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instants philosophie

histoire de la philo

23 Mars 2006, 20:19pm

Publié par zward

(repris d'un forum philo:  http://philosophons.free.fr/forum2/  )

  de la difficulté de comprendre philosophiquement la philosophie
    sans une approche historique ...


  ça n'est pas évident , je sais bien , mais comment comprendre Nietzsche sans le placer dans sa propre perspective ?
comment juger des 25 siécles , du haut de notre 21° siécle ?
comment ne pas devoir instituer une réflexion sur la connaissance réelle de l'élaboration  des réflexions hyper-organisées qui furent (historiquement justifiées en leur lieux et  places ), et tout rejeter en bloc?
 
  sous prétexte que la philo doit être ici et maintenant immédiatement consommable et en somme bien consolante (le nihilisme est la plus évidente consolation , si tout est rien , alors tant mieux , je n'ais pas à me dépatouiller , je laisse aller )

  mais nietzsche n'est pas nihiliste ; il combat la métaphysqiue , certes , mais comme la métaphysique occidentale est inévitable , incontournable , et bien celle-çi ,cette position qui consiste à adopter un point de vue global et unique (autant que cohérent et universel ),  revient par cela même hanter toute position autre mais dégradée ;
ainsi à la place de la raison , Nietzsche introduit une physiologie de la force et faiblesse , qui serait totalement idiote, si nietzsche était un imbécile ... or il ne l'est pas , imbécile ;
ses valeurs signifient profondément une logique interne à l'existence ; son point de vue, celui de l'individualité libre  (qui n'est que soi et approuve cet être mais alors totalement ) , est un hyper-romantisme qui dépasse, par sa froideur, la glue spiritualiste ou pseudo-affective des romantiques ;
  reniant la métaphysqiue de raison , il lui subtitue un cadrillage des "possibles" ; en cela il est absoluement rationnel ; il établit la grille des possibles (individuels , collectifs ) selon des critéres qui remplacent une métaphysique de raison par une métaphysqiue "biophysiologique"  (enfin un truc à lui quoi ) ; dés que l'on sort de la raison , on rétrograde , de fait.
(heiddeger par ex )


  la métaphysique quant à elle : elle existe jusqu'à kant ; ensuite plus question ; hegel la réduit , cad la concentre en la modifiant entiérement dans une énorme évidence auto-logique ;
 la raison en est que l'Etat est créé historiquement ;
  la culture au sens où nous l'entendons est  institutionnalisée ;
  la représentation humaine de l'humain , n'a plus besoin de se cristalliser , vouloir , de se définir comme un projet (ce qu'est la métaphysique ; l'idéal que l'esprit peut être exprimé en signes et s'imposer au monde  comme tel ; cela a réussi , point , terminé ) : et ce contre cette tutélaire royauté religieuse qui dominait partout .

   il y a donc belle lurette que la philo a abandonné toute tentative métaphysqiue au sens propre .
  il ya belle lurette que la philo extrait , creuse non plus "l'être en soi" , mais l'être de l'homme , à proximité , immédiat, et que l'on ignore encore;

 cad non plus visant à instituer une métaphysique mais à projetter une ontologie (du "sujet " en quoi il faut comprendre que ce sujet n'est pas évident, n'est pas un "sujet - objet" )  , nietzsche y participe infiniment , comme kierkegaard, husserl , lacan , sartre , freud , etc
 
  le monde des idées et tout ça, nous intéresse cependant fondamentalement ;
puisque ces théories créent des mots , des significations nouvelles qui emplissent notre langage , qui déplient et multiplient notre langage ; dont nous avons intimement besoin, en tout .
 pas une simple curiosité, mais l'essence réelle , développée, de notre existence . platon , aristote , st thomas , descartes , kant,  hegel fondent en réflexion tout notre mond humain , furent repris mille fois,  partout .
                                                                                                                                                                     zwardoz

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tissage

22 Mars 2006, 20:51pm

Publié par zward

Rencontre
Il est curieux de s'apercevoir que l'on réagit trés étrangement en toute tentavive de rencontre sur le net.
Les premières fois on projette des quantités astronomiques de souhaits , fantasmes , besoins affectifs : mais la vision change au fur et à mesure : on étend son domaine , on cherche les qualités inaperçues , les nuances , et en chaque détail on projette ce qu'il en pourra être , ce que cela pourrait éventuellement nous causer comme séductions constantes ou fragiles : ce que cela produira en nous : ce que ça deviendrait si ...
 Dans les faits , c'est trés difficile ; on se sert objectivement , si l'on a un peu de sang froid , de qui l'on est , de son passé , de ses acquis de perception , de sensations ; on use de son propre être pour dévoiler ce qui peut l'être de cette personne face à face ; mais notre être est déjà codé , déjà en partie écrit ...

