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instants philosophie

Le diamètre du réel

17 Septembre 2022, 15:32pm

Publié par pascal doyelle

Le bord du monde n’est pas ici ou là-bas, mais est le présent. Le présent est le Bord partout où le présent existe. Or on le sait, on ne peut pas joindre deux présents en même temps ; puisqu’on a alors basculé d’un présent à un autre. Ou plutôt le même présent déroule tout ce qui est, qui paraît inatteignable, mais c’est que précisément c’est le présent que l’on existe et qu’il s’agit d’avancer dans la structure du réel, cad du présent en tant que dimension, de fait non fini, puisque, on le sait, la pensée (ou dieu ou le sujet ou le réel) ont affaire à l’in-fini, dit autrement à l’in-déterminé(qui n’est pas de la détermination du monde, lequel est totalement de déterminations, le moi y compris, sauf que tout moi se tient d’un je, d’un sujet ou encore qu’il existe quantité de rapports qui sont des effets qui se tiennent de, dans et peut-être par la cause, unique, de l’exister.

Le présent n’est pas ce moment coincé entre le passé et le futur, mais c’est l’autre nom de l’exister. Et donc le présent ou l’exister existent en acte. Toujours. Il n’est pas de non acte, mais seulement l’acte, l’activité seule. Laquelle est considérée ici comme la structure même (et comme telle qui suspend tout ce qui est, tout l’être comme effet(s) de l’exister), et en laquelle on est entré ; depuis dieu, la pensée, le sujet et le réel nous sommes entrés dans le mouvement de l’activité. Au sens où se nommant le mouvement entre dans notre champ intentionnel ; nommés dieu, la pensée, le sujet et le réel envahissent notre propre activité (qui jusqu’alors croyait à un contenu déterminé et donc à toujours tel ou tel contenu déterminé ; c’est pour cela que dieu se dit unique, la pensée universelle, le sujet tout aussi unique à chaque fois et le réel indescriptible, pouvant seulement se signifier, par un sujet).

La structure de tout ce qui est (fut, sera) est en acte, et cela seul existe (le reste, les effets de cette cause qu’est le présent, sont ; l’être est effet de l’exister, la détermination, des choses, des êtres, des objets, effet de l’indéterminité de la forme de tout ce qui est ; le présent, l’exister ; aussi l’arc de conscience, qui est pur mouvement, ressemble à l’arc du présent, qui est mouvement brut, très brut).

Il est bien clair que le Rapport ne détient aucune obscurité. C’est en ceci qu’il est Rapport. Il Expose. Et l’exposition se nomme, pour nous et pour le moment, réalité. Ce qui est, en tant que réalité, est exposition.

Il est seulement non encore totalement exposé, étant entendu par ailleurs que son principe est inextinguible ; le principe du rapport est le Possible et sa recherche celle du plus grand possible possible (ce que l’on peut nommer dieu, l’universel, le sujet ou le réel, qui sont des entités formelles, sans contenu au sens de contenir potentiellement, cad en puissance, tous les contenus passés, présents et futurs et virtuels et réalisés, etc, et se réfèrent à l’unité, in-visible, du rapport, à savoir l’intentionnalisation qui lie constamment signes et perceptions, y compris l’auto-perception d’un corps par ex et s’étend, cet empire, ce règne des signes, sur tout ce qui est, perçu, perceptible ou aussi bien formel, je par ex, ou inventé, créé).

Exposition sans obscurité, mais cela en signifie pas que tout soit exposé déjà. Il y a rapport, cad réalité, afin que tout vienne à s’exposer. Et s’exposer dans la tenue du rapport. Ou donc ; dans l’exposition le rapport ne doit pas disparaître, en quelque contenu ou quelque quelconque contenu. Tous les contenus sont quelconques vis-à-vis du rapport.

Aussi ne doit-il pas se perdre de vue, jamais, puisqu’alors il perdrait la vue elle-même ; il croirait en un contenu inadéquat, il s’identifierait à une unité non possible puisque seul le rapport est l’unité réelle (et donc im-possible selon le monde, le donné, le vécu ou le corps).

Or cela ne nie absolument pas pourtant que le rapport soit lui-même une « identité » ; il n’est en aucune façon un vide ou un néant ou un être formel négativement ou une vacuité (puisqu’il est, le rapport, ce par quoi les choses, les réalités, les mondes et les mondes humains, les nations et les personnalisations, les vécus et les corps se distinguent, en entrant dans le champ intentionnel des champs domaniaux intentionnels). Il n’est pas tel l’universel formel, qui est seulement une objectivisation, considérée comme une objectité souvent (tels les mathématiques, comme si elles existaient en elles-mêmes, alors qu’il s’agit seulement de la formalité de rapport et même du rapport unique).

C’est pour cela que les options terminales des philosophies (l’être, le bien, le un, le dieu théologique ou métaphysique), l’unité invisible des religions (monothéistes dont la forme est alors insituable), l’impossibilité (selon le monde et le vécu) du sujet, le rapport de tous les rapports ne sont pas définissables et ne sont accessibles que du je, de l’arc de conscience, de la structure-sujet, de la seule structure qui admet en et par elle-même le Possible comme règle. Accessibles non en tant que notions, concepts, idées, mais en tant que signifiés sans contenus, cad en tant que signifiants structurels.

