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instants philosophie

En-avant

25 Février 2022, 18:35pm

Publié par pascal doyelle

Si le possible est le réel, alors le possible est cela seul qui existe.

Si le réel est le Fait d'Exister, alors le réel est non visible, non déterminé et on présente ici que cette forme du "réel" est non seulement atteignable, analysable et qu'elle fut déjà effectivement décrite ou approchée. Ces formes seront, ont été, sont dieu, l'universel, le sujet et le réel mème.

Si le "réel" se structure tel le mensonge ou l'impossibilité de Münchhausen ; de ce qu'il se promet il deviendra ; et c'est ainsi qu'il faut de toute manière basculer dans la foi, la conversion (à la pensée universelle par ex, à la morale qui veut son propre règne qui n'est pas du monde, kantienne donc), à la suspension de l'être par la considération de cet être par un je qui dès lors se-sait (mais ne se connaît pas, pas besoin de connaître pour se-savoir, sinon rien n’avancerait jamais), par la révolution (qui sera toujours réengloutie par le passé, le monde, les intérêts, les classes, les pouvoirs, les dominations, le poids ontique déterminé en somme, l'ontologie tenant, elle, au possible, mouvement, réel, présent en-avant) : la conversion en la vision de la Possibilité même.

Il ne s'agit pas d'assigner le destin à un effondrement de ce qui est dans la disparition ou la dispersion ; on décide plutôt de l'être-pour-la-possibilité, en tant que tout ce qui "est" est disposé dans "l'exister" comme suspension invisible, formelle, et que c'est l'attention que l'on portera au Possible qui nous crée, nous créera, nous a créé, nous a toujours déjà créé.

Et ceci que le réel soit fonctionnel ou dimensionnel ;
ce qui veut dire qu'il soit la structure
fonctionnelle du réel et auquel cas il est préférable, plus cohérent, plus extraordinaire de le vivre, le percevoir, l'éprouver, le parcourir le plus complètement possible,
ou que le réel soit dimensionnel et existe en et par
lui-même ; que la réalité, les réalités soient installées dans un point de perception, d'expression, de manifestation, de capacité, et en un mot d'intention tenant tout ce qui est et existe dans son faisceau ou donc que tout ce qui existe fut donné en une fois qui se travaille, qui œuvre, qui transforme, qui devient et qui, pour le dire, crée et re-crée "ce qui est" à partir de l'exister même. En ce cas tout ce qui est existe dans la dimension suspendue du présent en tant qu'exister et structure-sujet ; qui seule rend possible que le possible soit possible et qu'il devienne ; non pas que quelque chose devienne en lui, ce que l'on constate évidemment, mais qui disparaît, mais structure-sujet en tant que seule elle peut modifier ses conditions de possibilités et se transformer elle-même, en quoi on a reconnu non la perfection (qui est fixe ou figée et donc n'est pas parfaite) mais la perfectibilité (la liberté de grandir).

Dans les deux cas le réel (et la réalité, la cause et les effets, le pli et les plis qui s'ensuivent) explorent le Possible brut et pur ; de manière rationaliste ou de façon théo-logique (quel que soit le théo, le divin, le dimensionnel, le réel plus grand que lui-même) ; dans les deux cas il s'agit d'une structure-sujet qui s'instancie afin de se modifier, de grandir, de s’augmenter, de poursuivre toutes les possibilités (et non pas seulement de réaliser un possible s'effaçant au fur et à mesure et pour rien en somme, puisque disparaissant à jamais pour qui que ce soit).

Ceci pour insister sur la non évidence que l'être, le donné, le là déterminé, la réalité puissent passer seulement pour ce qu'ils sont, qu'il réside donc là quelque étrangeté, mystère, illumination ou révélation. On dira que le "biais cognitif", comme disent les autres, tient de ce que nous sommes "conscience" et que donc on interpréterait irrépressiblement via cette finalisation ... Mais, de fait, cette "conscience" existe et donc la réalité rend possible qu'une telle sorte d'être soit effectivement actif dans un univers ; et que par ailleurs on saisit immédiatement qu'une telle performance (qu'il existe un être au moins qui est non pas ce qu'il est mais le rapport à (soi), dans lequel rapport le "soi" n'est pas une identité mais le rapport lui-même qui se-sait, qui n'a pas même besoin de se connaître pour se-savoir, distinction du se-savoir et de la connaissance, du je et de la pensée, Descartes), une telle performance donc est en elle-même une illumination-révélation. et d'en approcher et cartographier les limites réelles (ce à quoi l'on s'emploie depuis, au minimum, 3000 ans).

