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instants philosophie

Révélation(s) des secrets

18 Juin 2022, 06:41am

Publié par pascal doyelle

Il est précisé « la pensée » puisque l’on ne considère pas qu’il s’agisse seulement de la raison, mais de « ce qui est arrivé à l’humain ».

Il lui est arrivé une bizarrerie qu’il s’agit de transformer en étrangeté et puis en énigme et puis en mystère. Histoire de réenchanter le réel, en quelque sorte. De rendre bizarre, étrange, énigmatique, mystérieux ce qui est tel que cela est.

Chaque monde humain d’avant les révélations s’est imposé à lui-même tel un contenu sacré et magique, lorsque la parole et la perception étaient identiquement admis en une fois et par tous ; parole, échange, communication entre les vivants, transmission entre les générations ; l’ordre devait se copier de l’un à l’autre rigoureusement et ne jamais être remis en question, puisqu’aussi bien cet ordre est immédiatement celui du monde tel que perçu et vécu selon la communauté et parlé, échangé.

Vient donc ce qui arrive à l’espèce humaine.

Qu’elle s’aperçoit que les contenus de conscience sont produits, et dès lors immanquablement il s’agissait d’exposer explicitement cette structure productrice de tous les contenus ; soit dieu, la pensée, le sujet et puis le réel.

Le dieu des juifs, musulmans, chrétiens (nation, oumma et catholique, ce qui veut dire universel)

la pensée et État et droit des grecs et romains.

le sujet du christianisme, et de la révolution.

Le réel de la mise en exposition totale de toute humanité et de toute personne humaine (qui parvient à son apogée durant les années soixante du 20éme, et se mondialise ; imposant partout et pour tous un monde humanisé personnalisé, et un de ces aboutissements, internet).

Dit autrement ;

- l’intention pure, unique, formelle, une, externe à tout ce qui « est »

- le réseau des intentionalisations, des idées, et leurs systèmes, soit diverses configurations de réseau, en tant qu’il pense, objective le donné tel que « là » (l’être), dans, donc, des universalisations acquises dans l’actualité (on ne pense pas si on ne pense pas activement, reliant l’horizon du donné-monde par des idées, nouvelles, dans l’acquisition par chacun)

- le corps de chacun, la vie de chacun, tels que perçus d’un point-autre (le christ), et explorant toute la dimension individuée et donc son actualisation formelle (de la naissance à la mort et au-delà, puisque l’on perçoit ce segment naissance-mort de cette externalité du regard qui crée chacun, dans la foi (en l’incarnation et la résurrection) en tant que singulier et non fini, et donc n’appartenant pas au monde)

- le réel en tant que sujet tel que planté « là » dans l’étendue du monde, et sujet qui se découvre libre et égal à tout autrui ; Descartes et la révolution ; rappelons que l’égalité est installée par le christique, puis la liberté par Descartes, puisqu’il faut que un-tel (ici René) s’initie comme liberté de par lui-même. Le réel, structurel, puisque l’on passe de l’idée ou la distance (christique) à la réalisation ; et de fait le monde humain et personnalisé qui en résultera produira l’ensemble de toutes les intentionnalisations (projets, sciences, technologies) et de toutes les intentions (individuelles et collectives, toutes les psychologies, toutes les politiques possibles). Tout bascule de l’idéel à la réalisation.

Et cette réalisation se transmet comme liberté et égalité ; la liberté seule aboutit à la rivalité ; l’égalité à l’écrasement des individus pas des universalités (le besoin pour le communisme, à l’opposé le désir, individualisé, pour le libéralisme). Équilibrer l’un et l’autre se désigne comme coordination ; il faut que chacun comprenne sa liberté et la liberté d’autrui ; que chacun soit suffisamment « littéraire ou poétique », éthique et politique, pour trouver un intérêt certain et immédiat, physique, sensible, imaginaire, envers autrui (on ne peut pas décréter cet intéressement à autrui et il faut suffisamment être certain de soi pour admettre autrui en tant que lui-même, et donc est appelée une acculturation générale dans au moins un peuple, une nation, un organisationnel historique, qui se sache comme tel ; qui annonce à tous et pour tous et par tous qu’il exprime la coordination de la liberté qui n’est plus seulement arbitraire mais réelle parce qu’égale à toute autre, et qu’ainsi le niveau, le degré d’acceptation et d’élévation permette une complexité et une communauté distincte comportant ses distinctions en propre ; qu’elle se sache comme telle ; qu’elle se-sache.

