seulement on ne peut pas le communiquer, mais surtout on ne comprend rien à ce que l’on dit ; il est admis dans ces nouveaux rapports explicites qu’ils soient organisés en clarté, et si cohérence il y a ainsi système, et repérage du système, dont l’auto-cohérence est la première exigence, et l’adéquation aux choses étant non pas secondaire, mais seconde, jusqu’aux sciences qui substitueront aux rapports de la pensée les rapports des nombres (un étant le rapport de un à lui-même, et soustraction ou addition, cela doit reformer le un, ou alors l’expliquer par des fractions ou multiplicateurs de un, etc ).

Le christ crée le Fils de l’homme, le regard unique du un tout-seul, bafoué, humilié, crucifié ; puisque les grecs ont découvert, dé-couvert, le monde donné là ; l’être du monde ; qu’il y a un monde en-dessous de tous les mondes ou images ; le christique saisit qu’il n’existe que des corps, singuliers, un par un. Dès lors tout est complet ; la pensée pense le monde, le christique rassemble la vie, la vie vécue de chacun à partir d’un point forcément-autre ; au-delà de la mort, ce qui veut dire au-delà du segment naissance-mort. Et donc chacun renaît.

Et la puissance absolue du christique est son ouverture infinie ; tout est compris dans le segment naissance-mort ; chacun se découvre une vie vécue et la considération de cette vie vécue. Et ce non sous l’angle de la liberté (il faut néanmoins se libérer du vieil homme, de la chair, de l’épaisseur et des ténèbres du monde), mais en celui de l’égalité, de chacun et de tous sous le regard du un tout-seul.

Chacun renaît de ce qu’il ne sera pas jugé mais pardonné (et échappant à la rigueur de la Loi de l’AT, et du dieu unique qui exigeait) ; ça n’est plus la Loi mais l’intention, et cette fois l’intention de chacun, la minuscule intention, et non plus l’Intention de dieu même. Vous vous égarerez, mais peu importe ; tenez l’intention, ne la perdez pas, ayez, littéralement, confiance dans la confiance qu’il a placée en vous ; elle est déjà là (le royaume a commencé) et sera toujours là (rien ne peut effacer une intention, un acte, un fait oui, mais une intention, non ; c’est un rapport infini.

La pensée peut bien vouloir installer l’intention dans la finitude (de la pensée, qui n’est toujours qu’une par une, serait-elle liée par raison et universalisation, ou ânonne ; Descartes rompt que la pensée soit métaphysique, elle est structure du je), elle ne peut atteindre l’infini réel, cad l’intentionnalisation ; l’universalisation est une variante seconde (mais non secondaire, dans la dimension du structurel il n’est pas de secondaire, le secondaire se rempli d’immédiatetés, ou de ténèbres), une déclinaison de l’intentionnalisation, et c’est l’intentionnalité qui est mise en jeu christiquement. La plus grande verticalité qui soit. Le singulier, rapport, se dévoile comme l’universel seul réel, puisque constitué du seul rapport à (soi)initial (et lié absolument et formellement à l’Intention unique de dieu le père, le père de toutes possibilités, le vivant donc, l’existant au-devant de lui-même, et donc de tout). OU dit autrement le rapport à (soi) ne peut pas se transformer en ces contenus qu’il fabrique, produit, invente, crée ; le rapport initial sera toujours plus étendu, et fondamentalement diffère en nature de quelque produit que ce soit ; serait-ce l’universel comme pensée, qui est toujours finie, déterminée. Et de même le je sera toujours autre que sa perception, son relationnel, et même évidemment toujours autre que « lui-même », cette identité, laquelle est bricolée au long d’une vie héritée, vécue, et même décidée ici et là (rien de ce que l’on ‘veut’ ne réabsorbe notre je, Sartre ayant eu fort à faire pour placer une quelconque idée de « destin » ; on fait le mal que l’on ne veut pas, et ne fait pas le bien que l’on veut, St Paul ; livré à sa décision strictement individuelle, le je n’est rien ; de par dieu, l’universel, le sujet (qui est une structure-sujet) et le réel le je de-vient dans le Rapport qui le saisit, et non dont il se saisirait ; le je n’existe que dans ce plus grand rapport, or présenter un grand rapport c’est présenter Le Rapport lui-même, qui étant formel ne se divise ni ne se décompose en déterminations).

