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instants philosophie

La conscience est le corps, le corps est la conscience

15 Juin 2013, 14:48pm

Publié par zwardoz

La conscience frise l’inconscience ; étant formelle elle obtempère de deux écarts énormes. 

Etant formelle elle prend la place de l’autre. Et étant formelle elle est emplie de tout ce qui vient. 


Sans doute le conscient, ce qui manifestement exprimé (et exprimé par, pour et selon l’autre, puisqu’il faut avant tout être compris, indépendamment de ce que l’on veut ou voudrait dire) est-il ce qui organise ; le système de références dans la communication mais aussi le langage lui-même dans sa syntaxe mentale et enfin le fait même de parler ordonne ce qui est dit. 

Mais la conscience est ce qui virevolte, papillonne, absorbe tout et n’importe quoi ; ce qui est retenu et ordonné revient sans doute au langage sus nommé, cependant la conscience ne cesse de se nourrir d’affections, de perceptions, de signes, de vécus, de désirs et des choses même comme des objets ; elle ne se limite pas au conscient même si celui-ci est « ce qui est organisé en-soi ». 


L'insatisfaite

Il est bien clair alors que la conscience qui varie intensément constamment, de ce qui arrive, ne peut pas se contenter de la formulation consciente si restreinte ; comme elle navigue en tous sens, et en tous les sens physiologiquement parlant également, elle doit acquérir une fluidité, une facilité, et donc doit signifier elle-même et par elle-même ; ce qui veut dire en comparaison de l’ordonnance du conscient (parlé avec et par les autres), qu’elle doit signifier tout et n’importe quoi. Elle doit élaborer sa propre fluidité, son propre devenir, de fait hors du conscient, hors de l’exprimable entre soi. 

Chacun est donc immergé dans l’océan du donné. Chaque conscience entre en vibrations diverses et variées et évidemment le corps est cet instrument vibratoire. Le corps puisque ce qui assume intégralement la totalité des informations, ce qui existe sans qu’il soit parlé, hors du morcellement, qui est en somme le substrat qui permet qu’il y ait retour-sur et donc qui rend possible qu’il y ait conscience, est un corps. 


La question qui se pose, pour toute conscience, est : quel est l’intérêt réel du corps et donc de quel corps s’agit-il ? 

Le paroxysme existentiel est la crise ontologique complète qui réintègre étrangement notre être ici et le corps (ou la chose externe « là ») se formule comme extase ontologique. 

Mais il est également d’autres expositions intégrales ; c’est ce corps là qui est exposé en son unité réelle première lorsqu’il se lance esthétiquement : un objet esthétique met en jeu la toute présence du corps en son utilisation maximale, cad intense. 


Le corps du moi

Il apparait que la poussée interne (et donc structurelle) du corps ne le rend pas semblable au corps du moi (et donc déterminé) ; dans un moi-même le corps est lié. Il est lié en ceci que chacun se connait comme moi ; cette identité. 

En un moi le corps n’est pas dégagé : il est pris dans le filet de la dénomination. Il ne débute pas de zéro, mais est-déjà une identité : c’est que, vide, la conscience ne peut pas inventer les réponses aux questions non posées et qu’elle sera donc les réponses des questions posées  … mais comme elle ne se fie pas seulement aux énoncés explicites, conscients, elle papillonne multiplement alentour ; ce ne sont pas les questions nommément posées qu’elle retient, mais le par-en-dessous des énoncés ; tout énoncé est colporté par des myriades de demi, pseudo, imaginaires intentionnalités, celles qui ébauchent des réalités, des signes, des aperçus indistincts. Or l’indistinct permet ceci ; qu’il laisse courir les signes, qu’ils sont ou deviennent indécidables, non figés, qu’ils retournent vers l’intention à demi réalisés, irréalisés. 


L'intensité

Ce qui se joue c’est la qualité et la quantité de présence du corps intègre dans la perception ; la finalité idéale étant de canaliser suffisamment de la plus haute distinction et des plus larges indistinctions ; soit donc l’intensité perçue, vécue, ressentie, amenée au corps-même. 

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Freud et Lacan

13 Juin 2013, 18:37pm

Publié par zwardoz

La différence entre le système de Freud et celui de Lacan 

Freud part du et revient au moi, plus ou moins embarrassé ou englouti dans un inconscient. 

Lacan définit un conscient et le moi habitant plus ou moins ce conscient, immergés (l’un et l’autre donc) dans le sujet inconscient.

Moi/ inconscient  ou conscient (contenant le moi) /sujet inconscient.

 

 

Lacan. Si le sujet véritable est inconscient, le moi est rejeté comme pseudo sujet. Pseudo sujet qui existe de fait et doit être soigné, mais qui n’est pas l’unité du divers qu’il présentait encore pour Freud.

 

Le conscient comme limite distincte

Le moi existe via les énumérations conscientes ; lequel conscient est un ensemble d’énoncés clairs et distincts en apparence, mais qui se tient des autres ; on exprime consciemment pour et par les autres, de telle sorte qu’ils comprennent, et donc en oubliant son être propre, et le conscient est alors discontinu : or le moi qui nait des accroches du conscient (qui appartient à l’énonciation-pour les autres, l’autre (tel autre précis réel ou imaginé ou tout autre) ou encore l’Autre (tel qu’il énonce magistralement), est en partie cerné par le conscient et enroulé dans le sujet inconscient, et désire une fluidité que le conscient ne peut lui fournir . 

 

La fluidité requise

De sorte que né du conscient le moi est, approfondi et indistinguable, par et dans le sujet inconscient ; le moi y baigne et le conscient lui est, de ce point de vue, en partie insupportable. C’est que le moi ne peut pas uniquement se définir du conscient, duquel en fait il dépend sans que son unité psychologique soit réellement dotée d’unité, (ce sera seulement une unité imaginaire). Puisque le moi, hors conscient, il lui faut prendre en charge le corps, les affections, les possibles, bref un monde, un donné et un vécu complets. 

