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instants philosophie

le mou du genou

18 Avril 2006, 21:30pm

Publié par zward

l'individualité se croit telle qu'elle est , spontanéement elle-même et vraie :
or il n'est rien de plus construit, de plus apprété que la personnalité ;
tabler sur la solidité naturelle ou évidente du moi , c'est dés l'abord se figer en un sens donné à la vie , au vécu.
ça n'est pas tant que ce sens figé soit de fait réguliérment mauvais ... c'est juste qu'il exclut l'intelligence des rencontres : comme si la réalité viendrait immédiatement me confirmer dans mon être ... et qu'il soit possible de se passe de tout effort interne afin justement de s'en rendre potentiellement capable , capable de l'inattendu ...
l'inattendu , c'est justement ce que l'on n' a pas prévu ...:-)  et ce que notre corps , notre perception , notre sentiment  n'ont pas prévu : l'intellection vient à point , afin non pas de contraindre le spontané (comme la mauvais et facile pseudo compréhension de la réflexion le laisse entendre avec duperie ) , mais afin de lui offrir l'occasion d'un accés toujours disponible aux réalités tellement diverses
via l'intellect , le corps peut intégrer et faire sien et augmenter sa propre spontanéité au travers de cette transmission qui porte une nouveauté jusque dans l'unité , l'identité du sujet ...

à condition que ce sujet ait su réserver une place à la construction de son moi ... ait cessé un temps de le considérer comme une chose définie , morte , mollassonne.

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ah ben c'est complet ça !!

16 Avril 2006, 15:00pm

Publié par zward

tiré de : http://philosophons.free.fr

et bien oui , la vérité n'est pas :
ou ce qui revient exactement au même , on n'en a que le début de l'approximation ...
elle ne peut pas être possédée ,et on ne peut pas Etre la vérité ...
de même on peut seulement espérer convaincre les autres , pas les convertir ... (de gré ou de force et de force , et de force violente ou manipulée : ceux qui sont persuadés de LA vérité en eux , tendent à subsumer (ce n'est pas vrai de tous évdiemment) toute autre considération )
mais comme on ne convainct que faiblement , on finit par laisser vivre les autres comme ils l'entendent : et surtout du même mouvement , on ne fonde plus sa relation aux autres sur la ressemblance : on se préoccupe d'abord de la relation même , et non plus du contenu éventuel.
Bref de la forme , avant tout contenu.

N'est universel ,cad vrai au sens humain non-divin, que ce qui est réel et universel : qui peut être écouté par quiconque sans conversion d'aucune sorte, sans non plus mise en oeuvre de la force violente ou de la force mensongére.
Aussi vous pouvez être scandalisé et confondre l'absence de Vérité et le Mal (???) : comment estimeriez-vous un musulman , un animiste , un catholique , ou un scientifique qui vous imposeraient une Vérité , évidente pour lui , et extérieure pour vous ?
il n'aurait que sa parole pour seul argument : et sa parole vaut bien la vôtre ...
si les paroles s'équivalent ... est-ce un monde insensé ? (annulation de tout Sens unifié )
ou un monde libre ? (où le "Sens " ne prévaut pas sur le libre de chacun )

j'ajoute que si le monde est libre , l'évidence n'est plus interne aux sujets , mais universelle :
non pas qu'il faille vivre unaniment d'une seule voix , mais où précisément comme le Lien entre sujets n'est pas de contenus mais de forme
(et cela une quantité considérable d'êtres humains ont à peine commençé de l'admettre ... ça n'est pas du tout naturel , voyez vous , c'est une conquéte ...et une création )
donc : comme le Lien entre sujets n'est pas de contenus mais de forme , il se développe une Autre-culture ,
qui n'a pas de lien avec une " vérité " , mais est sa réalité autonome : indépendamment de l'histoire (tradition et transmissions , identités , etc ) , de la culture territoriale , de la langue aussi (... ce qui enfonce définitivement heiddeger :-) )
de la langue mais non du langage ...
parce qu'entre les hommes , il n'est plus qu'une réalité ; la compréhension de ce que l'on dit ; l'explicitation la plus entiére possible de ce qui est dit dans le déroulé même de ce qui est dit (et sans référence à un contenu inexplicable hors langage).