J'ai de plus en plus vivement l'impression (qui vient corroborer les théories psychanalytiques par ex ) que notre personne est semblablement écrite ; parce que certes on se fie à nos sens , couleur des yeux , gestes , voix , etc , mais ce que l'on voit et ce que l'on retient , est assez différent ; les deux registres , entre le mémorisé et le perçu-ressenti , se superposent mais glissent tout autant sinon plus ...
 Savoir ce vers quoi le mémorisé attire , n'est pas une mince affaire ... Autant le perçu est fugace , autant le mémorisé s'ancre lointainement et les filiations des traces se perdent dans la complexité des mémoires , des personnes connues , des réveries , des mots entendus , des images ; essaie-t-on de remonter le fil des mémoires diverses ? ou ne se précipite-t-on pas afin de combler cette filiation avec du réel sans plus s'interroger ? de rencontrer telle personne cela nous attire , mais n'est-ce pas qu'en celle-ci on y perçoit un renouvellement possible du tissage de l'être ?

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rencontre

22 Mars 2006, 20:22pm

Publié par zward

rencontrer , c'est d'abord ne pas s'attendre à la personne que l'on découvre ;
c'est ne pas projetter ce que l'on fût , ni ce que l'on voudrait être ;
ce n'est pas attendre de l'autre qu'il vous donne ce qui vous manque ;
c'est découvrir que quelque chose vous manque ,
que vous pensiez posséder ou dont vous n'aviez aucune idée , aucune imagination.

on peut apprendre cent mille choses nouvelles en une vie ; et de cent maniéres différentes.
mais il faut pour cela ne pas oublier que l'on est ici pour en apprendre davantage encore ;
ne pas croire que l'on est déjà tout entiérement joué , déjà enfermé ; que notre vie c'est déjà refermée sur elle même en nous laissant nus , vides , vaguement dégoûté ;
ne pas croire que l'on est déjà quelque chose ou quelqu'un ;
rien n'est encore découvert de ce que l'on est .

on peut croire que notre seul destin est de ce corps selon qu'il est aimé ou pas , cassé ou vieillissant
que notre vie est cette personnalité , reconnue ou malvenue, socialement adéquate ou décalée ;
mais se limiter à cela , c'est perdre la réelle aspiration de toute conscience ; apprendre , comprendre; la cervelle est attentive , et se renouvelle plus facilement et plus rapidement qu'aucune part de notre vie, de notre personnalité , de nos affections.

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Il est partout !

21 Mars 2006, 22:08pm

Publié par zward

Le sujet demeure , mais pas toujours ...
Le sujet n'est pas dans une détermination quelconque , puisqu'il les traverse toutes.
Il est ce moi -çi , mais aussi il est un sujet dans cet autre moi-là ; la réalité intrinséque de cette personne dépend-t-elle de ses, ces qualités ?
 n'est-ce pas juste une forme ? un fantôme, une abstraction emplie de diversités, de données , de déterminations plus ou moins ordonnées , selon que cette personne opére selon telle ou telle personnalisation ? selon qu'elle fût plus ou moins organisée par les événements et les imaginaires?
   Où se situe le sujet ?
   Parallélement , si dans le micro observable , le sujet traverse les qualifications, les déterminations,
qu'en est-il de la conscience globale que l'on a ? que l'on est ?
Elle parait plus certaine , se dotant d'une identité , qu'elle ré-interroge souvent , spécialement face à une autre conscience , elle met en avant son identité , et aussi sa maniére d'être , de répondre , d'interpréter ; et pourtant ici aussi elle traverse toute spécification définitive , sauf que l'ensemble de soi étant plus étendue que telle perception , telle contenu  vécu , ça demande beaucoup plus de temps pour être modifié : et évdiemment ça ne peut pas être modifié dans son identité globale , on reste soi ; on aménage , on bricole , on fait semblant ; sauf aussi que de faire-semblant en faire-semblant , de rateaux en rateaux :-) , d'expériences en expériences , ça finit par rentrer ...et pourtant toujours il s'agit de la même forme , structure ; comme si il n'y avait rien , du tout , dedans...
  Si on lit un roman , on y est ; si on joue aux cartes , on y est ; si on papote , on y est ; on est en des tas de contenus ; on y est dans cette relation amoureuse , comme on y existait aussi en cette autre relation ...
  Mais je ne suis pas , là où j'y existe ; je suis en -dehors , observateur si l'on veut , mais bien plus en fait ! parce que tout en n'y étant pas , en y existant pourtant , j'y suis activement ... comme modulable...
observateur , remémorant , acteur effectif ; des tas de positions possibles , et ce que je suis , le sujet ( de ces qualifications , actions , etc ) s'y efface constamment , sans se perdre ...

