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instants philosophie

Structure de la Cause

3 Septembre 2022, 14:37pm

Publié par pascal doyelle

Si l’on se dirige vers le Bord, le Bord de la réalité

(lequel Bord du monde, de la réalité, de tout ce qui est, est le présent, sur à partir de quoi l’on existe ; le présent est l’exister qui cause l’ensemble de tous les effets, et les effets eux-mêmes deviennent des causes d’effets, etc),

se dirigeant vers le Bord donc, on se déplace sur la Ligne.

Nous sommes dans le monde, la vie vécue, le corps, mais nous existons sur le Bord.

L’arc de conscience (qui crée les champs intentionnels, par lesquels nous ne sommes pas mais existons à distance, séparément ; une société humaine, une religion, une pensée, un droit et une acculturation se déploient par et dans la séparation ; ça existe pour-nous, et ainsi nous reconstruisons ou créons tout ce qui vient vers nous).

Du réel, de l’arc de conscience sur l’arc du présent et ayant, donc, et c’est fondamental, à actualiser le Possible. Le possible, cad le Créé, vous réclame ou donc, puisque c’est un rapport, ce Rapport (gigantesque, absolu, in-fini, structurel, on ne peut pas mesurer le rapport, c’est le rapport qui mesure tout le reste, y compris nombre)

ce rapport vous appelle à déployer le rapport que vous êtes, cad que vous existez, puisqu’un rapport n’existe que s’il ex-siste, en tant que rapport, ce qui veut dire actif ; aussi tout est mouvement et le mouvement est cela même qui arrive, est cela même qui est le Possible (le possible de tout, et en fait du structurel lui-même ; seul ce qui existe formellement devient, le reste, qui « est », déterminé, et s’efface constamment).

On n’existe donc du côté de ce qui ne s’efface pas.

On a vu que nous ne sommes pas dépourvus, et que dieu, la pensée et l’universel, le christique et le sujet, le réel (et la révolution) formulent le réel tel qu’il s’instancie, et il s’instancie. Et il s’agit d’implantation, d’incrémentation ; de convaincre l’intention du bien fondé. Du Bien fondé de ce que l’on peut et doit, et c’est une seule finalité ; parce que ce que l’on croit pouvoir selon le monde, tombe dans le monde, et ainsi on ne fait rien, rien du tout, tandis que ce que l’on peut vraiment existe et dure.

Le bien se fonde dans l’impossible ; ça n’est pas possible dans et par le monde, qui est déterminé rempli, littéralement, de causes qui sont des effets de causes qui sont des effets. Et il n’y a pas une Cause avant toutes les autres, parce que la réalité est venue toute entièrement en une fois totale, occupant toute la possibilité, justement. C’est ensuite que ça commence ; à savoir jusqu’où l’impossible naîtra-t-il dans et malgré la réalité. Parce que tout est venu en une fois, dans le rapport de la plus totale possibilité et de la plus extrême impossibilité ; c’est bien là l’intérêt. $si on veut que le monde, tout ce qui est, fut, sera, s’effondre au bout du compte dans la dispersion et la glaciation indéfinie, c’est comme on veut.

Entre le chaud et le froid c’est cela même qui arrive ; que cela existe. Que cela existe en tant que Possibilité pure et brute. Et au-dedans de ce mouvement, qui donc n’est pas dans le temps (mais le temps est dans ce mouvement, cad relatif à ce mouvement, tout comme l’espace, puisque la quelque-chose, la réalité, le déterminé est pris-dans l’exister : tout est suspendu au mouvement qui seul devient étant formel (le réel est formel, structurel, la réalité est déterminée et limitée, elle devient pour être et puis c’est tout).

Une fois dans la réalité, il s’agit d’acquérir, que le réel acquiert le plus grand possible possible ; ce qui est tout à fait clair (même si nous sommes loin d’en admettre ou même d’en comprendre les implications) ; par ex, la révolution augmente soudainement la possibilité (en soi) du possible (de chacun et de tous) ; elle ne réalise pas ceci ou cela, mais la forme, le caractère formel du possible ; chacun n’étant pas assigné à la ‘raison » ou à quelque ceci ou cela, mais « à soi-même », parce quoi le jugement (que l’on porte sur soi-même) est d’application, d’action, d’activisme bien plus étendu que quelque raison ou connaissance que ce soit ; en vérité il n’est pas, nulle part, de connaissance, d’universalisation suffisante qui puisse combler toutes les possibilités du monde ou d’une vie vécue. Et ça n’est pas un manque ou une incapacité ; parce que le fait du réel n’est pas la connaissance d’bord, mais le Créé.