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Nietzsche

15 Avril 2006, 22:02pm

Publié par zward

Profonde intuition , formidable lucidité préalable de Nietzsche ...

Comment a-t-il fait cet homme-là ?
Je ne l'approuve en rien , ni en sa méthode de travail ni en ses conclusions : mais il m'épate et reste comme une illumination ... allez comprendre ...
Je ne me reconnais en rien sauf en cette instinctive lucidité ; et comme il savait que face à ce désastre que représente l'existence, pour un sujet moderne sans recours , sans secours ,
comme il savait qu'il n'est nulle sauvegarde de soi sans une fondamentale liberté ... radicale ... rien ni personne de plus radical , immédiat , vivant ... que Nietzsche ...

Monde naturel et histoire humaine chaotiques , nous dit-il , mais l'astrophysique et le 20° siécle nous racontent-ils autre chose ?
Face à ce monde , ni les humains, ni l'esprit , ni la science ou la raison ne peuvent rien pour nous ...
.... il ne nous reste rien : voila la vérité, entiére.

Sauf la "volonté animale" (cet art nietzschéen de se mouvoir entre deux dimensions ...)
rigoureuse ou lâche ,
la volonté ...
on pourrait mieux dire " l'instinctivité " , l'envie de demeurer debout ...
pour rien ,comme ça...
pour ne pas faillir , pour reprendre sur soi tout le malheur et toute la dureté ,
toute la souffrance et toute la mauvaiseté ,
transmuer tout le sac merdique en un seul jeté d'épaule ...
athléte christique (dionysos et le crucifié )
Voilà , rien d'autre à dire : on ne peut pas plus..
revenir comme un grand à la surface aprés le plus terrifant effondrement qui fût jamais ...

Que l'on ne s' y méprenne pas ; Nietzsche est le plus clair et triomphant philosophe du monde.

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petit bout (2)

14 Avril 2006, 21:59pm

Publié par zward

par exemple :

il se peut que dieu existe , il se peut que non , on ne peut être certain ni de l'une ni de l'autre des positions ; il est aussi inutile de nier l'existence de dieu que de l'affirmer :
mais quiconque peut croire ou non en dieu , ça ne doit pas abîmer ce qui nous lie ;
mine de rien , cela déplace considérablement le débat ... au point qu'un nombre considérable de personnes vivant dans les démocraties , ont du mal à bien accepter les régles du jeu , du nouveau jeu ...

parce que la démocratie est toujours et constamment une nouveauté ... mentalement elle est invivable pour l'ego spontané que nous sommes chacun ; c'est que cet ego ne doit pas rester spontané , (ce qui ne signifie pas que la spontanéité doive être annulée , mais que s'y ajoute une dimension , un territoire )

Le débat c'est déplacé ... puisque ça n'est plus la vérité (dieu , l'idéologie , le moralisme infondé , les goûts et les couleurs , etc ) qui est le coeur du centre (de toute relation , y compris homme-femme ... est-ce une idéologie ? ) mais la relation elle-même qui doit tenir indépendamment de toute vérité ; ce qui ne manque pas de choquer profondément tout dogmatisme ... non seulement religieux , mais aussi par ex économique ... (que veut-elle l'économie sinon substituer à toute relation humaine , une relation marchande ? le droit contre cette nécessité-là ...)

ainsi il faut s'orienter vers ce qui structure - la relationnalité - et non plus s'enfoncer dans les contenus ...
mais cela peut être signifier aussi pour la relation à soi-même : JE n'est pas un contenu.

