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instants philosophie

intégration intégre

25 Mars 2007, 21:49pm

Publié par zward

Commentaire

« Hum, c'est la pensée qui crée le sujet, pas le contraire. Il n'y a pas de sujet supposé savoir mais un savoir qui suppose un sujet. A la merci de ce qu'il lui vient, il est, le pauvre sujet.
Quant au moi, oui, il se conçoit en se déployant dans la durée et à travers des actions. J'aime cette comparaison : ma maison et ce qu'il y a autour, c'est un décor familier. Mon for intérieur est aussi familier. Peut-être le même genre de processus à l'œuvre dans les deux cas. »

                                                                                                                         Jean louis

 

Ce faisant vous placez le discours dans un uni plan ; un plan unique où tout est (sauf l'absolu) et qui se referme ontologiquement sous nos yeux.  Inacessible ontologiquement, (il ne se referme peut-être pas pour la perception, l’imaginaire, les sensations, etc). Par ce chemin-là en tous cas : il le demeurre , je suppose, ouvert , pour vous, via l'autre plan, absolu.

Mais ontologiquement c’est tout le propre du discours de raison : il prétend créer de l’être.

Autant qu’extraire l’être tel qu’il est.

Or c’est ce qu’il a fait : créer du nouveau. (depuis 2500 ans).

Bien sur auparavant on créait aussi ; mais le procédé « être » (cad la machine-langage en tant qu’Etre : la raison réflexive), est ce qui multiplie les possibles.

Intégralement.

En tous cas selon une intégralité dont on ne voit pas encore le bout.

Si vous prenez la position : "l’individualité est un effet" , vous écrasez tout possible de discours négateur. Cad révolutionnaire. Puisqu’il n’est plus rien dans le monde-discours pour exploser le monde-discours vers « plus » et « autre ». Ou plutot , on peut vouloir plus et autre chose, mais dans le monde discours : ça ne créve pas ontologiquement la réalité.

La raison tient en ceci ; qu’elle crée ontologiquement du nouveau.

Autrement l’être est dynamique.

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intégration philosophique

20 Mars 2007, 23:11pm

Publié par zward

Alors c’est le Sujet qui pense ainsi. Une information acquise est intégrée : elle est considérée comme vécue. Elle ne se répétera pas. C’est autre chose qui viendra à sa place.

Ce qui n’est pas du tout le point de vue ontologique du moi : le bonheur il veut que ça dure. Son identité il ne peut pas penser qu’elle puisse cesser.

Il est donc un choc d’essences, d’unifications différentes.

La question est donc : notre être est-il du moi ? Ou est-il du Sujet ?

Ce qui rempli d’incertitude tout individualité non philosophique, c’est que le critère de réalité, de vécu, de réalisation n’est pas le même.

Mais cela fonctionne aussi pour l’artiste : il ne répète pas. Il diffère. L’enjeu est de devenir plus loin que les signes posés. Les signes posés, il s’en fout. Il n’y est plus, il avance de ne plus y être. Signe après signe, il avance des pions. Mais l’échiquier peut être lui-même modifié.

L’ontologie du moi réprouve l’ontologie du Sujet. Mais de fait il existe un moi qui désire, et un Sujet qui réalise. Un moi qui se veut éternellement et un Sujet qui Est.

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la mort philosophique

18 Mars 2007, 00:01am

Publié par zward

La question de la mort parle de la mort, certes, mais pas seulement :

D’ici à ce que l’on meurt, a –t –on réellement poussé le bouchon suffisamment loin ?

Voila ce qu’est, en partie, cette question.

Du temps donné, est-ce qu’il a épuisé la totalité ou presque du réalisable ?

Ou : va-t-on mourir pour rien, ou pour quelque chose (de vécu) ?

Ou ; y a t il un moyen de vivre intégralement ce qu’il y a à vivre ? 

Et puis basta.

Nada.

Parce que si, une fois pour toutes, on a vécu TOUT ce qu’il y avait à vivre , le reste n’est pas autre que de la répétition.

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l'humanisation bifurquée

15 Mars 2007, 23:05pm

Publié par zward

Le glissement dans la constructivité (du moi via son sujet élaboré, construit) n’est pas de l’ordre de ce qui est sciemment entretenu, n’est pas de l’ordre du héros-moi ; de celui qui se raconte sa propre histoire : semblable à tous ces récits dont on l’abreuve : suivant en cela ceci : qu’il est dans la légitimité acquise de se développer. Acquis essentiel.

Mais qui ne passe pas apparemment la barre. La barre qui l’autoriserait à s’organiser autrement.

Cad qui est dans l’impossibilité d’organiser au-delà de son cercle.

L’historicité a institué une spontanéité. Ce qui n’est pas cohérent.

Garantie par l’Etat en quelque sorte et en un sens. Un seul sens. Une unilatéralité.

Elle a porté la réflexivité au-delà de l’individualité ; une structuration s’est opérée au travers de la culture humaine dans une mise en forme extérieure aux vécus.

