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instants philosophie

le coin philosophique

30 Juin 2007, 18:29pm

Publié par zward

Au sein du langage commun, il est une discipline qui invente de se servir du langage.

Au lieu de dénommer des objets, (ou de visionner des dieux), d’utiliser le langage pour autre chose que lui-même, on se prend à développer ce qui est à demi existant dans le langage lui-même, mais qui n’en est pas explicite, puis il s’avère que ce développement est une invention.

Que de fait, cette invention, dans le langage même, d’une partie de langage qui n’existait pas auparavant, devient l’essence même de ce qui est vécu réellement.

Cela détermine l’ensemble de tout ce qui peut être dit.

C’est l’ensemble de la recevabilité de ce qui est dit, qui est mesuré à l’aune de cette validité.

L’ensemble du développement de ce qu’est la philo est le développement du langage qui passe outre le langage commun.

Où trouve-t-on les ressources de passer outre la langue commune ?

De ce que la langue est prise dans une intention qui la dépasse : et au lieu que la finalité soit spontanément désirée selon le monde, on décide de ne plus désirer à n’importe quel prix. On fixe un prix à ce qui peut être reçu.  On ouvre un espace dont l’entrée est strictement surveillée. On essaie de fixer les règles de l’entrée et la sortie des idées, représentations de choses et non plus désir de ces choses.

La surface du discours est cependant rapportée à la surface du donné, du monde : et ce elle y est rapporté via un sujet. Depuis le début, c’est le sujet qui compare incessamment le discours à ce qui est. Il perçoit la réalité en fonction de ce qu’il en dit : il confronte. Il est bien évident que l’irruption du concept, du discours de concepts, dans l’individualité a profondément modifié celle-ci. Elle s’en empare comme d’une passion. Il n’est évidemment rien dans le monde humain ou naturel, qui soit en mesure de vérifier incessamment le discours, sauf ce qui peut disposer d’un regard externe au discours…

La question est ; en quoi plonge ce regard ? Et qu’est-ce qui anime sa passion de confrontation ?

Le problème est : si ce regard plonge quelque part, il ne s’y prolonge pas (contrairement à ce qu’a pu croire toute l’humanité antérieure... et postérieure). Il est donc une para vision qui se développe à concurrence du discours : le discours n’agit pas seulement comme révélateur de ce qu’il dit (de ce qu’il invente et/ systématise), mais aussi de ce qu’il dévoile alentour de son dire. Il met en disposition de recommencer le (même) discours, mais légèrement déplacer par rapport à ce qu’il a découvert du donné. Lui-même n’est pas donné, mais acquis et toujours en cours d’acquisition. Il définit la nouvelle acquisition possible, toujours ouverte sur le donné, et non pas le contraignant : de là l’attention portée aux méthodes, procédures, moyens, mais la vérité est que le discours est tel un mur par-dessus lequel, sans pouvoir s’en passer, il faut jeter un œil.

Sans pouvoir s’en passer, parce que comme il est dit, contrairement à toute sorte de prototype d’Être, l’Être philosophique, n’est accessible que via le discours qui en dit quelque chose.

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N'appartient pas

27 Juin 2007, 21:55pm

Publié par zward

Il ya quelque chose assurément de cela : ça fait partie de la langue.

Mais je crois que la langue n'est pas tout : il existe un élément déclencheur autre : se priver de ce fondement c’est se couper les genoux.

Les points de vue autres que ceux de notre occident, notre culture, parlent à ce niveau là ; au point de fondement, et on peut intimement les critiquer mais à la hauteur de ce point de vue. Et ça n’est pas du tout la position qui gène, en rien, mais ce qu’il en veulent tirer : les grecs ou Descartes , au même niveau, en extraient un efficace, une effectivité fondatrice tout autre. Mais c’est du même centre que ça vient.

Donc il faut comprendre par métaphysique occidentale ou ontologie du sujet, une performance réelle ; si l’homme a de l’être culturel, il peut de ce fait modifier son être en fonction de sa culture ; et lorsque Descartes bascule la réflexion, il remodèle l’ensemble, cad notre être. Descartes nous parle peut-être moins, mais c’est qu’il est devenu, pour nous, si évident … (bien que cette évidence soit difficile à exprimer … en quoi ce n’est pas fini … en quoi ça n’existe que de réinterprétations supplémentaires, qui ne sont pas contradictoires).