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Vérité ? .... oui ,des p'tits bouts

12 Avril 2006, 21:21pm

Publié par zward

La définition du discours tel que philosophiquement il fonctionne ;
je crois que l'on s'arréte trop aux volontés marquées, par la philo, qui parle de Vérité et de totalitarisme de la pensée si l'on veut caricaturer et telle qu'elle peut être perçue , mais la philo elle-même est la preméire à se contredire , et à varier les points de vue ; aussi telle véhémence à "dire LA vérité " en philo est toujours prise relativement , par n'importe quel philosophe , qui sait bien n'être pas plus stupide qu'un autre philosophe.


Ce qui semble bien plus géner , c'est la prétention cette fois trés réelle , et assumée , de la philo , à proposer le seul discours qui se veuille éclairci intégralement ; on n'avance une chose qu'argumentée , cad que si elle tient dans cette formulation qu'est le langage ; le début et la fin de ce qu l'on dit , doit faire parti du langage , un mot doit être explicité par les autres ;
dans les autres discours , religieux ou esthétiques , ou idélogiques , etc , il manque toujours le début ou la fin ou les deux ; qui s'échappent dans un ciel insondable , une historicité à venir invérifiable , une intuition auto-fondatrice , etc
Le discours en tant qu'il s'explicite ou en tant qu'il pose en principe cette auto explicitation (même si il n'y arrive pas ; et en ce cas comme c'est sa finalité manifeste on pourra le lui reprocher ) marque une limite ; tous les autres discours peuvent exister , peu importe , puisque dorénavant n'est discrours cohérent QUE celui-là ...
qui dit précisément ; aucune Vérité n'existe , n'existe que des vérités individualisées , relatives , qui néanmoins , pour cela , s'auto-explicitent entre elles ;
et c'est ce préambule à tout discours (explicitation ) qui ennuie tous les autres, qui se fondent sur des révélations , des Hors langages :

Et  "individualisées " sont ces vérités , parce que c'est quelqu'un qui parle en son nom propre .
Ce qui n'est pas une évidence du tout : combien parlent pour et selon une communauté , un groupe d"intérets, un parti politique voir idéologique , une chapelle théorique , selon une classe sociale ...?

Où toruver une parole sans arriére-fond ?

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philo : c'est où ?

9 Avril 2006, 08:55am

Publié par zward

La philosophie crée une dimension qui s'ajoute à toutes les autres ,
elle définit notre être selon le langage . Ce qui tient exclusivement dans les mots , est la vérité...
Hors de ce cercle , point de salut.

Mais le cercle , on n'y afirme pas sans que cela soit explicité , déplié : prenez un mot , dépliez-le .

Les philosophes ont déplié plein de mots ; jusqu'à en inventer une tripotée , et en reformulant ceux que l'on connait : de sorte qu'il existe comme un énorme lexique , qui donne l'impression que l'on n'y entrera pas ,
mais dont le sens peut être retrouvé , parce qu'il n'est pas trente-six maniéres de penser une seule chose : quelques maniéres seulement .

Le cercle ne supprime pas le reste : on percoit ,  on ressent , on imagine.
Mais le cercle vient s'ajouter.

Il est en lui-même tout aussi "naturellement " admis dans la personnalité ; parce que là où parle la philo, le sujet aimerait SE parler.

Le mot déplié est ce que le sujet recherche.

On peut dire que le mot déplié , le sujet voudrait s'y connaitre , mais au lieu d'en déplier le mot , il y colle ....tout ce qu'on veut ... par ex , le corps , ou le désir , ou des objets valorisants , etc
Je doute que tout le bric à brac améne la satisfaction tant attendue ...
Je crois que le dépliage , lui, peut remonter l'attente de la satisfaction , comme à la source et modifier cette attente.
En somme , que tout puisse vous abandonner , objets , les autres , les désirs , les valorisations ...
peu importe parce que la source n'est pas loin , n'a jamais été trés loin.

