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instants philosophie

Ontologie haut-perchée

23 Juillet 2022, 09:30am

Publié par pascal doyelle

Recherchant en quoi et comment nous vient le sentiment d’infini, tout ceci revient à dire cela ; ce qui seul existe, le présent, on ignore « où » il va.

Et décortiquant notre être spécifique et découvrant qu’il est un rapport (qui n’est ni dans l’initial, ni dans le terme, mais dans le mouvement de l’un à l’autre et puisque se présentant pour nous comme signe, à la fois du terme vers l’initial, déconditionnant les conditions pour ainsi dire, kantiennement),

découvrant qu’il est un rapport on en conclut qu’on ne le « voit » pas ; notre être (qui n’est pas un être mais un mouvement) ne peut pas être déterminé ; de même que ce qui existe en tant que signes, signifiants (ou autrefois « pensée ») peut évidemment s’illusionner lui-même et croire que déplaçant les signes, les mots il s’émancipe des choses, du corps, du vécu, etc, mais de manière générale et généralisée interposer, interfacer des ensembles de signifiants (des idées, des systèmes, des religions ou des idéologies ou des mass-médiatisations, etc, mais aussi des technologies ou des sciences, des esthétiques ou des éthiques et des politiques) produit immanquablement des effets

et constatant et répertoriant les effets produits à partir de telles causes on en vient bien, effectivement, à modifier les causes afin d’en obtenir d’autres effets ; la liberté ne fait aucun doute.

Ce qui vaut collectivement, vaut individuellement (ce qui ne veut pas dire que l’imbécilité aidant chacun puisse recommencer des mêmes erreurs, égarements, mésinterprétations, etc).

La (seule) question (concernant la liberté d’agir, de décider) est comment organiser l’orchestration de cette modification (en elle-même ou dans la considération de la concertation, coordination de gouape humain étendu) ; stratégies dans le visible à partir de l’invisible (ou comment outrepasser les données en vertu de la forme, qui, elle, n’est pas donnée). Mais également de comment se motiver, s’orienter, décider ou intentionnaliser l’intentionnalité. Un grand progrès fut accompli en comprenant comme dès la perception, de choisir, sélectionner le donné dans sa perception même, engage la capacité de liberté.

Mais avant tout c’est ce à quoi servent dieu, la pensée, le sujet ou le réel. Que chacun puisse s’auto ordonner et dans la visibilité, le rendu visible de l’invisible ; afin de lancer des stratégies d’auto-acquisition, individuelles et collectives. De créer des rapports orchestrés, en chacun et selon tous.

Étant constitué sous l’égide du « rapport » toutes ces acquisitions s’effectuent dans l’actualité, l’actualisation ; un rapport ne s’acquiert pas abstraitement, mais de son activité même (dieu, la pensée, le sujet, la révolution, le réel n’existent que décidés, mettant en jeu, sur la table ici même et maintenant, le rapport que l’on existe, et par lequel donc nous passons de l’être (n’importe quel ceci quelconque) à l’exister, exister le mouvement in-fini du rapport).

Et donc voici qu’il s’agit d’entrer dans le présent et tout ce qui précède, tout ce qui a précédé, fut véritablement l’analyse de l’activité (dieu, l’universel et la pensée, le christique et le sujet, le sujet et la révolution, la révolution et le réel, que découvrent les mois, en même temps que la réalité, d’un monde totalement humanisé, totalement personnalisé,

ce qui veut dire ;

- dieu ou l’intention forcément unique et formelle et une, antérieure à tout (à toutes déterminations)

- la pensée ou le réseau intentionnel nommé idées et systèmes, qui couvre le monde donné là (l’être, qui est lui-même le plus grand universel, et donc à la limite du pensable)

- le christique et le sujet, soit l’individualité (les grecs le monde, le christique l’individu et son corps) dont les deux attributs absolus ; l’égalité devant et par le un tout-seul (qui meurt seul et au bout du monde et de toute expérience) et la liberté par Descartes (qui initie de par soi, puisque libre)

- enfin la réalisation totale de tout le monde humanisé et de toute personnalisation qui emplissent toute la manifestation. Développant le rapport à (soi) dans lequel rapport le « soi » est le rapport lui-même (et non quelque identité ou détermination, de ceci l’étrange perception de dieu, de l’être ou du un, du christ ou du sujet, du réel donné là, qui échappent visiblement au langage, aux signifiants).

