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instants philosophie

Notre être sans miroir

6 Mai 2013, 15:36pm

Publié par zwardoz

La philosophie est le miroir de toute conscience

La philosophie est seule, la seule à proposer, pro-poser si l’on veut, l’être de l’homme comme autre que tout ; cad n’ayant aucun référant avec quoi que ce soit. L’être de l’homme est ainsi source vive, sans rien, et qui épuise la totalité de ce qui est. 


Le miroir conçu classiquement (le métaphysique)

C’est que si notre esprit est un miroir, parfaitement indifférent à toute différence (y compris n’importe quelle identité, de groupe ou d’individualité personnaliste), la philosophie au début s’échinait à circonscrire le cadre même entourant ce miroir qui reflétait quantité de différences, percevait et parlait diversement. Il était parié qu’il existait un cadre général ; à partir des différences du monde, on construisait des séries, les idées, et ces idées elles-mêmes formaient une réunion coordonnée ; au-dessus des universalités existait l’universel (la réunion compréhensible des universalités elles-mêmes compréhensives de la diversité du monde, des donnés, des vécus).


Le miroir réel comme ontologie 

Mais la réalité est assez autre que cette ordonnance abstraite ; la vérité est qu’il est un miroir mais sans aucun encadrement. De sorte que la surface purement réfléchissante, peut bien refléter toutes les perceptions, tous les mots, tous les volitions, il est impossible que dans le miroir se réfléchisse la surface elle-même ; elle renverra toujours une image et non pas la surface elle-même. 


L’exprimer ce qui ne se voit pas (et qu’il faut dire)

Or pourtant c’est ce qui travaille, et que travaille la philosophie ; matérialiser la surface neutre et vide, et ceci en tordant et par mille ruses, afin d’exprimer ou de commencer d’exprimer « cela qui reflète » et qui n’a aucune représentation possible (puisque toute représentation est de différences et de déterminations).


L’être nu (l’os)

Aussi la philosophie est-elle compliquée ; elle seule prend en charge qu’il est en notre être, une réflexivité ; un réfléchissement, et qui s’origine en ce qu’elle a découvert dans ce fait de conscience qui se pose comme tel, là, nu, sans rien, comme un Réel. De même que l’on dit ; il y a quelque chose plutôt que rien, et que l’on constate ce fait d’être et que l’on ne peut le circonscrire puisqu’étant ce à partir de quoi, quoi que ce soit s’énonce. 

La conscience est donc le fait absolu à concurrence de celui de l’être (il est quelque chose et non pas rien). 

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Richesse des nations, pauvreté de la pensée

5 Mai 2013, 09:13am

Publié par zwardoz

De l’impossibilité du dépassement historique

La richesse des nations et la pauvreté de la pensée

La constitutionnalité

Nos sociétés, qu’elles le veuillent ou non, sont fondées sur leur Constitution ; littéralement la constitution est l’essence même du développement humain. On pourrait certes renommer ceci ou cela, mais elles sont l’expression consciente la plus assumée possible qui fut jamais. Au point que ces constitutions ne parviennent pas même du tout à s’imposer, ou être respectées, telles qu’elles représentent ou devrait représenter la réalisation même, notre programme d’actions et d’activités.

Et passons sur les perfectionnements ou la perfectibilité intrinsèque qui devraient nous occuper réellement, profondément, encourageant une réflexion multi collégiale sur l’essence de ce qui non seulement est (qui n’est pas même réellement assurée) mais l’essence de ce qui devrait être en une constitutionnalité améliorée.

Or cela, cette réflexion partagée, cette reprogrammation de ce qui nous constitue, prendrait du temps ; et nous en disposons plus que de raison, plus qu’il ne fut jamais. Et requerrait de l’argent, des moyens ; et nous en possédons en quantité.