(La philosophie , c'est où dans le sujet ? )

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amour - le coup du capot

9 Avril 2006, 08:55am

Publié par zward

rien de mieux pour se rendre compte comme il est en notre pouvoir de se décentrer... que le Tomber-amoureux ...
ce qui me fascine , c'est comme les précédents vécus s'effacent ... on laisse filer le temps , et ce moment-çi dévore le passé ...
ça absorbe les anciennetés , et la personne que l'on est il lui vient l'impression puissante qu'elle retrouve , renouvelle son origine , qu'elle remémore sa premiére soif , celle oubliée , ou alors seulement imaginée et adorant la vivre , enfin , telle qu'imaginée ...
comme un désir connu dans l'imaginé , mais qui ne fût jamais vécu , que les vécus successifs faillirent lapider , dépiauter , aux muscles arrachés , aux os démantibulés , des tas de résidus et autres morceaux de bidoche , et ça traine dans l'esprit , dans un monde en loques ; voila ce qui reste de tout cela ...

admettons que ce soit moins sanguinolent ... mais alors c'est que l'ennui étouffât le moindre des souffles , partagés ou non ,
c'est pas beaucoup mieux , c'est le goût de  l'identique amertume  
il faut une transe , une danse idiote , un clin d'oeil de l'aube , une chaleur d'été sensible

pour oublier à chaque fois la masse endolorie , l'éviter d'un mouvement léger comme si de rien , comme un fantômele vécu de jadis , si loin ...
mais  là !!! ce jour-çi !  la flamme d'un corps emmélé d'un sourire-soupir .. qui éteint toute la mémoire.
c'est un poid mort le passé , mais il est tenu à distance uniquement si l'on est projeté hors de soi !

sinon il se rabat comme un vieux capot puant de rouille, d'huile et d'essence sur le moteur-carcasse déglingué.

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amour - le penchant

6 Avril 2006, 20:38pm

Publié par zward

La forme est la relation qui s'établit ; elle engage cet être-çi dans cet être-là :
elle déplace l'attention sur un autre centre ; elle décentre donc tous les contenus vers une autre lecture , et cet être-çi dans une identité ;

Une identité et non pas une identification.
Identification voudrait dire que l'on que je copie-colle mes contenus sur l'autre ; mais les contenus ne sont que peu connus , tout l'intéressement , énorme , de la personne étant  soit de relire ses propres contenus au contact de l'autre , soit de découvrir les contenus ,qu'il ignore,  comme des questions dont il attend la réponse ;
AD ; la personne se sait incompléte,  et l'autre vient , peut-être , clore le débat , ou à tout le moins apporter un certain nombre de réponses.
Identification est plutôt : je balance mon contenu et veut une image de moi-même en obtenir ; ce qui est vrai en partie , aussi , mais reléve de la psychologie facile ... et ce calque de soi sur l'autre est lplus un effet du "je cherche les réponses " (de mon être que j'ignore ) qu'une volonté d'imposer directe.

Identité, parce qu'une part de soi est posée en l'autre, comme le pion principal de tout un ensemble qui doit venir : cela est appelé , cet ensemble , et le pion posé , parce que l'on entend , spontanéement , donner toutes les chances en ouvrant tous les possibles ; cad toutes les lectures , et toutes les réponses , et tous les mélanges de contenus : chéque en blanc.
Il est bien évident que cette identité est un peu instable ... ou plus exactement , dans certains cas , l'identité se retourne et revient à soi ...
parce que cette identité est formelle , cad vide en elle-même : ça commençe à déconstruire , à reprendre ses billes , à rapatrier : et ce pas nécessairement en pleine conscience ; on sait que ça a glissé lorsque "ça se décide" , lorsque l'on décide ... en se focalisant sur telle incompréhension , ou d'un élément "qui ne passe pas".