C’est la structure qui est venue au-devant. Pourquoi voudriez-vous que ce qui existe en tant que rapport soit dans l’incapacité de manifester sa structure, le rapport qu’il est ?

Il se signifie ; non pas se connaît, mais étant dans sa propre Vue, chacun peut le Voir. Descartes ne présente rien d’autre que la vue directe du rapport lui-même. Le christique, de même. Et dans les deux cas in/finiment.

Abandonner l’intention, c’est une félonie, une trahison, un abandon, une non-volonté (impossible puisque l’on ne peut pas ne pas vouloir, ne pas intentionaliser, ce sera donc une volonté méchante et stupide, qui se rend idiote, et une perte de soi, une perte de (soi). Une facilité en vue d’une détermination quelconque et basse. Il n’y a que l’in/fini qui soit admissible, lors même que nous en sommes constamment incapables ; cette impuissance importe peu. Puisque le registre véritable est intentionnel et non pas factuel. Et donc le christique emporte la mise ; vous vous égarerez, mais cela n’a pas d’importance, votre intention seule compte, et du reste « vous sera comptée », elle vous portera vous-même à votre propre crédit, et non pas « jugée » extérieurement ; comment pourrait-on juger une « intention » extérieurement (selon une Loi) ?

Dès que s’effacent les mondes emplis, les mondes de la parole communautaire partagée immédiatement nés, dans un monde donné emplis de contenus, la structure (dieu, l’universel, le sujet, le réel) apparaît ; elle surgit et se signifie. L’in/fini (le réel, le réel comme forme des réalités, dont la structure est le présent, ce qui veut dire, pour nous, êtres humains, l’actualisation du je) est paru sur la scène de la réalité ; non comme pensée mais comme signifiant formel (dont le signifié est autre, le christ repart et nous laisse le signe de l’accès).

 

Monde unique universel grec et romain,

et christiquement le corps individué formellement signifié ; par le regard absolu du christique, qui évidemment « n’est plus là », nous a ouvert la possibilité et devait se retirer mais « est encore là », nous délivrant l’Esprit Saint « afin que nous puissions comprendre » le rapport infini qui n’est pas du tout clair, et qu’il faudra inventer, créer, poursuivre la Création, découvrira notre véritable intention, mais fondamentalement la Créer ; elle n’est pas, elle doit Ex-sister, ce qui existe doit acter effectivement son véritable et actualisé rapport, un rapport n’est pas abstrait mais vivant ; le christique est la vie (ici, l’existence-même).

(le christique est un champ tellement infini que l’on n’espère pas du tout en venir à bout en quelque sens que ce soit … il est incompréhensible qu’une telle densité ait surgi en une fois (en en centaine d’années ou un cinquantaine, avec Saint Paul ; puisqu’il signifie le point exact du je en tant qu’intention, en tant que champ intentionnel, il porte tout, tout ce qui peut exister ; le chemin, la vérité et la vie)

 

Les suisses, les anglais, les américains, et puis les français élaborent le peuple, la démocratie, la nation modernes ; d’abord par la liberté (anglo-saxons) puis selon la formule de liberté et égalité (qui lie, rend complexe et réfléchie, organise la simple et seule liberté ) ; et les français proclament, proclament historiquement (non « nous le peuple » mais « déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen ») et sans trop savoir ce qu’il en est (tout en le sachant fort bien) ni ce qu’il en sera ; ils n’y comprennent rien, mais ils le décident et le déclarent à tous les peuples, l’extension de la proclamation à tous les peuples, toutes les nations potentielles, et chacun orienté en et par lui-même dans son statut de citoyen compte-tenu des autres sujets libres. À charge aux français, et aux autres, d’expérimenter cinquante modalités de cette Révolution (laquelle est unique, il n’y a qu’une seule révolution possible, et ses variantes plus ou moins qualitatives, si l’on peut dire).