L'état de croyance est évidemment totalement partagé et totalement amplifié en quelque société ou quelque vie vécue que ce soit. et pour les petits mois de rien du tout (perdus sans plus aucun ordre commun, au point d'être sustentés continuellement par perfusion de quantité de désirs et d'objets de toute sorte) la dé-pression menace qui est se révèle comme manque de manques ; on ne désire plus rien parce que l'on est réduit, ramené à la racine, vide, formelle, qui ne peut plus, peut pas, ne veut plus construire de désir (tout désir ou toute intention donc étant construits, artificiels, tirés vers l'avant). sans en-avant le système intentionnel cesse.

De même que psychanalytiquement le moi est élaboré sur du vide, sur une division (antérieurement à laquelle qui coupe le corps en deux, qui (le) perçoit d'un dehors, d'une autre-conscience impossible, invisualisable (on ne peut pas voir ce qu'elle voit, on imagine l'autre-conscience, fondement de la paranoïa, qui est fondement de l'arc de conscience tel que reçu par un être vivant qui, normalement, se vit au centre de son milieu, et non pas agressé par un prédateur, ce pour quoi passe l'autre-conscience supposée), qui peut dès lors prendre mille formulations), et de ce vide envoie, adresse un (ou des) possible ; et donc la foi, la conversion, le décentrement, autrui (le tomber amoureux par ex), une éthique, la poésie, la révolution ou tel engouement tentent de combler, cad exprimer et marquer, et permettent e laisser entrer dans le circuit (vide, formel) de telle sorte que l'intentionnalité soit occupée, préoccupée si l'on veut, intéressée (qui était coincée, bloquée, empêchée, névrosée, obsessionnelle, angoissée au final dont elle ne savait quoi faire) ; ce qui veut dire que l'on ne va pas combler la division (qui est irréductible) mais que l'on va faire avec et qu'elle ne figera pas ou moins les capacités d'exister (la psychanalyse ou la vie tout simplement dénouera le coinçage et au fond l'angoisse qui paralyse ou biffe les possibles humains, personnels, universels ou créatifs, etc) .

Dit autrement il n'y a pas de "vérité" précédente (mais seulement une division du vivant qui cause un "moi" dans un champ intentionnel, que contrairement à Sartre qui le traitait impersonnellement, nous insistons à placer et déplacer comme singulier, unique, un, mais formellement un, ce qui est la seule manière de prescrire une réelle unité, qui ne soit pas composée cad indéfinie, ce qui serait contradictoire)

et il n'y a pas de vérité stabilisée consciente mais bien plutôt une possibilité en-avant, en tant que forme ouverte, dont le "contenu" pourra être pris tel ou tel, mais faussement parce que la vérité qui est le réel est la structure réelle elle-même "de conscience" ; ce ne sont pas les contenus mais la structure qui doit devenir (tel "aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés", mais comment nous a-t-il aimé ? Qu'est-ce que le je suspendu cartésien ? Pourquoi je est-il un autre ?)

Il est des unifications conscientes mais dans un champ et ce champ lui-même actif pour et par une structure-sujet, en l’occurrence un je. Dont on ne sait ce qu'il est vraiment.

Et ainsi tout je doit se tirer lui-même vers le haut (il ne peut subir une modification, c'est lui qui devient) et il se tire vers le haut en produisant son intentionnalité ; la seule modification qu'il admet est donc celle des grands possibles effectivement agissant (qui agissent non sur telle ou telle partie du monde ou de la vie vécue, qui retombent dans le monde, ce dont elles sont faites, ces parties, mais agissent sur la structure de conscience, ce qui veut dire sur le placement et le déplacement de ctete structure ; dieu, l'universel, le sujet et le réel délimitent les surfaces réelles de cette structure réelle.

