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instants philosophie

Entre-tout.

3 Mai 2006, 12:23pm

Publié par zward

Tout cela pour refluer du moment exact où il ne reste plus que le rocher de toutes les vagues.

La certitude est déjà-là : elle le fût de tous temps : elle est antérieure à tout ce que l'on peut vivre ou dire.
Ce qui est essentiel en philosophie , est  essentiel pour  tout sujet .
La philosophie ne fait rien d'autre que renouer le lien du sujet avec lui-même : mais partout , toujours,  le sujet se prend pour un moi. Il ne peut pas faire autrement : ce qui ne signifie pas que ce soit vrai.
Ainsi le sujet est , éventuellement , ce qui accompagne le moi : ou plutôt , le moi se sait , peut-être , accompagné d'un sujet.
Le moi se pense quasiment toujours comme un sujet , lorsque le moi se pense. Mais en philosophie , c'est , idéalement , le sujet qui pense (et pas nécessairement le moi : et donc la philosophie donne l'idée de ce que contient le moi , soit : le sujet . Mais peut-être pour dire que c'est le sujet qui pense le moi (entre autres choses ... et entre les autres choses ...) : mais ceci sans excés : au sens où simplement il se peut que le sujet intervienne ... ici et là, ici ou là ,  pour penser le moi , ou penser là le moi n'est pas , ou penser tout court.

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je ne suis pas là . Qui est là ?

2 Mai 2006, 19:30pm

Publié par zward

L'homme invente la culture , des représentations du réel :
mais l'identité et les instincts et les cheminements habituels du corps pré-existent : ils sont là ; ils n'ont pas besoin d'être appris : ils tiennent au corps , réels, plus réels que l'esprit et les signes.
Ils peuvent tout à fait découper leurs chemins au travers des signes : ils peuvent excellemment prendre n'importe quelle apparence mentale. Puisqu'ils ne sont pas de même nature , leur contenu n'entre pas immédiatement en contradiction avec telle expression : il peut donc exister un trajet ,et peut-être une histoire, des circuits propres aux instincts , pulsions, appétits , sensations , affects : une dépendance des signes vis-à-vis de ces trajets , que l'esprit ne saisit qu'autrement ..
mais aussi cela confére une unité, en-dessous des signes , lequels dispersent , lesquels multiplient celui qui les émet , les transporte :
ainsi au lieu d'un moi qui serait tout en sa personnalité , on aboutit à un moi démultiplié par les signes d'une part (qu'il ne contrôle pas ou trés peu les signes produits du monde humain, qui ne cesse d'échanger tout vers chacun )
et un moi dépareillé selon son corps (qui "méne sa propre vie" ) d'autre part.
Or pourtant on ne se vit que de ce que l'on aperçoit , et on n'a connaissance que de l'exprimé :
ainsi les signes , qui sont ce qui fixe le perçu et le vécu , sont peut -être retenus pour une part effectivement tels qu'ils se donnent ,
mais en même temps comportant de l'hétérogénéité (ce qui n'est pas étonnant puisqu' un signe peut tout à fait porter plusieurs significations , est le régne d 'une certaine diversité : laisse ouvert ,de par sa nature , son identité ) en même temps , ces signes sont également susceptibles de manifester dans la dimension propre du corps ...
On peut donc exprimer deux significations différentes , qui sont plombées de deux identités différentes.

Mais plus encore ... le smots prononcés ici et maintenant ne comportent pas de mémoire ... ils sont effectués en fonction de ce présent ... (en réponse à ou à propos de )

Tandis que le même mot , considéré par le corps comme signe, est , lui , retenu comme une mémoire ...

Ce qui extrait du présent un élément , est aussi ce qui plonge dans une autre temporalité , celle du corps qui ignore le présent.
Mais est-ce si simple ?

 

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du pessimisme. (au kilo)

1 Mai 2006, 19:16pm

Publié par zward

La chance d'un monde équilibré est extrémement exigüe ...infinitésimale
Un tel monde , non pas du tout parfait , mais régulé quelque peu , opérerait un léger décentrement ...
léger mais qui peut cependant à peine se concevoir .
Il n'est pas d'espace ni de temps au sein du vécu , pas suffisamment.
Ce qui est au coeur de la personne humaine est à jamais clos sur soi et est aussi le non-sens de la chose du monde. Notre être tel qu'il se cherche mais s'ignore , est hors de tout contrôle : il est hors de notre champ.

Aussi on essaie d'en incruster le contre-pouvoir dans le monde :
lois , divines ou humaines , images héroiques , happy ends , sous toutes ses formes , éducations et acculturations : pour orienter par l'extérieur.
C'est parce que l'on sait  bien que notre être est hors de ses gonds ...
alors on tente de le contourner,  puisque contournés nous le sommes déjà...
on se dit que peut -être , si ça se trouve , ça contrebalancera ,
ça ré-orientera le décentrage trop connu , le mauvais.
Mais contre toute attente , n'est-ce pas le contraire qui nous renvoie à la face ? (sic)
Nos productions , qui devaient nous guérir , nous ancrent à la chose qui nous obséde ,
et nous enferrent.