 

L'immersion

C’est que le moi est dans la fluidité recherchée (qui permet de lier les informations sans trop s’y prendre la tête, ça doit être une dynamique régulée, aplanie), mais le conscient est dans la division et le discontinu (qui est énoncé mot à mot pour l’autre), et que la synthèse des deux est image démultipliée qui s’enroule dans les mots mais aussi dans le corps et les gestes du corps ; le conscient est donc le seul repère mais extrêmement limité. Ça fuite de partout. Le moi s’y raccroche tout comme il s’est constitué par le conscient. 

 

Matric de l'illusion

Comme il n’est d’unité reconnue que le sujet inconscient, que le moi continue de croire que la réalité est la solidité promise par et selon le conscient ou cette part du moi qui en relève, que rien ne prend en charge le corps et le donné-vécu-monde (plus même les idéologies, ou anciennement les religions, les mythologies, ni même encore la littérature et les récits, d’où la soif inextinguible de la représentation mass médiatique, alors que celle-ci ne remplit que moyennement ce rôle ; puisque ces représentations sont bien plus des présentations, des images et non des liaisons de récit, d’articulations, de syntaxes organisées par idées et non par images), 

alors l’unité est déléguée à la fluide intentionnalité immédiate qui mêle perceptions et corps, mots et idées, au point que le sujet inconscient prend l’articulation de son opposé ; la pure conscience fonctionnelle, la forme qui migre constamment vers le réel. 

 

Le glissement actif

Le sujet inconscient est ce qui voit autrement et ailleurs, il se planque dans la conscience (vide et sans rien) puisque cette conscience formelle est en plus du conscient ; la conscience active (et non celle idéalisée) est variations indéfinies, ne tenant pas plus au conscient qu’aux affections, à l’imagination qu’au corps, mais girouettant et vagabondant. Se glisse dans ses milliers d’interstices/seconde, un tel sujet inconscient. 

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Avec ou sans avenir ?

12 Juin 2013, 20:56pm

Publié par zwardoz

Ce-qui-est est parfait, est le principe extrême e la philosophie, puisque tout ce qui est doit est compris et compris en ses éléments actuels, présents ici et maintenant. 

La question est donc ; en quelle manière la réalité est-elle parfaite ? 

Il est évidement que cela ne se réfère pas à une idée ou une attente qui serait nôtre a priori ; on ne trouve pas dans le monde, le vécu, un Ordre tel qu’il y ait Sens si immédiat et qui correspondrait à notre idéal, notre désir, notre volonté, etc. 


Il faut donc admettre que le monde dans son non-ordre, ou son absence de sens visible, est lui-même, tel quel, parfaitement ce qu’il peut et doit être. En effet si le parfait est, le devoir-être est identique au pouvoir-être ; c’est par exemple uniquement par défaut que l’on s’impose une moralité à laquelle on doit s’astreindre ; si nous concevions ce qui peut être au mieux, c’est uniquement ce qui est possible qui serait désiré ou décidé, étant entendu qu’alors le possible tel que pensé, désiré, deviendrait de par notre concept adéquat, uniquement et simplement la meilleure possibilité. 

Or le réel est parfait ; et si il est un non-ordre, dans le monde, il faut donc pousser plus loin et dire que ce que l’on a décidé, désiré, ce que l’on désirera, ce qui est en cours d’intention, tout cela est, y compris les erreurs et les fautes, les égarements et les hasards, absolument d’une perfection incompréhensible actuellement. 


Le curieux est de penser qu’alors on succomberait à une sorte de nécessité qui commanderait notre liberté. Mais c’est en tant que librement on décidera ou que l’on a décidé, ou que l’on décide là actuellement. Et précisément que ceci est la perfection même ; autrement dit la perfection est telle qu’elle inclut de fait le libre comme tel. Ce qui porte en somme la dite perfection à la puissance 10 ou 10 000 ; personne n’a dit que ce serait simple à comprendre. 

Si l’on peut dire que le libre est inclus dans la perfection de ce-qui-est, cela manifeste l’intégrale innocence, disait-il, de ce qui est ; sauf que cela parait inhumain, insensé, non compréhensible. Il serait étonnant que de but en blanc nous puissions comprendre tout ce qui est. 

Or pourtant nous le comprenons en ceci que certains d’être libres (que l’on nomme ainsi le mana ou Zeus ou la conscience cartésienne), nous agissons comme tels. Personne ne pense qu’il est intégralement déterminé par les révélés neurobiologistes, par l’inconscient freudien ou par les physiologies diverses ou les sociopathologies de toute sorte. Tout cela est l’ensemble des discours seconds : qui sont mis en œuvre librement et extérieurement et souvent par d’autres extérieurs à la conscience de chacun, tendant à l’assujettir. 


Seconds mais non pas secondaires ; tous ces discours extérieurs sont vrais ; il existe, on le sait, chacun le sait, des quantités astronomiques de causalités, des inconscients et des physiologies. 

Le problème est que la conscience de toute manière ne joue pas sur le même plan ; elle survient en plus et compte tenu de toutes les causalités ; elle tissera par-dessus les causalités, son propre diagramme, et les entrainera. La preuve en est qu’elle a déjà commencé de répertorier ces causes extérieures en des discours spécifiques ; dont elle se donne le spectacle. 


Autrement dit, c’est de cette manière-là ; une des finalités de notre être de conscience est d’exposer intégralement tout ce qui est, de le placer, là, devant ses yeux. 

De même que la conscience est située au bord du monde (de tous les mondes) sans rien connaitre, et n’existant que d’un savoir ignorant (elle est la structure qu’elle est, son information est sa forme) de même elle va exposer la totalité de ce qui est, puisqu’elle seule est acte qui réoriente ce qui est. Elle est le gouffre ouvert au cœur des réalités. 