 

La richesse détournée

Sauf que la Richesse (cad la potentialité d’une société) est en majeure partie et de plus en plus considérablement détournée ; ce qui veut dire, puisque l’on autorise le détournement de la Richesse, que celle-ci ne sera pas employée selon l’organisationnel le plus ample (qui demanderait une réflexion, une réflexivité augmentée, une pensée en somme), mais sera réemployée selon donc des finalités secondes (au mieux) voir secondaires. Elle sera accaparée et ce dans une privatisation de son emploi, et donc dans de pauvres finalités privées, formulant partout son principe d’individualisme étroit qui ne se comprend pas lui-même.

Rien contre l’individualité, qui est absolument nécessaire, mais personne, nulle part, ne cherche véritablement à définir ce que devenir-individuellement porte et comporte ; de même les finalités pauvres sont privatisées, ce qui veut dire, entre autres, qu’elles ne sont pas interrogées elles-mêmes dans leur validité elles sont jugées « naturelles » ou équivalentes à une nature humaine) parce que l’on déteste, au fond, penser, et que de la sorte les finalités apparaissent (et disparaissent sans souci puisqu’elles ne portent que sur peu qui ne manquera pas à l’historicité, ni à l’organisationnel des sociétés) sans aucune réflexion, suivant les finalités pauvres du  privatisme, qui engendrent sa propre vision en tous et partout ; des finalités grosso modo immédiates, qui parce qu’elles sont telles s’imposent comme « naturellement ». Chacun vivant sa vie alors en et selon ces finalités qui correspondent dans l’ordre des choses données, à une « nature humaine » tellement évidente que l’on peut en douter.


 

L'absence de pensée

La haine de la pensée ou la difficulté et l’impossibilité de la pensée, annule qu’il y ait à propos de la constitution d’autres possibilités ; individualisme obtus ou privatisation intégrale, cela revient donc à l’impossibilité de penser non seulement au-delà d’une constitution (sa perfectibilité) mais même de penser l’application de la constitutionnalité.

Parce que penser le constitutionnalisme, ce serait remodeler « ce sur quoi sont fondées » en réalité les sociétés et manifester que notre être, notre être et sa satisfaction, ne consistent pas en un être-là (qui pousse en et par un individualisme qui ne se pense pas qui est seulement la suite de son élan physiologique et qui ressent sa satisfaction comme une plénitude, supposée, rêvée, imaginée, fantasmée tout autant, du corps, du moi comme corps agrémenté d’une psychologie plus ou moins de bazar).

Il faudrait pour admettre que la constitutionnalité est, réellement est la structure même de ce qui est à vivre, de saisir que la satisfaction d’exister n’est pas celle d’un corps-moi, et de pas réduire l’individualité à cet état (mortifère sinon morbide, cad avec plus ou moins de vie), mais de poursuivre l’individualité selon sa forme purement libre qui contient l’universel (et non pas s’enfuit de l’universel dans le giron de sa psychologie limitée).


 

Le fondement de l'universel et du libre bien entendu

Or l’universel s’entend sous deux formulations ; soit selon l’universel grec, soit selon le devenir-conscience(s) du christianisme. Sans doute les deux nous paraissent réductrices ; le libre est en soi et par lui-même, visiblement plus vaste et indéfiniment applicable et appliqué aux réalités elles-mêmes et non pas aux représentations de la réalité (comme on entend habituellement et le christianisme et l’universel métaphysique grec ou classique).

Mais c’est que l’on se méprend sur la structure du libre ; qui est réflexif, et entre ce réflexif de la liberté et le réflexif de l’universel grec et du devenir conscience(s), du christianisme, il est une et une seule dimension ; d’oublier cette dimension réflexive, cad non seulement complexe (métaphysique, et requérant intellectualité et intellectivité) mais aussi distordue (ontologique, et la suspension du jugement ou donc de l’intentionnalité, et non pas la spontanéité prétendue du libre « naturel »), accule le libre (qui est partout à sa place, puisqu’il est forme et position absolue)à un abaissement de ses finalités.