Mais , plus proche, Sartre a effectivement ouvert des portes, qui étaient fermées …

Il vrai qu’il est difficile de saisir pourquoi cela s’amène uniquement, dans l’enceinte de la « culture » qu’ontologiquement, mais ça semble invincible.

C’est comme de se situer tellement dans le langage que l’on passe par-dessus le mur. Il existerait dans le langage un point qui ne lui appartient pas.

(cad qui n’appartient à personne ni à rien)

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hommes- femmes : monde déserté, monde habité.

24 Juin 2007, 14:53pm

Publié par zward

Le monde d’un homme est un monde déserté.

L’autre y est d’abord un ennemi. Et ça n’est pas faux. L’autre est toujours d’abord un danger.

Sauf qu’il va se rendre compte, à l’évidence, que la plupart ne désirent que vivre en paix. Alors il coulera son comportement pacifié en ayant acquis la sureté de l’innocuité de tel autre et puis de lui aussi, et de celui-là ; il saura même éventuellement que ça peut former un groupe, mesuré, d’intérêt commun. Ce que l’on protège en commun, nous appartient, et si ça nous appartient on peut se bagarrer pour sa possession, mais sans que ça forme un danger mortel. L’enjeu se déplace de ceux qui connurent la mort violente et sur les fruits de ces morts bâtissent une communauté d’êtres égaux. Une latéralité. Un plan uni. Puis une surface ; comme tout est résolu, la violence et la mort, on peut commencer à créer, inventer, produire. L’esprit débarrassé de soi de son animalité de survie, s’emploie au-dedans des objets nouveaux. Mais on déserte le reste.

 

Dans le monde peuplé féminin tout le monde est amis. Amis pour la vie.

Sauf que ça n’est pas vrai … ça se retourne immédiatement et sans raison en haines et méchancetés ; cad en déception. Dans un flux personnalisé à ce point, il n’y a pas de cesse.

Parce que dans le monde peuplé, d’abord on n’évite pas les autres, parce que c’est un monde effectivement constitué de personnes et rien que de personnes. Il n’y a pas de monde, ni d’objets communs ou possédés au sein et via un groupe. Et ensuite parce que de présupposer que tout autrui rencontré est amical, est un présupposé absurde.

De ce fait les femmes vivent dans un monde absurde. Dans lequel on est sensé aimer sans raison, mais qui s’inverse mille fois par jour : et qui découvre cent raisons à la fois d’aimer/détester, parce que dans un monde peuplé il faut penser forcément quelque chose de quelqu’un, étant donné qu’il ya toujours un « quelqu’un ». Il suffit qu’un incident ou un accident ou une incongruité dont le monde est plein, entrave tout à coup tel regard , parole, geste, pour cela soit dorénavant et pour toujours intentionnel. Il ne peut pas exister dans ce monde là de hasards ou d’erreurs ; une erreur soit elle signifie une malignité suprême soit elle dénote une inattention mordante envers la femme que vous êtes. C’est un monde dans lequel tout se justifie, doit, est sommé de s’expliquer. Ça ne peut pas être « comme ça », sans raison.

Parce que le monde peuplé est évidemment habité tout alentour de là où la femme vit, c’est son habitat naturel et profond. Il n’y pas ou très peu de monde au-delà de ce monde là. Bien sur elles savent qu’il existe un tel monde, mais comme ça n’a pas de répercutions sensibles, là, ici, ça existe moindre, voir peu, et même, quasiment pas.

Les hommes ne s’y trompent pas ; qui désirent une femme comme si elle était un monde, parce que c’est un monde unifié, autour d’une personne. C’est parce que c’est effectivement cela.

C’est un monde habité dans un monde vide.

 

Alors les hommes ont déjà déposé les armes, déposés dans le monde des hommes, puisque l’on est parvenu grosso modo à une pacification relative du groupe. Les hommes ne se présentent pas pour être admirés face aux femmes : ils s’y présentent en tout partage : je parle, tu parles, je fais ceci, tu fais cela. Ça se distribue tel quel. Mais de fait, il est une séparation de tout, et de tous, et de toutes : une inimaginable froideur. De même qu’il est un impératif, forcé, d’échanges dans le monde habité.