Comme le mouvement du Créé est une structure, il requiert ses propres caractéristiques ; dont la connaissance, cad le processus, procédé d’universalisation. Mais aussi le processus, procédé du je. Ou celui de l’historicité ; l’historicité qui naît en quittant les mondes cycliques et se crée à partir de dieu, de la pensée, du sujet ou du réel ; parce qu’alors on n’est plus dans la représentation (du monde-parlé-échangé-perçu) mais dans la re/présentation : et dans ce hiatus tout ce que nous, nous connaissons ; l’humanisation, l’universel, le moi, la vérité, liberté, égalité, etc, qui tous existent par séparation (et non unification dans le groupe ou la communauté, la communauté pour nous est seconde, reconquise, la communauté des croyants, des révolutionnaires, etc, par un acte, une actualité fondatrice présupposant l’historicité et non une dimension sacrée éternelle ; dieu ou le christ ne relèvent pas du sacré, qui découperait la réalité, mais du divin qui est-autre et sans-lieu, dès le début les juifs forment la nation des nations et le christ le libérateur de tous).

Que le possible se réalise en tant qu’actualité, veut bien dire ce que cela veut dire ; dans le réel ce qui compte c’est ce qui s’actualise et ce qui s’actualise s’invente, se crée, ou si l’on préfère se Crée.

Tout le reste est utilisé par cette finalité. Et cela se crée parce que la finalité du réel qui se règle sur et par la Possibilité (tout ce qui est possible existe) puisque le réel doit devenir plus grand que lui-même.

Rappel ; tout le possible existe veut dire que l’être et le néant sont, mais peu importe le néant qui n’est rien et n’oppose rien à l’être (donc l’être et le néant sont également possibles et donc le possible est la Règle), mais puisque l’être est (au sens générique), au sens strict l’exister est le suel « être » général que l’on constate. ou pour le dire autrement l’être (qui est universalisation des déterminations) est mais dans le mouvement d’exister pur.

C’est pour cela que la réalité, la réalité en général, dans l’acception commune, apparaît, nous apparaît dans cet état, cet état de limite dispersive ; parce qu’elle est dans un présent qui existe et la porte toujours plus loin. L’idée, ici, l’idée à l’horizon vers laquelle on se déplace, est que non seulement « ça se réalise » mais que « ça veut toujours et encore plus se réaliser » et c’est ce que l’on appelle « dieu, la pensée, le sujet, le réel », bref la structure-sujet en tant qu’elle seule admet, accepte, intègre nativement, structurellement, que la fin renvoie au début, et réciproquement. Ou si l’on préfère si le temps est tout à fait relatif (cad qu’il n’est pas le dernier mot, et qu’il y a un dernier mot, un autre horizon encore en plus) alors il n’y a pas de raison de lire le temps dans un seul sens.

Ce qui ne signifie pas qu’il sera lu « en sens inverse », mais que le temps est immergé, le temps comme tout le reste, dans une dimension étrange et autre ; à savoir le présent ou plus généralement l’exister, ou donc la Possibilité qui réalise le possible et ainsi ne cesse jamais (jamais) de réaliser le possible ; non pas ceci ou cela, tout ceci et cela est limité, déterminé, et donc auquel cas tout s’effacerait constamment, et de tout il ne resterait rien, mais alors ne cesse jamais de réaliser le possible de la Possibilité, cela qui ne s’éteint, ni ne s’épuise, sinon de Possibilité il n’existerait pas et rien n’existerait ; le possible devenant toujours plus grand, à partir donc de sa propre lancée). Le possible est la structure et le réel eux-mêmes.