Le se-savoir est le principe de la philosophie ; comment penser, comment exister en tant que sujet. Dans l’activité donc, dans l’activisme d’une actualité, d’une actualisation qui se manifestant se propage, se partage et crée l’historicité en déployant les possibilités de la structure.

La structure, celle qui, donc, est passée sur l’avant-scène au détriment de tous les contenus et n’est accessible elle-même, comme structure, que dans et par l’activité de chacun ; la pensée, mais aussi le droit de ces grandes sociétés humaines (tel Rome), l’individualité qui se-sait en et par le christique (qui expose l’ensemble des catégories d’une vie humaine personnelle, mais encore perçue dans la distance du un-tout-seul, celui qui meurt seul et abandonné, torturé et mis à mort) mais qui sur-vit ; il était là, il n’est plus là, il est encore là et il sera à la fin de toute la Création (que l’on y croit ou pas n’est pas la question). Et qui dans un seul regard perçoit tout, toutes les distinctions, indiquant à chacun l’ensemble de tous les rapports possibles et que l’on découvrira au cours de toute l’historicité (nous envoyant donc le saint-esprit, à cette fin, afin que nous commencions de comprendre… ce qui arriva, saint-esprit ou non).

Récupérant donc la pensée, la raison, les esthétiques ou les politiques, bref tout, puisque dans les deux cas (grec et christique)il s’agit de la même réflexivité, le retour sur ce qui est-là ; le monde (grec) et la vie vécue (christique). Lesquels ne sont plus englobés dans une seul monde commun, communauté, partagé en plein, dans l’immédiateté (complexe en elle-même mais qui n’est pas exportable, pour être maya il faut naître maya et le rester) mais, monde et vie vécue, doivent se recomposer, s’actualiser dans la considération actualisée par chacun (selon la pensée, le droit romain ou la catholicité, cad l’universalité, de la nouvelle église, qui, de fait, sait parler à chacun en tant que chaque un).

Dans cette historicité monumentale la philosophie ne peut pas se définir comme connaissance, ce qui serait restrictif et qui ne correspondrait pas du tout à ses différentes ouvertures et bilans, mais comme réflexivité ; ce qui veut dire retour, retour-sur ; d’une part retour sur, vers le monde donné « là » (les grecs) et retour sur soi en tant que corps et vivant et en tant que vie vécue (le christique). (Les grecs) le monde (le christique) le corps et la vie vécue ; deux réflexivités qui s’appliquent au travers de toute l’historicité, et couvrent l’ensemble de tout le possible (puisqu’effectivement il n’est plus dans l’effondrement et l’effacement des mondes immédiats et clos que le monde et l’individu). Et rendront possible l’ensemble de tous les rapports ; inaugurant en somme la capacité de multiplier les signifiants (de même que les esthétiques créeront par l’activité d’un tel ou de tel autre des registres extensifs, des œuvres).

Ainsi lorsque la pensée reprend l’idée de dieu, la théologie ; Descartes promeut le sujet (avec Kant, Hegel, Husserl, jusque Lacan) ; lorsque Nietzsche ou Heidegger entendent sortir des Idées ; quand la philosophie reprend telle ou telle partition du monde, ou tel discours représentant telle partie du monde (l’économie par ex) ; il n’est plus question de la pensée, mais de cette capacité de revenir sur ce que l’on considère comme l’expérience fondatrice.