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La conscience comme libre, insensée et incompréhensible forme

3 Mai 2013, 14:45pm

Publié par zwardoz

La conscience vide comme attirance suprême

La conscience comme forme et structure ne décrit pas un encadrement fermé qui préserverait un contenu ou une identité quelconque, mais bien que la forme est le point accrocheur qui structure tout et n’importe quoi qui tombe dans la perception, la pensée ou le moi et ses hasards ou aventures, et qui l’attire, attire, aspire, projette vers la forme sans que celle-ci impose quoi que ce soit à ces contenus et qu’elle les réinstalle seulement ailleurs et autrement. 

Le point accrocheur qu’est la forme attirante de la conscience comme structure (ouverte, vide, exportant autant qu’elle peut (et son pouvoir réel est extrêmement ténu, intermittent, irrégulier, difficile parfois ou instantané et inattendu), exportant et modifiant incompréhensiblement le donné, l’information métamorphosée. 

Si la conscience était autre chose qu’un point d’attirance irrépressible, hors de tout, elle serait autre chose qu’une forme, elle serait un « état », un « là » inerte, et qu’elle soit formelle signifie avant qu’elle est activité ; elle est forme aussi en ce sens qu’elle « met en forme ».


 

La conscience comme mise en forme hyper active

Et on ignore ce que cette mise en forme peut réaliser, rendre réel ; de mettre en forme, de formaliser le donné naturel en lois, en quoi cela modifie-t-il le poids, la détermination de ces lois, qui, de déterminations multiples qui existent d’elles-mêmes, sont transformées en déterminations universelles ? On ne perçoit pas du tout une « loi », de même on ne perçoit pas « quatre », mais quatre oiseaux ou quatre chaises. 

Mise en forme, elle est indéfiniment ouverte, puisqu’elle ne contient rien ; qu’elle se nourrit de tout Autre, toute autre chose ou perçue ou pensée ou parlée. C’est son espace et temps de jeu pur et simple que tout ce qui lui arrive, dont par extension on peut dire ; son étendue de jeu que tout ce qui est. Dont elle cherche les limites ; y compris les siennes propres ; que peut la conscience immergée en un monde, dont elle n’a que faire en elle-même, mais dont elle tire tout et le maximum du possible ? 


Les lois ne sont pas « hors » des choses 

Si il est une utilité d’une loi, qui ne se perçoit pas, qui n’appartient pas aux choses dont elle est la loi, qui sourd, nait, se propage dans et par les choses (qui en elles-mêmes contiennent ces lois, non parce que les lois les gouvernent, mais parce que les lois sont produites dans et par les choses sans en sortir ; il n’est aucune extériorité des lois par rapport aux choses, qui sont nait dans l’enceinte des lois qui les précèdent et font corps avec celles-ci, et qui produisent d’être telle chose (plutôt que telle autre nantie de ses propres lois), qui produisent telle série de lois. Il n’existe que des choses et non pas des lois qui produiraient des choses ; retirez toutes les lois d’une chose, il ne reste plus de chose du tout. 

Si il est une utilité des lois (extraites des choses), c’est précisément de la mise ne forme que la conscience produit, crée, ajoute au monde ; mise en forme en vue et par et pour l’activité de conscience ; qui est action sur, recommencement et renouvellement. 

Est-ce en une fin qu’il existe une action de conscience ? Mais la finalité de cette forme qui n’a aucun contenu, est son mécanisme ; de recomposer le donné en cette forme qui se cherche non comme ne s’étant pas trouvée (elle est déjà intégralement son être, qui n’est pas composé et n’a pas à manquer de quoi que ce soit), mais qui cherche la plus grande capacité à être ; en quoi donc la philosophie, ici, nietzschéenne, sait toujours ce qu’elle dit, même si cela n’est pas compréhensible immédiatement et aisément. 


