Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
instants philosophie

le monde, objectivement (lucidité noire)

6 Décembre 2007, 22:38pm

Publié par zward

Le moi ne se retrouve jamais dans son monde ; il feint de le croire.

Comme la technologie humaine que l’on nomme le « moi » , a pu battre la campagne, s’énormiser, se diversifier indéfiniment, il voit d’un sale œil que l’on puisse venir lui grignoter ses parts de gâteaux. Il faut dire aussi qu’il a bien mal placé ses pions… sur l’échiquier. Il faut ajouter qu’on lui a laissé peu de marges, mais quand même,  le moi aurait pu s’efforcer d’infléchir  un peu le cours de son destin …

« Pas laisser le choix » …. parce que les élites veillent au grain, depuis toujours des barrières, non visibles, se dressent ; ça n’est pas seulement une question de classes sociales. C’est une question de domination. Ce qui signifie que ça atteint jusqu’au cœur de la personnalité. Si n’importe qui est égal absolument à moi-même, ça gène certains. Ces quelques uns qui fondèrent leur personnalité sur précisément leur être social. Très précisément.

On n’a pas forcément les élites qu’on mérite… par contre l’humanité est objectivement représentée par ces élites –là.

Ce sont les meilleurs n’est-ce pas ?!

Par définition.

Ont-elles usé de leur intelligence ?

On pense si aisément que voici, telle, la nature humaine… c’est comme invinciblement que l’on devrait s’y reconnaitre, tout pareil.

Et qu’il est, somme toute, naturel, que quelques uns usent ainsi du pouvoir (de décision, d’organisation, de projection, d’action, de réalisation, de mise en œuvre…). Qu’il faut faire avec et ne pas s’interroger plus avant. Ce serait de l’utopisme.

Soit.

Mais objectivement.

Objectivement, qu’est-ce que ce foutoir-là ?

C’est un monde de mort.

Voir les commentaires

le formalisme ontologique

4 Décembre 2007, 22:57pm

Publié par zward

Il n’y a qu’une seule articulation qui augmente l’être, (que l’on Est), et qui ne touche pas seulement à la philosophie, mais qui en philo est particulièrement intégral. Parce que les mots sont presque sans matières.

Il n’est, n’existe à proprement parler que la structure. Soit 2% de notre réalité.

Le reste est rempli par les nécessités, les mécanismes, les tourbières, les choses, les finalités sirupeuses. Soit : les immédiatetés dans toutes leur étendue. Une seule étendue pour toutes. Que l’on croit diverses, qui l’est effectivement, mais pas en comparaison de la structure fine du réel.

Parce qu’entre deux centres d’être, il faut choisir.

L’esprit, éveillé, (et tout esprit est éveillé quelque part dans son espace et temps à soi …) fini par considérer les mailles liées du monde et remonte les gestes et autres mécanismes de mots : tout est absorbé dans le flux gigantesque… sauf ce qui est absolument immobile.

Absorbé dans la masse, sauf ce à partir de quoi tout est tenu, pour l’être de l’homme, mais pas seulement.

Tout le bazar n’existe que par le très-petit-peu-qui-Est.

Microscopiquement et finement un.

On peut basculer vers l’unique point de vue. Le seul qui aime à tout prendre. Qui adore l’altérité.

Et il se tient en retrait de chacun. Dans l’espace et temps suspendu. Caché, inexprimable et par conséquent entièrement actif.

Il convient à chacun d’assurer, et d’assumer ou non, et plus ou moins, cet être absolument actif. C’est selon, c’est comme l’on veut. C’est comme ça vient. Mais ça peut être rappelé constamment, c’est pour cela que l’on est libre ; parce qu’il est un point qui est hors-tout. Et qui étant hors-tout aime toute l’altérité. Il est hors-tout, et l’on est dedans.

Voir les commentaires

<< < 1 2