Nous les avons donc découvertes, depuis 3000 ans, au moins (on ne remonte pas plus loin, faute de connaissances personnellement). Nous ne sommes pas sans rien. Nous avons pu effectivement délimiter des stratégies de structure, du réel même en lequel nous nous sommes introduits, dans la forme de la réalité, dans la forme qui entoure la réalité (déterminée), et dont on a dit que le présent constituait justement le Bord qui entoure, la dimension directement verticale.

Si la mesure du "réel" n'est pas dans le monde, alors ça n'est pas le temps, ou l'espace ou la détermination, c'est la forme du monde donné là déterminé (tout le déterminé est fini), donc le formel, l'absolu (puisque non déterminé et non composé, formel) est cela qui compte ; on ne voit pas le présent ou le Fait d'Exister. on dit ici que le fait est le rapport, lequel, forcément, devient. Mais si le réel est le rapport qui devient alors le réel est brut et pur devenir ; c'est le devenir qui devient ; et pour cela le devenir est sujet ; seul un sujet, cad un rapport, peut n'être pas "ce qu'il est" mais ce début et ce terme qui reviennent l'un sur l'autre ; le début se modifie d'après le terme. cela n’apparaît qu'à celui qui perçoit, qui Voit que seule le réel est formel.

Dans un rapport, un rapport qui existe en et par lui-même (on est cette conscience quels que soient les contenus, les images, et chacun perçoit autrui parce qu'il est la "même" conscience, qui n'étant pas attachée à un contenu ou une identité ou son moi, peut tout aussi bien et à la fois être la même formellement et la distincte formellement ; le formellement est ici le un, le rapport, qui suffit et qui suffit absolument à ce que l'on saisisse autrui ou que l'on en soit saisi ; la singularité y atteint son maximum (que l'on sache, sauf à rencontrer dieu, l'universel, le réel, le sujet nu), l'unicité sans détermination et pourtant inconfondable (on ne peut pas contourner un "être" qui est un rapport).

Ce disant nous pénétrons dans la forme des réalités ; soit donc nous nous introduisons dans le réel des réalités. dit autrement ; dans le Fait d'Exister comparativement ou opposé à l'être ou au donné là (du monde, de la vie vécue, des sociétés humaines, des représentations, etc). soit donc si l'on préfère non au monde donné là, mais au monde donné "là". le "là" du monde, de tout ce qui est (et relève de l'être et non de l'exister) est ce qui transcende, et amène tout en avant.

Sauf que l'on dit ; c'est l'en avant qui attire tout le donné ; le donné, le passé est attiré en avant. c'est la raison d'être du devenir. il y a réalité (et donc "quelque chose") parce qu'il y a devenir et que dans ce devenir se réalise non pas "ce qui devient" (qui ne cesse de disparaître et de toute manière disparaîtra presque totalement dans une dispersion indéfinie, de même qu'existait au début une énergie indéfinie) que dans ce devenir se réalise non pas "ce qui devient" mais se réalise le devenir lui-même. pour illustrer et rendre compréhensible ; on ne crée pas la structure de la liberté pour que l'on puisse désirer n’importe quel ceci ou cela, mais pour que la structure de liberté devienne effectivement la finalité (très difficile) de chacun vers lui-même (liberté) de chacun vers tous les autres (égalité) ou de tous vers chacun (fraternité).

Ce qui ne revient pas à établir un règne moral à proprement parler (ou secondement seulement et par illustration en quelque sorte), mais à élever. si on élève on n’échange plus des morceaux de monde, des choses, des objets, mais des rapports ; certes les choses valent qui nous permettent de survivre puis de vivre, à peu près correctement, puis de nous égayer. Mais aucune de ces satisfactions ne peut nous combler et qui plus est il est requis certaines "choses" spéciales" qui seules nous animent réellement; ce que l'on nomme les œuvres.