Il n’est pas dit que ce que nous nommons l’être humain en soit capable. « Conscience » cela s’existe apparemment en soi, comme structure universelle (au travers de tous les mondes), mais il se peut que notre physiologie ou les décisions qui furent prises ou telle faiblesse congénitale ou tel manque intellectif, ne nous permettent pas d’assumer cet être. 

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L'être-libre à la racine du possible, en acte

8 Juin 2013, 14:16pm

Publié par zwardoz

Dire que la finalité réelle de toute conscience est l’être-libre, ça n’est pas proposer que ce soit le vide de cette forme ; elle n’existe nulle part et ne peut être rencontrée. Elle se sait mais ce savoir ne connait pas, elle est seule à obtenir ce savoir, cela signifie qu’elle est seule à animer son ignorance ; il n’est aucun discours extérieur qui puisse prendre sa place et tout discours, théorie, sciences ou connaissance (à distinguer du savoir donc qui est interne à la structure formelle de conscience) sont seconds ; on ne propose jamais de définir l’autre qu’en le réduisant.

 

L’auto appartenance du réel à lui-même

Il est donc pour chacun un savoir interne qui n’appartient à rien, et qui est le sol même de l’historicité ; c’est là que les choses et les êtres deviennent ; tout discours ou théorie sont secondes cad apparaissent non pas uniquement qu’elles sont vraies (adéquates à leurs objets à tel moment), mais parce que tout discours ou théorie (ou politique ou éthique ou esthétique ou donc idéel du connaitre) sont-déjà inclus dans la perspective unique de « chaque conscience qui est ».

En cela Nietzsche avait subtilement raison ; qui parle et pour « quoi » ?

Si il est un sol unique (l’horizon de toutes les consciences et cela se nomme monde Externe, universel intégral ; qui n’a pas de figuration, de formulation, qui sont toutes secondes, et que seul un être vivant sait puisqu’il y Est), alors chaque conscience est cet accès que rien ne remplace en aucune manière et en aucun sens. Par exemple ; l’historicité (d’un collectif, d’une individualité) surprend ; elle produit à partir de son savoir plus qu’immédiat, instantané de l’horizon unique de la nouveauté.


Le principe renvoie à la réalité première horizontale ; Etat et démocratie

De même si l’on veut la justice (dont l’origine est la réflexivité de l’universalité, et l’acculturation de la dernière conscience possible ; toutes les consciences s’existent vers une seule, dieu), il ne sert à rien de vouloir la justice « en elle-même », ça n’a aucune réalité. Justice, comme vérité, comme liberté sont des êtres formels, issus intégralement de l’être de conscience, et, principes, ils s’appliquent ; le stationnement historique dans la formulation qu’est l’Etat (depuis 2 siècles) est en cela faux et erroné et même mensonger. Il est clair que la formulation Etat est une dissimulation ; les groupes, assujettis aux langages, sans dépassement, l’occupent. Or malgré tout la forme Etat est encore valide et résiste ; parce que structurellement elle Est.

Autrement dit supprimer radicalement la forme universelle Etat, anéantit une quantité de possibles, que même les groupes n’y ont pas intérêt, bien que dans leur aveuglement ils peuvent ignorer cette structuralité même de l’humanisation.


Le libre-moi et le libre-sujet

Dire donc que le libre est la finalité de chaque conscience, c’est comprendre que le libre n’est pas un réfèrent d’être-là inerte et pauvre. Si je place dans le libre le devenir corps-moi, alors la société humaient en cet état de choses, suffit amplement… et de fait elle réalise intégralement son programme ; la réalité suit absolument ses inclinaisons. Mais si on propose que le libre est la réalisation du sujet en chaque conscience, alors la programmation est celle de la réflexivité et d’abord la récupération de tous les devenirs de structure ; universalité et dernière conscience possible chrétienne. Puis vient ensuite qu’il s’agit là d’une conscience première.

La conscience première dépasse intensément les devenirs universels et de consciences prises et déprises, mais les conservent tout autant ; c’est de la même réflexivité dont il est question ; l’être-libre se « déduit » de l’universel grec et de la conscience dernière possible chrétienne.


Le retour du même vécu mais vers la perfection pure

Lorsque l’on use du principe du libre, on travaille immédiatement le donné que l’on est ; et c’est de toute manière ce qui va se passer, ce qui arrive en tout ici même de tout un-chacun. La réflexion sur ce qui arrive de toute manière, permet ceci ; de récupérer intégralement ce que l’on est. ce que l’on est déjà. Cela ne s’applique pas abstraitement (qui n’a aucune réalité), mais se pose instamment comme ; ce que je deviens.

L’adjonction de la conscience que l’on prend de la conscience en un sens ne change rien ; en un autre cela augmente singulièrement qu’il se passe quelque chose et que ce quelque chose peut se vouloir . la logique interne de cela revient à ceci ; ce qui est, est parfait, mais est-il admissible que le parfait ne puisse plus devenir ? Il est clair que la perfection est d’autant plus parfaite qu’elle peut s’augmenter d’autant et mais de devenir plus, et encore de devenir-autre.


 

Comprenons en ceci que l’on passe d’une pensée qui définit un objet parfait, (auquel cas on peut difficilement lui adjoindre quoi que ce soit) à un sujet parfait ; auquel cas son être n’est pas statique, mais dynamiquement existant. Et même si il est un sujet parfait, non seulement il peut devenir, mais de plus il est justement « cela même qui devient ». 

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Les choses sont-elles libres ?!

8 Juin 2013, 11:45am

Publié par zwardoz

Il n’est pas dans les choses elles-mêmes de déterminisme à proprement parler ; le déterminisme n’opère qu’à l’intérieur d’un système clos de références ; lorsque les éléments d’un ensemble forment l’horizon lui-même de cet espace. 

Or les choses elles-mêmes, les réelles, sont placées dans l’horizon global lequel n’a aucune référence sinon lui-même ; indéfini. 