La question est : pourquoi la richesse de nos sociétés fût répartie de cette manière-là ?

Pour quoi la puissance fût-elle utilisée ?

Qu’est-ce qui a poussé la richesse dans l’ensemble de ces travers ? et de ces inutilités ?

en quoi sont-elles des inutilités?

qu'est-ce qui partage l'utile de l'inutile ? l'objet intelligent de l'objet image ?

la société économique responsable de la société économique close sur son monde limité ?

Qu’avons-nous fait de notre possible ?


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assumation philosophique

12 Mars 2007, 22:06pm

Publié par zward

A partir du moment où un sujet commence de compiler pour lui-même son vécu, et les mots qui le traversent, et tout ce qu’il a reçu, perçu, il élabore son être.

Autrement dit c’est l’être de l’individualité (sa personnalité, son humanité) qui est remaniée : l’individualité a un devenir ontologique.

Mais ceci uniquement de son seul point de vue : qui lui est essentiel : il lui est essentiel de s’apercevoir que son être est susceptible de modification.

Ces modifications il les éprouve sans doute aucun, mais le jeu est de s’en rendre compte : ce qui n’est pas du tout évident. On est tenté de croire que ces changements, on les connaît dans la mesure même où ils sont vécus : c’est en partie vrai, mais peut-être pas en nombre exact ni en qualité spécifique : on tend à le croire parce que toute nouvelle unité de soi conquise, ou rapiécée, pour se maintenir, pour s’assurer de soi, aime à croire en sa spontanéité, en son innéité, en son essence à soi : voila, ceci c’est tel que je suis. Pour se maintenir l’unité doit économiser sur le doute, et affirmer absolument ce qui est peut-être seulement relatif, construit, oublié, séparé, divisé.

Annuler le doute, c’est conforter une unité de l’être (que je suis), déjà formée, préformée, unilatérale. Cad qui ne peut pas s’installer hors de son être. (Puisque son être occupe tout l’espace et tout le temps et toutes les distances : il occupe tout, puisqu’il n’est pas relativisé. Si il était relativisé, cet être-ci, maintenant, serait possiblement considérable comme Autre que celui qu’il fût ; cad relatif au temps, relatif lorsque avec telle autre personne, je ne suis plus le même qu’avec telle autre ; lorsque plongé dans telles conditions, je deviens un autre ; etc.)

Qu’il y est une relativité du sujet, cela pousserait chacun à ne pas demeurer dans une incertitude : qui suis-je réellement ? Mais à résoudre l’incertitude, par une production consciente, cette fois, volontaire, intentionnelle, de signes qui définiront à neuf mon identité. Qui me la définiront pour moi-même (pour les autres, pour les situations à venir, etc), mais cette fois en toute clarté ou visiblement et notoirement construite ; et non plus dont l’unité serait immédiate et spontanée et indiscutable.

Ainsi cela provoque fondamentalement un accès de complexité, un excès. Qui n’était pas là à l’origine, spontanément, cette complexité assumée, est absente.

Il est bien évident que le moi dans toute sa spontanéité, assume parfaitement son unité (créatrice ou rapiécée), mais que donc l’assumation volontaire, c’est autre chose : c’est une autre technique d’être.

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du libre début

6 Mars 2007, 19:17pm

Publié par zward

Croire que ce qui est valable pour le Sujet (classique en tant que raisonnable et dont l’essence est la connaissance, le savoir) l’est aussi pour le sujet-individuel, est une limitation.

Mais s’engager dans le moi et se borner à son horizon est tout aussi limitatif.

Et enfin les psychologies en viennent toutes à découvrir la complexité de ce qui devait être catalogué comme animal, instinctif, pulsionnel, immédiat, mécanique : soit le sujet (s). Celui qui perçoit tout.

Enfin au travers des dérives et explorations individuelles, le Sujet (classique) reste et demeure l’ancrage absolu et immanquable.

Aucune individualité ne peut déchoir de son Sujet : et aucun Sujet individuel ne peut se passer de l’historicité : cad de la reconnaissance que des sujets se sont développés via et pour leur Sujet d’une part , et d’autre part via ce Sujet, vers le monde donné.

Ad : le Sujet seul peut aboutir au Monde sans tomber dans une appréhension subjective du monde. Mais le Sujet exige du moi et de l’individualité une cohérence qui est une manière précise de se saisir du donné. Comme le propre du Sujet est de se dessaisir de soi : puisqu’il n’est plus le moi ni son intentionnalité.

C’est qu’il faut revenir à la grande liberté d’indifférence. Ce par quoi nul sujet ne peut être dit libre ou enchaîné : le point vide parce qu’évidé d’une volonté, évidé parce que formel en existence.

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du Trés Haut à la Chose

5 Mars 2007, 20:35pm

Publié par zward

Du moyen d’éviter de rater sa vie et de la nécessité continuelle de vivre dans l’urgence, la rapidité, l’énervement, la fureur, enfin ce que l’on veut pourvu que ça bouge.