Réflexivité, et c’est beaucoup plus compliqué ; puisque l’on se demandera à partir de quoi, à partir de quelle base est-il possible de tout tenir là au-devant. Tandis qu’au début est tenu pour assuré la raison que l’on tente de constituer comme corpus ; Idée des idées, Être et catégories, Un et processions, etc.

La raison est admise telle une matrice (dont on doit maintenir la cohérence, et travailler cette cohérence puisque tout doit s’effectuer dans la vue elle-même, dans la cohérence voulue et assumée et assurée) qui permet de percevoir le monde, le donné, l’humain universel ; on oublie trop vite que Platon découvre que les idées montrent le monde, sans lesquelles idées nous devrions nous contenter de la perception commune et déjà langagière et non pas dans l’obligation d’inventer de nouveaux mots ou de redéfinir les mots dans un système spécial et séparé. Conçu comme stable, éternel, immuable, hors temps, etc.

Si la philosophie est réflexivité et sans que soit abandonnée l’exigence d’universalité (ce pour quoi le système raison est un « système », afin d’assurer sa cohérence et de se rendre lisible par soi et pour chacun, et permettant de relier l’ensemble des rapports en quoi consistent les idées, de sorte tout soit transparent et ouvert à lui-même, que cette totalisation soit une totalité exprimée, non pas seulement pour cette totalisation mais afin de chaque rapport soit intégrable, sans quoi, si une partie manque l’intentionnalisation cesse, bute sur une impossibilité),

Si la philosophie est réflexivité et sans que soit abandonnée l’exigence d’universalité donc il faut dresser une autre cartographie ; et donc rechercher la nouvelle base à partir de laquelle on peut tenir la réalité face à soi ; ou donc comment il est possible de se tenir hors de la réalité et ce afin de la percevoir ; on ne perçoit qu’au départ d’un point externe ; de même que l’être comme idée bascule le monde, ou que le christique expose le segment naissance-mort, et pareillement l’être ouvre le système de la pensée universelle, et le christique ouvre le surplus de devenir ; par quoi chacun ne se limite pas à sa vie, d’esclave ou de maître, d’homme ou de femme, de riche ou de pauvre, de juif ou de païen, mais peut déployer une résonance, une correspondance outre mesure, hors du monde et du vécu, une nouvelle série de catégorisations possibles, de perceptions et d’expressions possibles, et donc inventer de nouveaux créneaux effectivement réels, puisque dans le cas grec de la pensée ou le cas christique il faut que chacun (qui pense ou qui se-sait individuellement) puisse percevoir ce qu’il se re-présente ; les idées montrent le monde et le christique expose votre corps, votre vie, votre perte, votre abandon ou votre foi en un point-autre, un point-autre qui fait-Voir, qui est la vision même ou comme dit la lumière ou la Vie, le point qui fait quoi ?

Le point qui rend possible pour chacun de plus nombreux et de plus grand rapports (qui ne sont plus médiés par le groupe, la communauté, ou donc une communauté qui laisse entrer dans son champ que chacun soit, existe individuellement, avec sa propre gestion morale ou éthique ou intellective, etc, de son intention ; rappelons que le christique est le pardon ; parce qu’il remplace la Loi (juive et même romaine) par l’intention ; vous vous égarerez mais c’est votre intention qui sera comptée et pour orienter cette « intention » qui est quand même très spéciale, difficilement pensable, on ne peut pas user de régies universelles, mais sur l’exemplarité, comme on dit, du christ…

Dit autrement il faut penser, réfléchir, mesurer, approcher non pas une image christique (ce qui demeurera le risque idolâtrique) mais s’approcher, investir, être saisi par son intention ; puisque et parce que c’est une individualité, et donc inconnaissable objectivement et dont il faut investir les signes, aussi est-il le Signifiant des signifiants et il reste impossible de le tenir au-devant, et c’est cette impossibilité même qui doit être imité, chacun doit se-savoir comme non-visible, non-objectivable ; c’est une individualité afin que l’on apprenne qu’il existe une telle « impossibilité » (qui n’est ni du monde, ni du corps, qui n’est pas de la détermination mais « au-delà »), qu’il existe en tant qu’in-fini dans, malgré tout, le fini.