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sujet traversant

20 Mars 2006, 21:12pm

Publié par zward

Au travers de toute espéce d'expérience , le sujet demeure.
Quant à son identité , son essence , on n'en sait rien .
enfin on n'en sait rien... on sait depuis Hegel que le sujet peut être appréhendé comme négativité , néantiseur , contradicteur ; mouvement-même de la dialectique ; apparemment le manque qui pousse ce qui est déterminé à devenir par auto contradiction ; posez une idée , au bout d'un moment vous la contredirez (en fait c'est plus compliqué ; le mouvement de contradiction n'est pas tout uniment l'auto mouvement de l'esprit ; par ex : Hegel nous dit que les autres consciences sont en rivalité , maitre et esclave , mais aussi collégues philosophes entre eux , et finalement cela s'étend à toute la société humaine ; mais aussi on peut ajouter que l'on compare l'étendue du réel et le cercle restreint de la pensée acquise , on voit bien que le réel , ça dépasse ...)
   Dans tout les cas , quelque chose se continue au travers des vécus ,au travers de ce qui agit historiquement , de ce qui se maintient au travers de tous nos contenus , passés , présents , futurs :
on peut prendre par un bout , la vie vécue individuelle , ou historique , via les cultures (nous sont-elles à ce point étrangéres ??) le judaisme se continue dans le christianisme , le grec s'intégre au romain , le moyen-âge continue mentalement l'ensemble , la renaissance se déploie sur l'europe , etc ; on est entré dans la continuité , et non plus dans l'ignorance des cultures les unes par rapport aux autres ; nous collectons tous les peuples (pour leurs malheurs souvent ...)
  Cette continuité est à la fois devenue commune , banale,  et profondément étonnante : parce que l'on ne saisit pas intellectuellement ce qui se passe ; cad "ce qui traverse" toutes les déterminations .
  Cette continuité , il faut le remarquer , est aussi ce qui inspire la philosophie et la psychanalyse du 20° ; husserl , heiddeger , sartre , freud , lacan. Existentialisme , cela insiste sur l'aventure individuelle, laquelle est  commune à tous ...
  Ainsi , l'idée serait que le Sujet est à la fois hyper-individuel et totalement universel .
  Comment la culture , la représentation humaine accepterait-elle de se modifier indéfiniment , comme galilée , descartes , rousseau , picasso , mozart , led zep (!) , si l'apport dans le cercle trés fermé de la représentation n'était pas validé , cet apport , via une aventure individualisée ?
 L'individualisation ne témoigne -t-elle pas que les groupes , les communautés , les institutions, des cultures entiéres n'ont plus accés au réel ,
tandis que les individualités creusent ce réel puisque seules susceptibles de l'entre-apercevoir malgré les signes (toujours organisés , trop !) , qui emplissent tout l'ordre hiérarchique , pré ordonné , déjà écrit , qui ne sert que de valeur d'échange et non de vérité en toute organisation humaine ...?

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les territoires

19 Mars 2006, 12:20pm

Publié par zward

L'embétant en philo est que l'on a l'impression puissante de se retrouver embringué dans un labyrinthe assez inutile , assez nul pour tout dire ...
  Au début il y a comme un héros , une sorte d'historiette s'ébauche , on suit à peu prés , et puis à un moment ou l' autre , ça se divise , on dirait que ça patauge , que ça méne n'importe où , gratuitement , faut s'accrocher , mais ça lasse ... c'est certain .