La conscience comme source instantanée

La forme de conscience est donc pure en un autre sens ; elle est source immanente, instantanée, immédiate, préalable, qui se présuppose, mais n’étant « rien » elle n’est contrainte en aucune manière, et elle ne présuppose aucun « sens » à son action, elle est activité qui se déroule et détourne, tourne et réinstalle selon la perception instantanée, l’aperception, qu’est son être. 

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La conscience sur le bord du monde

1 Mai 2013, 13:45pm

Publié par zwardoz

Si notre être est un mécanisme issu de la cervelle, qui surgit dans la cervelle, qu’il soit ou non produit ou producteur du langage est une occurrence seconde ; en tant qu’elle surgit elle est autre que tout, y compris du langage ; son émergence est en-plus et vise déjà autre chose via le langage, le groupe humain, les mondes humains ou les mois et les personnalisations.

Qu’elle soit mécanisme, ne signifie pas qu’elle ne soit pas « nous » mais bien qu’elle est plus que nous-même. Alors même que notre moi freine des quatre fers afin de s’y opposer, et refuse de passer au broyeur sans détour de cette structure. De même les mondes humains qui succomberont de toute manière à la conscience absorbatrice. C’est l’activité de conscience, sans rien, qui travaille et œuvre au donné, sur le monde et dans le vécu.

 

La conscience comme conclusive sur le bord du monde

Elle est dite conclusive en ceci ; qu’elle n’est pas constamment hyper active, qu’elle absorbe tout donné, puisqu’elle est formelle, sans contenu, rien en elle ne s’oppose à s’imprégner de toute perception, idée, affects, signes, langages, humanisations, etc ; mais absorbant ce qui arrive, dans le monde, sur le donné ou en un vécu, elle revient néanmoins sans effort et en-plus de tous les ensembles, de la physiologie aux idées les plus abstraites. Elle réapparait sur le donné toujours actuel et tend à en tirer les conclusions.

Ce qui peut l’enferrer en de fausses, erronées ou abusives conclusions ; elle peut déduire ceci ou cela d’un donné « là », sans tenir compte des a priori ou des inconscients ; elle absorbe et ne remonte pas sauf réflexivité sur le donné acquis. Mais d’une manière générale, comme elle re-vient incessamment sur éventuellement le même donné ou le même résultat dont elle ressent ou perçoit ou juge ou appréhende qu’il ne correspond pas.

 

Réflexivité instantanée

Elle met en route alors la réflexivité sur le donné acquis inadéquat ; et la remise en jeu de tout donné, évitant des synthèses immédiates, (qui croient spontanément ce qui arrive ou se présent), et commençant de remodeler l’ensemble de tout ce qui arrive ; et c’est l’idée, le principe, la logique même de re-présenter l’ensemble de tout ce qui arrive, en tant que nommément cette re-présentation est celle dite de l’être.

La raison ou cette réflexivité (si l’on étend la logique de la raison) est celle du dépassement de tout donné, qui n’est plus accepté tel quel, et dont on refuse de fournir une résolution facile (qui accepte tout et n’importe quoi et qui en obtient une résolution non réelle, irréelle, une humanisation).

 

Conscience réflexe et dépassante

Or si ça n’est pas seulement de ce discours cohérent de la dite « raison » qu’il s’agit mais de notre-être, bien réel, alors la réflexivité est intégrée dans la structure même ; c’est de par soi que la conscience passe de la croyance en tel donné, visiblement inadéquat, et non pas seulement jugé consciemment inadéquat, à une remodélisation de ce donné ; ce qui se joue donc non pas d’une science infuse (qui n’existe pas, la conscience étant purement forme), mais d’essais et erreurs et d’un perfectionnement du réflexe lui-même d’exister.

Dont les concrétisations sont par exemple les universalités grecques ou par ailleurs la dernière conscience possible christique ; celle qui remet indéfiniment les états de conscience.