Les œuvres tiennent à ceci qu'elles "contiennent" les consciences ou évidemment comme rien dans le monde ou la vie ne peut contenir une conscience (puisque de toute manière c'est elle qui ouvrant des champs intentionnels nous les montre ou donc les crée) ; les œuvres appellent les consciences ; et elles rendent très difficile que tel champ puisse se clore sur une chose, un objet ou un contenu, on n'enf ait pas le tour (du reste peut-on même faire le tour d'une chose ? Voir la phénoménologie, on ne perçoit que trois faces du cube) ; toute œuvre est pleine de contenus qui s'entremêlent et n'en finissent pas ; c'est la possibilité du signifiant qui difficile indéfiniment mais surtout infiniment ; puisque, quand mème, elles suscitent le faisceau intentionnel et ne se dispersent pas dans l'atomisation ou la détermination du monde, de la chose ; on n'y entre pas sans modifier la conscience que l'on est, par quoi on cesse, un moment, d'être pour ex-sister (si ça ne modifie pas, ça reste un fantasme, une imagination au sens d'image, du moi).

Si vous comprenez c'est que vous ne comprenez pas.

Puisque le but est d'introduire à la forme même de ce qui existe antérieurement (à vous-même, votre passé, votre déterminité, votre identité, vos images, vos relations, au monde, au donné, à tout champ de perception et de signe). et c'est antériorité est en-avant (puisqu'elle vous vient d'une révélation, d'une intellectivité, grecque par ex, d'un regard non-fini (et qui brise en deux le fini, le christique de fait et initialement et le premier et le plus incompréhensiblement qui se puisse), d'un cogito ou d'un fait absolu historique (la révolution fondamentalement). et que de tout cela on n'avait aucune idée, image, imagination, prévision, avant que "cela survienne". Avant dieu, le un tout-autre, l'être, le christ ou le sujet, la révolution on ignorait vraiment ce qui arriverait et ce que ces Possibilités intégraient, comportaient ; on ne savait pas du tout que le devenir devenait et qu'il agrandirait le devenir (et infiniment) le devenir lui-même.

Dit autrement l'in/fini existe absolument dans le fini. Il n'est pas que le fini, l'in/fini existe. et comme on a cessé de réserver l'infinité à l'absolument réel, recherchant précisément une autre définition de l'infinité (de l'éternité ou de la substance ou de l'être ancienne manière ou de la vérité ou de la liberté, etc), on a désigné cette activité dans le donné, au travers, et en-avant du donné, en tant que dimensionnel.

Dans la dimension il y a le présent, la colonne du présent (que l'on tient dimensionnellement comme réel et effectivement le plus réel du possible brut, qui explose en une fois et ensuite se travaille, œuvre, crée et re-Crée, en vérité le re-Créé est la question qui œuvre constamment la réalité, l'être, la détermination, finie, est relative à la possibilité qui n'en finit jamais de se perfectionner), le présent donc qui déroule tout le reste ; les choses, les êtres, vivants ou équivalents (que l'on n’expérimente pas), et enfin "conscience" ;

- conscience soit donc le rapport à soi dans lequel rapport le "soi" est le rapport lui-même, ce qui seul lui garantit qu'il outre passe toute détermination et sans lequel outrepassement il ne saurait constituer des champs, intentionnels, et donc rien n’apparaîtrait à ses yeux ; il n'aurait pas de corps, de communauté, de vie vécue individuellement, de perception et de représentation et donc d'expression de quoi que ce soit ; c'est l'activité de conscience qui montre et organise et partage et finalise, selon quantité de possibilités, qui se précisent de plus en plus, passant du groupe holiste à l'individualité séparée, tout à fait généralement, individualité séparée qui aurait dû, aurait pu s'ordonner elle-même, puisque rien extérieurement n'est en mesure de mobiliser l'énergie, la volonté, l'intentionnalité, l'intentionnalisation des champs de conscience. Sauf le je. On ne convertit pas quelqu'un de force, et s’il ne s'opère pas lui-même il ne peut pas bâtir les stratégies, et les tactiques, requises ; c'est bien la raison d'un tel "sujet". Et lui-même ne le peut pas ; il doit se motiver, de rassembler, se récapituler au sens eschatologique, individuel et universel, comme on a vu : les deux sont-ils séparables ?

Le Christique et la Révolution, les deux faits absolus, nous indiquèrent que non.

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