  S'agissant de  Lacan , ou de Kant , on se dit , "bon , doit y avoir quec'chose quand même , courage , ça va s'éclaircir ...y  va pas nous laisser là en plein bourbier ! sinon il serait pas connu , voir reconnu, le Kant ! " 
  Pour Kant on peut disposer de repéres , historiques , son influence , un petit résumé par-çi. Pour Lacan , ... euh ... c'est encore pas bien au point ... on sait pas trop ... pas encore absorbé , digéré ... on ne sait pas ce qu'il défend , attaque , sa guerre à lui , et ce qu'il désigne au-delà de notre horizon , et du sien : puisque si il a DIT , c'est qu'il a VU ... enfin on suppose ... on l'espére ... on l'attend au coin de la rue , il nous fera signe ...

  Une scéne toujours se met en place ; certains éléments sont identifiables , identifiés , mais ça glisse lentement ou trop vite , les sens des mots perdent leurs significations , de gré ou de force , on est embarqué dans une catapulte , qui ne lâchera jamais le morceau peut-être  .

 De plus ça n'est pas nécessairement écrit souple et délié ...
   ça se concentre , se dilue , se résume bizarement , on entrevoit une allée sur le côté , oubliée sitôt dite ; entre poésie pas cool et technicité dont on craint la vanité ;
   j'aime assez ... à vrai dire ... j'ai l'impression que le compliqué , là , en face, cherche , cafouille un max , essaie de se dépétrer , de sortir la tête hors de sa noyade , on le sent bien gigotant , tout barbouillé , à étouffer ; ah il veut s'en extraire de son dévidoir !! il y tient à tout déverser ;
   vaguement il se soucie de nous , les lecteurs , ça se remarque ici ou là , il fait un effort ! mais c'est trop bien, pour lui , il fonce , il déglingue , il parcourt en une milliseconde tout son discours , qu'on n'y comprend rien !
   mais ça n'est pas pour décourager , c'est histoire de gueuler
    "vous verrez ! vous verrez où que je vous méne !!!  "

 Je passe en revue les conversations , les confidences de la vie , celles qu'on m'a livrées , celles que j'ai aventurées ... comme c'est de l'eau de boudin tout ça ... c'est sidérant comme ça dit rien ...
ça englue presque , c'est pire que tout !
  C'est pour ça que les gens ne parlent pas d'eux-mêmes , pas vraiment : le langage , pour qu'il dise , il faut le mors aux dents , les rênes, sinon il commente les choses , en surface , les objets , les illusions , les collégues en humanité , il n'enfonce pas pas la hache sanglante  ...
  On sait pas quoi en dire de nous-mêmes ! sorti des images toutes-faites de soi , de ces mises en valeur auxquelles on croit peu et dont on prend l'autre à témoin pour les inscrire , ou de ces dévalorisations autorisées , acceptables , significatives (trop !) , quémandant l'approbation, ou vicieuse dictature psychologique du vampire , exigeant la reconnaissance.
  Une espéce de bagarre continuelle à qui tirera à soi les couvertures. Lesquelles ?? qui a-t-il à retirer réellement de cela ?
La reconnaissance. L'autre sait mon visage que j'ignore. La belle affaire !
 qui SAIT quoi que ce soit ? sinon que l'on entre ou pas dans le jeu des signes socialisants d'un groupe quelconque .

   Un texte pas clair au moins c'est clair ; l'autre sait , moi , je ne sais rien ; j'apprends ...
  je me modifie , je change la signification en moi , à le lire.
   De même qu'il cherche , lui , à agrandir le territoire ; toute tentative nouvelle , échec ou pas , est le chemin. "Regarde : là-bas , on n'a pas encore jeter l'oeil !  y'a quelque chose , cest sûr !! "
 
Le territoire de la signification , celle qui creuse le sujet (pourvu qu'il soit investi ; ce qui est un engouement , engoulevent , et une technique), qui creuse des galeries en-dessous du monde , de la vie , du vécu , qui cause à n'importe qui ...  et dépersonnalise,  à rebours de l'immense intense propagande du psychologiquement bâtard.
Il rend le moi au Sujet : celui qui sait de quoi il cause , même ne sachant pas où ça aboutit , surtout ne sachant pas !!  puisque c'est par là qu'on se libére.