C’est littéralement cette étrangeté qui est en jeu, qui entre dans la réalité ; l’impossibilité existe dans le monde, pourquoi ? Parce que c’est ce qui « n’est » pas qui va – exister ; il y a une existence (cad une réalité) afin que « quelque réel » (inimaginable, puisqu’il n’est pas composé du monde, du donné, de la perception, de la réalité) mais intuitionnable. Dans la mesure où justement notre être est une telle structure.

Comment est-il possible à la fois d’être dans le monde et d’en demeurer séparé ?

On conçoit aisément que ce qui existe séparément est, à voir en quelle mesure, au moins beaucoup plus grand que l’être donné là, et au plus tout à fait autre et valant en lui-même d’une façon que l’on ne comprend pas, puisqu’on l’envisage, cette altérité, selon le monde ou selon ce que l’on nomme idée ou langage.

L’astuce découverte (et ce fut, presque, une astuce, un truc, un trucage pour exprimer, peut-être figurativement, cette séparation) consiste à designer cette rupture de l’être, de la réalité comme rapport. Et on s’aperçoit alors que « conscience », considérée en elle-même et indépendamment de tous les contenus, comme structure donc, correspond à cette idée, interprétation de « rapport » ; la conscience est le rapport à (soi) non de telle identité ou tel contenu ; ce qui serait, en clair, absurde ; une idée ne contient pas en et par elle-même en tant qu’idée la conscience, la pensée ne contient pas de « conscience », ou donc la connaissance est un effet de la « conscience » mais ne possède pas cette conscience et donc la « conscience » est un je, ce qui veut dire un rapport, un rapport vide qui rend possible tous les autres rapports en quoi consistent les signes, les langages, etc.

La pensée est un raccourci, somme toute, que l’on a utilisé pour signifier la « conscience » ; mais ce qui existe en tant que conscience ne peut pas être décrit, dit, nommé ; il – se – nomme, mais n’est pas nommé sans que l’on se substitue au rapport qu’il existe ; rien ne remplace une « conscience de (soi) », puisque ça n’est pas une chose mais un mouvement vers soi-même de ce rapport.

Cette impossibilité n’est pas un manque mais un excès ; on tient ici qu’il ne s’agit plus d’une réalité doublée d’une autre réalité (l’esprit, la pensée, les idées) mais d’une nature tout à fait autre, d’une structure antérieure et distincte ; de même qu’est tenu comme autre le présent, le présent est absolument distinct de ce qui se présente (on ne mesure pas le présent, il n’est pas dénombrable ni descriptible, parce qu’il est ce à partir de quoi tout le reste est ; lui, il existe).

On est alors saisi par une structure tout à fait autre qui vient entouré la réalité ou la pensée ou la représentation ou la perception ; puisque dès lors, si notre être n’est pas la pensée, il est envisageable que toutes nos activités, de simplement vivre ou les esthétiques ou les technologies, ou les langages, les mondes culturels, etc, naissent ou sont rendues possibles de cette structure de conscience.

Comme c’est un excès cette conscience crée des mondes humains à foison. Jusqu’à donc saisir que les contenus sont produits par une opération qui n’est attachée à aucun spécifiquement. Excepté évidemment en se signifiant comme dieu, pensée universelle, sujet ou réel. Puisque ce sont des formes vides, actives et infinies.

Remarquons que par infini on peut commencer d’approcher sa nature même; parce qu’effectivement ce qui existe comme rapport ex-siste ; un rapport n’est ni dans le début ni le terme mais dans le mouvement et il est dit qu’il ne s’arrête à aucun des contenus.

