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instants philosophie

Le je de cohérence

5 Février 2022, 08:24am

Publié par pascal doyelle

La cohérence du je, mais il était possible de dénommer ; la cohérence de la conscience. Il est de fait que la conscience est un rapport, à moins de supposer qu’elle est ou s’installe de et par la « pensée » ou l’information ou on ne sait quoi d’autre ; comme si « conscience » pouvait naître d’une quelconque déterminité : on ne voit pas comment une conscience serait présente dans un contenu ou une détermination, puisqu’elle assure le rapport, qui précisément rend possible qu’il y ait une pensée ; « conscience » est un fait brut ; il n’y a de contenus que d’un rapport et le rapport étant formel, il n’est pas lui-même déterminé ?

On a vu ailleurs qu’il est impossible de déduire « conscience » de quoi que ce soit d’autre, de même que l’exister ; on peut par contre établir des rapports de rapports ; ainsi le néant et l’être existent tous deux, et dans l’être la détermination et l’indétermination et notre être est précisément de n’être pas mais d’instancier un mouvement et justement le mouvement (de conscience) dans le mouvement du présent, étant compris que le présent est la forme de toutes les réalités (lesquelles ne sont pas en-soi, et l’être relatif à l’exister, donc tout est mouvement et c’est le mouvement qu’il faut comprendre aussi loin que possible, ou le poursuivre le plus en-avant, ce qui ne se peut que de le vouloir, comme sujet.

Voila, résumé.

Remarquons ceci. Si le je est un rapport (et même par ailleurs le rapport, puisque la forme de dieu, de l’universel, du sujet, du réel, étant formelle, précisément, si elle se donne c’est toute entière, telle quelle, absolument, en une fois) alors le rapport est instantanément universel. Il n’existe aucune autre formulation que celle de l’universel. Si on dit par ex que le je est sa propre loi, il est cette loi, en tant que loi (il n’est pas une loi arbitraire, qui n’est qu’un cas particulier de la structure universelle qu’est le rapport, lequel est donc universel parce que singulier, tenant d’un rapport réel qui comme tel est-déjà un). Il assume d’être cette capacité. Le sujet est la première et véritable formule de l’universel (on inverse l’habituelle réglementation ; c’est parce que c’est un rapport, et donc un singulier qu’il y a universalisation, qui est un processus ou un procédé, un mouvement spécial dans le mouvement strict de conscience).

Si le je est le sujet et que le sujet est seul capable de la perfection même (à savoir non pas la perfection inerte et figée mais la perfectibilité, donc la forme du sujet, et en aucune manière « objet » qui est seulement une vue de l’esprit, cad non pas même une idée mais une imagination, par laquelle on confère à une représentation, une notion une densité ontologique ou infinie ou absolue, mais qui n’est pas dans cet objet-notionnel ; dit autrement dieu, le dieu un tout-autre, le dieu vivant n’a pas grand-chose à voir avec le dieu déiste, la notion ou l’idée générale ou absolue ; il est vivant, ce qui veut dire intention pure, ou donc création.

Si le je est un rapport il contient donc déjà l’universel, et déjà se situe au niveau de l’universalité, du général ; et même si le je est un rapport il crée l’universalisation de par sa forme même de structure ; le sujet est l’universel réel. Le sujet n’est pas la subjectivité ; et du reste la subjectivité n’est pas un caractère dégradé de l’universel qui serait objectivité ; dans la subjectivité, soit la formulation concrète du je, du sujet, en un corps, il est originellement, structurellement l’élévation du corps dans une surface-autre qui seule rend possible qu’il y ait un « moi » ; me moi est déjà toujours incarné et actif dans et comme champ intentionnel ; entièrement construit mais qui récupère dans cette « constructivité » une spontanéité (celle que l’on nommait jadis celle de l’esprit). Nous sommes déjà toujours selon l’unité de structure (cad le mouvement) et non pas un être fixé, figé, naturaliste ou immédiat ; l’immédiat est utilisé dans la perception, la pensée, l’intention mais ne constitue pas notre être.