 

Cette extension de l’universalité de la liberté, qui a dû s’acquérir indépendamment, et même envers et contre le christianisme (et les églises) rendant à chacun qu’il acquiert (Descartes) sa propre capacité ; chacun relève de sa propre intention (le christique se chargeant fondamentalement d’accueillir cette liberté, en, non plus jugeant selon la Loi (à laquelle il était difficile, voire impossible, de se soumettre) mais se pardonnant (puisque, chacun, le sait, « on déconne, on ne fait que cela, tout le temps », Lacan). Se pardonnant à condition de ne pas oublier son intention décidée et tenue. Tenir le pas gagné.

Le changement de dimension est fondamental ; passer de la Loi à l’Intention, par laquelle le christique ne fait que cela « pardonner»  (puisque c’est votre intention qui vous sera révélée et vous « jugera », et non le christ). Ne craignez pas de vous tromper, mentir, trahir, égarer ça arrivera constamment.

 

La raison en est que votre intention est toujours, cad structurellement, plus grande, que ses effets ; ses effets sont toujours quelconques, sinon nocifs, ou encore totalement dévastateurs ; il y a une disproportion entre la volonté ou sa version étendue, l’intention, et ses résultats ; il faut toujours reprendre l’intention afin de la perfectionner, de la poursuivre, de la rendre plus complexe et plus simple, plus réelle et donc moins irréelle (par quoi on poursuit des fantasmes ou de pseudo résolutions, qui tournent en rond, qui tournent en boule, qui nous rendent cinglés, zinzins, perdus, n’obtenant même plus que nous puissions remonter, relancer, recréer l’intention ; il s’agit là du sens même de la Création, ou du Créé en tant que processus absolu, cad formel, de poursuite du réel ; le réel se marque de ceci ; son rayon d’action doit ou devrait devenir plus grand que son point de départ ; aussi toute la réalité est orientée. 

Évidemment cela signifie qu’il faut élaborer cette intention, cartographier ses possibilités et elles sont en nombre indéfini, recouvre cent milliards d’existences, de vies, de choix, de visions (d’esthétiques, de poétiques, de politiques, etc ; depuis que l’on a découvert que les contenus, de conscience, ne venaient pas d’eux-mêmes mais que nous les créons, depuis 3000 nous ne cessons de créer).

Élaborer cette intention, individuelle, c’est non seulement penser une idée, mais activer et actualiser et constamment relancer le corps ; une religion, christique, une littérature et une représentation de soi dans la société humaine humanisée, un peuple spécifique et distinct et qui se sait en tant que tel, mobiliser un ensemble d’affects et de considération de soi et des autres ; se concrétisant historiquement en tel-peuple (préfiguration du Royaume évidemment ou de Cité, secondement). Or donc il fallait que cette élaboration soit coordonnée ; on se libère non pas soi seulement mais tous, de sorte que tous relèvent constamment soi et soi continuellement tous (la liberté simple anglo-saxonne est concurrentielle, voire rivalité brutale, et aboutit à un Empire, jeté sur le monde, et non un Royaume).

 

Ontologie orientée en-avant.

Il est admis ici que la « pensée » cad la réflexivité ou mieux la réflexion sur notre « être » (qui n’est pas un être, sinon il serait du monde) s’est déployée comme une très réelle et effective et efficace technologie et élaboration ; la réflexivité ne s’utilise pas seulement sur des pensées ou des systèmes (assurant leur surveillance et cohérence) mais sur l’observation, l’expérimentation, la décision, la création et l’actualisation d’un « être » que chacun éprouve absolument (la plus grande épreuve de soi constituée par le christ, qui donne tout ce qu’il est et se maintient du point le plus haut, élévation, et le plus autre qui se puisse). Et dont on éprouve absolument et formellement et concrètement (en un corps, d’où l’achoppement initial et initiateur du christique ; ceci est monde corps) en tant qu’intention (ce que n’importe quelle pensée voudrait recouvrir d’une détermination, si possible « élevée », mais aucune ne parvient au niveau, au degré d’intensité, d’investissement, de Vue, de vision adéquate ; il n’est en vérité que le je et chaque je, le chaque-un, qui perçoit ce qu’il se peut exister (et avec éthique, effort, faiblesse insigne, pauvreté et difficulté, bref une éthique, point). Et on ne peut pas l’acquérir, et s’y maintenir, sans activisme et extrémisme, parce que le réel est en lui-même extrême, extrêmement dans la capacité d’avancer encore plus avant. Comment se pourrait-il que le réel ne se situe pas précisément au plus extrême de la Possibilité (il est la possibilité même).