 

Or la philo, de la trompette du Sujet élevé et bien haut, eût quelques difficultés à bien ressaisir l’individualité dévoilée (par son statut d’autonomie sujet-citoyen d’un Etat), sans en même temps exploser le Sujet tel que culturellement il s’imposât dans la représentation : le Sujet-raison, le Sujet métaphysique. De sorte que le Sujet nouveau s’est  doté d’une ontologie contrariant sans cesse la métaphysique. Une ontologie diverse et variée selon les explorations de ce statut nouveau : romantique ou existentiel, orientaliste ou nietzschéen, obscur et mystique ou analytique : mais dans tous les cas une ontologie. De même les poètes, les littératures, les expériences esthétiques, les nouveaux médias : explorations d’un monde vu d’ici.

Non plus du haut, du Très-Haut, du Discours, du Logos : tout cela s’est établi, créé, réfléchi, organisé (un peu). Là où cela doit être établi : dans le « culturel ». Et qui concerne avant tout le Sujet dans le moi.

Depuis donc on voulût établit le sujet-individu là où il est. Dans la nécessité pressante de percevoir le « là  où il est » précisément ; cad à décrire son monde… un monde qui n’était pas décrit jusqu’alors…jusqu’alors on partait de Très Haut : l’objet pour la pensée n’est pas la Chose, ignoble ou étrange, la chose n’est pas le mot, mais la chose n’est pas l’objet non plus , n’est pas l’objet à disposition, manipulable : la chose fait face au moi. Et il est fort dépourvu en face des Choses.

On a bien essayé de lui recouvrir son monde bizarre, via des classicismes : mais les artistes connaissent bien que ce qu’ils Voient, et ça n’est pas ce qui fût dit, à mille ans auparavant, ou d’il y a deux cent ans seulement : ça n’est pas non plus ce qui fût perçu autrefois : ad : il y a des dimensions. Des mondes parallèles. Des recouvrements divers. Des points de vue différents. De là à partir de où, on voit ceci ou cela.

Le sujet est devenu « dans »  le monde : le monde donné, bien que tel quel, en soi hors interprétations,  il apparaît néanmoins différemment. C’est selon le chacun. On entend d’autres sons, d’autres couleurs perçues, des ensembles différents. Il n’y existe pas une seule surface. Même si il existe « un » monde.

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depuis

2 Mars 2007, 20:48pm

Publié par zward

La philosophie embouche depuis le début, la trompette du Sujet (cad de cette part de l’individualité qui formule mot à mot et prononce : prononce ce qui doit être reçu comme réel : ce qui ne préjuge pas de ce qui « ne peut pas être réel » mais seulement de ce qui est recevable).

Ce faisant elle néglige raisonnablement le moi : qu’elle reflue hors du champ actif.

Mais cela n’avait pour finalité que d’imposer la forme universelle du sujet-citoyen.

Ce faisant la forme-dite pense pour toute individualité : qui tient de ceci au Sujet, de fait. Qu’elle le veuille ou pas.

Auparavant comment un individu se serait-il nommé soi dans l’ampleur culturelle qui lui était échue ?

Selon le divin ? Selon l’ordre féodal ? Selon l’assujettissement  au roi ? au pape ?

Ah oui, un possible : selon l’art … il pouvait se réclamer de son nom propre.

Le développement fanatique de l’artiste : ce fanatisme : est poussé par un monde humain dans lequel l’individualité n’est pas reconnue. Puis cela devînt frénétique : cad s’est multiplié à l’infini : puisque chacun existant comme sujet (au sens générique : comportant un Sujet en lui).

De pouvoir se nommer « Je », et ceci culturellement et socialement et dans la reconnaissance de chacun par chacun et par tous, c’est passer de l’autre côté de la montagne jusqu’alors inaccessible.

De cela, il n’est pas dit que chacun ait à sa disposition les expressions réelles de son état (de sujet générique). Mais nos deux cents années de prospectives sur soi, de Descartes, Rousseau, Rimbaud, Nietzsche etc. nous donnent les moyens de parvenir à une effectuation de notre être : cad à le multiplier, à la pourvoir en expression de ce sujet-soi.

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de la spontanéïté nocive

28 Février 2007, 23:01pm

Publié par zward

La finalité est de rendre capable le sujet (l’individualité au sens large), de le rendre capable du monde.

Cad répertorier, cartographier, démonter les articulations : de laisser monter la complexité, voir un désordre : une multiplicité. De réunir les diversités qui autorisent un monde donné pour un sujet : que celui-ci le prenne sous la forme du moi, du sujet ou du Sujet. Qu’il se tienne sur la pointe du moi, ou la strictéralité du Sujet : sur l’emprise du sujet ou dans le moi emprunté de ses déterminations conditionnelles (la surveillance des autres).

Autrement dit , béatement les mois, pour s’orienter dans le vécu, s’en tiennent à une spontanéité : spontanéité de sens, qui enfonce le clou de leur mort-vivante.

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