Cette identité , son glissement  ou son assurance , dépend de notre être autant que des accidents d'un parcours ; on a crû se fixer telle identité en telle (ou tel) autre , mais ça rippe , ça déchausse , ça nous revient comme un boomrang ;
Ainsi la forme , le côté formel de la relation , peut aussi , en elle-même, exister ... elle peut suivre un parcours.
Lequel parcours est sans doute lié à des contenus , (on voudrait que telle part de nous-mêmes , dont on sent sourdement qu'elle n'obtînt jamais de réponses , s'acquiert enfin en tel autre ) ,
lesquels contenus peuvent tout à fait aussi exister en nous sans aucune réponse de quiconque sur terre , jamais , et peut-être même UN contenu que l'on ne sait pas vraiment , que l'on ne limite pas , qui vient troubler toute architecture , toute construction , ( y compris strictement individuelle : à savoir : notre personnalité-même)
Mais le parcours en-soi de la forme est aussi également invoqué ... et  ici , c'est plus difficile ;
parce que l'on n'a aucune représentation visualisable : la forme n'a pas de contenus  expressément  ; seulement sa puissance est sans fin ... puisque vide , rien ne l'oppose ... ne s'oppose ... aussi cela dépendra des contenus eux-mêmes ...
parce que si une personnalité penche du côté de ses contenus , de sa construction , de sa personnalisation , cela empéchera la forme de s'imposer ;
si ces contenus , cette hiérarchisation interne de la personne , est  toute démontée ... la forme enfonce le seuil , passe outre , tend à devenir  maitre du jeu ...

La forme existe-t-elle ? La confiance en la résolution (de qui je suis ) est-elle fondée ?
L'autre est-il d'un vrai ou quelconque secours ?
L'autre est-il juste "l'occasion de " ?
ou justement les précédentes descriptions ne signifient-elles pas que le moi est , à l'inverse, sans amour-de -soi , est non-narcissique , attaché à un autre de fait et non pas une forteresse ?
N'est-il , chacun , que nous pouvons trés bien passer de la forteresse à l'incomplétude d'une seconde à l'autre ?

 

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amour - la forme (1)

2 Avril 2006, 22:28pm

Publié par zward

La forme exprime,  en ce cas mais il en est d'autres , la faculté invraisemblable de ne plus être soi , d'être dépossédé, 
de se projeter , ou plus exactement de se faire-être ailleurs qu'en soi-même :
cad de déplacer son être (mental) dans un point hors de soi : téléportation en quelque sorte ...
ce qui est à prendre au pied de la lettre (la lettre à toujours raison ).
Téléportation parce que si on est bien là où l'on est , localisé , notre esprit s'identifie , se meut , se  prend des envies de passer outre la localisation : il s'image , s'imagine : il croit ce qu'il voit , et il se voit là-bas , aussi son être se transporte là où il se voit. Il en prend mentalement l'apparence , il colle son apparence dans l'apparence de l'autre lieu ; il annule ce point-çi et désire ce point-là.

Si il est dit "se faire-être " , c'est que pour l'esprit le déplacement mental équivaut à un basculement de l'être ; le centre de gravité de notre être est délocalisable : ce qui introduit un déréglement possible de tout le systéme , puisque à force d'y être, en soi, on s"habitue, mais si le point se déplace , c'est l'ensemble des contenus de ce systéme qui se brouille , on commence de percevoir et se percevoir via les autres contenus , ceux que l'on connait de l'autre et ceux que l'on suppose.
Compléte ré-interprétation des significations : re-lecture continuée , à proximité de l'autre.

Ce mouvement est ici à peu prés entier , complet , supportant tout l'être ; mais il n'existe pas uniquement ,comme structure, qu'en des situations exceptionnelles , extra-ordinaires : il se déroule continuellement depuis le début, le début du vécu de chacun.

N'est-il pas soulagé de son propre poids d'être en mesure de se donner un autre-point ? un lieu ?
un là-bas délesté de ses contenus ,en propre, et essayant de les ré-interpréter , ce qui signifie "de se re-vivre " ?

Parce que sinon,  si il ne se fixe pas absolument en un lieu , où existe-t-il le point que l'on est , la densité d'être ?
Symptôme du fantôme. Conscience irréelle. Le centre est insituable.

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pan ! dans la tête...