C’est bien pour cela que la forme, la formulation dernière de l’humanisation (après celles du groupe et des royautés et des sociétés musulmanes ou chrétiennes, puis de l’humanisation révolutionnaire, universaliste communiste ou libérale individuelle) est la personnalisation ; par quoi chacun est en demeure d’exister et non pas seulement vivre, de vouloir et non pas seulement d’être béatement heureux et satisfait (de quelle sorte de satisfaction?! Sur le fond e quelle identité ? Naturaliste, psychologique puis psychique, depuis la psychanalyse, relativement à une idéologie, marxiste ou libérale ou publicitaire ou mondialisée ?)

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Si le réel est ce rapport, en tous cas pour nous, pour l’être dit humain, cad celui qui se produit dans son actualité, son activité, lorsqu’il me^t en jeu ce rapport, alors la cause est toujours là, présente, active et ce qui naît est causé par la grande cause toujours active et parfaite en son genre, à savoir comme perfectibilité (et non comme perfection par quoi elle serait, nous serions inertes, figés, fixés, morts, alors que visiblement la réalité est vivante, elle est « vie » ce qui pour nous ici se traduit comme ex-sistante, elle sort-de. Dit autrement le futur ne se produit pas de causes, parce que la cause, réelle, est toujours plus grande que n’importe quelle réalité réalisée (naturelle) ou réalisation (humaine en l’occurrence) ; la réalité, déterminée, court après la cause. Et cela veut dire que la raison d’être de la réalité est cette réalisation ; elle ne sait pas elle-même jusqu’où elle peut ex-sister. Même dieu.

Même dieu. Puisque que c’est pour cela qu’il nous crée (ou crée des êtres conscients, ce qui veut dire qui existent comme rapport et qui devront décider et qui de toute manière ne pourront pas ne pas décider, sauf de ne pas exister du tout, de ne pas exister pour-eux-mêmes, ce qui est la définition du rapport-à ; une chose est ce qu’elle est, un vivant est ce qu’il est, bien qu’il aperçoive le donné, son milieu, tout autre que soi, il ne se perçoit lui-même à partir du Bord, cad de l’horizon, et en quoi, donc, existe cet horizon, qui autrement serait un « milieu »).

Il ne suffit qu’il y ait des anges (parfaits en leur genre), et dieu lui-même s’estime ‘incomplet’ puisqu’il va commencer de nous demander de continuer le devenir possible ; d’augmenter le divin en le faisant passer bien au-delà. Et ce non pas pour une raison égocentrique, mais pour une raison extraordinaire (il faut en finir avec les critiques pusillanimes, de même qu’il n’est pas une détestation de la « vie » mais le projet de porter plus loin le vivant réel, cad l’ex-sistant réel qui doit, alors, parvenir à sortir de lui-même dans et par un rapport encore plus divin que le dieu originel, raison du christique et de sa poursuite, cad le Saint-Esprit, nous, l’historicité qui deviendra par elle-même, puisqu’ayant à s’acquérir, un rapport, un être qui est un rapport doit s’acquérir de lui-même, sinon tout est inutile ; le péché impardonnable est celui contre l’Esprit Saint).

À savoir que le possible soit encore plus grand que le réel (alors que le réel est né de, par et pour le possible, c’est donc la même logique). La question étant non pourquoi on existe, mais jusqu’où. Puisqu’il ne se pouvait pas que rien existe, étant entendu que rien, précisément, existe autant que l’être (génériquement parlant), et que donc le possible est la logique même. Qui se continue par ; jusqu’où est-ce possible et cela se nomme par exemple dieu. On y reviendra, sur la Conséquencialité du « tout le possible existe », en une fois, d’un bloc, d’un seul coup, d’un seul Bord, d’un seul Instant. Conséquencialité impliquant que l’effet du réel n’est pas, jamais, en lui-même fini, lors même qu’il produit toute la finitude. Dit autrement que la finitude, qui est tout cela qui apparaît, n’est pas tout ce qui existe.

Jusqu’où est-il possible d’exister, sous-entendu et sous condition qu’il faut que cette possibilité vienne non résoudre et donc restreindre le possible, mais le rendre encore plus possible ; il est dans la logique, le sens même du possible qu’il revienne à lui-même afin qu’il s’étende et qu’encore plus de réel soit possible.

Qu’il puisse exister au moins une nation, au moins un peuple en lequel ce rapport (à soi : quel soi ? Quel corps ? Quel sorte de relation entre soi et chacun et tous ?) de telle manière que sa révolution soit si compréhensive qu’elle tienne l’historicité, la civilisation requises à cette fin. Qu’elle soit si compréhensive que se-sachant elle se veuille ; française.