 

C’est pour cela qu’il existe un présent (le Bord de tout ce qui est, et par quoi on bascule del’être à l’exister, sous condition de tenir le faisceau de conscience à partir du Bord, et du Bout, du tout-au-Bout) et que toute la structure du réel tient en et par ce présent ; le présent appelle et vient d’en avant ; le réel est en avant ; dieu, la pensée, le sujet, le réel, ou ce que vous voudrez bien y investir, mais il faudra réellement y investir… parier et vouloir, et décider, mais surtout intentionnaliser ; la différence entre la volonté abstraite et l’intention, ou l’intentionnalité, est que celle-ci doit conformer un Corps (et non un objet, et que l’on ne peut pas « être » ce corps, sinon imaginairement, cad faussement, mais qu’il faut l’exister ; raison pour laquelle le christique emporte son corps, tout entier et toute sa vie vécue, pour un autre-corps).

Le corps du christ par ex, ou ensuite, se cherchant, le corps de la perception déployée par les esthétiques, poétiques, romans, cinéma, télévision, et l’esprit couvrant le corps de signes de la société du 20éme et 21éme ; en bref cet autre-corps, cette autre-surface du corps qui porte des possibilités via les signes qui sont des rapport et donc des possibilités. Pour soi ou pour les autres, pour la perception (les esthétiques créant la possibilité d’autres esthétiques, suivant littéralement un entraînement de possibilités et de capacités et d’investissements) et pour la réalité, la réal-isation.

Le point central est l’acquisition de l’utilisation de la conscience, de l’intentionnalité, qui au début se laisse naturellement guidée par ses contenus ; elle y croit et d’autant plus qu’il s’agit de croyances du groupe, qui forme l’horizon ultime de quantité de tribus, peuples, royaumes, empires. Le groupe fait fonction de vérité et de véridicité (de contenus d’une part et d’autre part d’acquisition ou de préservation des contenus, leur survie dépend de la stabilité du communiqué, entre vifs et de transmission, entre générations). Évidemment toute la problématique (l’unique problématique) est de déterminer les rapports, cad les contenus ; on croit que le soleil est un dieu par ex ; que ce monde de parole et d’échanges (l’égypte ou les mayas) est tel quel et tel que partagé (puisque tout le monde y adhère et que personne n’existe extérieurement).

Soit.

Mais le problème réel est d’entrer le rapport lui-même dans le rapport ; de rendre stratégique le disposition du rapport , et donc d’élaborer qu’il soit signifié et saisi par chacun.

D’en dresser l’activité, d’en élaborer les possibilités, d’en cartographier l’historicité, de positionner ses points d’accès,

- disposition du rapport à soi, du rapport à lui-même, de sa capacité ; il ne s’agit pas de Pierre ou de Corinne mais du je en Pierre et en Corinne, de ce que son je fera de Pierre ou de Corinne ; par quoi le je n’est pas universel au sens abstrait mais le seul universel réel, cad le rapport singulier qui seul peut disposer de soi en avant de soi en tant que rapport ; l’universel, abstrait, est une déclinaison du rapport initial et originel et original ; on ne a vu la raison ; ce qui existe en tant que rapport peur modifier le début et le terme, le terme et le début et re-venir, comme une première fois à chaque fois qui efface et relance ; le rapport est ce qui fait re-tour, un nouveau tour, sous considération de cohérence évidemment sinon c’est juste n’importe quoi, et en tant que cohérence le rapport est historicité ; il se tient, au-devant et en arrière de lui-même, il est non-temps avéré -

 

autrement dit de positionner le rapport comme inventeur, et absolument parlant créateur ; c’est lui, le rapport, le champ intentionnel, qui crée les contenus. Puisque l’in/fini fut actualisé (christiquement et selon la pensée, finie, en son mode propre) et que la liberté (cartésienne et révolutionnaire) actualise l’actualité ; et de fait elle fait-historicité brute, comme dieu.