1 Avril 2006, 23:50pm

Publié par zward

je crois que l'on est en plein 19° siécle ... à entendre les justifications des élites françaises ...
Sous le prétexte de justifier le réalisme économique , j'ai vraiment l'impression que l'on ous ert une soupe d'explications à demi raisonnables ... le demi positif c'est que le monde change , effectivement , mais le demi négatif c'est que cela ne valide dans leurs têtes, et leurs actions, que le conservatisme de leurs priviléges de caste :
je ne suis pas réellement de "gauche" , mais en tout cas pas de cette droite-là ...
le libéralisme me parait une nécessité , du moins en théorie , parce qu'un libéralisme qui ne répartit pas, qui ,non seulement, ne valide aucune justice économique , mais en plus  justifie une hyper-hiérarchie économique et donc politique .. cad globale , totale ... me semble fondamentalement déconnecté de la réalité humaine ;
en quel sens ?
parce que cela signifie que l'argent accaparé d'un côté nourit une économie de luxe , une "économie de pointe" (qui en fait utilise la science pour la fondre dans ses seuls intérets , qu'elle ne l'utilise, OK , d'accord , mais que cela soit leur seule et unique finalité me parait un dérisoire égocentrisme ) qui délaisse complétement la majorité , silencieuse ou pas , la majorité qui nécessairement a profondément besoin de culture , de savoirs , d'éducation, d'élévation globale de niveau de vie dans tous les sens et réalités possibles ... et donc fondamentalement d'élévation économique :
parce que les profits sont énormes ... et les profits (énormes ) nourrissent une société interne à la société globale , et comme ces sommes sont phénoménales et que ...et bien les élites ne savent pas quoi en faire ... (pas assez d'une vie pour dépenser tout ça !) , ces sommes gigantesques se réinvestissent dans la finance ... font des petits, et remplacent la travail (dans lequel on n'investit pas)  par les actions  , et depuis 30 ans , le serpent se mord la queue ;
et comme les investissements financiers , purement boursicottés ,ne veulent pas , ne veulent absolument pas réduire leur taux de profit (si je gagne 20 % sur mes actions , je ne veux pas redescendre à 10 ... ) , alors il faut bien prendre l'argent quelque part ; sur le travail et l'enrichissement éducationnel de ce monde -là.

 Mais cela ne signifie pas seulement une injustice formidable et un manque à gagner pour chacun , ceux d'en dessous ..., les troglodytes ... , mais aussi cela veut dire que l'on n'investit pas dans l'avenir ... cad la capacité de ces troglodytes à augmenter les possibles , économiques et donc humains ...

C'est , sous les apparences de réussites technologiques (réelles mais accaparées et dont on retire trop, beaucoup trop d'argent .... ceci est peut-être le vrai probléme : le taux de profit , passée une certaine limite , engendre une dépense globale humaine catastrophique au lieu de demeurer dans les limites d'une justice qui répartit non seulement l'argent , mais répartit le niveau général ) , un appauvrissement constant du niveau humain : par ex : une culture de masse auto-développée , poussée économiquement , boostée , s'est substituée à une acculturation , à une éducation réelle et conséquente du monde humain  ...

Le libéralisme financier vit dans son monde , qu'il structure d'un empire de fer , qui abandonne , littéralement , dans les faits , tout ce qui ne lui appartient pas , ne lui appartient pas en propre : tout cela n'es pas figure de style , mais figure de faits exact.  Et c'est cet aveuglement qui ne cesse de se justifier .

De même , la pseudo culture , cad le remplissage absolument délirant  d'images , de sons , etc , cette pseudo réalité , ne s'est-on pas déjà aperçu qu'elle s'est calée en cheville totale avec l'élitisme abscons , décalé , pataugeant ?
Que le monde mass médiatique est complétement dévoré et accaparé , malgré sa relative diversité (trés relative en fait , il y a toujours des niches où ceux-çi ou ceux-là se reconnaissent , mais la masse est happée par le mouvement  d'ensemble , et statistiquement il peut bien exister 20%  de culture réelle , ce sont les 80 % qui comptent ... et chacun , même si il se situe dans les 20% ... participe à 80 % de la culture de masse ...) : les élites s'y retrouvent complétement ; tout entier dans le présent et sans aucun projet d'avenir , puisque l'intéret seul du pouvoir compte et seul le spectacle compte .

 

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