 Ce qui ne se peut dans un monde habité. Dans un monde habité on cause et on fait par et pour quelqu’un, c’est un flux d’un seul monde d’une seule personne. Qui peut néanmoins passer évidemment de personne à personnes, puisque ce monde habité, c’est une seule personne parlante qui l’habite, si l’on systématise. Pour un homme entre deux personnes, il ya le silence abominable du monde … cad aussi son effroyable dureté, que seule la violence peut parfois remplir. Violence par nécessairement physique bien sûr, mais refus, négation, égoïsme, aveuglement aux signes qui ne s’écoulent pas en continu, mais entrecoupés du monde silencieux. La violence, ça, c’est un rapport logique avec le monde de silence, de même que la parole est un rapport logique avec le monde habité.

Si l’homme parle, il va parler des objets. Parce que c’est très important les objets. Comment ça se fabrique. Il n’a pas besoin de parler de la manière qu’il a d’habiter son monde, parce que ça n’est pas le sien … C’est à personne, le monde (du moins à personne mortellement ; en régime de propriété, ça appartient plus à l’un qu’à un autre, mais ça c’est relatif par rapport au danger de mourir dans le combat, par quoi le monde était affirmé d’appartenir à un seul … duquel régnait le silence entre tous les autres. Il est certain que beaucoup ressente l’injustice du partage comme une petite mort de soi, infligée qui vaut mieux que le décès pur et simple, et que l’autre, lui, s’estime plus vivant, si il possède … à l'autre bout, le partage du monde habité est ressenti si deux (ou plus) femmes parlent du même flux, qui fait accroire qu’il existe une seule personne habitant un seul monde.

L’homme croit qu’il peut y avoir du vide, du plein, des réalités très précisément déterminées, mais pas de vague à l’âme. Pas parce que ça fait féminin, mais parce que ça existe très peu dans un monde vide. Pas de quoi fouetter un chat, le monde est vide, c’est comme ça : il n’y a rien que l’on puisse en dire.

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L'être sans visage

22 Juin 2007, 23:05pm

Publié par zward

On n’a pas de visage.

Rien n’exprime ce que nous sommes. Rien ne l’exprimera jamais.

Et on n’a pas de visages.

On ne se reconnaît pas entre nous. Il est à l’origine un mimétisme, rien de plus.

Si l’on croit encore à la communication, on communique : on échange ceci contre cela.

Mais si l’on a la moindre idée que l’on ne peut pas échanger ce que l’on est , que l'est dans l'inéchangeable, (dans cet « être » qui devrait pouvoir être approché, mais duquel on n’a aucun contact perceptible), alors on n’a rien à livrer en retour, et de même ce qui nous vient du dehors sera peut-être bonheurs ou malheurs, mais ne remplacera nullement.

Ne remplacera pas l’inexpressibilité.

Cela qui ne veut ni ne peut ni n’est en somme pas fait pour être exprimé.

C’est ce repli qui cache tout le reste, mais en même temps montre tout le reste.

On ne voit pas "ce qui voit". On ne perçoit "ce qui regarde" par aucun système, émotions ou affects ou pensées ou regards des autres ou mots.

On perçoit à partir d’un point. Qui voit tout ce que lui n’est pas, mais lui ne se voit pas.

Sauf peut-être via un système élaboré de signes élaborés.

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nietzsche , l'être pas prévu

19 Juin 2007, 22:58pm

Publié par zward

Je veux dire qu'il est de l'être qui n'est pas prévu.

Qui vient de votre volonté : c'est la constante majeure de toute la philo :

Les grecs inventent, dans le langage, un para langage qui va tout noyauter.

Cad qui va noyauter aussi tous les langages.

De même Descartes établit un sujet qui repousse les limites.

 
On peut reconstruire cela ensuite : bé vous voyez, ça existe, donc ça fait partie de l'être : mais non, le rétrospectif ne vaut pas : Nietzsche se fait le héraut de cette évidence (qui le deviendra pour nous) que l'on crée le vrai.

J'insistais juste sur cela : il y a du vrai et il dépend de nous, et ce vrai dessine notre chemin : (et Nietzsche fourbit l'ensemble des motivations du créateur de vérité, cad ce que cela réclame comme prix à payer si vous voulez)

Donc ce vrai dessine notre chemin ; est-ce seulement "un chemin" (parmi d'autres) ? Ou est-ce la précision absolue que dessine un libre dans tout ce qui est ?

 

Donc Nietzsche dit : celui qui crée, à la fois crée mais crée dans l'être jusqu'au point où l'être s'arrête : à charge à lui-même et aux autres de reculer encore les limites de l'être.

Et ça n'est en rien du prévisible.