Et prendre conscience de la production de ces contenus revient à situer dieu (l’intention), la pensée (et le déroulement potentiel de l’intentionnalisation, cad l’universalisation des internationalisations, des idées, des contenus devenus rationalisés, puisqu’il faut les ordonner pour les produire adéquatement, adéquatement non d’abord au donné (sciences qui viendront) mais par rapport à eux-mêmes ; et une œuvre esthétique est proportionnée à son apparaître même, cohérente, adéquate à sa beauté ;

et surtout en considération de soi ; le christique est la conscience de la continuité du Créer, celui de dieu, et il le dit ; vous êtes frères et cocréateurs, en adoption. Et de chacun comme élaborateur de sa propre considération (rapporté instantanément à autrui, puisque le christique est l’égalité du rapport, qui rend possible la possibilité de tels rapports, ce que l’antique, même les grecs, ignoraient, sinon via une médiation ; la puissance de César ou la pensée ou l’héroïsme, bref une valeur et non pas une structure réelle, valant infiniment en et par chacun).

mais élaborer le rapport que l’on est de telle sorte qu’il manifeste le je que je suis, le sujet, c’est intégrer dans le champ intentionnel la manœuvre, l’utilisation du rapport par lui-même, l’utilisation de la conscience par elle-même, et par quoi elle doit dire « je ». et placer en conséquence le dit « je » dans le champ de telle sorte que l’on puisse certes le présenter aux autres (pour qui se je doit être exister, et donc être manifeste, visiblement ; « je ne suis pas un libre ou un esclave, ni un homme ou une femme, ni juif ni grec, ni riche ni pauvre, etc »),

mais également et surtout fondamentalement donc que « je » soit présenté à lui-même et désigner/ entrer dans une/des stratégies. Et donc organiser la réalité humaine (universelle) et absolument personnelle (individuée).

Il ne suffit évidemment pas de proclamer « l’égalité, christique, et la liberté, cartésienne, du je ». Il est impératif de structurer l’ensemble de toutes les stratégies de rapports possibles, réels et reconnus (des uns et des autres, puisque cela ne peut se faire sans toutes les autres conscience-de-soi) ; et ces rapports stratégiques constituent l’ensemble de tous les rapports de ce corps à lui-même, en tant que chaque corps lance une stratégie propre, une résolution de l’équation, et ce dans tous les domaines (poétiques, esthétiques, éthiques, politiques, etc ) d’humanisation du monde et de personnalisation de cette humanisation ; en quoi consiste la dernière grande révolution des années soixante, qui propulsèrent sur le monde tous les registres du moi, de cette personnalisation (de ses libérations et égarements évidemment). Personnalisation(s) en nombre évidemment indéfinie, relevant de chaque un, et créée au sein de l’humanisation datant déjà de 2 siècles depuis la révolution. Et le monde s’est couvert de signes et de comportements, tout à fait autres et nouveaux profusions et décentralisations généralisées en tout et pour tous et par tous (récupérés industriellement bien sûr mais là n’est pas l’essentiel).

Puisque la finalité est que chacun s’institue comme centre, certes et puisse se gérer (ce qui ne se peut sans se créer et créer ses possibilités, sa potentialité, littéralement ontologique et divine, au sens d’onto-théologique, strictement parlant, puisque le théos est venu se réaliser, se rendre réel afin de continuer la Création, le Créer, ou plus généralement divine, touchant au possible même de ce qui est, d’une part et de ce qui existe, d’autre part, de « ce qui est possible du possible »), et centre décentré (puisque personne ne peut organsiner la réalité, la vie, soi-même sans adopter le point-autre, dont le christique est probablement l’absolu encore incompréhensible et en lui-même hors de toute proportion, au point qu’il prévient « vous ne pouvez pas devenir sans le secours de celui qui a créé et crée le devenir même », le dieu vivant, le grand rapport de tous les rapports (choses, êtres, rapport au rapport lui-même)

ou à tout le moins (pour ceux qui ne croient pas) « vous ne pouvez pas devenir sans le signe suffisant de la possibilité brute et pure du devenir » (la pensée et l’être, le bien et le un,etc, le sujet et l’historicité, la révolution donc de la liberté-égalité, ajoutons tout ce que, véritablement, on ignore encore la « révolution » telle qu’en elle-même).

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