En tant que rapport elle se signifie (elle se-sait sans se connaître et en l’occurrence, puisque c’est à ce moment-là que le processus du procédé se manifeste, elle se-sait en sachant le christique ; celui qui existe tout au Bout de toute la réalité et de toute vie vécue, comme point absolument autre). En tant que rapport elle n’apparaît pas ou alors toujours faussement ; elle emprunte, mais ce faisant elle se communique explicitement à elle-même ; personne ne peut remplacer votre conscience ; et elle ne peut absolument être copiée dans un disque dur d’ordinateur… ne consistant pas en datas.

Cette dernière remarque est fondamentale ; elle n’implique pas seulement que le se-savoir n’est pas de la connaissance (d’idées ou de signes ou de pensées, les signes n’étant rien que des rapports produits). Elle veut dire que l’arc de conscience est arc-bouté dans et sur et par le monde donné là (ou selon le « là » du monde, l’être du donné, des réalités, comme disaient les grecs, en ramenant le donné à cette universalisation qu’est « l’être », ou le Un, etc) et que cette position de l’arc sur l’horizon du monde est exclusif ; on ne peut pas copier une conscience parce que cette conscience implique explicitement et implicitement l’horizon effectivement réel du monde effectivement donné là.

Dit autrement (on y reviendra par ailleurs, vu la problématique) l’arc de conscience arc-bouté au réel donné là (ce qui veut dire au monde, à l’horizon du monde, à l’horizon qui tient le monde, les réalités) s’inscrivent profondément attachés, enroulés, instanciés ; que la règle de ‘ce qui est’ soit le Possible ne veut pas dire que le nœud réel-réalité soit distendu mais précisément à l’inverse absolument tendu, et cette tension se nomme présent et conscience. En gros le réel se perçoit afin de se repérer lui-même, et pareillement la conscience ; il y a une réalité afin que la réalité, la conscience, le réel se déterminent à vue (ou alors il faudrait supposer « qu’ils savent où ils vont », ce qui est absurde).

Ou donc ; conscience arc-bouté au donné là du monde, mais arc-bouté également pour chaque conscience en et par sa propre vie vécue Une vie n’est pas indifférente au rapport, qu’est un je, cad une conscience de (soi) ; on pourrait dire qu’une vie se transforme en existence lorsqu’investie par son âme. L’âme, la spiritualité, l’intentionnel reviendrait donc non pas à un « être » dans l’être, mais à un activisme tout au long d’une vie vécue (et pensée, décidée, ou intentionnalisée pour être plus exact).

Il est bien certain ou tout au moins évident que l’on recherche à préciser (par la typologie de rapport, de rapports qui peuvent être décortiqués) ce qui jusqu’alors se signifiait comme infini, âme, dieu, universel ou sujet, et autres.

On recherche activement ce point de bascule qui permettra de nous convaincre nous-même (cee que croyance, en dieu, foi selon le christique, vérité selon l’universelle pensée, je selon et par le sujet tel qu’il se-voit et donc devrait de cette vision acquérir non seulement la certitude mais la conviction que, lui, il existe et se-remplacer ; et ce point externe de la réflexivité est, on le sait, le sujet cartésien ; mais ensuite ce sera, possiblement, le monde ou telle partie du monde (Marx, l’économie, Freud, l’inconscient, etc), de la connaissance ou prise en conscience desquels on devait ou aurait dû se désaliéner ...

Or cependant ces domaines du monde sont aperçus à partir du sujet et transforment en conséquence tout en objets, ce qui vaut évidemment pour les deux grandes idéologies, libéralisme et communisme, toute l’objectivité est à la fois la réaffirmation du sujet et son éjection, hors de ce qui est, de sorte qu’il ne reste plus rien au sujet, lui-même transformé en moi, le moi est plein d’objets, ce qui veut dire de désirs, et s’y limite.