Aussi les choses sont-elles contraintes de devenir, mais cela en leurs natures mêmes ; elles sont en interaction continue en et par cet horizon, en lequel il survient de fait quantité de rencontres. 

Il n’existe donc pas un Ordre qui placerait et déplacerait chaque réalité ; il est un sol donné neutre et qui ne s’oppose pas aux devenirs incessants ; une ordonnance qui contraindrait toutes les rencontres possibles est-elle envisageable ? le fondement, la fondation, la base du donné tel que « là » est donc le désordre puisque l’ordre de tel ensemble réel (la vie par ex qui est incrustée dans l’inorganique, qui est installé dans la physique des atomes, qui est etc) est limité et même alors encore soumis à cette seule contrainte d’un horizon réel (qu’aucun discours, théorie forcément close et limitative, ne peut réduire). 

L’horizon global qui n’est pas copiable, est donc unique, fait office de devenir et n’étant pas soumis à un Ordre, il devient ce qu’il peut. 

Quant aux systèmes sociologiques ou scientistes ou objectivistes, ils partent de leur connaissance infuse (on est supposé connaitre tous les éléments d’un donné et on en conclut au déterminisme complet) sans expliquer de quelque manière que ce soit comment il se fait qu’il y ait du nouveau qui surgisse. Ce qui est absurde à moins de supposer qu’il est un ordre immanent à tout le donné-monde, qui contient en prémices ce qui adviendra nécessairement ensuite et à la fin ; la vie apparait parce que contenue déjà dans l’inorganique. Comme l’objectivisme rassemble TOUS les éléments en une fois, et que ceux-ci apparaissent au fur et à mesure du devenir, il faudrait admettre que tous les éléments existaient d’une manière ou l’autre antérieurement. 

La supposition inverse veut que les choses existent mais non pas les lois ; les lois sont à partir et dans les choses. De plus une chose n’est pas « en soi », elle est elle-même l’ensemble des relations qu’elle instaure, qu’elle est dans le donné-monde ; retirer toutes les relations qu’une chose tient avec son milieu, la chose disparait ; elle est donc à tel moment-point la concrétisation de ce point là. 

Elle n’est donc pas à subir le donné, elle est la reprise du donné en son être propre. Elle est entièrement cette reprise ; autrement dit la chose bouillonne. Ce qui est encore plus vrai des êtres vivants. De sorte que ça n’est plus de se demander ; comment les choses savent-elles ce qu’elles doivent faire ? Comment ce vivant sait comme il doit agir ? 

Puisque chaque chose est déjà en elle-même cette communication entre elle-même et le milieu ; elle ne se pose pas la question et sa progression, ses modifications ne sont pas ajoutées par au-dessus, puisqu’elle est ces actions et réactions intelligentes. De même de s’autoproduire ; en un sens rien en s’autoproduit, tout est amené à soi via le milieu qui contraint, mais si une chose n’est rien d’autre que ces « contraintes », celles-ci n’en sont plus, mais forment cela même qu’est cette chose dans son détail d’existence. 

Autrement dit les lois existent ; mais ces lois ne sont extérieures aux choses que d’un point de vue tout à fait extérieur lui-même. En réalité les lois se forment des choses elles-mêmes, qui n’ont pas d’autre « essence » que d’exister et d tisser leur essence dans leur milieu, et sur l’horizon global. 

Qu’il y ait des lois ou des statistiques ne signifie pas que celles-ci soient en plus et autres que les choses ou les êtres ; mais que lois et statistiques sont découpées sur les réalités ; regrouper un tas de cailloux, il est toujours possible d’en tirer une statistique ; que tous les êtres de la même sorte « obéissent » à telle loi, est évident ; puisque cette loi manifeste leur essence qui n’est elle-même rien d’autre que son devenir dans un milieu. La loi extérieure est déjà incluse dans leurs essences.

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La conscience est un phénomène vibratoire

5 Juin 2013, 15:31pm

Publié par zwardoz

La conscience est un phénomène vibratoire

Elle n’est pas dessinée alentour du conscient ; elle n’est pas une identité, sur le modèle hérité du cartésianisme (quoi qu’il y aurait à prouver que pour Descartes l’activité de conscience est si insituable, si prise intégralement dans le doute, la suspicion, la suspension de l’intention, qui la montre et démonte un peu partout et si éthérée, et d’autre part que l’activité de conscience produit de telles étranges « idées » qui ne sont pas des concepts, des notions, qu’il est décrit, là, qu’elle relaie, rapporte ceci à cela et que c’est sa seule finalité et opération incompréhensible).


La conscience compacte ? 

Or pourtant lorsque l’on prononce « conscience » c’est une solidité, un être compact, de sorte que l’on emporte dans le même mouvement et l’activité elle-même, vide et sans rien, et toujours telle ou telle identité ; moi-même en tant que je suis ma conscience, conscience morale ou conscience comme « pensée » voir en tant que penser qui pense ; il semble qu’il y ait toujours un raccordement à une forme qui cependant si l’on y réfléchit se retrouve partout et en tous sens, y compris de pure physiologie, identique absolument à elle-même ; j’ai conscience de cette note de piano, comme j’ai conscience de ce que me dit un-tel, de même que ma conscience est probablement en tout égale et absolument identique à celle de un-tel ; ce sont deux gouttes d’eau totalement semblable qui s’applique seulement pour moi à moi-même, et pour un-tel à lui-même. Divers contenus, toutes sortes, un seule être qui ne se distingue partout que d’être cette conscience-çi, à ce point-là du réel, distincte de cette autre conscience en cet autre point, cet autre corps par exemple.