Comme toute conscience est intentionnelle et qu’elle crée un champ (de signes qui permettent de découper les réalités), il s’agit d’ouvrir ou plus exactement de nommer le champ nouveau tel qu’il fut installé depuis dieu, la pensée (et l’universel), (le christique et) le sujet et (la révolution et) le réel. On a résumé cet horizon, tel qu’il s’impose (à lui-même) puisqu’étant un rapport directement branché sur, vers, par, pour lui-même (rappelons qu’un rapport ne se met pas lui-même en avant, mais présente ses contenus ou plus exactement ses signes ; aussi s’instruit-il toujours vers, pour autre que lui-même ; il est tenu de plus grand que soi ; dieu ou l’intention toute-autre, la pensée ou la vérité, le sujet ou la liberté, la liberté ou l’égalité, cad la justice ou l’estime mesurée de soi-même, cartésienne (cad le réel de la liberté, une liberté livrée à elle-même c’est très bien mais bascule dans l’arbitraire, ou une « libération » individualiste, qui s’abolit dès que commence autrui ; ce qui ne veut pas dire que l’égalité seule emplit la liberté, erreur communiste qui voudrait que le désir n’ait de réel que le besoin ; lors non il s’agit que le désir ‘l’intention en fait, puisque c’est un « désir » qui est pris-dans un champ intentionnel, une re/présentation, de là qu’il dérive originellement en hallucination, en quoi, donc, cette hallucinatoire existe d’abord, et la conscience existe avant-langage, et trouvera seulement ensuite de s’inscrire, sans jamais se rattraper, dans le langage, le symbolisé, le « inconscient structuré « comme » un langage », et non pas selon le langage) ; il s’agit que le « désir » donc trouve de par lui-même une élévation, ou donc que ce rapport se règle lui-même, qui donc d’autre pourrait le régler sinon lui-même, car si il n’est pas sa mesure, sa loi, d’une part il cesse (le rapport disparaît, dans un autre ; il est pensé, décidé ou imaginé par un autre rapport, ce qui arrive également en libéralisme) et d’autre part se quittant lui-même il est créé… ce qui veut dire qu’il est produit (par une autre conscience qui vous-pense, vous-perçoit, vous-imagine, règne de l’image reçue) et non plus créé (dans la forge très difficile individuée, individuelle).

Le Créé est exclusivement de par le je, le rapport qui seul peut élaborer une construction suffisante.

Rappelons ; le Créé il ne s’agit pas seulement de la création, des créations culturelles, hyper élevées, organisées, mais le moi lui-même est déjà un être-créé ; tout moi déjà invente une partie de sa vie vécue, de son Existence (il n’est déjà plus le lui-même enfantin, qui s’arc-boutait sur les regards d’autrui, ou tout aussi bien sur le regard-de-l’autre, ce qui signifie dans la potentialité d’une « objectivisation », une « castration », un devenir par lequel l’enfant qui se croyait un, au milieu de son-monde, devient autre, d’un autre-horizon, s’imposant à lui-même lorsqu’il s’aperçoit qu’il « désire » que non seulement autrui (et le monde) existent (en eux-mêmes, ses parents sont des gens comme tout le monde) mais aussi qu’il n’est pas même « lui-même », puisque le désir est, en lui, autre que lui-même ; adolescence).

Ce qui se crée c’est la possibilité interne à l’exister de créer des rapports, donc les œuvres, mais aussi le relationnel humain (ce qui veut dire humanisé et ensuite personnalisé), et au final l’organisationnel (la structure même de l’ordre humain). Il ne s’agit donc pas tant de créer de beaux objets mais des rapports esthétiques, éthiques, politiques ; qui alors sont, certes, déterminés et tendent vers le monde, le donné, et ainsi la disparition, mais ce qui ne veut pas dire qu’ils soient destinés à l’effacement, puisque paraissant dans un regard, une intentionnalité et non pas composés (composés d’éléments) ou des rapports politiques ; justes, nourris de et par la justice qui renvoie chaque liberté à toute égalité ; et ayant dans tous les cas la capacité de provoquer en chaque arc de conscience la distance, la Distance même ; celle là même qui rend possible évidemment l’humanité (ce que l’on sait immédiatement, instantanément et absolument depuis le christique, qui met tout en place, alors même que l’on n’y comprend encore pas vraiment) mais aussi la personnalisation (sans laquelle distance de soi à soi, il n’est pas de « soi-même » et donc ce rapport là de soi (à) soi n’apparaît pas, et alors rien n’apparaît ou rien ne dure, par ex les individualités tombent dans le groupe, la communauté, qui ne les laisse pas émerger ; l’individualité doit être signifiée comme telle, par le christique, le droit, la révolution, les années soixante, l’acculturation, etc).

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