Le « contenu » de ces concepts limites est le rapport lui-même qui s’adresse in-finiment (puisque c’est un rapport et non par on ne sait quelle vertu magique) à lui-même.

Pareillement, alors, il ne faut pas s’imaginer ou croire que cette adresse à « soi » existe autrement qu’en tant que rapport ; cad valant du mouvement qu’il indique, installe dans la réalité ; non pas même donc par seulement les contenus (qui peut faire défiler ou créer lorsqu’ils ne sont pas dans le monde ou telle historicité) mais par la structure universelle qu’il provoque dans le monde et l’humanité ; ainsi le dieu et la nation (des intentions de cette Intention unique, laquelle est forcément unique et formelle ; elle n’est pas un dieu parmi d’autres mais le dieu unique, d’intention réelle il n’en existe qu’une, n’ayant aucun contenu, aucune détermination), ou de la communauté en seconde part qui s’institue elle-même, par la révolution, des je ; ou selon l‘acculturation qui communique à chacun par la pensée, la poésie ou le roman, etc, qui communique que chacun soit ch&que un ; articulant des champs de perceptions ou de représentation ou d’expression individués (sinon on percevrait mais selon tel ou tel groupe).

La tautologie est pour l’unité du rapport impossible ; il lance instantanément des rapports ; ou donc des réalités. La réalité est intrinsèquement instanciée par le réel. Et donc le christique est ce-corps. La révolution est cette-historicité. La pensée ce sont ces-systèmes. La détermination, en réalité ou en représentation humaine (ou personnelle) est absolument, formellement liée au rapport ; bien qu’évidemment, ce qui nous trouble, c’est que le rapport est toujours plus grand que n’importe quelle détermination…

Et ceci est fondamental. On ne comprend pas spontanément que l’in-finité (du rapport) se manifeste par une détermination, finie ; puisque son activité est en tant que rapport et que le rapport distingue. La distinction ou la distinctivité est le possible lui-même ; jusqu’à cette distinction dont on ne mesure pas la « qualité » ; la distinction qu’existe un je. Un je n’est pas distinct en tant que ceci ou cela, mais en tant qu’unité purement nominale en tant qu’il se dit lui-même « je ». et il se dit toujours en tant que je ; par ex il place toujours tel objet, telle chose sur et par un horizon ;

Dit autrement l’unité n’est pas une boite fermée, (le Un dont on ne sait pas sortir) une unité inerte, une tautologie fixée, une immuabilité, mais un mouvement qui donc produit, engendre, crée tous les autres mouvements et qui, de plus, est lui-même en devenir ; dieu devient, la pensée pense, le sujet décide et le réel réalise.

Le réel, le présent, l’acte, l’activité, la cause produit des effets de distinctions et les distinctions sont la réalité même du monde, la réalité est la réalisation, et le monde subit depuis, constamment, la re-Création. C’est ainsi que la réalité est en suspend et en suspens, dans l’expectative absolue, cad formelle (étant entendu que le présent, le réel, l’exister, le je ou la structure-sujet sont formels), dans l’inachèvement et l’achèvement qui avancent toujours encore plus loin.

La question est ; est-ce une réalité en miroir qui se chevauche telle l’image (maintenant) dans le miroir (à venir, qui sera l’image intégralement réalisée) ou est-ce un processus infini de re-Créations indéfiniment ou infiniment ?

Dans les deux cas, il y a réalisation non seulement pour qu’adviennent les distinctivités, les distinctions, les déterminations, qui se Voient les unes les autres et se déterminent les unes selon les autres, et produisent tous les possibles possibles, mais aussi afin que prenant appui sur sa propre actualisation, le monde, la réalité, et que même la vie vécue, se percevant, puisse encore plus avancer et décider encore plus en avant. Parce que si il existe un présent c’est afin que « ce qui viendra » guide ce qui est ou ce qui fut (en quoi on est passé de la Création à la re-Création de la Création, dixit le christ). On se perçoit et donc on est perçu et alors le monde donné là est perçu à partir du futur. C’est le futur et son eschatologie qui existent.

Ce qui revient à la pensée du signe ; le signe vient d’en face. Peut-on l’entendre ? Peut-on le comprendre ?

Le signe est ce qui s’adresse à l’arc (de conscience, cad à un rapport, c’est pour cela qu’il est identifiable, compréhensible par et pour un arc, dit autrement un je) et c’est précisément ce que l’on cherche à saisir (en le plaçant et déplaçant dans un rapport exprimé, dieu par ex ou le sujet ou la révolution ou l’œuvre, etc). C’est le mouvement qui vient vers-nous, et on ignore comment et pour ‘quoi’ ; pourquoi jésus, pourquoi Rimbaud, pourquoi Lacan ou les années soixante ? Les raisons, les causes ne se situent pas dans la causalité justement dans le passé, mais dans le possible ; c’est le possible qui vient, à partir de « ce qui sera », vient vers nous.

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