Le je de cohérence signifie, signe le rapport, en personne, en sujet, puisque seul le sujet peut se développer lui-même et déplier sa capacité, n’étant pas attaché à un être quelconque (tout être, toute détermination, tout vécu est quelconque pour le je). Il se porte instantanément au Bord, au Bout (de sa vie vécue y compris) et de par l’horizon même (à la fois l’horizon structurel, le réel, et l’horizon effectivement là, dont le corps ; il est déjà au Bout et au Bord de son corps, ceci est mon corps, cad le vôtre tel qu’il est, mais vous vous existez, vous n’êtes pas).

Aussi le je mène-t-il une virtualité de son existence que n’épuise pas du tout sa vie vécue, quoi qu’il vive, sauf son intention (ce que Nietzsche rêvait comme Volonté par ex, ou Heidegger comme Être). On ne sait pas quelle est cette intention que l’on existe. Chrétiennement on le saura au moment christique ; ça nous sera révélé.

Le trajet existentiel est dessiné de tracés minimalistes, il constitue ce que par « vivre » chacun nomme et tel qu’il sera appelé par les épreuves, les expériences, les vécus, les attentes et ce qu’il va, ne somme, faire de ce que la vie, les autres, lui-même aura fait de lui-même… ce qui veut dire qu’il va, de toute manière, se réfléchir. Qu’il se réfléchisse comme philosophe, poète ou personnalité ou révolutionnaire, quantité de sorte de mois, de personnes, de sujets, de réalisations, de consciences, chacun devra re-bricoler le bricolage qu’il a schématisé dans la précipitation. Dans le fait son affect d’existence est un bricolage. Et il ne s’en satisfait pas du tout.

Le tout, l’ensemble, la vision de « soi » n’étant plus entachée d’une chosification ou d’une identité ou d’un sens extérieur, le mouvement donc est bel et bien le signe d’une existence, qui ne se présente, se rend présente que dans l’arc de conscience qui prît une existence pour se formuler en tant que je ; le je que cet arc fut, est, sera et tient sous la forme de cette tension, de cette attention, de la finalité qu’elle se non pas donne mais se présuppose, se tente, se rend possible, et donc rend possible qu’elle soit possible, ce qui est excessivement important, fondamental, essentiel, structurel et qui occupe en vérité l’attention (à exister) comme dimension (indépendamment des quelconques bricolages ou aménagements du moi psychologique mais aussi psychique, cad relatif à la psychanalyse ou psychiatrie et non seulement dans la mise en forme psychologique d’un moi, fort ou pas, relationnel ou non ; ces conditions du bonheur obligé en somme, qui ne sont pas négligeables, du tout, mais seconds).

Il existe, à vrai dire, un investissement qu’exige le réel et vers lequelle s’organise l’activité intentionnelle, à la fois sachant et ignorant son devenir ; que va-t-on véritablement signer de notre nom reconnu, non pas du tout parfaitement, défini, mais dans son intention, laquelle n’est pas complète, pas complète du tout ; une intention n’est pas une complétude, le réel de la réalité n’est pas un achèvement mais surmonte toute espèce de détermination puisque ce qui existe c’est la forme des réalités (le présent ou l’arc de conscience) et non les plis qui varient du Pli, les effets de la Cause formelle (à savoir la colonne du présent, son actualisation comme principe du possible in-fini, ce par quoi le fini est utilisé par l’in/finité du possible). La suspension de la possibilité puisque la possibilité est cela même qui est en jeu. Quel feuilletage du je se choisit-il ? Quel feuilletage pluridimensionnel ?

Si le je est un rapport, il est à la fois d’un côté et de l’autre, dans l’effet et la cause, et c’est très exactement en ce rond-point, partie et juge, avant lui-même et après lui-même, accordant, peut-être, une vision de celui qu’il sera, a été, existe, en tant que le présent est l’acte même de l’actualisation de ce qui peut être, de la possibilité du possible;en quoi un roman ou une éthique ou une religion ou une pensée organisent, de fait et dans le fait même, non de disposer telle ou telle extériorité mais l’attention de ce à quoi on fait attention. Toute œuvre (en tous les sens, de la politique à l’esthétique) oriente le regard même, l’intention, le champ intentionnel ; puisqu’ils sont précisément cela même qui se met en place en ces occasions.