Il est donc une unité, vide, qui s’insère non pas même en tout, (elle n’est toujours totalement engagée en tous les ceci et cela), mais qui apparait ici et là, intercède, cède le plus souvent, interface parfois et qui est somme toute une attirance qui renait sans cesse à chaque fois totalement vide, certes, mais toujours à l’occasion d’un contenu ; une conscience est conscience de quelque chose, elle n’est pas conscience de la conscience (sinon en ceci d’entamer le processus retors de la philosophie qui veut mettre le doigt dessus, malgré que cela soit impossible ; ce sera toujours une conscience seconde de la conscience première).


Comme elle ne s’identifie pas à ses contenus, elle peut donc tout aussi bien être conscience de soi (à la condition susdite) ; le Je peut de fait prendre la place d’un contenu ; ce faisant prenons garde, parce que ce sera toujours un contenu (et non pas la conscience elle-même qui est structurellement en retrait, pour ainsi dire). mais malgré cette précaution, il est vrai que quel que soit par ailleurs le contenu (qui identifiera la conscience de moi-même) il se passe néanmoins une Idée ; et au sens résolument cartésien ; une idée ce qui signifie que l’on va, utilisant un contenu quelconque, obtenir néanmoins une « essence » la nature même de ce qui est au travers de tel contenu quelconque, transpercera l’énoncé et sera amené à se manifester à nos yeux ; si je dis « je suis-je », j’obtiens une idée réelle.


 

La modification de l'être dans sa structure même

On ne s’étonnera jamais assez de ceci ; lorsque Descartes énonce qu’il pense, il ne bascule pas seulement d’un monde (de notions) à un autre (d’idées réelles ici même). Il montre explicitement que si ça pense, ça n’est pas dans un discours, une théorie, mais que chacun pense. Que le registre de l’être n’est pas la « pensée » (désignant par là les divers objets que l’on mouvoir en énoncés), mais est l’être lui-même, qui en tant que Je, pense, ce qui signifie agit.

 

Pour cela le cogito est un acte ; une action qui décentre intégralement toute la réflexion, la réflexivité occidentale : si quelque chose doit arriver (dans le monde, le donné et évidement pour nous, pour chacun, le vécu) c’est par mais aussi en la conscience ; la structure de la conscience (qui est utilisée en tout ici et en tout là qui arrive dans le monde ou le vécu) est ce qui concentre l’activité même. Si quelque chose existe c’est la possibilité de modifier son être propre en sa structure même. 

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Logique déraisonnable du monde qui devînt

4 Juin 2013, 17:08pm

Publié par zwardoz

Il est impossible de combler le gouffre béant ouvert cartésiennement, (remarquons que tout le discours de la méthode est profondément étrange et radicalement existentiel). Il faut s’y faire et essayer d’en comprendre la raison ; pourquoi existe-t-il un être dans ce monde qui n’appartient pas ? 

Partant du principe général que ce qui est, existe parfaitement, la même problématique se reprend ; quel est la perfection (qui n’obéit pas nécessairement à nos préconceptions, du reste où sommes-nous allés chercher ces conceptions ?) de tout-ce-qui-est ? 

Le principe encore plus général est ; le réel, ce qui est, est parfaitement (ou n’est pas, et comme il existe de fait le problème est de comprendre en quoi et comment). 

 

La vérité et la liberté comme possibles

Que nous n’y comprenions rien est faux ; la philosophie a mis en œuvre quantité de vérités. La commencer par l’établissement de la vérité non comme contenu mais comme principe, vide et formel, auquel sont assujetties toutes les vérités secondes, secondes ontologiquement ; autrement dit la vérité-principe est un principe ontologique qui dit quelque chose, de formel, sur l’être. 

De même la philosophie a assuré que la liberté ne s’entend ni de ceci ni de cela, mais en elle-même ; quels que soient les choix ou les inventions du libre, pourvu que ces choix et inventions ne contraignent pas la liberté même, ce qui rendrait tout impossible et qui signifie donc que le libre est le possible. 


La limite de ce-qui-est, atteinte

Sans doute tout cela devait exister ; non en raison d’une nécessité, mais de par cet être lui-même que l’on est, et dire que l’on est nécessairement libre revient à « ceci est notre être ». Ou donc ; or cet être (dont on atteint la limite, et qui est lui-même la limite) il n’est rien en-deçà (et rien au-delà qui puisse l’ignorer et se passer de la nature étrange de cet être-nôtre). Ce qui revient à ; il n’est rien d’autre à vivre, à éprouver et que l’on atteint la racine de ce qui est, en tous cas pour-nous, tel que ce-qui-est puisse nous apparaitre. 

Or cela est équivalent à : le réel est parfait. Autrement dit nous existons depuis le début dans le plus complet accès à ce qui est et depuis le début nous agissons au plus loin des limites qui sont d’autant chaque fois repoussées, expérimentées, vécues. Il n’est rien à ajouter ou retrancher de ce qui est ; au moins quant à la nature ontologique de notre-être ; le réel est intégralement ce qu’il doit être, et comme ce devoir est égal absolument à son pouvoir être, la seule question est ; en quoi et comment vouloir, désirer, décider, inventer de telle sorte que tout cela nous revienne (comme nôtre) ? 

 

Nietzsche

C’est la résolution qu’entendait mener Nietzsche évidemment ; comment renouer avec tout ce qui est, étant entendu que ce qui est, n’est pas du tout tel qu’on le souhaitait, l’imaginait, mais que ça n’est pas une raison pour que nous ayons plus-raison que le réel… qu’à la vérité, la vérité est du côté de ce-qui-est et non pas du rêve inopportun de notre repli, engageant le ressentiment et nous dissimulant la véritable réalité. 