La nécessité que Nietzsche invoque, c'est celle de son propre chemin ; en fait bien fort celui qui pourrait tirer une description des nécessités "objectives " dont nous parle N : ce sont des nécessités perçues uniquement du point de vue de l'individualité nietzschéenne ; comme il tient, lui, un point de vue de pure création, il est quoi que l’on dise jamais, indétrônable. De même Descartes ; quelque chose passe dans ces points de vue, indépendamment de leurs erreurs ou égarements, qui retient de toute manière notre être.

Tout le côté ramassé sur soi de Nietzsche, comme un animal instinctif si vous voulez, consiste précisément à donner à voir que l'individualité doit se pousser jusqu'au bout (que l'on soit génial ou pas, ça n'est pas la question ; ça ne concerne pas que Nietzsche en personne évidemment, sinon on n'en aurait rien à en tirer nous zautres ).

Pour manifester la volonté nécessaire (à soi seule, bien qu’il imaginait que cette volonté puisse devenir une réalité dans le monde donné humain), cet impératif sur-dimensionnel , il se décrit comme  Descartes donne à voir le Dieu effectif : qui crée les vérités elles mêmes.

Ça n’est pas un hasard.

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nietzsche et la vraie philosophie

18 Juin 2007, 20:51pm

Publié par zward

Nietzsche se fonde sur cette intuition me semble-t-il : le sujet occidental crée l'être. je dis occidental puisque "de raison". Ce que nous entendons par là depuis les grecs.

Le sujet crée l'être, cad le réel.

Alors évidemment il ne crée rien ex nihilo. Mais il a accès à l'être.

Ainsi le sujet cartésien est un sujet créé.

Découvert si l'on veut, mais créé en même temps.

Pour cela, Nietzsche pose pile poil le sens individuel de toute la philo occidentale : il n'est pas en dehors, ni ailleurs, mais là où elle Est.

Donc le plus rationnel qui soit.

 

Il n'est pas qu'un "jeu" purement abstrait (cad reconstruit après coup en fait ; telle est cette abstraction là), mais un être réel.

Vouloir tout ou vouloir le rien, être libre ou absolument soi : tout ça n'est pas une illusion ni un jeu.

Il ne faut pas croire que nos objectivités (sciences, savoirs philosophiques, sémantiques ou ce que l'on voudra) soient en mesure de saisir ce que le sujet saisit.

Ne serait-ce que parce que c'est à partir d'un sujet que sont créées les objectivités en question.

Sinon qui pense la science ?

Pourquoi la raison a t elle ouvert le possible ?

(Cad a cassé tous les mondes humains autant que les mondes naturels)

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turlupinantes

17 Juin 2007, 19:45pm

Publié par zward

Quelques remarques 

L’économie est-elle aussi limitative (en se dessinant comme science, ce qui est peut -être légitime, en tout cas comme savoir) qu'elle ne soit pas en mesure d'élaborer une théorisation globale et à peu prés cohérente de la richesse (d'une nation, d'un groupe humain unifié étendu) ?

Je veux dire en prenant en compte ce qui peut constituer réellement et effectivement le niveau de développement jugé durable, convaincant, soutenable comme étant pour de bon humanisé/ humanisant ...

Parce qu'après tout, définir ces finalités, depuis 1789 et plus, ça n'est pas a minima si extraordinairement difficile ... qu'est-ce qui empêche de mesure les coûts globaux ?

Dont l'exemple nous est pourtant bien clairement signifier par l'évaluation des coûts des catastrophes écologiques ; ce qui n'a pas posé de problèmes insurmontables.

Donc pourquoi n'existe-t-il pas économiquement une telle théorisation ?

Est-ce parce que de fait il serait vain alors d'aligner les chiffres des "performances" , si les substrats humanisant de nos sociétés s'avéraient comme laissés pour compte ... ?

 

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la lutte

13 Juin 2007, 22:43pm

Publié par zward

Pour que l’ensemble puisse progresser, il faut que chaque unité soit à elle-même son unité.

Ce qui n’est pas du tout une répétition, une tautologie.

 Parce que unité, on en est une, de fait… seulement est-ce qu’on l’exprime ?

Il est bien certain que d’exprimer l’unité que l’on est change cette unité même.

Ainsi il est une unité de fait et une unité pour soi même : une unité que l’on n’exprime pas nécessairement, et une unité qui se dit : « je suis une unité ».