 Nu, face à la mort . Sans plus rien.

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effilochage

18 Mars 2006, 16:26pm

Publié par zward

pourquoi la vitesse des mots ?
je vis à deux niveaux ; le raplapla et l'Autre :
le raplapla cherche satisfaction en ce qu'il trouve , ce qu'il projette , ce qu'il rencontre , ce qu'il reçoit, ce qu'on lui propose et à quoi il peut ou non accéder (comme on dit dans la méritocratie , la fausse , celle qui promeut cette sorte de pseudo narcissisme , qui impose de mauvaises ou dérisoires raisons de récupérer ,un peu, chichement,  de son amour de soi , un peu ou beaucoup ... selon que ça fonctionne dans la hiérarchie hyper compliquée ambiante ... qui de toute maniére est déjà bifurqué bien avant cet amour de soi ) : il trouve satisfaction des hasards ou des nécessités de la vie ; question nécessités , il  faut bien se défendre et sortir les dents en entreprise  , faut bien séduire sexuellement , faut bien montrer son intégration :
  l'Autre s'est écarté à jamais de toute référence , ou plutôt  , parce que le sans référence st une absurdité idéelle , a élu une référence trans-historique , hors continents , pas éternel mais a-temporel , pas sexué et hors du dilemme incompréhensible homme-femme ,
   ça ignore , ça laisse tout cela loin derriére : ça cherche l'être même, dit "humain" ,
Peut-être pas si humain que cela du reste ; bien que tous les signes immédiats qui nous écrasent veulent à tout prix nous intégrer , nous exigent de nous reconnaitre en tel ou tel colifichet , tel ou tel gri-gri , une mode , une musique , une tendance politique qui n'a plus de politique que d'être une tendance (cad qui ne reléve plus , depuis belle lurette , d'une pensée définie ...)

Alors, l'être même ... celui qui précisément s'augmente dans la vitesse des mots.
Il est saisi non plus des signes qui nous environnent , qui nous tirent vers le dehors , nous fondent en une individualité limitée et pseudo-ïque , mais il est amoureux des significations.

Une signification , un texte , une phrase , lancent soudainement l'être du sujet hors de tout domaine ; il suffit d'y croire , dira-t-on ," ben oui mon pov' monsieur , croyez-y donc si vous voulez !"
mais sitôt que l'on passe la ligne entre significations et signes tous extérieurs , on s'aperçoit que les signes de ce monde s'effilochent , se dévident en vain , s'emberlificotent inutilement ... (ah les histoires affectives  , humaines , conflictuelles , rivalités débilitantes qui n'ont ni queue ni tête !!! qu'est-ce qu'il en déroule !!! partout ! ) , et qui ne sait pas que ça part en couilles ? qui l'ignore ? exprimer cela , ça n'est pas donc se sortir du lot , mais bien que l'on y est tous , là-dedans.

 Et l'on comprend la sourde insatisfaction qu'il y a à y vivre , dans ce monde tout extériorisé ... sa multitude de signes ne fonctionne pas , et non pas ne fonctionne pas en "profondeur " (dévolue à la religiosité ! ) mais ne fonctionne pas dans l'action ... dans la réalisation effective , réelle , attentive : c'est une multitude de signes qui tourne en rond , qui ne concerne que l'apparence de la personnalité ,ou le narcissisme injustifiable , injustifié , qui quémande seulement , tout le temps , pitoyablement , palôt bambin mendigot , quémande au boulot , quémande à séduire, quémande aux p'tits gosses d'être plutôt gentils .. )

Ainsi , il est autre chose que le monde extérieur ,
  qui se veut de plus en plus humanisé dans ses promesses que s'en est étouffant !
  et qui est de plus en plus, non pas conquérant (ce qui serait un peu comme une grande gloire, sanguinaire mais flamboyante ), mais exclusif dans la petitesse de petites personnes (ah les actionnaires !!) , mesquinerie outrecuidante et affichée comme une vertu libérée des carcans (lesquels ? puisque l'on en est à en réinventer des carcans !!)   , méchant , ridiculement étranglé,  impuissant ; monde humain qui s'est coulé dans l'ancienne ambition d'humanisation effective et libre , mais afin d'imposer ses dures et inhumaines nécessités. Comme la jungle qui rebouffe les forteresses effondrées.