La réalisation totale, par laquelle nous sommes effectivement au bout de l’histoire. Peut-être.
 

Dit autrement le transcendant n’est pas hors du monde et des vies vécues, mais la substance même de tout ce qui est réalisé et de tout ce qui est vécu. Que la substance soit le mouvement même est évidemment d’une difficulté qu’il faut contourner et que l’on a su contourner depuis 3000 ans ; dieu, la pensée, le sujet, le réel s’imposent et interjectent dans la réalité déterminée la Torsion, soit donc l’articulation du réel.

Que le transcendant soit le mouvement même, cela n’annule pas du tout l’immanent, qui est ‘dans’ l’exister absolu et absolument formel ; le formel (le transcendant) ne nie pas du tout le donné ; comment le pourrait-il et inversement? Ce sont deux régimes pour lesquels l’un est inclus dans l’autre ; le donné, le déterminé dans la forme, l’indéterminé ; le formel est évidemment plus grand que le donné, et lui seul peut devenir ; dit autrement la forme se modifie, le donné périt, se dissout, se disperse.

Comme son nom l’indique le transcendant n’est pas égal à l’immanent ; il est, le transcendant, ce qui fait, l’activité brute, qui transmet son mouvement et qui de par sa nature même s’augmenter (si le Possible est la règle de tout ce qui est, alors il s’agit d’agrandir non pas ceci ou cela de réaliser, mais d’agrandir le possible lui-même, et c’est en et par soit que toute chose réelle, tout être réel, et l’ensemble de ce qui est, qui veulent et recherchent les rapports possibles les plus précis et les plus capables ; étant entendu que ce qui existe se tient de soi-même, c’est pour cela que toute chose ou tout être sont le rapport (le rapport de rapports) qu’ils sont, qu’ils agissent, qu’ils existent ; qu’il y ait « une réalité » veut dire que toute activité (tout être donc) est activement ce qu’elle est, et donc le rapport qu’elle est.

Et tout ceci n’aurait qu’un sens abstrait si il ne fallait absolument identifier le transcendant au Rapport. Il y a des rapports (une ou des réalités) que parce qu’il y a un Rapport. Le présent (qui n’est pas temporel mais l’exister sous tout ce qui est) agit tous les rapports et ce en une fois absolue et formelle, hors temps. Il y a un rapport qui distingue tous les rapports ; ou bien toute réalité est constituée de rapports (et donc elle s’écoule entre nos doigts, mais aussi c’est par là que l’on peut les distinguer, nous, par des signes, qui sont aussi des rapports dans le rapport que « je » suis ou que je est ou que je existe).

Ou donc l’universel seul existe ; mais l’universel entendu comme rapport (sinon de toute façon ce serait telle ou telle formulation déterminée) ; et l’universel est seul et uniquement le rapport ; comprenons bien ceci ; dans la mesure du possible et afin de mesurer le possible justement … ce qui n’est pas simple puisqu’antérieur à tout ce qui est, et tout ce qui est pensable ; le rapport, absolu, est la seule « entité », notion, concept qui contient toutes les possibilités, ou donc le un qui non seulement contient mais permet, rend possible, se déploie tout de suite instantanément comme rapports.

C’est pour cela qu’il se nomme présent.

Le réel est forcément sujet en ceci que seul le sujet peut assumer et assurer le possible, le possible en tant qu’il est lui, le possible, cela même qui devient ; autrement dit qui a pu, peut, pourra devenir encore plus grand, en intervenant, injectant dans la réalité de plus grandes règles universelles.

Comme dit l’instantanéité est le fait même de l’exister ; tout se tient dans et d’un seul instant déplié infiniment.

Et de plus et surtout et essentiellement, il faut admettre que le possible est une structure, et non la qualification ou la qualité de… quoi d’autre ? Qu’est-ce qui peut exister plus que le possible-même ?