Il est aussi certain que l’on peut se dire « je suis une unité » à part soi, et que c’est très différent si l’ensemble humain dans lequel on vit, nous prédit un tel statut ; que soit reconnu en somme que chacun est une telle unité ayant une indépendance et une capacité, des facultés et des possibilités, dont cette unité est seule juge et actrice.

Tous les ensembles humains ne l’autorisent pas.

Que cette unité puisse être reconnue dans un ensemble humain, qui veille toujours d’abord à l’unité de sa propre et seule ordonnance, signifie qu’un dialogue a été instauré entre ces unités individuelles et cette unité qu’est l’auto corps socialisé, qui lui se dit effectivement.

Tout le but de la culture telle que nous l’entendons depuis 25 ou 30 siècles est de fonder/organiser un tel dialogue. Qui n’est pas seulement de « discussion », de parole mais de mise en ordre des actes, des activités, des règles, des finalités, bref de tout ce qui est vécu, produit, ordonné,

La tautologie est donc la mise en représentation, visible par et pour tous, cad chacun, de ce qu’il en est de l’unité individuelle.

Ainsi mise en lumière, chacun peut se figurer son propre visage de cette unité, visage tel que disposé pour tous, grosso modo, et doué de plus ou moins de variations, d’expressions, de statuts, de réalisation comme idéal de soi. Qu’il puisse exister une telle culture de représentation de soi, cad de « soi(s) » est la création de ces siècles-là.

Pour que l’individualité puisse s’imposer sur la représentation et finalement qu’elle soit à son entière disposition, il faut affirmer que toute la vérité, toute la liberté, toute la réalité ne naît que par et pour cette individualité. Ce qui fût fait : le cogito.

Et qui précédait le cogito, cette logique interne de tout discours, par quoi le discours sait tout ce qui peut l’être (à partir de soi seul), et selon lequel nommément il est dit : que l’explicite est ce qui est à disposition de chaque sujet.

Alors il se peut que ça ne soit pas tout : que, bien qu’il soit au cœur prédisposé d’une ordonnance socialisante spécifique, l’individualité soit encore le jouet de nécessités. Comment en serait-il autrement ? Quelle stratégie ne mettrait pas, une mise en ordre socialisante, afin de se préserver ?

Elle n’hésiterait pas. Elle est poussée à s’auto communiquer à soi, que le mécanisme gigantesque fonctionne et se cause.

Mais le fait est que la structure de cette architecture est fondée, au moins en partie, sur la connaissance qu’a l’individualité de son règne (fût-il limité et de plus en plus contraint par un système socialisant).

Et c’est de vouloir transformer ce savoir (de soi) en spontanéité égocentrée et égocentrée en un sens extrêmement spécifique, qui anéantit le cogito, cad le Sujet.

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la répétition et la dévoration

11 Juin 2007, 20:50pm

Publié par zward

Le moi dans son obsession d’une unité désirable, finit par rater son être.

 Lequel s’étend on ne sait jusqu’où, mais n’est nullement limité par une identité de reconnaissance (par les autres et les groupes) ni d’immédiateté du vécu (d’un destin ou d’une psychologie administrée de quelques nécessités).

Le Sujet reçoit certes en philosophie une représentation très précise, mais le sujet n’est pas circoncis par Descartes ; qui en est l’essence absolue et formelle et ce dans les seules conditions pour l’instant assurées, celles du Discours. C’est par ailleurs et plus tard que tous les sujets se développeront et réaliseront l’étendue du possible. Ils réaliseront : en prendront conscience ; mais commenceront seulement à rendre réelle cette effectivité pure.

 

Cad que le sujet est ce qui fait être réel ce qui ne l’est pas encore.

Pourquoi ?

Sinon qu’il est ce par quoi l’ensemble humain progresse …

Impossible d’imaginer que la totalité puisse s’augmenter, si chacun n’est pas de son activité propre en développement.

 

Ce en quoi on peut se tromper : c’est l’essence même de l’erreur.

Parce que la nature de ce développement n’est pas dite, ni écrite nulle part, et littéralement n’existe pas en soi. Ontologiquement n’existe pas en soi : en quoi la philosophie et sa métaphysique et son ontologie ne sont absolument pas une vieille rengaine, mais le cœur de toute problématique.

C’est plutôt ce qui voudrait figer l’humanisation, qui l’est déjà bien suffisamment, qui banni toute démarche onto-métaphysique : puisque seul le métaphysique ouvre là où n’est pas dit le devenir. Ça parle ce qui n’est pas dicible et donc remue tout ce qui précède.