Et c’est également ce qui était, peut-être vaguement et transversalement, attendu de la mass et micro-médiatisation ; que la vue, la ,perception de nous-même (depuis la littérature jusqu’à internet en passant par le cinéma et la tv) nous communique une transformation et une éducation, une instruction, nous in-forme véritablement. Ce qui se produisit effectivement durant les années soixante, sous la ligne générale de la libération ; puisqu’en effet nous ne pourrions supporter que l’on nous modifie, il faut qu’une réelle transformation se veuille elle-même (on ne force personne à croire sincèrement et ce qui est activé alors c’est la liberté qui se veut libre, sous les conditions de respect (Kant) et surtout de vrai développement suffisamment élevé qui tienne le degré de complexité, le niveau de compréhension ; ce sont les rapports dans une conscience (qui est elle-même le Rapport initial) qui doivent s’agrandir, s’étendre, se préciser, avancer dans leurs distinctions et leur distinction (les deux).

Le but, la finalité est (était) d’installer dans le corps vivant et le monde donné, une unité autre ; qui n’est ni dans le corps, ni dans le monde. Qui n’est pas plus dans la pensée, aussi manque-t-elle toujours son coup, ni dans l’universel qui est dépassé par un plus grand universel : le je. Soit donc la structure-sujet, ou la liberté, qui veut dire, qui implique que le réel se doit à lui-même, doit se décider et se décider au sens de ‘se créer’. Ce qui correspond à la notion, profonde, de Possible.

Il y a création (ou re-création, dans le christique exemplairement) parce que cette création manifeste la plus performante efficacité d’un plus grand possible ; le possible consistant à augmenter le possible ; cad à re-venir sur ses conditions afin qu’il devienne plus grand, étendu, efficace, et puisse ouvrir une encore plus grande plage de nouveaux possibles. Le vivant qui est assis sur la matérialité, est un plus grand possible ; et dans le vivant s’ouvre une encore-plus grande voie.

Forcer l’arc de conscience en positionnant, dans cet arc, la capacité même de cet arc veut dire que le rapport seul existe (le reste est et tombe dans la détermination) ; liberté-égalité extrémise l’arc de chacun ; l’universel grec ou le dieu unique, le christique en-un-corps ou l’altérité de tout ce qui est (pour une conscience qui, elle, existe) interposent, dans le champ, la position même du champ et décuple ou ouvre de nouvelles possibilités : de nouveaux rapports. Ce qui vient au jour on pourrai croire qu’il ne s’agit que du vide (ou des vides que sont dieu, l’être, le christ qui n’y est plus, le sujet qui paraît formel, le réel pur, et brute, position du là) mais en vérité c’est de nouveaux rapports qui s’imposent et paraîtront tels lorsque seront acquis dieu et la nation, la pensée et l’universel, le christique et le sujet, le sujet et la révolution universelle, la révolution et le moi (la personnalisation extrême).

Le sujet étant l’auto acquisition (il devient le rapport qui se désigne, son caractère unique, qui ne correspond à rien du monde et qui, donc, se désigne ou vaut-il mieux dire, se signifie, augurant de l’origine même de tous les signifiants, soit qu’ils sont des rapports et qu’il n’existe que l’arc de conscience pour assumer le rapport premier, initial) et alors il subsume en lui et l’unicité et l’universel, sous conditions donc que cette unicité re-connaisse en autrui la même unicité et puisse dès lors accéder à une complexité (pour faire simple) suffisante ; seule la considération d’autrui influe originellement et comme antérieurement au je à inscrire les rapports, les intentionnalités de façon suffisamment amples, élevés ; antérieurement au je en tant qu’il a admis autrui, et l’égalité des regards, égalité en laquelle il doit se traduire et qui rend complexe la perception, la représentation et l’expression et la création. Et ainsi la coordination de chacun et de chaque un et de tous et au vu et au su de tous et de chacun élève la réalisation humaine. L’ampleur des relations humaines depuis 60 ans, décuplées, est probablement une manière, une tentative pour l’humanité de s’élever.

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