Il ne faut pas concevoir une distance temporelle mais l’instantanéité de tout en une fois, sauf que cette fois unique (puisque c’est formellement, ça existe formellement donc ça n’existe qu’une seule fois, rien ne pouvant distinguer deux formes de réel), sauf que cette fois unique est travaillée, œuvrée en elle-même, au dedans de sa réalisation interne ; la question n’est pas le néant ou l’être ? Mais l’exister et puis quoi d’autre ?

Et bien ce qui arrive à l’exister est son propre devenir ; il n’y a pas un ordre copié collé (on ne sait où et copié sur quelque réalité) mais c’est l’ordre lui-même qui devient, et ainsi n’est pas un ordre mais l’ontologique liberté du réel qui vaut et qui compte et qui se règle, au sens de réglage, lui-même, étant bien compris qu’alors le dit réel, la dite liberté doit puiser en elle-même (dans le rapport qu’elle est) la force, et la puissance, soit donc la potentialité d’assumer son existence (ce qui n’est déjà pas facile) et d’assurer sa possibilité (ce qui existe librement ne peut pas tenir d’un autre que soi les capacités qu’elle doit déployer).

Aussi est-il dit ; le feu brûle la flamme.

De même l’interne de l’ouvrage, du réel est évidemment tout cet externe que l’on nomme « réalité », tout entièrement extérieur et manifesté ; le « caché » n’est pas ce qui est dissimulé mais « ce qui n’est pas encore réalisé », ce qui « n’a pas trouvé déjà son cheminement », son réglage, ses paramètres, la liberté qui n’a pas encore découvert ses encore plus grandes possibilités. De sorte que l’interne n’est pas une intériorité mais l’internalité de cette externalité ; dieu, l’universel, le sujet ou/et le réel. L’internalité est encore-plus exposée que l’externalité, puisque celle-ci est à l’image de celle-là, l’immanent à la ressemblance du transcendant.

N’oublions pas que nous ne choisissons pas entre les quatre, bien que cela soit admissible, mais que, ici, nous supposons ceux-ci tous à la fois, nonobstant les autres possibilités ontologiques dont nous n’avons pas idée ; puisque l’on ignorait dieu, l’universel, le sujet ou le réel avant qu’ils paraissent, qu’ils surgissent ou encore se révèlent à nous ; dieu, l’universel, le sujet et le réel ne font pas l’objet d’une imagination … ni même d’un concept (au sens de déterminé), mais d’une torsion structurelle initiatrice, initiale, antérieure, autre ; nous admettons par là une « pensée » qui est plus que la pensée (habituellement parlant), que l’on nomme réflexivité pure, cad formelle, un peu comme les mathématiques préexistent à toute application (et donc également de ceci que les mathématiques offrent un domaine largement plus étendu que toutes les applications actuellement expérimentables ou visibles).

Ce que l’on veut dire par le feu brûle la flamme, c’est que le mouvement seul existe, et qu’il n’existe rien d’autre (l’être se situant dans et par le mouvement ; l’être est, effectivement, mais secondement), mais aussi que le mouvement est en lui-même une structure, et non pas « rien ». et qu’ainsi ce qui fut signifié, pensé jusqu’alors est effectivement ce mouvement (les quatre positions réelles). Que c’est bien pour cette raison que l’on n’aboutit jamais à une consistance (qui serait comme une objectivité ou une objectivation ou une chosification), mais à un indéterminé, lequel n’est pas un manque, une erreur, une abstraction, un vide, un néant, mais dont la réelle effective consistance s’établit en tant que structure du dit mouvement.