Or Nietzsche sacrifiait sur l’autel de la nouvelle réalité (et en cela il est parfaitement dans le vrai ; il est depuis Descartes l’étendue du monde, autre, radicale, qui se dresse et s’impose à toute rêverie humaine) notre-être ; en ceci qu’ayant à manifester, extraire la réalité nouvelle, il ne pouvait que passer outre les anciennes formulations ; la dureté et l’étrangeté du monde réel sont au-delà des cercles humains, collectifs, personnels ou des anciennes métaphysiques ; sa révolte envers le connu, exprime absolument la nature même de notre être en tant que celui-ci n’est pas exclusivement la raison, l’universel, ni la dernière conscience, mais est la première, la première conscience ; celle qui débute intégralement à neuf et à nouveau et se moque du reste (tout en ré-empilant la totalité de ce qui précède, puisque rien n’est indistinct ni inutile, ni faux en vérité). Cartésienne, la redoutable. Nietzsche est en état de réflexivité intense. 


Un seul devenir global

Il est donc une droite ligne absolument libre (qui part donc souvent dans tous les sens, il est de la règle du libre pur de devenir(s). Les révoltes et les tentatives de nier la philosophie, la raison, l’universalité, l’être libre ou la conscience, qui prennent fait et cause pour le monde, le vécu, le donné, le langage, les inconscients divers et variés, ne se comprennent que d’assister au déroulement unilatéral et au fond serein sous les yeux du Sujet ; pourquoi cherchons nous les causalités dont nous dépendons sinon parce que nous n’en dépendons pas essentiellement !?

Or Nietzsche et les réflexivités augmentées, savent bien qu’ils sont poussés à parfaire encore ce qui est-déjà parfait ; puisque le parfait n’est concevable que si véritablement, lui, il peut encore s’améliorer ; sans ce devenir encore-plus, il n’y aurait aucune liberté de perfection. 


Vérité et liberté comme principe signifient devenirs intégraux

On comprend bien par là que la perfection n’est pas de se tenir béatement « là », inerte et mou, mais est le mouvement même ; comme si la liberté consistait à « profiter » de son état… le libre ne s dit que de dépasser et ceci non d’accumuler mais de changer de mode, de variation(s), de possible entièrement ; étant purement vide et formelle, elle ne tient pas à ceci ou cela mais surexiste instantanément et naturellement, selon son être pur et simple. 


Le retour des trois extases abandonnées

Lequel est réflexivité ; le caractère indéfiniment retors implique que des trois extases aucune n’est abandonnée ; universalité, dieu et être-libre sont un seul et même devenir-être. Etant posé que « être » signifie bien plus que être-seulement-là ; être est intensément réflexif et double, triple, quadruple et n’a aucune cesse en quoi que ce soit. Et réflexivité nous garantit de ceci ; il n’est pas « facilité » ; le devenir-mouvement est effort instantané sur soi. 

C’est de prendre l’humanisation comme un état, alors qu’elle est un devenir, et la personne comme un moi, alors qu’elle est personnalisation, qui nous a condamné à seulement croire en la détermination d’un état de nature enfin réalisé si communément et humainement ; la vérité est que ni l’universalité, ni le devenir de dernière conscience et encore moins la conscience première n’ont cessé de constituer les fondements radicaux de tout sujet, dissimulé en un moi. 

Lequel est si fort embarrassé de son identité ; en la spontanéité duquel « moi-même» on croyait ; alors qu’il est si complètement construction difficile, pénible, amendée, corrodée, emplie d’inconscients et qui ne tient littéralement que d’être articulé par une conscience-vers-le-réel. Cet ancrage seul le convertit instantanément et lui offre son seul devenir possible.  

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L'extase cartésienne du libre (et les maugréants)

3 Juin 2013, 15:08pm

Publié par zwardoz

Il apparait donc que tout ce qui fut pensé depuis Descartes tente de recouvrir, d’annuler, de biffer la découverte de l’unité du sujet en tant que Je.

C’est qu’il s’agit de ramener à rien ou de démembrer ce qui est décrit ; que le sujet, insituable, qui se partage pour Descartes dans la « pensée » en général : qui contient la perception, la souffrance et le plaisir, l’imagination, le corps de façon mystérieuse ou non résolue, mais aussi les notions, les concepts, les idées au sens de simples pensées et qu’il oppose ou dépasse (et explicitement) vers ses Idées, telles qu’elles surgissent du doute, Idées de l’infini, de l’étendue, et du « je pense » qui n’est pas nommé autrement que par cette expression, cet acte, cette activité ; le « sujet » n’est pas nommé comme tel, c’est lui qui décrit, qui doute et suspend toutes intentions, puisqu’il est, lui, le sujet, l’acte d’interposer l’attention, est cette attentionnalité même qui arrête toute intention et donc est en soi et par soi, la volonté (nommée ainsi faute de l’idée d’intentionnalité phénoménologique).


L’os du réel

Cet acte de suspend par quoi ce qui se montre est l’attentionnalité, la possibilité de rapporter soudainement que l’on existe à son interrogation et qui plonge de ce fait dans la structure même de notre être ; planté tel un clou sur l’étendue du monde, qui prolonge « mentalement », idéellement au cœur de la structure du réel ; idéellement en ceci que l’activité métaphysique (qui cherche seulement à établir un discours, une théorie, une pensée abstraite et nominale) est dépassée par l’activité même de ce sujet envers lui-même et qui lance alors dans la réalité, dans le monde, dans la réalisation humaine, lance la foudre d’un accès direct à l’ontos, l’os du réel.

C’est le squelette de l’homme qui apparait, qui s’exprime, qui s’offre enfin une représentation ; laquelle sera recouverte, oubliée, annulée ; c’est que cette lancée absolue (puisque permettant de manipuler notre être par lui-même ; ce que les théologiens, les anciennes maintenances de la métaphysique (opposée à cette ontologie de l’os, du roc réel), les empiristes ou simplement l’activité de penser, les philosophes, refusent profondément.


La revanche des autres

De même il y aura une levée de boucliers envers et contre le cartésianisme ; et à juste raison en fait, puisqu’il est impossible de penser l’os du réel (qui n’a pas de représentation, étant formel), et qu’il fallut se rabattre sur les réalités, les idées-notions et les causalités (sciences, sciences humaines, marxismes, psychologies, etc).