  

D’où la nécessité de dire ce qu’il en est. D’exprimer , dans l’erreur, au travers d’erreurs sans nombre ; ce qui est développable ou pas : plus ou moins, et hors champ (mais lequel ?), ou selon telle orientation (dans la causalité de quelle orientation ?).

 

Le problème est celui-là : on ne peut pas devenir sans savoir ce que l’on devient.  

Sans identifier et passer dessus ce que l’on est déjà : et ce en connaissance, puisque le dit devenir est de savoir et non pas de conquête, de construction et non pas d’imagination, de distinction et non pas du mélange du donné et de l’imaginé, du connu et du désiré, du ressenti et de l’aveuglement.

Tout le processus engagé est de savoir ce que l’on dit et donc de passer au-delà.

En somme l’affect répète, l’information dévore la nouveauté.

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la vie des corps

10 Juin 2007, 16:33pm

Publié par zward

Certaines personnes prennent leur corps pour un objet. Aussi le vivent-elles comme un moyen et non comme une fin.

Dés lors, l’autre n’a pas d’autres possibilités pour communiquer que d’user de ce moyen. Comme si il n’était que cela. De la sorte on peut utiliser le dit corps comme un objet d’échange : en échange de mon corps, voici ce que je voudrais.  

Ce faisant il est oublié que le corps est la finalité elle-même. Qu’il n’est rien d’autre de désirable que le corps : et que l’âme ou le cœur ou ce que l’on voudra de global et de si extrêmement précis n’est rien d’autre que le corps, et s’exprime et se vit et se démultiplie et se coagule et s’approfondit selon et par le corps.

À ce moment là, le corps n’est plus du tout un objet, et il n’est plus d’échange à proprement parler : il n’est plus que de la communication. Il n’est plus de chantage non plus : si je te donne cet objet, je veux ceci ou cela en retour.

Mais que le corps soit la finalité même et l’aboutissement (indéfini, puisqu’il peut se multiplier dans ses sensations, émotions, diversités, gestes, manières d’être, etc), est difficilement supportable pour la personnalité : qui veut sans cesse être en mesure d’échanger.

Par quoi la personnalité définit son rôle et puis celui de l’autre et puis « ce qui » est échangé, et puis quelles valeurs superfétatoires sont échangées via ces objets en marchandage. La personnalité voudrait que ce soit son régime de signes qui s’imposât sur la vitalité du corps : on dit alors que c’est cela « parler ».

Mais c’est faux. Parler en ce sens là, c’est marteler sa volonté contre celle de l’autre. L’accord ne se réalise pas hors du corps comme voulûment un, dans son inconscience immesurée. Si cet accord n’est pas, le reste est du remplissage. Cad de l’humanité, ou de la personnalité, ou de la socialité.

L’humanité, etc, c’est très bien, sauf entre deux corps.

Non que les corps bannissent personnalité et humanité et socialité. Ça peut s’ajouter sans que les deux en soient troublés. Mais dans les faits, ça n’est pas vrai : les extensions envahissent littéralement les corps. Les prennent pour moyens, par quoi les deux perdent leur finalité intrinsèque ; celle que l’on célèbre dans les images, les belles histoires, les débuts amoureux, mais qui n’y sont présentés que d’être représentés : en instance d’être immédiatement recouverts, oubliés, anéantis, emportés par le flux de la nécessité de dire … de raconter une histoire … les corps n’ont pas d’histoire, enfin pas montrable et surtout pas humaine ou pas personnalisée ou pas socialisante.

Absurdement ; dire : mon corps n’est pas un objet (sexuel), c’est justement lui conférer le statut d’un marchandage. C’est le définir comme une réalité séparée qui est accordée ou pas, ou selon, ou en partie. Que le corps soit un objet pour l’autre, en terme strict, c’est l’abandonner.

Bien sûr c’est valablement qu’on insiste sur le non-objet sexuel, mais en même temps ça a glissé de sens et par là d’exploitation : d’âmes chiches et pauvres qui calculent leur don de soi à elles-mêmes, en cette scène où l'autre est l'essence du regardé. 

Pas nécessairement, tout dépend de comment l’on se vit…

Selon la personnalisation ? L’humanisation ?

Ou plus probablement selon la socialisation ....
 

Ou selon cette impossiblité du corps ?

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