Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
instants philosophie

le lapin blanc

11 Octobre 2006, 18:53pm

Publié par zward

En fait, l’effet réel ne vient pas de quelqu’un : il vient, tout court.

De l’absurde kafkaïen  à l’univers défi de Nietzsche, de l’immense tautologie qui dit « je suis celui qui pense », pardon …. « Je pense donc je suis »  à la négativité de la conscience pure hégélienne, de la cacophonie soudainement unifiée, en l’Etre, de Parménide à l’individuel seul réel d’Aristote.

La sortie du monde humanisé s’effectue sans cesse vers un Dehors qui n’a plus sens humain. Dont l’un des seul réflexe qui nous reste, au plus immédiat, est la sexualité. Irruption.

Irruption que le monde réel. Sortie de l’endormissement de la conscience de soi qui tourne en rond par définition. Sentons bien que livrée à soi seule, la conscience est un cercle continuel. Vide, mais qui broie consciencieusement n’importe quoi : cad qu’elle produit , si il le faut , n’importe quel contenu. Peu lui importe. L’essentiel lui est de s’activer.

Ca n’est que par une autre espèce d’exigence que la vérité (qui concerne uniquement la réalité par définition) lui vient aux lèvres.

Voir les commentaires

l'effet-réel

8 Octobre 2006, 19:58pm

Publié par zward

 

(voir le blog de Sancho (http://www.philo.over-blog.com/  excellent ) pour apprécier philosophiquement l'effet réel en philosophie :-)


L'effet réel est ce qui est infiniment recherché et toujours expurgé voir terrorisant.

D'aucuns préfèrent précipiter cet effet ... le prennent en charge et le créent ... peut-être sont-ils les plus effrayés et leurs productions paraissent d'autant effrayantes ou étranges ou ...originales ... peut-être d'être parvenus à saisir l'originel , cad le monde ... réel ... le monde étrange ... l'étrangeté du réel ... la chose .

En quoi donc : nous habitons le monde , mais irréellement. Ça glisse dans le non-réel : on y perd le sens insensé, chaque fois que l'on ouvre la bouche ou imagine selon la facilité de la pente ...

Un effort est nécessaire ... et qui plus est, on ne sait pas du tout , jamais, en quel sens il faut provoquer l'effet réel ... puisque que le connu , le vécu est déjà orchestré, soit humainement, soit selon un vécu individuel déjà organisé. On est donc à la limite du non-saisissement. Puisque non seulement hors d'un ordre humanisé-humanisant, qui peut être repérable d'une manière ou l'autre, même difficilement , mais surtout hors d'un soi-même qui constitue l'horizon complet de qui l'on est ...

ca n'est pas seulement que l'on embrasse soudain la possibilité du tout , en lequel notre identité (notre connu perso) est noyé , ce qui file déjà le tournis ... ça n'est pas non plus que cela ait à dépasser notre intellect , dont on sait bien sa limitation ...

c'est plutôt qu'esthétiquement , visuellement , tactilement , selon notre perception et le ressenti de notre perception , que le réel a/est un effet.

Qui place en jeu notre être sur ses racines. Celles que la parlotte recouvre, et les regards connus, et les images dupliquées. Bref nous sommes enracinés quelque part , un lieu , et ici ou là seulement quelqu'un nous réveille.

Voir les commentaires

le non destin

3 Octobre 2006, 22:40pm

Publié par zward

Ainsi les destins ne s'entrecroisent-ils plus .
Ils se parallélisent , voir se heurtent , d'une agressivité involontaire pur effet mécanique de l'incompréhension , cad de l'in-saisie des possibles de l'autre , que l'on ne perçoit plus au travers de ses propres possibles , tant ces derniers sont occupés , investis, surinvestis : plus aucune disponibilité interne en ces intentionnalités. En ces êtres soit-disant intentionnels.

Le subjectivisme en chacun ne suit pas seulement les lois et les impératifs marchands, il suit ses chaînes psychologiques propres , sensées être singulières et éminemment révélatrices . Révélatrices d'illusions ... épuisées une à une, le long des vécus d'une vie qui ne se saura jamais , jamais selon "l'effet réel".
Dont on sait que seul , il nous apprend.

La rencontre avec le réel n'a plus lieu , pour quiconque. Le monde intégralement subjectif et totalement absorbé comme tel par l'humanisation irréelle (cad prétendument seulement humanisatrice) , est le lac aux requins. Un massacre dévorateur des uns envers les autres.

Voir les commentaires

saleté de subjectivisme

2 Octobre 2006, 21:52pm

Publié par zward

 

Exemple.

Exemple donc du subjectivisme.

On le remarque si fondamentalement lors des relations amoureuses.