Et cette démodulation de l’intention (qui n’est donc pas naturellement ou psychologiquement ou psychiquement donnée, fixée, inertielle, passive ou soumise, et qui implique que chacun ait accès, ce qui s’effectue de fait, puisque c’est un rapport) cette démodulation devra modifier l’affect de l’existence, et ce vers le haut. Vers le haut, puisque vers le bas elle en vient. Qu’elle perde le sens d’en haut, c’est justement ce qui tend à s’imposer constamment, par faiblesse et facilité, et curieusement on dépense une énorme quantité d’énergie afin de s’assurer de cette déperdition ; on cherche à s’en convaincre par mille moyens tous plus inventifs les uns que les autres. En quoi on voit que le mal, la ténèbre est véritablement une perversion d’une débilité déroutante.

Et cet en-haut, cette élévation est la seule solution, sans laquelle ce je, ce rapport donc sera une inquiétude, ou une angoisse, et même un tourment, caché peut-être, voire une horreur.

Et pourquoi voudrait-on qu’un rapport soit négatif ?

C’est seulement dans la constitution d’un objet ou d’une image ou d’un idéal rêvé que la conscience se condamnerait comme impuissance, se délimitant comme néant, vide, fonction, abstraction. Le rapport est la Vie Vivante. C’est uniquement par idéalisme que Hegel ou Heidegger ou Sartre présentent la « conscience » comme négativité ou Kant comme transcendantale pure forme abstraite dont il ne resterait que le moi empirique, résidu, et comme non Existante. Le je, lui, sait qu’il ne se verra pas, se donnera pas comme une chose ; il n’en est pas une du tout ; il montre bien que le réel est constitutivement une non-chose. Comment le réel serait-il une chose déterminée et livrée à la finitude, toute cessante et disparaissante et dont il ne restera rien ?

Le rapport introduit précisément en l’essence même du Vivant, lequel n’est plus relatif aux vivants, mais à l’initialité de l’Exister, dont le vivant est l’image approchante, mais non l’essence même. Tout ce qui est exposé dans le rapport (et nous le sommes totalement, de pied en cap, puisque la division fait que nous parussions) ce sera le contenu, vivant, exposé par l’exister même, lequel est bien plus antérieur (à quelque vivant, ou réalité, que ce soit, étant l’exister brut).

C’est bien de cela que la conscience-de-soi n’a pas besoin de connaître le « soi », puisque c’est le rapport, et donc non la connaissance mais le se-savoir ; cet acte, qui crucifie tout ce qu’il perçoit, et qui crée, qui crée non seulement le champ de la connaissance (comme le croyait la métaphysique, et le crut encore après Descartes), mais tous les champs, et qui est déjà en elle-même, re-création de la création ou devenir du possible.

Ce qui est pris dans le rapport, ce qui veut dire chaque conscience, est tourné d’un seul côté ; le possible brut. Non pas le temps, et le futur, mais la Possibilité de la colonne du présent qui ouvrit tous les univers. Pourquoi investit-on en un moi ? Pourquoi la personnalisation, si excessive, s’est-elle imposée, sinon que le je cherche alors de paramétrer, délimiter, circonstancier, mesurer son attention, son intention ? En bref chercher à éprouver son véritable présent, ,et sous la forme de la création, ou de la réalité, et donc de la réalisation ou de la re-création ; et jusqu’où tout cela est actualisable.

On sait que la récapitulation de tout s’est signifié comme eschatologie. Et qu’en l’an 50 l’ensemble de tout le temps fut annoncé. Quelle sorte de civilisation est capable de se prédestiner ?

Aussi ce ne sont pas seulement toutes les objectivités (sciences et connaissances, musées et récapitulation de tout ce qui est) qui furent expérimentées, mais tout autant les subjectivités (et toutes les sortes de peuples, de mondes, de personnalisations) ; soit la plus intégrale compréhension et la plus extrême épreuve de ce qui est et de ce qui vit. En somme tout est accompli.

Or cependant tout ceci est, fut, sera d’une immense brutalité.