Et ce d’autant plus qu’enfin le cartésianisme permet, ouvre, produit cet effet ; les objectivités, les empirismes, les sciences ou les sciences humaines bien sur existent en eux-mêmes, mais ontologiquement le sujet cartésien est celui au devant de qui tout le reste est possible, qui était impossible pour l’ancienne métaphysique (qui postulait sur l’idée-notion, le discours universel, renvoyé au dieu métaphysicien, pris lui-même dans la théorie métaphysique). Non que Descartes provoque évidemment ces effets, mais Descartes manifeste, exprime l’être qui, lui, rend possible ces effets ; il est au moins cette révélation et non forcément la cause exclusive évidemment de ces effets.


Le vide étourdissant et ses remplissages divers

Contre la formulation la plus adéquate de l’interne de la structure il est donc la nécessité de malgré l’abstraction que provoque l’attentionnalité cartésienne (notre être est le doute-cogito-infini-étendue-corps, tout en une fois parce que re-pris par ce doute et la suspension de l’attention elle-même), de malgré tout penser, aligner des idées, décrire et parler, exprimer, représenter « ce que nous sommes » ou le monde, le donné ou le vécu.

Et toutes ces descriptions se déroulent au-devant du sujet (que nous nous avons nommé tel historiquement).  Y compris celle des inconscients ; la conscience comme formelle ne s’oppose en rien aux inconscients ; elle n’est pas une intériorité mais la projection, l’expulsion, l’intégrale exposition, voir explosion, vers le « là ». En ceci elle est dialectique ; ce qui est exposé, est instantanément dépassé par la conscience qu’elle en prend. Dépassé, soulevé, relevé, absorbé en un mot ; elle en fera quelque chose d’autre puisque cela ou ceci est déjà dans le monde, dans la perception ou le regard.


Les discours selon les autres

Si Descartes manque partout (outre le fait que cette forme est im-pensable),  c’est que l’activité pure et simple des sujets devient immédiatement pris dans un autre-discours ; autrement dit, seul Descartes (pour caricaturer et simplifier, bien qu’il ne soit pas le seul évidemment) promeut que l’activité (vraie, réelle, l’activité active ontologiquement) n’existe que de par soi et que chacun est d’une part la reprise gigantesque de l’universalité (l’ancienne métaphysique) et d’autre part est articulé à la dernière conscience possible instantanément ; dieu, en sa volonté individuelle in-finie qu’il dépose de par son être, en nous, cad en chacun.

 

Il est donc un apogée de notre-être en ceci que l’activité ontologique est de plein droit l’universalité et l’interne structure. Et ce ancrée ici même, qui se sait et le dit.

Cela va contre tout discours extérieur (qui soit nous dispatche dans l’extériorité des causes et des inconscients, soit nous confère une intériorité irréelle, passive) qui finalement aboutit à nous laisser dépendre des autres, de toute sorte d’autres, institutions ou objectivismes, corps ou désir, immédiatetés et parole (qui appartient forcément au groupe, n’importe quel sorte de groupe).

Si le Je, le sujet est et n’est que son activité au sens d’activisme ontologique, alors il dépend de ses « idées innées », pour ainsi dire ; non sous la forme d’idées, de notions, de concepts, de discours, mais sous la forme d’apparitions instantanées de ce qui est.

En ceci se crée l’extase absolue de l’être-libre ; libre de ce qu’il ne dépend dans son être interne que de cette structure elle-même de conscience, d’attentionalité, de suspension et de mise en évidence de l’ontologie pure et simple qu’il y a à être. Si il ne dépend pas, ça n’est pas seulement en ce qu’il est centre de décision, mais en ce que la formulation-même, l’activité de penser, de ressentir et d’instituer ce ressentiment (sur son vécu, le donné, ou le monde, politiquement, esthétiquement, éthiquement, idéellement) dépend de lui et de lui-même (et non nécessairement de « lui seul », ce qui n’a pas grand sens ; le sujet absorbe tout ce qui lui est acquis, tout le passé et les connaissances et les états du monde, du donné ou vécu de son vivant, pour ainsi dire).

 

Cet accès est dit instantané ; il sur-existe tout naturellement

Il est donc un barrage qui tend à nier que nous soyons d’une part universellement et d’autre part attiré par la dernière conscience possible ; ce que l’on résume par ; Descartes est la première conscience possible ; il n’y en eut qu’un. Date structurelle.

Ce renversement est intégral et il fut impossible de penser ou de vouloir ou de décider ou de se savoir hors de cette réflexivité ; il y eut donc un décentrement hors des discours et théories, libéralisant tout accès au monde, au donné et aux vécus. Ce qui veut dire que ça n’est plus la pensée qui nous pense (ce qu’adoraient, à juste titre, les anciens métaphysiciens ; l’universel causant une augmentation considérable de notre être), mais que l’on dirige, articule, rapporte en l’être de tout sujet un centrement qui tient de soi et de soi seul, puisque le sujet est sa propre loi, étant réellement une Loi (et non pas n’importe quoi).

Ce « tient de soi seul » n’est donc pas de se livrer à l’immédiat ; il est tout l’inverse ; c’est uniquement de rapporter, ramener et l’universalité et la dernière conscience et la première qui compte et qui s’agite.

L’autre temps d’exister

La formulation de réduire le sujet au désir, au vécu, à la psychologie, aux causalités, est encore et toujours la reprise (sous les causalités du monde exposées) de la pensée métaphysique sous cette fois les conditions du monde, et de livrer chacun aux discours des autres ; au lieu que l’activisme est de porter d’une part l‘universalité, soit donc le partage du vrai, du bien et du beau et tout autre biens, et d’autre part de finaliser selon la dernière et les premières consciences…

Le cartésianisme ne remplace pas l’attention par un contenu ou une autre attention ; il oriente ou désoriente, remodèle l’attention et la conscience en mais aussi par l’être même de cette conscience ; si cette opération est dite ontologique c’est bien de ceci que cet être non modifiable en soi (c’est une forme) parvient à, se saisissant de soi d’une incompréhensible ruse, se manipuler lui-même ; que la conscience puisse réorienter son être, signifie singulièrement que la forme (qui est a temporelle) puisse devenir et indique donc une autre orientation du « temps ». 