Il suffit d'un peu de vécu (un peu, pas des quantités, mais une conduite sincère et sans a priori, largement tolérante et tolérante à cette fin : la curiosité pour l'autre : en quoi se lier à quelqu'un c'est tout bonnement la capacité d'exister (un peu ou beaucoup) hors de soi, cad on le comprendra , hors du moi ... (entre nous, il est une quantité considérable de nos contemporains et contemporaines (...) qui ne perçoivent que très limitativement les possibilités de l'autre ... ce qui n'est nullement faute d'intelligence, loin de là il peut s'agir de personnes sensibles et développées en tous points, sauf que le rempart leur est invisible : ils (elles) ne saisissent pas que l'autre est aussi nuancé et intellectif, ce qui ne signifie pas nécessairement intellectuel, il est des sensibilités , des tas , qui parcourent mille domaines divers : l'intelligence n'est pas seulement celle de la théorisation évidemment : bref ...très limitativement, parce qu'il leur semble que leurs possibilités propres sont en concurrence immédiate avec les leurs, si personnelles, si personnalisées...

la personnalisation est louable infiniment, mais le fait est que celle-ci tombe immanquablement dans le subjectivisme : la personne (humaine... comme on dit , cad en réalité humanisée ... ce qui inclut un relativisme que les consciences de soi, petits roitelets et petites princesses, ne comprennent pas du tout : ça leur échappe...

faute de quoi ? Pas d'intelligence, ni de sensibilité, d'éducation ou de socialisation, non , ça leur échappe faute de disponibilité ... non pas d'un surplus de planning rempli à raz-bord , (quoi que ), mais faute de distance existentielle : la psychologie emplit leur attention. Ils et elles ne veulent qu'une correspondance psycho-relationnelle, cad comme disait l'autre, l'image de leur image : comme ils et elles ne cherchent pas l'autre , en ses possibles, et que leurs possibilités à eux emplissent l'espace étouffant de leur temporalité, ce qui est attendu , ça n'est pas la découverte et donc l'invention, mais la réduplication de leur identité : soit : une révélation psycho-motrice.

Et pas du tout une vérité.

Pour ces psychologies là , la vérité équivaut à la réalité (par ex : la réalité sociale , extrêmement dure, pousse dans les replis psychologiques comme refuges et non comme découvertes : l'idéal est affectif , certes , c'est très bien , mais affectif sans ouverture existentielle cela revient à une profonde ignorance dépressive) : et la réalité à la dureté , donc évitons la vérité, et remplaçons la par une projection confortante et closes , malgré la quantité énorme de possibles qui peuvent occuper une vie , ça ne s'ouvre pas.

Autrefois on a pu dire : faute de la loi , de la réalité , du serment , de la parole donnée , les vécus s'épuisent en vain en des irréalisations continuelles. Mais ça n'est pas même la parole instituée (tu es ma femme, tu es mon homme) , qui manque ; c'est la fermeté dans l'intentionnalité même ... qui abaisse le niveau d'investissement (possible à découvrir) et le rabat vers le possible déjà connu : chacun croit que son vécu est un destin psycho-affectif. Cad succombe au pire piège qui soit.

Ce faisant, les êtres dit « humains », passent en s'ignorant.

Nous ne possédons pas le langage, ni donc la capacité d'être autre que notre identité flasque.

Pas seulement la théorie qui nous manquerait ... mais bien plus exactement , la capacité psycho-active qui serait le contre-poids de l'inanité irrationnelle qui se donne comme une possible révélation suspendue, à jamais remise, et se justifie dans un romantisme de bas niveau supposément rationnel en ceci : il est absolument d'être soi. Ce qui est faux, de par sa limitation même.

Voir les commentaires

le détenir du détenu

1 Octobre 2006, 09:20am

Publié par zward

 

Ainsi donc le sujet miroir sait avant tout , avant tout le reste , ne retient rien , (sauf dans sa mémoire spécifique) : il touche , ressent, regarde, entend, goûte. Bien avant le moi. Dire qu'il réfléchit ?

Oui, d'une réflexion profonde et absurde à la fois. Sous son influence, le moi peut se désorienter de la réalité. Parce que la réalité aussi présente qu'elle puisse être , passe aussi, pour le moi , via le sujet miroir. Aussi les évidences du miroir sont immédiatement perceptions : ce sur quoi est sensé réfléchir , à son tour , le moi, et qui lui paraîtront telles que le miroir les déforment ou plus effectivement , les forment à son usage. A son usage , (du moi) , ou à l'usage du miroir ? Du sujet-miroir ... parce que le miroir n'est pas une fonction, mais une unité, cad un sujet en propre...

bien sûr , il est une face du sujet un ... lequel n'est donc pas identifiable absolument , objectivement il est pluriel, et non pas pluriel du fait de ses investissements divers et mondains , mais pluriel structurellement. Ce qui dépasse donc les identités que l'on peut se donner , emprunter, imaginer, recevoir des autres ou du vécu.

Le but est non pas seulement de para définir le sujet individuel comme complexité structurée, (et or de tout monolithique pensée et de toute objectivité selon autrui, scientiste ou relationnelle ou humanisante),
mais comme complexité ... forte ...
cad indémontable pour qui ne le veut pas, ne veut pas être démonté ; par le vécu , la vie , les autres, les courants historiques , les cultures, les institutionnalités : enfin, donc, le sujet qui ne veut pas être réduit par son condition , par l'existentialité de quoi que ce soit : oui , le sujet qui veut détenir son être antérieurement à toute existentialité.

Voir les commentaires

<< < 1 2