Les lettres restent mortes, elles aussi : la compréhension , la compréhensivité , l'intellection , l'intellect quoi !  ne franchissent pas la barre... ne remettent pas les pendules à l'heure ...
aussi amples ou profonds soient-ils , les concepts, ils ne transpercent pas la surface.

On ne sait pas où cela se passe , le décentrement néfaste.

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l'unité - lunicité

1 Mai 2006, 00:38am

Publié par zward

il est un vide dans la personne humaine que rien n'explique

ce vide nous entraine ou nous effraie

de ce qu'il est vide , tout se précipite à le remplir

tout remplissage est erroné

son vide doit devenir son propre contenu ...

et donc modifier l'opératoire même qu'est  "un contenu" en général

( remarque adjacente et fondamentale :
ce vide ne peut être interprété par une discipline ou un contenu quelqu'il soit .
Aucun discours ne dit son " contenu ". )

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le non-sens est la chose du monde

30 Avril 2006, 22:06pm

Publié par zward

La philosophie , la science , la raison ont introduit dans l'histoire humaine une incertitude fondatrice :
on ne sait plus ce qu'il faut penser , ce qu'il faut vouloir , ce qu'il faut désirer : on ne nous le dit plus ... enfin ... presque ...
Parce qu'au lieu de favoriser la compréhension de l'incertitude , ce monde humain , curieusement , ne cesse de créer une quantité considérable de finalités , d'objets , de désirs , d'envies , de rivalités.
Cela vaut mieux que d'imposer une seule finalité , une seule rivalité , certes , rien à redire .
Mais cette inventivité se coule dans une projection de soi si peu réfléchie , que la compréhension de l'incertitude passe trés nettement à la trappe ... en fait on se vit comme ayant une finalité spontanée totalement irréfléchie.
C'est que ça paraitrait bien louche évidemment de remplacer la spontanéité du moi par "de la réflexion"... faudrait pas avoir tout son kilo ... ou alors une vue tellement abstraite que ça n'aurait plus de goût ... enfin c'est ce que l'on croit ... parce qu'un petit tour chez le psy ou le psychologue ou l'HP , ou simplement le pharmarcien, ça arrive plus qu'il n'en faut ... comme au sortir d'ume gigantesque déception ... qu'on n'en fait pas le toutr , parce que ça fait le tour de toute la vie qu'on a ...
De cette envie spontanée si peu réflechie qui est à notre origine  - chacun ?

Mais à supposer que l'on se puisse réflechir ... qu'est-ce qui se dirait ? qui parlerait à qui ? le moi au moi lui-même ?
Sait-il seulement cela , le moi ? sait-il (se) parler ? il montre les choses , d'une part , et les accompagne de mots : ou alors ... il dispose d'une grille , qui décripte pour lui , une grille socialisante par ex ... il est mieux-né que d'autres , qui , de grille , n'en ont pas , ou une mauvaise , pas dans les clous , pas cohérente , voir franchement démolissante ...

Mais peut-on laisser aux hasards de la vie , aux accidents , aux convenus , la soit-disant spontanéité du moi ?
" le bon sens est la chose du monde la mieux partagée " (descartes)
oui , bon , pas sûr ...
et pas rassurant que cela ne soit pas certain du tout ...
parce que lorsque l'on regarde comment les vies se déroulent (littéralement) , peut-on ne pas s'interroger ?
Et  qu'est-ce qui frappe dans le coeur du centre de la cible telle que massmédiatiquement ça nous balançe dans les yeux ? sinon des "destins " ...des "héros" ... des histoires "toutes scriptées " ...

Et qu'est-ce qui vient si l'on ouvre un roman classique , (à rebours) ?
sinon comme délicatement ç'est bien vu comme ça bricole une existence ?
Don Quichotte bricole un max , il a plus toute sa tête le pauvre homme , il se prend pour un chevalier , un glorieux , mais même un "chevalier , haute armure et foi ardente"  , ça ne fût jamais ...
et donc encore moins ce don quichotte ... encore moins il peut rejoindre sa spontanéité : il est complétement perdu , perdu le fil doublement ... mais il en rajoute une couche , constamment ... comme chacun ... malgré les démentis ... ceux du réel ...
et Bovary ou Bardamu ( céline ) (alors lui ... il voit bien comme tout ment dés le début de tout moi , de toute humanité .. et en l'occurence de toute personnalisation ... )

Pensée de proportion (et non pas tout-blanc/tout-noir) : pourquoi le moi ne peut-il intégrer une distance , une réflexion , une mesure de sa spontanéité ?
parce qu'elle est spontanée tiens ! quelle question.. !!
On se veut  !! on en a soif !!!
On sait bien , dans le fond , sans rire , on sait bien que c'est du bricolage ...et on voudrait transmuer , transmuter , chacun est un alchimiste poétique ... et tout approuve cette pré-signification attendue ... 

Est-elle "vraie " cette pré-vision ? ou est-ce un systéme tout clos ? ce moi est-il un ensemble fermé , qui supporte plus ou moins l'absurdité mais pour se refermer fondamentalement depuis toujours ...

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