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Les trois extases (l'universel, dieu, le libre pur)

1 Juin 2013, 07:56am

Publié par zwardoz

Que peut-on vouloir, désirer, décider ?

La question de la décision est la plus problématique qui soit ; en un sens on ne peut rien décider. Notre être de conscience, formel, a déjà pris ou choisi ou plutôt inventé les décisions ; l’influence de ce que l’on peut sur ce que l’on est déjà n’est pas tranchée du tout ; qu’est-ce que le désir admettre notre conscience comme sujet change à cet être formel absolument intouchable ?

Or cela change le monde, le monde, le donné et le vécu.

Si on définit notre être comme formel, cela implique qu’il est-déjà dans et par le donné-vécu-monde ; il est réflexivité mais qui ne propose pas autre chose que le même monde. Formel signifie ; qui est dans un rapport instantané au donné, à la détermination ; autrement dit de prendre conscience de ceci ou cela accélère radicalement (à la racine) l’accès au monde même ; au monde en tant que détermination, en tant que règne de la détermination.

Soit donc sous deux substances ; la matérialité et le corps.

La vérité est que toute les humanisations mais aussi pour nous ce qui se substitue et remplace les humanisations (collectives) ; soit donc la personnalisation (qui est rassurée par ailleurs selon l’acculturation et l’universalité ; la culture, y compris mass médiatique, et l’Etat, etc) ; selon l’humanisation et la personnalisation notre accès au donné est, n’existe qu’irréellement.

Puisque la forme « conscience » est vide, elle ne contient aucun programme qui lui accorde la réalité, et ‘autre part aussi gigantesque soient-elles l’universalité ou l’acculturation ne recouvrent pas la réalité ; (bien que l’une comme l’autre ait pu y accroire). La réalité est bien plus vaste que les découpes universalisantes ou acculturelles (cad ayant pour principe le devenir personnalisant renvoyé vers la conscience dernière indéfinie, dieu). Et cependant universalité et acculturation sont effectivement performant ; deux technologies immanquables (contrairement à ce que le libre formulé comme moi peut en penser dans ses révoltes et refus de s’y soumettre en tant que libre).


 

Mais la réalité est ce qui excède toute découpe forcément limitée ; et c’est pourtant en cette réalité, cette épaisseur que la conscience déjà-réflexive est immergée.

Autrement dit ; la conscience de chacun est-déjà dans la décision vers ce qui est déterminé et comment cela est déterminé ; l’accélération provoquée par l’accord de soi et de son devenir formel ne consiste pas à plaquer dans le vécu une extériorité, mais de reprendre identiquement ce qui se veut, se désire, se décide, se parle et s’entend, se sait, en un mot, dans la conscience cachée.

Toute conscience formelle est cachée ; elle est cachée parce qu’elle ne peut pas être représentée, n’a pas de détermination, mais est ce qui joue, navigue, devient à l’intérieur de ce que l’on est-déjà, soi, personnellement, est ce qui travaille, œuvre la personnalisation.

Sans doute aucun la conscience existe formellement, mais puisque vide elle est intégralement mise en œuvre ; elle a déjà parcouru une partie du donné, du monde et pour nos personnalisations du vécu, du corps, de la perception.


 

Le moi aimerait se trouver une résolution qui soit simple ; son être-libre il le conçoit comme un et massif. Or le Un n’est pas selon la détermination, mais selon la forme, et la forme est de part en part réflexive ; comme réflexe instantané de la cervelle ou comme réflexivité arc boutée sur les universalités ou articulée vers la conscience dernière ou encore comme la conscience première cartésienne.

Le lent apprentissage de notre être formel engage ontologiquement : or le moi se visualise dans et par l’immédiateté supposée du corps ; son identité est calquée sur le corps, sur cette unité à part qu’il forme, sur l’image et étayée sur la pensée des autres, et monnayant une idée collective qui parvient à peine à admettre par exemple le démocratique acquis (il en est d’autres possibles).

La vérité est que l’idée collective générale n’est pas même capable de se percevoir selon l’ancien universel d’une part ni comme l’ancien devenir de dernière conscience d’autre part. Ceci n’est pas même acquis ; le libre s’est imposé seul et sans rien, sans s’apercevoir que l’originel du libre est la réflexivité. Que notre être-libre contient et doit agir selon l’universel et la dernière conscience, au moins, au minimum, et que par ailleurs il a à charge d’inventer sa propre résolution.


Les trois extases

Il est sans doute plus général que l’on ne croit que chacun soit frappé par une extase d’existence.

C’est que si il est un éclair absolu qui s’impose de l’universel grec et frappe l’esprit (puisque par l’universel on passe d’une expérience limitée individuelle immédiate à l’augmentation considérable que provoque l’universalisation ; de quelques différences perçues, vécues, on universalise ces différences en séries, idées, et de cette universalisation produit de nouvelles et autres différenciations). Si il est une conversion vers, dans, par la conscience dernière chrétienne (qui subsume l’impensable ; à savoir les consciences prises, immergées dans les vécus et qui comprend, prend avec elle les différentes consciences isolées réunies en esprit, en dieu).

 

Il est aussi une extase de la conscience non plus dernière mais première ; soit de la conscience dite cartésienne (par illustration, puisque formulant au plus proche son être indescriptible, mais il en est d’autres). C’est le surgissement, le rugissement de cette conscience première qui fonde toutes les autres qui se poursuivront jusqu’aux existentiels ; que soudainement l’être-libre apparaisse, et s’apparaisse à lui-même comme « existant pur et simple » incompréhensible. 

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