Le retour au zéro de l’instant

Une conscience peut donc toujours théoriquement reprendre à zéro l’ensemble de tous les problèmes qui lui adviennent ; mais elle seulement formelle, elle ne dispose d’aucune magie, ni n’est pas plus la volonté inébranlable ; elle peut peu. C’est cette petitesse qui lui permet de s’insinuer ici et là, par laquelle elle subit hasards et rencontres, matérialités et nécessités, mais par laquelle cette petitesse grignote les réalités. Elle s’avance instantanément contre les nécessités, les blocs de réalité, les inadéquations ; puisqu’elle e-vient telle quelle, imberbe, vierge, sans rien, vide et activité pure.

La non-volonté assurée

Il n’est pas question de prôner une volonté qui s’opposerait par surpuissance à tout enchainement, ceci est second. Mais de bien montrer que en-deçà de tout volontarisme ou idéalisme du même acabit, « ça travaille » et grignote et reprend et se fourvoie pour revenir instantanément et de montrer comme notre-être n’appartenant à rien, ni à personne, œuvre, œuvre déjà quelque part et autrement qu’on y songe ; bref étant formelle, elle peut activer une réflexivité, mais elle est d’abord et déjà elle-même formellement réflexive. Elle débute sans cesse d’un donné « là », en lequel toute réalité, réalisation, production humaine ou personnelle, tombe. Et c’est sur ce « là » qu’elle est déjà à l’œuvre.


Le savoir n’est décidément pas la connaissance

Mais il faut évidemment ajouter que de savoir ce mouvement caché, inétendu, non explicitement défini, dans les limbes et les vacuités de conscience déployée en myriades de possibles perçus, imaginés, signifiés, il est d’autant plus rendu à sa possibilité qu’il se « sait ». On est d’autant plus potentiellement libre, qu’on se sait libre explicitement, même si de l’ignorer ça ne nous en prive pas. Le libre est le toujours-possiblement soi ; puisqu’il n’est rien qui se retienne comme un contenu, mais est « ce qui parcourt » les contenus, navigue ive entre les choses, la perception ou les physiologies. La réflexivité n’est donc pas une modification de la structure mais le retour de la structure à nouveau qui grade et dégrade les donnés perçus selon son appréhension de l’adéquation ou inadéquation.


L’adéquation au calcul invisible

Or on ne peut pas caricaturer cette adéquation ; elle n’obéit pas à un ordre du monde, mais se calcule elle-même en sa totalité (que l’on nomme son horizon, intentionnel étendu) . Elle peut tout à fait contrevenir à ce qui s’entend par réalité ou réalisme ; elle ne se plie pas au monde, au moi ou au groupe. Elle mène un tout autre devenir, léger et inattendu ; dont on ne peut pas rendre compte. Par exemple on peut se décrire psychologiquement cliniquement ou universitairement, mais aucune description (lors même serait-elle juste pour telle part ou telle autre, on n’exclue pas sa fiabilité mais remarque sa limitativité) ne rend clairement l’étendue de l’horizon soulevé par cette conscience passée au microscope.


Le dernier horizon de la dernière conscience possible

Non pas que chaque conscience seule a à connaitre cet horizon natif, mais elle est seule à agir en et à ce dernier niveau ultime (il n’est pas d’autre horizon dernier que celui étendu indéfiniment sur le monde « là », non décrit, non descriptible). Ce qui ne nous le rend pas inaccessible, puisque de fait elle est en l’action, l’activité même.

Il faut insister sur ceci ; toute conscience est en plein et elle seule plantée sur le sol natif ; celui qui ne se décrit que de discours mais eux-mêmes abstraits « de » cette surface indéfinie,

C’est uniquement lorsque la conscience est considérée comme un bloc (de quoi que ce soit) que l’on ne perçoit pas ces petites intrusions, effractions, intermittences qui réussissent non de s’imposer lourdement, mais de subvertir et déniveler et trafiquer les flux, ici et là. 