De ceci donc le mystère, l’énigmatique entourant constamment les limites ultimes de la pensée, de la représentation, de toutes espèces de signifiants, de signes, qui renvoient en vérité à un réel qui ne peut pas passer « dans » le signifiant mais seulement être signifié par un sujet (dieu, l’universel ou le réel comme concept du Possible) ou signifié par un je, qui seul commence de « comprendre » ce que ce signe implique et ce par ressemblance d’avec sa propre propagation ; un je, un sujet se-sait (lors même qu’il ne se connaîtrait pas, en terme d’objectivités, philosophiques ou scientifiques ou déterminées d’une manière ou d’une autre ; ce qui veut dire que le se-savoir nous est intime, et qu’il est effectivement ce qui nous expose le plus absolument possible ou selon le mot de Lacan, nous est extime (par quoi il approchait, somme toute, du réel. Le réel du sujet inconscient est l’articulation originelle inaccessible, que le fantasme ou plutôt l’objet tentent de boucher, au prix de le délirer ou de le figer, psychose ou névrose, mais qui se situe dans le donné « là », de même que l’objet du désir est, au mieux, un objet réel, et non halluciné seulement, ou mieux encore autrui, et encore plus autrui accepté, reconnu comme réellement autrui, comme un lui-même, et non seulement un fantasme).

Alors donc ce que nous désirons, ce qui anime notre intention, ce qui nous insuffle l’autre sorte de vie (que l’on désigne ici comme existence, mais que le christique signait en tant que Vie, ou en tant que Dieu Vivant, ce qui, autrement, serait une toute étrange appellation)

ce que nous désirons est le seulement-réel ; ce qui signifie le pli invincible du Possible.

On a dit déjà ou commencé de dire que le Possible est seul le plus infiniment vivant ou l’existence brute et purement réelle ; tout autre concept détériore le réel, en le fixant, et tout autre concept soit tourne à vide, soit nous pousse en de faux rapports, comme qui dirait de faux raccords. Il n’y a pas le possible de ceci ou de cela, mais le possible est cela même qui doit cibler la plus grande possibilité. C’est pour cela que l’intention, la vérité, l’égalité, la liberté tiennent la limite extrême non situable qui seule permet de situer, cad d’organiser, tout le reste, lors même qu’ils semblent vides et abstraits.

Ceci ayant pour finalité, entre autres, d’expliciter en quoi et par quoi et peut-être pour quoi notre être n’est pas un être, mais une exigence. Ou dit autrement ; notre être qui n’est pas un être, existe en suspension et dans l’attente et l’intention de sa décision selon la possibilité tel que par lui-même il peut imaginer, visualiser, penser, ordonner de par soi et organiser d’avec tous les autres, et laquelle décision intentionnelle et intentionnalisatrice rend possible le possible ;

dieu crée tous les croyants (ce qui sera nommé nation), Socrate et Platon créent ou rendent possibles tous les penseurs (et la connaissance comme idéal), le christ crée tout le monde (et re-crée le monde), Descartes rend possible tous les sujets, la révolution crée le monde humanisé et en capacité de personnalisation (soit la capacité de se tisser comme rapports) ;

ce qui veut dire qu’en tant que Rapport ils engendrent ou rendent possible que chacun et l’ensemble s’engendre et se rende possible ; remplacer « créer » par « rendre possible » au sens où le rapport ne se copie-colle pas, il produit à sa ressemblance, puisque le rapport, ce qui existe en rapport, est auto-ordonné dans sa structure même, mouvement il ouvre aux mouvements qui seuls rendent compte qu’une réalité il y a, une réalité ne tient que consistante en elle-même, en tant que toutes choses, tous les êtres sont aux-mêmes des rapports ; ce qui nous indique ce que, éventuellement, est dieu ; non pas un ordre mais en tant qu’activisme ;

il délègue la création, le Créer est la compréhension, seule admissible, de la règle du réel en tant que Possible brut ; si le Possible est le réel, alors le réel se tient de son propre développement, en quoi chaque ponctualité se déploie comme rapport (toujours forcément actif) ; qui est également ce par quoi le Possible se pousse de plus en plus loin, en, justement, se manifestant, entrant dans sa visibilité et ayant la capacité dès lors d’augmenter sa propre étendue ; la cause re-devient à partir des effets. Ils rendent possible que les rapports soient possibles, que les rapports deviennent à eux-mêmes des rapports, ce qui veut dire des activités, des activismes ou des activistes. Le réel, la structure ne nous cause pas comme effets mais comme étant nous-mêmes causes. C’est ainsi dans la causalité formelle (libre, ayant le possible ontologique en héritage) que l’on entre.

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