  Il est un autre Sujet que celui de la personnalité couchée , serpiére.
Pourquoi le Sujet est-il saisi d'une Signification ? et se détache de  tous les signes ?

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vitesse des mots

17 Mars 2006, 18:23pm

Publié par zward

Je me demande ainsi ce que ça me fait , de philosopher ; (ça fait un bout de temps mais ça m'étonne encore complétement...ça ne s'use pas ...)
   ce qui peut s'étendre bien sûr à ce que ça fait à l'artiste , connu , pas connu , du dimanche , contemplatif ou passionné , reconnu , de peindre , musiquer ,  modeler , composer etc

  Je dis , moi , que ça décentre ; ça décale ; ça suspend le reste.
  A savoir, le reste  c'est  toute la vie , vécue ; il y a de bons côtés , oui , mais bon ... quoi que l'on fasse, ça ennuie quelque peu-quelque part : ça rape sur les côtés , tout ne passe pas , y'a comme un reste , un pas-dit , pas-vu , pas-saisi , on sait pas trop où ça pése, où ça tire comme un reflux de vagues, et on se dit que "il faudrait quand même bien que ça sorte ..."  avant que de mourir .
  Parce que c'est bien ça l'angoisse !!
  que ça ne soit pas vécu , que l'on manque un morceau ,
   et qui sait ??...peut-être l'essentiel qui outre-passe !
   ce qu'il ne fallait pas louper précisément !!
    ben voilà , dernier instant, derniére seconde ...  et ça colle pas ...
    quelque chose fût, qui ne sera pas vécu.

On va dire , et ça me vient immédiatement , bien sûr il est des tas de réalités que l'on ne vivra pas ; mais il en est des tas aussi dont on se fout ... qui sont bien marrantes , mais sans plus ...
 Pareillement  ; qui ne sait pas qu'à la derniére seconde , quoi que l'on ait accompli , on regrette de toute façon , un ceci , un cela , qui passérent sans retenue de notre part , fainéant , passif , poussif, les yeux pas ouverts , trop jeune ou trop vieux , les conneries quoi , qui dégoûtent légérement ...

  Là on se rebiffe !! pas question !!!
 Ca ne passera pas comme ça , pas sans savoir ! Savoir ce qu'il en est vraiment ...

   D'aucuns arguent de ce qu'il n'y a rien à savoir ...
    Je me dis que si réalité il y a , vérité il y a ; surtout , sceptique je suis , que ça n'est pas la vérité que l'on attend , celle que l'on espére ;  qu'il y a un secret résistant , une narquoiserie , un défi pas humain ...
 ah! voilà qui est bien prenant ; sortir de l'humanisation globale ...
 
 La philo crée une attention particuliére ; on se sent concerné par un mot , une idée , une phrase :  littérature , poésie , oui , mais en philo, ce qui est dit est non pas évoqué , implicite , contextuel , mais mis au jour , en plein soleil : on le tire sur la plage , le trésor !
On l'éventre  à coups de pierre , on saute les cadenats !
Et qu'on est bien vivant , quand on s'excite sur la cachette secréte !!!
  Ainsi on est vivement modifié , modifié par une idée , une perspective qui dévoile tout un pan , une piste broussailleuse vaguement ébauchée , un enchevétrement .

 "modifié" ; ça veut dire que parallélement à la vie , un espace se crée , un temps en dehors ; une suspension-hors .
    Là on peut allier la grande vélocité !!   La vitesse grand V !!
  Parce que les signes ,ce dont on use,  les mots , fonctionnent mille fois plus rapidement dans le cerveau que ces faibles gestes , comportements pateux , réflexes affectifs fâcheux  , cette lourdeur oh ! la lourdeur de la vie vécue !!!

 la vitesse des mots est une drogue absolue .