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Le jeu non-fini de notre existence

1 Mai 2013, 08:12am

Publié par zwardoz

Le jeu, non-fini, de notre existence

Si notre être est uniquement formel (notre être au sens strict, et d’absolument spécifique, qui ne se rencontre nulle part en aucune manière, qui n’est ni langage, ni affect, ni rien du tout)

alors on ne sait absolument pas du tout en quoi il consiste, quel est sa finalité interne (interne relevant de sa structure, vide, et donc interne sans « intériorité » qui supposerait qu’il contient quelque « chose » que ce soit, ce qu’une forme pure et simple ne peut pas admettre).


 

Intériorité et extériorité se renforcent, mais sont placés, par notre être interne, dans l’externalité froide et autre du monde réel

Et étant entendu qu’interne signifie, porte vers une externalité ; qui n’est pas une extériorité (qui s’induit d’une intériorité). Du point de vue de la forme, il est une intériorité mais relative et contenue dans. Et à cette intériorité correspond une extériorité, ou l’inverse ou les deux, puisque qu’alors nous ne sommes pas dans la forme mais dans les contenus, déterminés, et que détermination implique détermination, d’un côté ou de l’autre, selon les jeux de miroirs par exemple entre deux consciences personnelles ; il est un sac de nœuds relationnel (dont on ne saurait dire qui origine qui, l’un dans le miroir de l’autre, et venant tout en bloc, les deux à la fois, et dire « tout en bloc » signifie bien que telle détermination implique forcément telle autre, bien que chacun se tienne sur sa détermination propre limitée et non dans le jeu complet).


 

La grande externalité autre, l’immense

Toutes les intériorités sont donc jetées dans la grande extériorité totale (innommable, indéfinie), dite externalité pure et autre. Et toutes les extériorités également ; qui se définissent dans le monde, pour-moi, ou dans les objectivités de science, ou dans les rapports socioéconomiques.

Il est clair que chacun, en tant qu’il est ce moi-çi, ne connait rien quasiment de son être interne ou de l’externalité en laquelle cet être structurel purement vide, jette son identité de moi. La vérité est que les mondes humains comme les personnalisations sont dépouillées littéralement dans la grande externalité formelle ; grande externalité indéfinie dont les extériorités auxquelles on se heurte, ne sont que des aménagements qui correspondent aux supposées intériorités (des religions ou des vérités ou des personnalités), et toutes les extériorités ou intériorités sont relatives par rapport à la grande externalité indéfinie.


L’adéquation parfaite de la conscience au réel

Mais alors l’internalité de notre être comme forme correspond lui absolument à l’externalité d’un horizon-monde indéfini, innommable, terrorisant, effarant. Les mois et les mondes humains sont perdus dans l’immensité externe, et se replient dans telle out elle intériorité, mais par contre notre être formel, (notre conscience comme pure fonction étrange), est égal, lui, à l’externe immensité ; en tant que son être vide est interne formellement à lui-même, mais comme il est formellement, il est tout aussi bien tendu absolument vers toute l’immensité au-dehors (puisqu’il est lui-même certes et un mais un et vide par structure).

Ainsi notre conscience est adéquate parfaitement à l’indéfinie immensité, celle au-delà des mondes humains ou des personnes. Et il est donc une logique propre à l’adéquation de notre-être à l’immensité-au-dehors.  Sa nature structurelle plus-qu’ouverte, puisque c’est nativement qu’elle est vide, correspond à l’explosion d’altérités du réel au-delà des mondes et des mois.

Ceci prenant figure de science fiction lovecraftienne ; c’est radicalement que la conscience est adéquate à un « univers-autre » (qui contient tous les mondes naturels et humains et toutes les personnes) et tout le récit bascule donc dans l’altérité pure et inconnue. On ne sait pas ce que « conscience » implique qui s’articule par un univers autre, externe, au-delà de tous les mondes mais les déplaçant en interne, en interne de sa structure, de son mécanisme explosé. 

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