Puisque ce qui existe comme rapport, quand bien même parvient-il à entrer en rapport, à s’introduire d’abord ans sa propre surface (qu’elle se nomme dieu, la pensée universelle intentionnelle, idéelle, le christique ou le sujet ou la révolution, qui sont des coins qui anglent le réel), cet être qui n’est pas un être est excessivement durement mis en demeure de lui-même, de sa capacité. Pour nous, en notre état, cela veut dire que tout moi sera porté à incandescence, qu’il le sache ou non, et que cette brûlure, ce feu est ce en quoi consiste exister.

De même pour tout non-croyant, il faut se rendre compte que ce ne sont pas seulement les réalités, les vécus qui sont modifiés, mais le réel, la structure de conscience qui se réordonne ; de même qu’il ne suffit pas de dire, très aristotéliciennement, que notre être est la pensée ou l’universel, ce qui ne bouleverse que périphériquement, tout extérieurement et laisse juste supposer que l’on s’identifiera à « la pensée », ce qui supprime le je, l’individualité ; laquelle individualité est, en vérité (universel) mais également en fait (de structure), un plus grand rapport que la série de rapports des idées. Lorsque le réel prend d’assaut la conscience existentielle ou l’énergie celle nietzschéenne (et cette transformation est un décalque ou une précision si l’on préfère de la métamorphose qu’initie le christique). Il est ainsi une densité de la surface du réel, qui se piste, se poursuit, au travers de son expérience, ce qui veut dire de l’historicité, puisque c’est un rapport qui doit s’acquérir.

Quelque réel s’impose qui re/structure le rapport (que l’on existe) ; puisqu’en son principe même le rapport est le devenir même, et cela qui peut devenir (n’étant pas seulement lié à la détermination ; les déterminations se dissolvent). Le rapport (en quoi consiste une « conscience ») ne peut pas se déterminer, donc il devient. Et notre historicité est ce devenir. Nous sommes devenus, distinctement, sur la surface du réel (puisqu’un réel non explicite n’a pas de sens, tout est en-vue, qui requiert que l’on comprenne et bien sûr ça n’est pas évident, puisque c’est le-réel, ce-qui-est-en-jeu et qui devient) et distinctement marqué, ce mouvement, ce rapport, par des « là » ; dieu, l’être, le sujet, le réel, comme positions. Soit donc le diagramme cartographié jusqu’ici.

Rappelons le schématisme. Ce qui se crée dans l’actualisation du champ intentionnel ; puisque c’est un rapport il existe « de son vivant », qu’en son acte de rapport et ainsi actuellement ; ce à quoi contraint et rend possible, à la fois, par cette logique du rapport que le réel existe et que la réalité soit ; de même en un tel rapport inimitable et non symbolisable et sans représentation mais activiste et extrémiste, de même donc que dieu et « je suis », le christ comme événement, le cogito comme acte, la révolution comme fondation, le réel tel que là, et la pensée qui pense ou n’est pas,

dit autrement dieu est l’actualisation-même ; il naît dans et par le présent parce que la réalité, l’être, ce qui est, nommé de manière générique, ne possède aucun autre axe que la pure et brute actualité, le seul présent comme forme structurelle du possible. On a vu que la structure sujet est seule capable de porter la vraie perfection, à savoir la perfectibilité (effectuant dans son rapport qu’il soit un re-tour, un nouveau tour), et seule capable de devenir (en quoi elle est, littéralement, la possibilité telle quelle).

Et l’actualisation du champ c’est l’autre-surface du corps, celle des signes, des rapports, (et de ce rapport très bizarre ou étrange qu’est un « moi », se tenant au plus près du corps et du bout de la vie vécue, comme de son Bord)

et signes qui constituent des traces qui formulent le trajet de chacun, de chaque un. Or on a dit que seul le mouvement est réel (seul il est l’exister et le reste, ses effets, sont l’être, la détermination, le Pli/les plis, la Cause/les effets, qui font retour, en tant que perceptions, ou réalités, réalisations ou décisions, ou plus précisément intentions). Et seul le (je) existe.
Le je se prévoit (et pour nous se voit, de manière kaléidoscopique) sur la colonne du présent : tout est Actualité pure, il ex-siste dans l’actualité potentielle et en tant que tel ; il est structurellement (subjectivement et objectivement et au-delà) suspendu à sin actualisation intentionnelle, qui ne « finit » pas, qui se tient dans, de, peut-être par et pour la forme-réelle.

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