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moi-je, le sujet

15 Mars 2006, 22:59pm

Publié par zward

Ce qui m'intéresse , c'est donc le mélange. A savoir : le mélange qui préside à la construction de la personnalité ; sous-entendu : cette personnalité est en adéquation ou inadéquation avec l'humanisation.
    L'humanisation désigne le processus en cours : le projet global auquel personne n'est étranger, ni ne demeure extérieur : ambition de laquelle personne n'est  exclus ... ou ne devrait l'être.
   Non seulement beaucoup subissent encore les nécessités, mais ce régime de nécessités s'étend de plus en plus ; condamnant l'humanisation , qui est développement , tandis que les nécessités enferment dans la peur, dans le soi minimum, dans le doute , dans une vie limitée à ce cercle (quel cercle ? comment chaque vie définit-elle son cercle ? sa délimitation ?
    J'essaie par "délimitation" de remarquer que celle-ci peut être bien sûr perçue dans les faits et gestes , mais aussi approchée par "ce qu'elle dit ou ne dit pas d'elle -même " , cette vie , ce vécu particulier-là ; et l'on sort de fait de la vie vécue, pour passer à la même vie mais telle qu'elle se parle , s'exprime , se met en mots , se met en scéne mentalement ;
    de se fonder avant tout sur le vécu , cela méne -t-il à une vérité ? sans doute , oui , mais est-elle satisfaisante ? qu'est-ce que la satisfaction pour une individualité ? pour une personne réelle , on peut assez imaginer , on voit le goût que ça peut recéler ; mais via les mots , les phrases par lesquelles on se parle , à soi , marmoné ; un soi marmoné , la plus part du temps .
  Ainsi il est comme deux niveaux ...
  

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perspective philosophique

14 Mars 2006, 21:22pm

Publié par zward

perspective philosophique (1)
  autant dire que ce la s'argumente d'un point de vue partiel , mais , bien sûr , non partial ... :-)
 en effet, on ne peut pas désirer comprendre et à la fois faire comme si de rien , ne pas s'y engager soi , plus ou moins entiérement ; ainsi est-il nécessaire de s'avouer subjectivement soi, et cela participe intîmement de la philosophie même : l'alliance de la subjectivité et de l'objectivité , qui reste l'idéal final , mais en tant qu'idéal seulement ...
  ainsi il n'est pas un arrét définitif de la philo sur l'objectivité ; mais une complexité , un aller-retour , une pluralité ouverte ;

  par ex ; il fallût imposer l'idée de savoir au coeur de la culture , qui appartenait jusqu'alors aux religions , aux institutions , (les arts servant et détournant à la fois l'illustration et justification de ces institutions), et ce jusqu'à la créations des marchés (qui à nouveau sont achetées et vendues par les pouvoirs en cours) ; aussi les philosophes manifestérent la plus grande rigueur, et la plus claire volonté de prouver l'étendue et la validité objective de la connaissance , en philo , en sciences ; de sorte à fonder l'objectivité (vérité ou vérité et réalité ) au centre de toute validité ; contre l'autorité , le bricolage , le pragmatisme des comportements et des techniques , des politiques et des organisations ;
  or cette objectivité aboutît à forger non seulement l'objectivité des institutions (Etat, droit , culture , politique, technologies , sciences ) mais aussi à confirmer l'individualisme, via la liberté , lexigence de justice ; et fondamentalement à conformer le sujet en tant que psychologiquement construit , selon une personnalisation complexe, hors classes et couches sociales (du moins en idéal...) : la démultiplication s'en suivit , vitesse grand V ; favorisant et favorisée par la complexité des organisations ; sans le développement individuel, l'organisation humaine ne tiendrait pas le rythme de la complexification croissante.

  Et que peut-on penser de la subjectivité sinon qu'elle est d'abord fondée à être (ce qu'elle est mais aussi qu'elle "est" totu court ) dans l'objectivité du sujet ?
  On peut bien manifester ses sentiments , ses intuitions, ses irrationalités , ses désordres , sa propre subjectivité , multipliée elle-même par l'art et par les mass-médias , les goûts et les couleurs comme autant d'expression choisies et plus ou moins créées par soi seul , il n'empéche que cette subjectivité est garantie dans son être par son institutionnalisation ; institué est le sujet.
  Ce dont il s'inquiéte plus ou moins ... trés peu dans la quotidienneté , dans le vécu , dans l'affectif, et cependant s'y investit et s'y reconnait dans les décisions, politiques , économiques , les projets et les plus ou moins choix de vie ; mais sans que cela puisse remonter pleinement à la conscience de soi.
 
  

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